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Mark Carney nomme un diplomate expert en affaires en charge d’attirer des investissements au Canada
Le premier ministre fédéral a annoncé hier la nomination de Dominic Barton comme président du conseil d’administration de l’organisme Investir au Canada.
Barton a notamment:
- dirigé la firme de consultants américaine McKinsey;
- été ambassadeur du Canada en Chine.
La nomination est intervenue deux semaines avant le premier Sommet canadien de l’investissement.
Cet événement d’envergure doit réunir «les plus grands investisseurs du monde» à Toronto, les 14 et 15 septembre prochains.
L’objectif du gouvernement Carney est d’attirer d’ici 5 ans 1000 milliards $ d’investissements pour développer au pays de grands projets d’intérêt national.
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Un troisième sondage confirme la remontée de la Caq

Selon un sondage Léger-Québecor publié hier, le Parti québécois reste en tête avec 29% des intentions de vote.
La Caq est deuxième avec 24%.
Le Parti libéral est troisième, à 22%.
Le Parti conservateur est quatrième, à 15%.
Québec solidaire demeure dernier, à 10%.
Deux autres sondages, publiés vendredi et lundi, avaient placé les partis dans le même ordre.
Ils montraient la Caq en nette progression et en deuxième place.
Dans le sondage de Synopsis, réalisé pour La Presse, la Caq était même au coude à coude avec le PQ, à seulement 1 point de pourcentage.
[L'article Un troisième sondage confirme la remontée de la Caq a d'abord été publié dans InfoBref.]
Comment les cinq principaux partis se positionnent en matière d’immigration
Québec solidaire a annoncé hier qu’un gouvernement solidaire accueillerait 70 000 immigrants permanents par an.
Le Parti libéral souhaitait, jusqu’en 2024, en accueillir 70 000, mais son nouveau chef, Charles Milliard, ne s’est pas encore prononcé sur un nombre précis.
La Caq maintiendrait le plan adopté en novembre dernier qui prévoit l’accueil de 45 000 résidents permanents par an.
Le Parti québécois limiterait leur nombre à 35 000 par an.
Le Parti conservateur n’a pas indiqué combien il souhaiterait en accueillir.
[L'article Comment les cinq principaux partis se positionnent en matière d’immigration a d'abord été publié dans InfoBref.]
Le Parti Québécois propose, comme les conservateurs, de détaxer les biens usagés

Paul St-Pierre Plamondon s’est engagé hier à supprimer la taxe de vente du Québec sur les biens usagés.
Cette taxe de près de 10% s’applique:
- à presque tous les biens usagés vendus par une entreprise;
- aux voitures d’occasion achetées à un commerçant ou un particulier.
Le Parti conservateur avait déjà proposé cette mesure en 2022 et l’a réitérée dimanche.
Québec solidaire retirerait la taxe de vente sur certains produits d’épicerie et sur des vêtements d’occasion pour enfants.
La Caq et le Parti libéral ne supprimeraient pas la TVQ sur les biens usagés.
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Une élection partielle fédérale s’incruste dans la générale québécoise
Québec 2026 : le PQ pourrait rafler les six circonscriptions de l’Est

Si la Coalition avenir Québec réduit son écart avec le Parti québécois pour la tête de sondages nationaux, le portrait demeure bien différent dans l’Est-du-Québec. À un peu plus d’un mois du scrutin, la formation de Paul St-Pierre Plamondon pourrait rafler les six circonscriptions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.
Selon la plus récente mise à jour du modèle de projection électorale Qc125, Yohann St-Pierre reprendrait le château fort péquiste de Rimouski avec 48 % des voix. Julia Brillant-Ruest, de la CAQ, suivrait avec 26 %, devant Virginie Chevalier-Archambault de Québec solidaire, à 13 %.
Toujours sans candidat dans Rimouski, le Parti libéral obtiendrait malgré tout 7 % des intentions de vote. Le conservateur Cédric Gauthier récolterait 6 %.
Dans Matane-Matapédia-Mitis, Pascal Bérubé semble en voie de remporter facilement un septième mandat.
Qc125 lui accorde 67 % des voix, loin devant le candidat de la CAQ, Henry Maclaren, à 17 %. Comme en 2022, le Parti conservateur du Québec pourrait terminer au troisième rang avec 8 %. Québec solidaire et le Parti libéral suivraient à 3 % chacun.
Le PLQ a déjà connu des années beaucoup plus favorables dans l’ancienne circonscription de Matane. Nancy Charest l’a représentée de 2003 à 2007, alors que Claire-Hélène Hovington y a obtenu deux mandats entre 1985 et 1994. Quatre députés libéraux différents y ont aussi été élus entre 1960 et 1976.
De retour à l’Assemblée nationale
Battue en 2022 après un seul mandat, Méganne Perry Mélançon pourrait effectuer un retour à l’Assemblée nationale.
La candidate péquiste obtiendrait 49 % des voix dans Gaspé, contre 24 % pour le député sortant de la CAQ, Stéphane Sainte-Croix. Le Parti libéral, Québec solidaire et le Parti conservateur suivraient dans l’ordre.

Le PQ conserverait aussi l’avantage dans Bonaventure. Pier-Luc Bujold récolterait 48 % des voix, contre 23 % pour la députée caquiste sortante et ministre de la Famille, Catherine Blouin. Le PLQ, le PCQ et Québec solidaire se succèdent ensuite.
Aux Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau semble lui aussi bien placé pour conserver son siège.
Lutte serrée entre Boyer et Dionne
La lutte s’annonce beaucoup plus serrée dans Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques. La péquiste Ariane Boyer récolterait 37 % des voix, comparativement à 33 % pour la députée sortante de la CAQ et ministre du Tourisme, Amélie Dionne.
À l’échelle nationale, le plus récent sondage Léger réalisé pour le Journal de Montréal, le Journal de Québec et TVA Nouvelles maintient le Parti québécois en tête avec 29 % des intentions de vote. La CAQ suit à 24 %, devant le Parti libéral à 22 %, le Parti conservateur à 15 % et Québec solidaire à 10 %.
Pas moins de 42 % des électeurs ayant exprimé une intention de vote disent que leur choix pourrait encore changer d’ici au 5 octobre.
La Californie veut encadrer les robots conversationnels destinés aux mineurs
Qu’est-ce qu’un bon sondage?
Québec 2026 : les forestiers privés veulent se faire entendre

Les propriétaires de forêts privées du Bas-Saint-Laurent veulent se faire entendre lors de la campagne électorale provinciale à propos de trois grandes demandes qu’ils formulent aux différentes formations politiques.
En entrevue avec Le Soir.ca, le président et le directeur général du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, Michel Lepage et Stéphane Forest, ont ciblé trois enjeux particulièrement urgents pour permettre aux propriétaires forestiers de la région de continuer à contribuer à l’économie régionale, malgré la crise forestière.
Ils déplorent que des mesures favorisent l’utilisation du bois de la forêt publique.
« Notre principale demande, c’est la protection de l’accès aux marchés du bois de la forêt privée qui a été délaissée au cours des dernières années et qui nous fait mal. Nous vivons une concurrence déloyale de l’État qui favorise l’approvisionnement des usines en bois de la forêt publique avec des prix et des règles d’attribution facilitantes pour les industriels. Notre forêt privée, qui représente 45% du territoire forestier de la région, permettrait d’approvisionner davantage nos usines », assure le président.
Le syndicat demande aux candidats des divers partis politiques d’assurer un accès prioritaire et équitable aux marchés pour la forêt privée en ajustant l’offre de bois issu des forêts publiques en fonction des fluctuations du marché et lors de catastrophes naturelles.
« En fait, on demande l’application du principe de la résidualité inscrit dans la loi qui prévoit que le bois de la forêt publique vient en complément à l’approvisionnement de la forêt privée et non l’inverse. C’est écrit dans la loi depuis 1986, mais depuis trois ans, ça n’a jamais été aussi peu respecté. Il y a eu des aléas climatiques et l’État a choisi de vendre son bois aux usines à plus faible coût. Les usines continuent à rouler, mais nous on vend des milliers de mètres cubes de moins. On demande un accès équitable au marché », explique monsieur Forest.
Le marché du carbone
Le Syndicat demande de simplifier les protocoles gouvernementaux afin de permettre un accès rentable au marché du carbone, de contrer la fuite de capitaux vers les États-Unis et de renforcer ainsi les communautés forestières.
« Au Bas-Saint-Laurent, 14 000 hectares de plantation d’arbres sont admissibles au marché du carbone Québec-Californie, ce qui représenterait un revenu de 6,6 M$. Or, le protocole du gouvernement du Québec pour vendre des crédits est si complexe et coûteux qu’aucun propriétaire ne participe. Pendant ce temps, les entreprises québécoises achètent annuellement environ 80 M$ de crédits compensatoires issus de projets forestiers aux États-Unis, faute d’alternatives québécoises », déplore Michel Lepage.

La troisième demande du Syndicat touche les incohérences réglementaires qui affectent les propriétaires privés et qui créent une concurrence déloyale avec la forêt publique.
« Nous sommes soumis à trop de règles, qui se superposent souvent entre le provincial et le municipal. La réglementation est très variable d’une municipalité à l’autre. On nous impose des exigences sans tenir compte des coûts engendrés et souvent les règlements municipaux sont incompatibles avec les normes provinciales reconnues pour l’aménagement durable des forêts. On demande une harmonisation des règles à l’échelle des MRC, comme proposé dans le projet de loi 97. Il y a des municipalités où il est impossible de couper un arbre », affirme monsieur Lepage.
Envoi de cartes postales
Une campagne d’envoi de cartes postales aux maires et aux candidats des différents partis a été lancée jeudi dernier, jour du déclenchement officiel de la campagne électorale. Ces cartes résument les demandes des propriétaires de boisés privés.
« Nous avons demandé une rencontre avec les candidats de la région. Tout le monde se cache en ce moment dans le dossier de la forêt. Il semble que ce soit très complexe de venir nous rencontrer. Plusieurs candidats ont répondu que c’était une question nationale et qu’ils refileraient l’information à leur parti. Seuls les candidats du Parti Québécois ont démontré une ouverture pour nous rencontrer pour le moment. Nous avons de peine et de misère obtenu une rencontre avec la ministre sortante Amélie Dionne pour la semaine prochaine. On espère qu’elle va se tenir », mentionnait monsieur Forest, le 26 août dernier.
Selon le Syndicat, la forêt privée au Bas-Saint-Laurent représente 635 M$ en valeur générale des bois transformée, 120 M$ en revenus d’aménagement et de récoltes, 2 162 emplois à temps complet et une superficie forestière de 814 100 hectares. En 2025, 1 246 400 mètres cubes de bois rond ont été acheminés à l’industrie forestière.
Élections fédérales partielles: au Saguenay, le candidat libéral l’a emporté
Daniel Gobeil, ancien président des Producteurs de lait du Québec, deviendra député libéral de la circonscription Chicoutimi—Le Fjord.
Il est arrivé en tête hier devant ses adversaires du Bloc québécois et du Parti conservateur.
Après les trois élections partielles qui se déroulaient hier, le gouvernement fédéral devra bientôt en organiser six autres à la suite du départ de députés, dont trois au Québec:
Steven Guilbeault a officiellement démissionné vendredi de son siège de député de Laurier – Sainte-Marie, à Montréal.
Alexandre Boulerice, député du NPD, se présente aux élections provinciales au Québec pour Québec solidaire à Montréal.
Simon-Pierre Savard-Tremblay, député du Bloc québécois, se présente aux élections provinciales pour le Parti québécois en Montérégie.
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Campagne électorale au Québec: l’essentiel des promesses faites hier
La Caq permettrait aux médecins spécialistes d’exercer à la fois dans le réseau public et au privé.
Christine Fréchette couperait 1 milliard $ dans les dépenses administratives de Santé Québec.
Le Parti conservateur supprimerait l’interdiction d’explorer et d’exploiter les hydrocarbures.
Éric Duhaime lancerait des projets pilotes de puits de gaz de schiste.
Le Parti libéral miserait sur le préfabriqué pour construire, à terme, 100 000 logements par an.
Charles Milliard instaurerait un programme de prêts sans intérêt pour les entreprises du préfabriqué.
Le Parti québécois réduirait les coûts de rémunération du secteur public de 4,7 milliards $ en un mandat.
Paul St-Pierre Plamondon créerait un secrétariat à l’efficacité gouvernementale.
Québec solidaire réduirait de moitié le décrochage scolaire.
Ruba Ghazal embaucherait 1500 membres du personnel de soutien et 500 professionnels supplémentaires.
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D’aucuns voteraient aucun…Éloge de l’abstention comme geste de rupture
Cette session de trop d’un gouvernement illégitime est enfin terminée. Le marathon législatif auquel les partis politiques se sont astreints s’est conclu par une inhabituelle collaboration transpartisane. Nos 125 dirigeants se sont entendus pour passer à la sauvette des projets de loi populistes qui n’apportent que des solutions partielles à des problématiques complexes. Heureusement sont tombées les monstruosités, comme cette constitution d’un seul homme et d’autres mesures qui auraient nui à l’avancement du logement social.
Je cite ce projet de loi interdisant les boissons énergisantes aux moins de 16 ans. Je suis bien sûr de tout cœur avec les parents de ce gamin mort d’avoir consommé ces boissons caféinées en raison d’une interaction médicamenteuse mortelle. Plusieurs spécialistes appuyaient cette démarche, certes, mais malgré cette interdiction, les vendeurs de caféine vont pouvoir continuer de diffuser des publicités où les risques de ces produits pour la santé ne sont jamais abordés. Si ça donne des ailes, ça peut aussi te coûter la vie. Une démarche réussie pour encadrer la vente de ces produits se serait assurément attaquée au premier plan à l’enjeu publicitaire. Mais les politiciens ont plutôt choisi d’en faire un acte rapide de bonnes intentions. L’enfer en est pavé et, pour plusieurs, cet empressement aura laissé beaucoup d’amertume, genre pamplemousse.
Je cite aussi ce projet de loi qui change la carte électorale telle qu’elle a été définie par l’organisme à qui avec beaucoup de sagesse l’Assemblée nationale avait confié le mandat de la définir. Le poids de la dévitalisation et de la perte de population occasionne des disparités de représentation dont doit tenir compte la Commission de représentation électorale dans son travail. Mais comme les politiciens se souviennent trop peu que leur travail est de gérer l’ensemble d’un territoire pendant leur mandat, le travail de la Commission aura mis en lumière le manque total de vision de nos politiciens pour l’occupation du territoire. Heureusement ils se rappelleront les régions un peu tout de même comme ils le font toujours pendant les élections. Maintenant ils pourront redessiner les circonscriptions directement par un vote de l’Assemblée, selon des intérêts plus ou moins partisans. Énorme recul démocratique appuyé par tous les partis présents à l’Assemblée nationale.
À la veille de cet été électoral, le portrait donné par les sondages démontre que tout est possible. Tout sauf peut-être un gouvernement solidaire puisque les médias se plaisent à répéter qu’ils sont au plus bas et que la gauche est en crise au Québec. La gauche n’est pas en crise, elle n’est simplement pas assez en crisse. Opinion personnelle.
Au moment de préparer mon papier pour cette édition, j’ai en tête ce sondage de La Presse où on a demandé aux répondants qui ferait, parmi les chefs des formations politiques, le meilleur premier ministre. À mon grand plaisir, mon poulain, mon homme, mon candidat chauffe les fesses du petit homme fâché.
Non, je ne suis pas devenu libéral ou caquiste. Je suis, tout comme 23 % des répondants à ce sondage, convaincu qu’aucun candidat actuel ne ferait un bon premier ministre. Aucun n’inspire, aucun ne donne confiance comme aucun.
Au moment où cette crise de légitimité politique atteint des niveaux encore inédits et où l’abstention devient un choix politique conséquent et populaire, il faut souhaiter que ces politiciens ne réussissent pas, cet été, à convaincre ces 23 % d’appui éclairé à aucun candidat de les appuyer en se bouchant le nez. Ces braves doivent arrêter de voter pour le moins pire. Parce qu’avec le moins pire, on a quand même le pire.
À force que soient élus des gouvernements majoritaires déconnectés de la réalité, avec un peu plus de 20 % des votes exprimés et avec un taux de participation famélique, peut-être se poseront-ils la question de leur légitimité? En fait l’abstention est après tout la seule véritable façon de contester cette fausse légitimité.
Votez bien, votez rien, votez pour AUCUN!
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Campagne électorale: l’essentiel des mesures annoncées lors des premiers jours
Dimanche 30 août
La Caq a dévoilé son cadre financier.
Le Parti conservateur du Québec propose d’abolir la TVQ sur tous les biens usagés.
Le Parti libéral du Québec s’engage à plafonner les loyers des résidences privées pour aînés.
Le Parti québécois a présenté plusieurs mesures pour freiner le déclin du Français.
- Un gouvernement péquiste étendrait la loi 101 aux cégeps.
Québec solidaire a présenté son plan pour régler la crise du logement.
- Le parti promet notamment de plafonner les hausses annuelles de loyer à l’inflation sans jamais excéder 3%.
Samedi 29 août
La Caq investirait 1 milliard $ supplémentaire sur 4 ans pour bonifier les services de soutien à domicile destinés aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap.
Cet investissement vise notamment à:
- réduire les délais d’attente;
- offrir davantage de services.
Le Parti conservateur du Québec s’engage à:
- abolir le marché du carbone;
- suspendre pendant 5 mois la taxe sur l’essence, qui finance l’entretien des routes.
Le Parti libéral du Québec propose plusieurs mesures pour alléger les obligations réglementaires des PME, dont un moratoire immédiat sur toute nouvelle réglementation.
Le Parti québécois s’engage à faire baisser de façon importante le nombre d’immigrants, notamment en réduisant de moitié le nombre d’immigrants temporaires.
Québec solidaire investirait 23 milliards $ sur 10 ans pour réparer et développer le transport collectif.
Cet investissement viserait notamment à:
- rénover le métro de Montréal et le rendre accessible à tous;
- entretenir et moderniser le réseau de trains, d’autobus et les voies réservées.
Vendredi 28 août
La Caq propose de bonifier le Régime québécois d’assurance parentale.
Les changements proposés viseraient notamment à:
- allonger le congé de paternité de 5 à 7 semaines;
- accorder des prestations en cas de deuil périnatal aux deux parents pendant 4 semaines.
Le Parti conservateur du Québec a dévoilé les mesures qu’il compte mettre en place pour faire économiser à certains travailleurs jusqu’à 11 000 $ d’impôts sur cinq ans.
Un gouvernement conservateur ferait presque doubler la première tranche de revenus sur laquelle on ne paie pas d’impôts.
- Le montant non imposable passerait de 18 950 $ à 35 240 $.
Le Parti libéral du Québec veut créer de nouvelles alliances commerciales en vue de réduire d’au moins 15% la part des exportations québécoises vers les États-Unis.
Le PLQ souhaite notamment attirer des entreprises et des acheteurs étrangers au Québec pour créer de nouveaux «maillages économiques» qui permettraient aux entrepreneurs de diversifier leurs marchés.
Le Parti québécois s’engage à baisser de 20% les impôts des entreprises.
Un gouvernement péquiste ferait progressivement passer l’impôt des sociétés de 11,5% à 9,5%.
Pour financer cette baisse, le PQ compte abolir le Fonds de développement économique.
Québec solidaire propose de plafonner à 2% les marges des grandes chaines d’épicerie et d’interdire certaines pratiques jugées déloyales, comme la tarification dynamique.
[L'article Campagne électorale: l’essentiel des mesures annoncées lors des premiers jours a d'abord été publié dans InfoBref.]
Cadres financiers des partis: la Caq

Christine Fréchette a présenté hier le cadre financier de ses promesses électorales.
Nouvelles dépenses (sur 5 ans): 9,7 milliards $
Promesse la plus couteuse annoncée à ce jour: soutien à domicile (1 milliard $)
Principale source de financement: puiser dans la réserve pour éventualités, un «coussin» budgétaire mis de côté par le gouvernement pour les imprévus
Fonds des générations: les versements seraient maintenus
Retour à l’équilibre budgétaire: toujours prévu pour 2029-2030
La Caq est le premier parti à avoir dévoilé son cadre financier.
[L'article Cadres financiers des partis: la Caq a d'abord été publié dans InfoBref.]
Google Maps rebaptise le lac Ontario pour ses utilisateurs américains
Quelle unité pour les indépendantistes?
Il y a quelques semaines déjà, la sortie d’un rapport de l’organisation OUI Québec, qui critiquait sans la nommer la politique d’immigration du Parti québécois, faisait controverse dans les milieux indépendantistes. Avec elle était de retour la ritournelle de la « division1 » et de « l’unité » du mouvement.
« Diviser le mouvement » est un reproche que l’on a surtout fait à la gauche indépendantiste dans les dernières décennies, ses ambitions progressistes ou écologistes étant accusées d’être des « conditions », qui limiteraient l’attrait d’une souveraineté qui devait plutôt « aller de soi », et qui ne changerait pas grand-chose sauf en termes de drapeaux et de transferts fédéraux.
Pendant des décennies, la question de « l’unité » servait le maintien au pouvoir de l’élite centriste et libérale des hauts échelons du PQ, mais aujourd’hui, avec le virage à droite de ce dernier, avec l’indépendantisme plus assumé de Québec solidaire et la montée d’acteurs critiques des politiques péquistes comme les Oui Québec, le socle idéologique sur lequel repose le mouvement indépendantiste, ce autour de quoi il « fait unité », est remis en question.
La question de l’unité
L’unité est l’ingrédient de base de tout mouvement social, il s’agit toujours d’un rassemblement d’acteurs différents autour d’un but commun. Or, sa construction n’est jamais politiquement neutre et ce autour de quoi un mouvement se construit a toujours l’effet d’exclure certaines personnes qui, même si elles se réclament du mouvement, peuvent s’opposer à la teneur de cette unité. Certes, un pays, mais comment, par la révolution ou le référendum? De quelle idéologie, socialiste, capitaliste, corporatiste?
Quand on regarde l’histoire du mouvement indépendantiste, on voit bien que c’est cette question de contenu du projet de pays qui l’a toujours fait se mouvoir. L’indépendance a toujours été attachée à des « conditions », et c’est le débat autour de ces conditions qui l’a construite. Du fascisme catholique de l’Alliance laurentienne, au socialisme de décolonisation du RIN, puis du FLQ, en passant par la souveraineté-association libérale de Lévesque, une lutte pour définir la spécificité de l’unité indépendantiste a toujours existé.
Ceux qui ont fini par prendre le contrôle de cette unité ont pendant longtemps voulu faire croire que l’indépendance et son projet étaient une idée d’une pureté qui dépassait les idéologies, que l’on devrait faire le pays avant d’en décider la nature et que la liberté d’un peuple est une cause au-dessus des courants de pensée. Ça peut presque se justifier dans des situations de crises, comme avec l’échec des négociations constitutionnelles qui a mené à 1995. Ça peut même se justifier par la force d’une effervescence politique, comme celle des années 1960 et 1970 qui ont mené au référendum de 80. Mais cela ne peut durer qu’un temps, et la question de l’objet de l’unité, du type de pays pour lequel s’accomplirait l’indépendance, revient comme le printemps.
Le temps des monstres ou la suite du monde
Le mouvement indépendantiste est aujourd’hui à un moment charnière : il n’y a plus de grande unité entre ses différentes factions comme c’était le cas en 1980 et 1995. Il est forcé, plus qu’à aucun autre moment de son histoire, de définir le genre de pays auquel il aspire.
Entre le discours populiste et droitisant du PQ, son projet anti-migratoire de social-démocratie forteresse, puis le discours et le projet des OUI Québec ou de Québec solidaire, qui disent vouloir être « inclusifs », « diversifiés » et même « plurinationaux » en ce qui concerne la question autochtone, les indépendantistes doivent faire leur choix.
On peut se demander quelle orientation est la plus « unitaire » et la plus réaliste. Les suspects habituels de la division apparaissent de plus en plus comme les acteurs les plus sensés. La gauche indépendantiste n’a peut-être pas l’unité de son mouvement, mais elle peut certainement l’imposer en ayant le projet le plus unitaire, en ayant le projet le mieux capable de faire vivre le Québec dans l’avenir qui nous attend.
L’indépendance doit redistribuer les richesses parce que chaque jour, plus de Québécois et de Québécoises sont jetés hors de la classe moyenne en raison du prix de l’épicerie, des loyers et de la vie en général. C’est ça la réalité.
L’indépendance doit non seulement convaincre, mais construire son projet avec les néo-Québécois et les peuples autochtones, car le 50 % + 1 d’un éventuel référendum est aujourd’hui pratiquement impossible sans l’appui des premiers, et que les revendications légitimes des deuxièmes sur le territoire sont là pour rester. C’est ça la réalité.
L’indépendance doit enclencher la transition socioécologique parce que l’avenir qui nous attend (et qui est déjà ici) est celui de la crise climatique, et l’adaptation aux changements qu’il causera ne peut se faire sans un questionnement profond de la croissance économique. C’est ça la réalité.
Le vieux monde se meurt, on peine à imaginer le nouveau, « dans ce clair-obscur surgissent les monstres », disait Gramsci.
Le choix est à faire entre une indépendance du camp des monstres ou une indépendance pour la suite du monde.
Cette suite du monde, où l’on cherchera peut-être à préserver le béluga plutôt qu’à chasser le marsouin, témoignera, d’un peuple qui n’aspire pas seulement à survivre, recroquevillé dans son coin d’Amérique, mais à faire pleinement partie de l’humanité pour la rendre meilleure.
1. « Sol Zanetti accuse Paul St-Pierre Plamondon de diviser les indépendantistes », Radio-Canada, octobre 2025.
Random référendum. Ou la trahison nationaliste
Quel temps fait-il sur notre monde libre?
Le capitalisme fait-il la joie des familles
– Béru
Où étiez-vous le 26 octobre 1992. Avez-vous voté? Moi, j’étais chez le dentiste.
On parle peu du référendum de 1992. Plusieurs l’oublient. Pourtant il est décisif dans l’histoire politique du Québec
Ah oui, le monde était bien trouble, ce 26 octobre 1992 : la grande URSS vient à peine de s’effondrer; les USA de Bush s’embourbent dans leur petit Vietnam irakien (Desert Storm); le nationaliste serbe Slebodan Milosevic bombarde la Bosnie.
Sur mon magnétophone à cassettes, j’écoute Tout pour le trash, nouvel album des Ludwig von 88 : « Ce soir trop cool j’irai griller mes 20 ans pour un baril de coke pour une ligne de brut. Twist à Koweit City ».
Au Québec, nos élites terminent un autre cycle d’interminables négociations constitutionnelles : celle sur l’Accord du lac Meech qui, faute d’unanimité provinciale, fait patate au fond du lac, et des choses.
Dans notre petite patrie provinciale, pas question alors de parler de justice, d’équité ou encore de bien-être, expression sur laquelle on colle encore tout le mépris de nos petites consciences post protestantes engraissées au capital. Que nenni! Le seul sujet dont se gargarise notre politique nationale est la constitution et la probable sécession de la province en pays.
On n’en a alors rien à faire que le PM fédéral surnomme homophobiquement son homologue provincial « le mangeux de hot dog ». Pas question de le défendre, il est du mauvais côté de la clôture et, comme un voisin chiant, on peut le nommer au gré de nos fantasmes et de nos préjugés dégradants. Il le mérite bien.
Pourtant, devant l’évidence de l’échec d’un renouveau fédéral, même lui, petit libéral fédéraliste parvenu, devenu ministrable par un mariage avec une famille ultra-riche, fait miroiter l’idée que le Québec peut se débrouiller seul.
Essoufflés par l’échec des négociations, on arrive au jour J, celui d’un référendum. Pas un référendum sur la séparation, mais plutôt sur l’union, sur le renouvellement de la si problématique constitution, un point d’arrêt potentiel à cet interminable onanisme qui apporte plus de douleur que de plaisir à un peuple en quête d’épanouissement.
Si le référendum sur la séparation était organisé par les péquistes provinciaux, celui sur l’union était l’œuvre des fédéralistes fédéraux. La question ne tenait pas debout, et nos ministres étaient clairs dans leur obscurantisme : il fallait voter non pour voter oui et voter oui pour voter non. Personne n’y comprenait rien. Les politiciens étaient très contents – c’est leur méthode.
Grâce à ce scrutin on pouvait remettre une bonne bûche dans le brasier du pathos national et rester les rejets de la constitution – position jugée avantageuse par les sbires de la sécession.
Du haut de mes 15 ans, je n’avais pas encore l’âge d’être admis dans les bureaux de vote. Et heureusement. Ayant passé la majeure partie de mon enfance sur un tapis péquiste à humer discrètement le café tiède des militants et, bien que punk aux idées universalistes, j’avais le cerveau bien mou et réceptif à la propagande nationaliste. Que voulez-vous? J’aimais l’art. Et notre gouvernement avait fait du financement de l’art un levier identitaire qui nous donnait l’envie de créer le pays, sorte de planète des singes avec une horde de barbus chantant – en français svp.
Le Parti québécois, alors à l’opposition, avait comme chef Abraracourcix Parizeau, un aristocrate en complet cinq pièces, flanqué d’un majordome, qui parlait d’un pays rêvé pour nous faire oublier que nous n’avions pas tous sa chance et sa fortune et que son parti avait été fondé sur des principes décoloniaux.
Le parti investit alors énergie et argent pour une campagne du Non. On nous disait qu’il fallait rejeter l’entente de Charlottetown, sans modération, afin d’éviter de faire partie d’une nouvelle constitution canadienne modernisée au risque de ne plus pouvoir pleurer dans notre coin. Vive le Québec rejected!
Mais on ne nous disait pas tout. Normal, c’est de la politique. Et en politique, le plus important, c’est souvent ce qu’on ne dit pas.
Pendant que nos bourgeois nationalistes du Québec inc. impriment des NON sur des pancartes, on nous en disait bien peu sur les conséquences probables d’un OUI. Ce n’est que des années plus tard, en 1996 – alors que j’avais l’âge de déserter les cursus du goulag national (gratuit, laïque et obligatoire) et de m’instruire par moi-même – que j’apprenais que si l’Accord de Charlottetown avait été accepté, les Premières Nations auraient enfin pu se débarrasser de l’archaïque Loi sur les Indiens pour devenir des citoyens à part entière et siéger à la Chambre des communes, officine du pouvoir centralisé.
C’est alors que la honte m’a pogné – pour citer Deschamps – et que je compris la déchéance idéologique du PQ qui était beaucoup moins lisible à cette époque qu’elle ne l’est aujourd’hui dans les propos de PSPP. Au moment de mon épiphanie, le PQ avait fait plusieurs pas vers la droite et avait élu à sa tête un certain Lulu Jambe-de-bois, un sinistre droitiste patroneux du genre qui nous fait penser en silence « y a des métastases qui se perdent ». Il faut dire que le bougre avait été recruté au Conseil des ministres du gouvernement conservateur de Brian Mulroney, de droite et fédéraliste. Dont acte. Après sa carrière politique, il devient lobbyiste pour l’industrie pétrolière. Un vrai larbin.
C’est à cette époque que je me détache du PQ et réalise qu’il n’existe pas de parti de gauche au Québec, province du consensus mou, unilatéralement à droite.
Et quand aujourd’hui PSPP ou Mathieu Bock-Côté délirent sur les dangers de la gauche radicale, je pouffe.
Il semble que dans cette province qui est la nôtre, le jeu de la politique ait un seul et unique but : conserver les privilèges d’une classe politique d’hommes blancs et riches qui tirent les ficelles du pouvoir.
S’il y avait vraiment une gauche au Québec, on en parlerait. C’est bien ce qu’ils craignent.
Québec 2026 : la crise commerciale s’invite au Bas-Saint-Laurent

Le professeur en science politique au Cégep de Rimouski, Jean-François Fortin, s’attend à une campagne électorale très intéressante au Bas-Saint-Laurent. La crise commerciale avec les États-Unis risque d’être au cœur des débats politiques entre les différents candidats.
« Lors de la dernière, en 2022, il y avait trois circonscriptions au Bas-Saint-Laurent sur quatre détenues par la Coalition avenir Québec (CAQ). Nous ne sommes plus dans la même réalité. Avec un changement de chef, la CAQ a eu à se repositionner. Christine Fréchette a quand même très bien performé en tentant de se détacher d’un gouvernement auquel elle participait », exprime-t-il.
Dans Matane-Matapédia-Mitis, le député sortant Pascal Bérubé du Parti québécois (PQ) sera difficile à déloger, selon monsieur Fortin.
« Il est organisé, il est un député très présent et il a une organisation politique digne d’une machine de guerre. Au Québec, s’il y a un poste assuré, c’est probablement celui de Pascal Bérubé. Cela étant dit, en campagne électorale, il ne faut jamais tenir les choses pour acquises. C’est pour ça que nous aurons des luttes intéressantes », dit-il en soulignant qu’un récent sondage de Léger Marketing rapporte que 51 % des gens ont fait un choix définitif en dehors de Montréal et de Québec.

« Peu de gens lisent les programmes électoraux. Plusieurs se font une idée et votent selon les impressions sur des personnalités. Les chefs, pour la majorité, vont avoir un ascendant positif ou négatif sur l’électorat. Comment les candidats locaux vont-ils bien s’articuler dans cette campagne ? Une campagne électorale est une éternité et chaque journée est une guerre de tranchées », ajoute-t-il.
Conséquences économiques
Celui qui est également maire de Sainte-Flavie rappelle que les tarifs commerciaux imposés par les États-Unis auront des répercussions jusqu’au Bas-Saint-Laurent.
« Nous avons une interférence étrangère. Les positions américaines et la tarification vont faire en sorte que les candidats locaux auront à se prononcer sur des enjeux économiques en lien avec tout ce qui peut impacter des secteurs de notre économie régionale, comme l’agriculture, la gestion de l’offre pour le secteur laitier et la transformation des produits forestiers. »
Jean-François Fortin indique que tout ce qui est relié au transport et à la réfection de plusieurs routes devrait être dans les discussions.

« On parle également de santé dans la région. Tous les virages entrepris par le gouvernement de la CAQ dans les dernières années peuvent s’inviter dans la campagne. Nous l’avons vu dans certaines de nos communautés où les urgences ont été menacées de fermeture ou de changement d’horaire. Ce sera l’occasion pour les acteurs de la communauté de demander des comptes et faire que les candidats vont s’engager. »
Regagner les électeurs
La CAQ devra travailler plus fort pour tenter de regagner les électeurs de la circonscription de Rimouski après le départ de Maïté Blanchette Vézina pour le Parti conservateur du Québec.
« La CAQ a très mauvaise presse particulièrement dans la circonscription de Rimouski. Il y a une part de responsabilité qui ne revient pas à la CAQ. Le comportement erratique de madame Blanchette Vézina a porté ombrage à la CAQ, mais principalement à elle-même par ses changements d’itinéraires politiques assez abrupts. Outre ça, le PQ a toujours eu une très forte organisation politique dans Rimouski. Il part avec un avantage considérable », mentionne monsieur Fortin.

Ce dernier ajoute que l’exclusion du candidat du Parti libéral du Québec (PLQ) dans Rimouski, Étienne Pineau Saindon et le retrait de la candidature de Louis-Éric Savoie dans la circonscription de Matane-Matapédia-Métis feront mal au parti de Charles Milliard.
« Ça envoie un bien mauvais message que le Parti libéral, soit n’a pas la capacité à recruter adéquatement des candidats, soit n’a pas fait ses vérifications préalables ou qu’il n’attire pas des candidats qui auraient pu préparer le terrain comme certains partis depuis quelques mois. Les partis qui démontrent peu d’organisation envoient le message que la région n’est pas une priorité », conclut monsieur Fortin.
Aux États-Unis, les géants de la tech se préparent déjà à un possible retour des démocrates à la Chambre
Québec 2026 : la CAQ refuse de taxer l’essence bas-laurentienne

Christine Fréchette ferme la porte à l’imposition d’une taxe sur l’essence au Bas-Saint-Laurent pour financer le transport collectif, malgré les pressions exercées par des élus municipaux de la région.
De passage vendredi (28 août) à Rimouski, la cheffe de la Coalition avenir Québec a maintenu la position adoptée par le gouvernement de son prédécesseur, François Legault.
« Je reconnais que le transport collectif doit être soutenu davantage dans toutes les régions. L’imposition d’une nouvelle taxe n’est pas dans nos orientations », a-t-elle indiqué.
Christine Fréchette souligne qu’elle avait aboli le prix plancher de l’essence lorsqu’elle était ministre de l’Économie et de l’Énergie. La CAQ entend maintenant explorer d’autres avenues pour soutenir davantage le transport collectif en région.
« Pour ce qui est du transport collectif, il va falloir trouver des mesures pour rehausser l’appui financier. Nous évaluons différentes options », a-t-elle précisé, ajoutant que les propositions de la CAQ seront présentées au cours de la campagne électorale.
Au Bas-Saint-Laurent, plusieurs élus municipaux réclament le droit d’ajouter deux cents au litre d’essence pour financer la future Régie de transport du Bas-Saint-Laurent.
Le gouvernement Legault avait refusé cette demande et proposé plutôt une taxe sur l’immatriculation des véhicules. Les discussions n’ont pas permis d’en arriver à une entente et la mise en place du réseau a été repoussée.
Étude pour relancer le débat
Le débat a toutefois été relancé par une étude commandée en 2025 par le Collectif régional de développement du Bas-Saint-Laurent.
Réalisée par la firme AppÉco, l’étude compare les deux options envisagées, soit une taxe sur l’essence et une taxe sur l’immatriculation. La Régie souhaite recueillir environ 5,3 M$ par année pour financer ses activités.
Selon l’étude, une taxe sur l’essence représenterait une dépense moyenne de 39 $ par ménage par année. Avec une taxe sur l’immatriculation, la facture grimperait plutôt à près de 80 $.

La taxe sur l’immatriculation générerait également moins de revenus puisque, dans le scénario étudié, les automobilistes de Rimouski n’auraient pas à la payer.
Christine Fréchette ne compte toutefois pas permettre au Bas-Saint-Laurent d’aller de l’avant avec sa propre taxe sur l’essence.
« Si on imposait une taxe, il faudrait le faire à la grandeur du Québec. Je suis consciente qu’il y a des enjeux de ce côté ici », a-t-elle ajouté.
Avec l’aide d’Annie Levasseur
NUMB - Baraka Books
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Ruines et mirages de la troisième voie
Plusieurs vulgarisateurs aiment comparer le Québec à un adolescent devenu assez grand pour voler de ses propres ailes. Mais une analogie plus fidèle et moins infantilisante serait plutôt celle de Robert Charlebois dans L’Indépendantriste : le Québec et le Canada sont un couple dysfonctionnel, un mariage arrangé devenu mariage de raison, mais dont l’un des partenaires n’a jamais vraiment accepté les conditions et se verrait systématiquement minorisé, aliéné, incapable d’une émancipation complète. Dans cette optique, les promesses de la troisième voie pourraient être comparées à celles d’un conjoint qui clame « je vais changer! » pour éviter que sa femme ne fasse ses valises.
On a beau rire de la blague de Deschamps sur le Québec indépendant dans un Canada uni, mais force est d’admettre que ce genre de proposition est toujours très populaire. Le grand défi du mouvement souverainiste est là : faire comprendre aux indécis que la troisième voie ne fonctionnera jamais, que le régime fédéral est fait pour concentrer toujours plus le pouvoir, qu’il n’y a pas de différence réelle entre le fédéralisme que nous subissons depuis trop longtemps et l’autonomie qu’on nous promet depuis à peu près aussi longtemps. Le mouvement souverainiste doit jouer le rôle de l’amie qui aide une conjointe malheureuse à comprendre que son partenaire ne changera pas.
Les appuis au projet souverainiste sont étonnamment stables depuis les dernières décennies : un peu plus du tiers de la population y est favorable. Plusieurs opposants en concluent abusivement que les deux tiers des Québécois désirent rester dans le Canada tel qu’il est actuellement. Mais en réalité, les véritables fédéralistes, au Québec, sont plutôt rares. Personne ne serait assez fantasque pour proposer de signer la Constitution qui nous a été imposée, et la plupart des gens semblent vouloir oublier l’anormalité de cette situation. Même au PLQ, l’attachement au régime actuel ne peut se justifier que par l’affirmation du caractère distinct de notre nation et la défense d’une certaine autonomie, ce qui s’éloigne beaucoup du modèle centralisateur de son grand-frère fédéral, du moins en théorie.
Si tant de gens sont frileux face à l’indépendance, c’est qu’ils croient encore qu’il doit exister une possibilité de compromis entre cette option trop radicale et celle du statu quo. On voit là une tendance typiquement québécoise à chercher un moyen de moyenner. Or l’idée d’un « beau risque », d’un fédéralisme « renouvelé », « d’ouverture » ou « asymétrique » a déjà été tentée. L’autonomisme qui nous avait été promis par Legault, et qui est aujourd’hui repris par Fréchette et Duhaime, n’est pas bien différent de ce qu’ont pu proposer Bourassa, Layton, Mulroney, Dumont, Duplessis ou Harper. Même des Charest et des Couillard ont prétendu vouloir assurer au gouvernement québécois une certaine autonomie dans certains champs de compétence. Toutes ces tentatives ont été des échecs, et une province dont la devise est Je me souviens gagnerait à en tirer des leçons.
Ce sera probablement le principal obstacle du camp du Oui lors d’un prochain référendum : des députés promettront de « mettre leurs sièges en jeu » pour que le Québec puisse s’épanouir au sein de la fédération. Des citoyens de bonne foi voudront « donner une dernière chance au Canada », en oubliant toutes les fois où ces dernières chances ont été gâchées. Des militants souverainistes tenteront de combattre les arguments fédéralistes en oubliant que leur principal adversaire n’est pas le régime canadien actuel, mais le fantasme qu’un trop grand nombre d’entre nous entretiennent de voir le Canada nous accorder l’autonomie à laquelle nous aspirons sans que nous ayons à assumer pleinement toutes nos responsabilités.
Plusieurs militants aiment perdre leur temps en querelles intestines et en procès de pureté, remettant en question la réelle ferveur souverainiste de tel parti, de telle organisation ou de telle personne. Une approche plus constructive serait plutôt d’aller voir les deux tiers de nos concitoyens pour questionner leur ardeur fédéraliste : es-tu vraiment attaché au Canada tel qu’il est? Ou au Canada tel que tu crois qu’il pourrait être? Ou tel que tu voudrais qu’il soit?
On reproche souvent aux indépendantistes de vendre du rêve. Il est temps de renverser ce reproche en faisant la démonstration que la véritable illusion est celle d’un Canada respectueux des aspirations du Québec.
Québec 2026 : la CAQ annoncera ses intentions sur l’autoroute 20

De passage à Rimouski en cette deuxième journée de campagne électorale, la cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, a indiqué que le prolongement de l’autoroute 20 sera dans les plans son parti s’il est élu. Une annonce sera faite en ce sens au début de la semaine prochaine.
Contrairement à sa candidate dans la circonscription de Rimouski, Julia Brillant-Ruest, qui avait d’abord exprimé des réserves notamment en raison de la capacité de payer des Québécois, avant de se rétracter moins de 24 heures plus tard, madame Fréchette a soutenu le projet sans hésitation.
Le prolongement est au PQI, mais aucun budget n’est prévu avant 2030.
« C’est un projet important et je suis contente de Julia ait pris position en sa faveur. Nous allons préciser la nature de notre engagement dans les prochains jours, mais c’est un projet qui nous tient à cœur. Je sais que c’est un élément important pour les gens de la région autant pour l’efficacité que pour la sécurité », a-t-elle affirmé.
La politicienne s’est également prononcé concernant l’élargissement à quatre voies l’autoroute 20 entre Rimouski et Mont-Joli et les moyens du Québec de le financer.

« Ça va venir avec notre cadre financier. Il faut être très responsable quand il s’agit de gérer les fonds publics et notre cadre financier sera responsable. Il va nous permettre d’atteindre l’équilibre budgétaire en 2029-2030. Les actifs routiers sont un élément important de ce pourquoi nous devons faire un grand rattrapage. Énormément d’infrastructures arrivent en fin de vie au même moment. »
Bonification RQAP
En point de presse à la Maison des Familles de Rimouski-Neigette, Christine Fréchette a souligné l’intention de son parti politique de soutenir davantage les familles avec une bonification du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP).

La candidate a présenté les premiers engagements de son Plan Famille. Elle souhaite ainsi adapter le RQAP aux réalités actuelles des familles en augmentant de deux semaines le congé de paternité, en améliorant les prestations offertes en cas de deuil et en permettant aux parents d’impliquer
davantage les grands-parents ou des proches.
« Le RQAP est une grande réussite québécoise, mais les réalités des familles ont changé et notre régime doit évoluer avec elles. On veut donner plus de temps aux pères avec leur nouveau-né, permettre aux parents d’adapter leur congé à leur réalité et mieux soutenir les couples qui traversent des moments extrêmement difficiles », a-t-elle déclaré.
Travailleurs paramédicaux
Sans convention collective depuis le 31 mars 2025, des membres de la Fédération des employés du préhospitalier du Québec (FPHQ) ont profité du passage de madame Fréchette à Rimouski pour démontrer leur mécontentement.

À la suite d’une courte rencontre avec la cheffe de la CAQ, le vice-président exécutif de la FPHQ, Jérémie Landry, s’est montré optimiste.
« Nous lui avons expliqué les enjeux pour nos membres et nous avons demandé qu’elle s’engage à ce que nous retournions à la table de négociations le plus rapidement possible, avant les élections, et c’est ce qu’elle a fait. Elle a dit qu’elle allait communiquer dès aujourd’hui avec les hauts dirigeants du Conseil du trésor. »

Le principal enjeu pour les membres de la FPHQ est le régime de retraite. Ils demandent une équité avec le reste du réseau de la santé.
Élections au Québec: qu’ont-elles de particulier cette année? Quels sont les enjeux?

À compter d’aujourd’hui et jusqu’à la fin de la campagne électorale qui vient de commencer, InfoBref vous présente chaque vendredi un épisode Éclairage du balado InfoBref pour en suivre les événements, débats et tendances essentiels.
En 10 à 15 minutes, notre collaborateur Patrick White, politologue, ancien journaliste politique et actuellement professeur à l’École des médias de l’Uqam, nous résume chaque semaine les grandes lignes de ce qu’il faut savoir d’ici le vote du 5 octobre.
À regarder dans la chaine YouTube d’InfoBref
À écouter à InfoBref.com/audio | Apple Podcasts | Spotify
[L'article Élections au Québec: qu’ont-elles de particulier cette année? Quels sont les enjeux? a d'abord été publié dans InfoBref.]
Voici comment les chefs des cinq partis ont entamé leur campagne
Caq
Christine Fréchette était à Québec.
Elle fait de la guerre commerciale avec les États-Unis la question de l’urne, et a désigné Donald Trump comme son «véritable adversaire».
Parti conservateur du Québec
Éric Duhaime était dans Bellechasse, dans Chaudière-Appalaches, où il se présente.
Il soutient que les Québécois ne s’intéressent pas aux positions de ses candidats – l’un d’entre eux s’était dit en faveur de l’annexion du Canada par les États-Unis – mais plutôt aux solutions pour «dégraisser» l’État québécois.
Parti libéral du Québec
Charles Milliard était à Québec.
Milliard affirme qu’il est temps d’offrir aux Québécois des solutions.
Il a fait plusieurs annonces pour la Capitale-Nationale, dont des mesures visant à améliorer la mobilité.
Parti québécois
Paul St-Pierre Plamondon était dans sa circonscription, Camille-Laurin, à Montréal.
Il refuse de laisser la guerre commerciale «confisquer» l’élection, et affirme que le Parti québécois est l’«équipe économique la plus solide» face à Donald Trump.
Québec solidaire
Ruba Ghazal et Sol Zanetti étaient au Vieux-Port de Montréal.
Ils placent le logement, le coût de l’épicerie, le transport collectif, la redistribution de la richesse et l’indépendance en tête de leurs priorités.
[L'article Voici comment les chefs des cinq partis ont entamé leur campagne a d'abord été publié dans InfoBref.]
Le gouvernement fédéral modifie sa liste de futurs contre-tarifs douaniers

Joanna Thompson, ministre fédérale des pêches, a indiqué que les produits du secteur des fruits de mer et du poisson seraient retirés de la liste de contre-tarifs canadiens qui doivent entrer en vigueur le 8 septembre.
Thompson a assuré que la riposte fédérale resterait toutefois «équivalente au dollar près et au taux près» aux droits de douane américains.
Un porte-parole du gouvernement fédéral a dit à Bloomberg que les droits de douane sur les produits de la mer seraient remplacés par des tarifs de 50% sur le cuivre et le charbon de bois américains.
[L'article Le gouvernement fédéral modifie sa liste de futurs contre-tarifs douaniers a d'abord été publié dans InfoBref.]
Le Canada a attiré des dizaines de chercheurs établis aux États-Unis

Le gouvernement Carney avait instauré l’an dernier un financement de 1,7 milliard $ pour attirer ou ramener au Canada «les meilleurs talents».
Mélanie Joly, ministre fédérale de l’industrie, a annoncé hier que 540 millions $ avaient permis de recruter une première cohorte de 64 chercheurs.
Ces chercheurs ont accepté un poste de titulaire de chaire de recherche au pays.
- Selon plusieurs médias, 48 d’entre eux travaillaient auparavant aux États-Unis.
[L'article Le Canada a attiré des dizaines de chercheurs établis aux États-Unis a d'abord été publié dans InfoBref.]
Écarté par le PLQ : Étienne Pineau Saindon se défend

S’il conserve un goût amer à la suite de son exclusion de la course électorale dans Rimouski, Étienne Pineau Saindon croit payer le prix politique pour sa présence et son intervention lors de l’assemblée d’investiture de son rival du Parti québécois, Yohann St-Pierre, le 22 mars dernier, au moment où le chef Paul St-Pierre Plamondon prenait la parole.
Rejoint par Le Soir.ca, le candidat libéral déchu dans Rimouski confirme les informations d’abord révélées par La Presse concernant sa présence à l’assemblée d’investiture péquiste.
Il croit que cet épisode est à l’origine de la décision du chef libéral Charles Milliard de l’écarter au moment du déclenchement de la campagne électorale provinciale.
« Puisqu’il s’agissait d’un événement public, je me suis présenté à l’école Paul-Hubert et, au moment du discours, une citation m’a fait dire un gros “pardon”, très fort. L’ex-candidat du PQ à la dernière élection m’a invité à sortir de la salle », indique Étienne Pineau Saindon.
Bien qu’il soit inhabituel qu’un candidat se présente à l’investiture d’un parti adverse, Étienne Pineau Saindon affirme qu’il souhaitait entendre Paul St-Pierre Plamondon sur sa vision pour la région, même s’il ne partage pas ses idées et ses convictions politiques.
Des manchettes jugées exagérées
Il dit vivre difficilement avec les manchettes parues partout au Québec, qui font état d’« informations inquiétantes » et d’« allégations de nature personnelle » jugées sérieuses par Charles Milliard.
Le chef libéral a annoncé jeudi matin avoir retiré la candidature d’Étienne Pineau Saindon après avoir été informé de la situation. Il n’a pas donné davantage de détails sur la nature des allégations.
« Je trouve que c’est un peu exagéré. J’ai l’impression que mes adversaires ont attendu le déclenchement de la campagne pour ressortir cette histoire. Je pense que le PLQ se fait plus de tort que de bien avec mon exclusion. Comme Charles, je suis un régionaliste et je crois en son discours. Je trouve cela bien dommage, parce que toute mon équipe était prête à faire campagne sur les vrais enjeux qui concernent tous les citoyens de Rimouski-Neigette », indique Étienne Pineau Saindon.
En plus de Rimouski, le Parti libéral du Québec a dû trouver un nouveau candidat dans Matane–Matapédia–Mitis. Louis-Éric Savoie, qui préparait sa candidature depuis près d’un an, a annoncé mercredi qu’il se retirait de la campagne électorale.
Il a été remplacé par André Côté, dont la candidature a été confirmée quelques heures plus tard par le PLQ.

Un LOUPerivois dans la bergerie
Mourir pour des idées
À la fin de la Seconde Guerre mondiale et au fur et à mesure qu’étaient dévoilées les exactions et atrocités commises par Staline, nombre d’intellectuels français qui avaient adhéré aux idéaux du communisme ont commencé à déchanter et à quitter les rangs du parti. Désillusionnés, ils se sont sentis trompés ces poètes, chanteurs, peintres et consorts qui, en toute bonne foi, avaient cru à un monde meilleur, à une réelle prise en main de leur existence par les « prolétaires de tous les pays ».
Ma propre génération n’a pas échappé à ce piège du miroir aux alouettes. Ainsi la formation des kibboutz en Israël a pu correspondre pour nous à un véritable renouveau, à une exaltante odyssée où un peuple presque décimé à peine quelques décennies plus tôt parvenait maintenant, au sein d’unités proches des idéaux collectivistes d’un Charles Fourier, à se redessiner un territoire, à enraciner un pays à même l’aridité du désert. Adamo chantait : « Requiem pour six millions d’âmes / […] qui malgré le sable infâme / ont fait pousser six millions d’arbres ».
À la même époque, en Chine, Mao Zedong s’acharnait à éradiquer ces dynasties de seigneurs de la guerre et autres roitelets qui avaient tenu des millions d’êtres humains sous leur férule pendant des siècles. Il faut pouvoir lire l’Histoire à rebours, éliminer les couches de sédiments qui s’y sont déposées et cristallisées au fil des ans. Il fut un temps où Mao était un héros, acclamé partout en Occident, son célèbre col (Mao) étant même devenu vêtement fétiche non seulement pour quelques rares aficionados mais au sein même des élites les plus huppées de la mode du moment. De même son Petit Livre rouge distribué à des millions d’exemplaires était un must au cœur des rayons de la bibliothèque de tout révolutionnaire de bon aloi.
Plus près de nous, dans la mer des Caraïbes, un jeune avocat du nom de Fidel Castro accompagné de son frère Raùl et de vaillants camarades dont Camilio Cienfuegos et Ernesto Che Guevara parvient à déloger un malfrat du nom de Fulgencio Batista, un dictateur corrompu qui à toutes fins utiles a vendu l’île à la Cosa Nostra, la pègre américaine. Encore là, Fidel est encensé par tous ceux et celles qui ont le cœur à gauche et la réussite de la révolution cubaine s’impose désormais à l’époque comme un modèle, la preuve tangible que le célèbre cri de ralliement pueblo unido jamas sera vencido n’est pas qu’un slogan creux et idéaliste mais s’impose comme une vérité : un peuple uni peut réellement parvenir à juguler les forces de l’obscurantisme qui le subjuguent. C’est cette fois Jean Ferrat qui se réjouit en s’écriant tout aussitôt Cuba si! Et le Che devient une icône internationale.
On connaît la suite et l’immonde traitement que fait subir à un peuple sans défense et sans moyens un empereur américain revanchard tout fier, du haut de sa dégoulinante bouffissure, de mâchouiller les derniers débris d’une révolution avortée. La Chine a resserré l’étau que Mao avait si laborieusement construit et, s’inspirant des plus lugubres cauchemars empruntés à Big Brother, circonscrit, fiche et catalogue aujourd’hui chacun de ses citoyens à l’aide d’un réseau de caméras omniprésentes, tout comme on le fait par ailleurs à Téhéran. Et se drapant derrière ce même voile d’opacité et de déréliction qui s’abat sur l’humanité, Israël en profite pour s’imposer comme le plus féroce prédateur au Moyen-Orient, déployant ses tentacules meurtrières et frappant sur tout ce qui bouge, de la bande de Gaza au Liban, en passant par la Cisjordanie.
Voilà comment les élans de libération des peuples sont pervertis, comment des groupuscules ou des entités voués à leur naissance à de nobles idéaux sont récupérés peu à peu, dévoyés de leurs légitimes objectifs premiers, broyés dans le collimateur de l’Histoire ou de la realpolitik à la faveur des lubies ou de l’inexpérience de leurs instigateurs, parce que ces derniers ont succombé aux sirènes ou aux vanités du pouvoir, ou simplement parce qu’ils n’ont pas su comment endiguer ces terribles et indomptables forces qu’ils s’étaient ingéniés à susciter.
Brassens chantait : « Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente » et, prudent, il ajoute aussitôt : « Car, à forcer l’allure, il arrive qu’on meure pour des idées n’ayant plus cours le lendemain ». Pour notre plus grand malheur cependant, il y en a une idée qui ne semble jamais mourir : celle de la prédation, de l’appât du gain, de la cupidité, de la soif de pouvoir, cette pulsion destructrice qui gangrène la vie et nous laissera tous bientôt exsangues, nous lamentant aux bords du gouffre.
Rimouski : le libéral Étienne Pineau Saindon écarté de la course

Le candidat du Parti libéral du Québec (PLQ) dans Rimouski, Étienne Pineau Saindon, a été écarté de la course en vue des prochaines élections provinciales par son chef Charles Milliard. L’annonce a été faite ce jeudi avant-midi tout juste avant le déclenchement de la campagne électorale.
Monsieur Milliard affirme avoir été mis au courant d’allégations de nature personnelle quant à son candidat. Il en aurait été informé mercredi et aucun détail n’a été dévoilé.
« Tard hier soir, j’ai pris la décision de retirer le candidat », a-t-il mentionné en point de presse jeudi matin.
Fils de l’ex-journaliste de Radio-Canada, Richard Saindon, Étienne Pineau Saindon travaille depuis quelques années dans la marine marchande. Son métier l’a notamment amené à naviguer au Québec et en Europe.
Le Rimouskois a fréquenté le Programme d’études internationales de l’école Paul-Hubert avant de poursuivre sa formation au Cégep de Rimouski. Il a ensuite obtenu un baccalauréat en philosophie et en science politique à l’Université Laval.
Son parcours professionnel l’a également conduit dans les secteurs de l’hôtellerie et du tourisme, ainsi qu’au sein de PME et de grandes entreprises.
Monsieur Saindon a par ailleurs grandi près du Club de golf Les Saules, à Rimouski, fondé par ses grands-parents, qui l’ont administré pendant plus de 30 ans.
Huitième départ
Étienne Pineau Saindon devient le huitième candidat du PLQ à se retirer de la course ou à être exclu par le parti.
En début de semaine, c’est le candidat dans Matane–Matapédia–Mitis, Louis-Éric Savoie, qui avait annoncé le retrait de sa candidature.
« Avoir nourri avec passion une candidature pendant près d’un an, préparé des engagements sérieux pour nos municipalités et nos communautés, puis retirer celle-ci à l’aube de la campagne n’est pas une chose facile. Ça fait mal », avait exprimé monsieur Savoie sur sa page Facebook en précisant que cette décision venait de lui et qu’elle ne lui avait pas été imposée par le Parti libéral.
Monsieur Savoie a rapidement été remplacé par André Côté dans cette même circonscription. Fort de près de quarante ans d’expérience en commercialisation au sein de l’industrie pharmaceutique et médicale, monsieur Côté a agi à titre d’organisateur du PLQ, dans l’Est-du-Québec, lors de la campagne de 2022.
Julia Brillant-Ruest pour la Coalition avenir Québec, Yohann St-Pierre pour le Parti québécois, Virginie Chevalier-Archambault pour Québec solidaire et Cédric Gauthier pour le Parti conservateur du Québec sont les autres candidats dans la circonscription de Rimouski.
La cheffe de la Coalition avenir Québec, Christine Fréchette, amorcera sa campagne dans l’Est-du-Québec. Après des arrêts dans Côte-du-Sud et à Rivière-du-Loup, elle poursuivra sa route vers Rimouski, où elle fera une première annonce majeure vendredi matin, sur le thème de la famille.

Matane-Matapédia-Mitis : André Côté prend la rèleve chez le PLQ

À peine quelques heures après le retrait de Louis-Éric Savoie, qui préparait sa campagne depuis un an, le Parti libéral du Québec a confirmé, ce mercredi, la candidature d’André Côté dans la circonscription de Matane-Matapédia-Mitis en vue des prochaines élections générales.
Fort de près de quarante ans d’expérience en commercialisation au sein de l’industrie pharmaceutique et médicale, monsieur Côté a agi à titre d’organisateur du PLQ, dans l’Est-du-Québec, lors de la campagne de 2022.
Dans la journée de mercredi, Louis-Éric Savoie a annoncé sa décision dans une publication diffusée sur sa page Facebook.
Il a précisé que cette décision venait de lui et qu’elle ne lui a pas été imposée par le Parti libéral.

Québec 2026 : c’est un départ dans l’Est !

La campagne électorale québécoise prendra officiellement son envol jeudi matin, lançant une course de 39 jours qui mènera au scrutin général du 5 octobre.
La première ministre sortante, Christine Fréchette, rencontrera la lieutenante-gouverneure Manon Jeannotte à 10 h 30 afin de demander la dissolution de l’Assemblée nationale.
Le Conseil des ministres se réunira une dernière fois à 10 h, avant la rencontre avec la lieutenante-gouverneure.
Les principaux chefs de parti prendront ensuite la route pour les 39 prochains jours afin de faire élire les 127 députés qui formeront la prochaine législature de l’Assemblée nationale.
D’ailleurs, madame Fréchette amorcera sa campagne dans l’Est-du-Québec. Après des arrêts dans Côte-du-Sud et à Rivière-du-Loup, la cheffe caquiste poursuivra sa route vers Rimouski, où elle fera une première annonce majeure vendredi matin, sur le thème de la famille.
Pour l’instant, l’agrégateur de sondages Qc125 laisse entrevoir l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement minoritaire du Parti québécois dirigé par Paul St-Pierre Plamondon.
Rimouski et Matane–Matapédia–Mitis
La circonscription de Rimouski aura un nouveau député après le départ de Maïté Blanchette Vézina. Élue sous la bannière de la CAQ en 2022, elle a depuis rejoint le Parti conservateur du Québec et tentera de se faire élire dans La Peltrie, dans la région de Québec.
Cinq candidats entament la course dans la circonscription, soit Julia Brillant-Ruest pour la Coalition avenir Québec, Yohann St-Pierre pour le Parti québécois, Virginie Chevalier-Archambault pour Québec solidaire, Étienne Pineau Saindon pour le Parti libéral du Québec et Cédric Gauthier pour le Parti conservateur du Québec.
Dans Matane–Matapédia–Mitis, seulement trois candidats se trouvent sur la ligne de départ.
Le député sortant Pascal Bérubé représentera de nouveau le Parti québécois, tandis que Henry MacLaren portera les couleurs de la CAQ.
Le Parti libéral a confirmé mercredi soir la candidature d’André Côté, quelques heures seulement après le retrait de Louis-Éric Savoie, qui préparait sa campagne depuis près d’un an.
Québec solidaire et le Parti conservateur du Québec n’ont toujours pas annoncé de candidat dans cette circonscription.
La campagne électorale débute officiellement aujourd’hui
Christine Fréchette rencontrera ce matin la lieutenante-gouverneure du Québec.
Elle lui demandera, comme le veut la tradition, de dissoudre l’Assemblée nationale afin de déclencher les élections.
Les Québécois sont appelés aux urnes le lundi 5 octobre.
La campagne durera 39 jours, soit la plus longue période autorisée.
127 députés siégeront désormais à l’Assemblée nationale.
- Deux sièges ont été ajoutés lors du remaniement de la carte électorale.
À la veille du déclenchement des élections:
- la Caq avait 79 députés;
- le Parti libéral du Québec, 18;
- Québec solidaire, 11;
- le Parti québécois, 7;
- le Parti conservateur du Québec, 1;
- 9 députés étaient indépendants.
Fréchette tiendra une conférence de presse à 11 h avant d’entamer sa propre campagne.
[L'article La campagne électorale débute officiellement aujourd’hui a d'abord été publié dans InfoBref.]
EN RAFALE
Paul Saint-Pierre-Plamondon a annoncé le retrait de la candidature de Vincent Marissal à Québec. Le chef péquiste a indiqué que Marissal aurait prêté, via un site d’échange de logements, l’appartement pour lequel il recevait une allocation de l’Assemblée nationale.
Le Parti conservateur du Québec promet de réduire le taux de l’impôt sur le revenu des sociétés de 11,5% à 4,7% au cours du premier mandat d’un gouvernement conservateur.
Québec solidaire s’engage à prendre en charge le matériel scolaire, en remplaçant le supplément de fournitures scolaires de 127 $ par enfant par un achat groupé des fournitures effectué par le Centre d’acquisitions gouvernementales.
Bill Gates plaide pour une réglementation plus stricte de l’IA

Le fondateur de Microsoft croit que l’intelligence artificielle présente un défi «monumental» pour l’humanité.
Dans un long essai publié en ligne et dont la portée est amplifiée par une entrevue qu’il a donnée au New York Times, le célèbre entrepreneur devenu philanthrope fait plusieurs suggestions dont:
- imposer une taxe pour décourager les organisations de remplacer des employés par l’IA – et distribuer les fonds ainsi perçus aux travailleurs qui auront perdu leur emploi à cause de l’IA;
- réserver certaines tâches aux humains en interdisant qu’elles soient confiées à l’IA ou à des robots.
[L'article Bill Gates plaide pour une réglementation plus stricte de l’IA a d'abord été publié dans InfoBref.]
Christine Fréchette entamera sa campagne à Rimouski

Christine Fréchette amorcera sa campagne électorale dans le Bas-Saint-Laurent. Après Rivière-du-Loup jeudi, la cheffe de la Coalition avenir Québec se dirigera vers Rimouski, où une première annonce destinée aux familles se tiendra vendredi matin, a appris Le Soir.ca.
La première ministre rencontrera la lieutenante-gouverneure du Québec, Manon Jeannotte, jeudi matin à 10 h 30, avant de tenir une conférence de presse qui marquera officiellement le début de la campagne électorale.
Après un arrêt dans Côte-du-Sud, madame Fréchette prendra la direction de Rivière-du-Loup, où elle participera à une activité militante en compagnie de la ministre du Tourisme et députée sortante de Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques, Amélie Dionne.
La cheffe caquiste poursuivra ensuite son déplacement vers Rimouski, où elle viendra épauler sa candidate, Julia Brillant-Ruest.

Cette dernière tentera de conserver la circonscription pour la CAQ après le départ de la députée sortante, Maïté Blanchette Vézina, élue sous la bannière caquiste en 2022 avant de se joindre au Parti conservateur du Québec.
Elle tentera maintenant de se faire élire dans La Peltrie, dans la région de Québec, lors du scrutin du 5 octobre.
Soraya Martinez Ferrada demande aux partis de réinstaurer le «réflexe Montréal»
Matane–Matapédia–Mitis : Louis-Éric Savoie retire sa candidature

Le Parti libéral du Québec devra trouver un nouveau candidat dans Matane–Matapédia–Mitis. Louis-Éric Savoie, qui préparait sa candidature depuis près d’un an, annonce qu’il se retire à l’approche de la campagne électorale.
Il a annoncé sa décision dans une publication diffusée sur sa page Facebook.
« Avoir nourri avec passion une candidature pendant près d’un an, préparé des engagements sérieux pour nos municipalités et nos communautés, puis retirer celle-ci à l’aube de la campagne n’est pas une chose facile. Ça fait mal », a écrit monsieur Savoie.
Il précise que la décision vient de lui et qu’elle ne lui a pas été imposée par le Parti libéral.
Place accordée aux régions
Dans son message, Louis-Éric Savoie adresse également une remarque à sa formation politique sur la place accordée aux régions.
« En dépit de ma part de responsabilité et de mes excuses sincères auprès du parti, il n’en demeure pas moins qu’être régionaliste est plus qu’un simple slogan ou quelques lignes d’un programme électoral… C’est l’essence même de ce qu’est le Québec francophone. »
Il dit espérer pouvoir continuer à contribuer au Parti libéral autrement et l’aider à développer davantage cette « fibre régionaliste ».
« Je souhaite par-dessus tout que les enjeux qui touchent directement les gens, en particulier les enfants, les moins fortunés et les plus vulnérables de notre circonscription soient débattus avec sincérité et placés au-dessus de toute partisanerie et tactique politique », écrit-il.
Appel aux candidats
Il termine son message en appelant les candidats à faire preuve de respect dans les prochaines semaines.
« En ces moments désolants sur l’état de notre débat public, la dignité, le respect et la bienveillance doivent vous guider. »
Le retrait de Louis-Éric Savoie change le portrait de la course dans Matane–Matapédia–Mitis. Actuellement, seulement deux candidats font partie de la course, soit le député sortant Pascal Bérubé pour le Parti québécois et Henry Maclaren de la Coalition avenir Québec.

Téléphones, consoles, équipements réseau : les nouveaux contre-tarifs canadiens touchent aussi la technologie
Riposte canadienne aux tarifs douaniers américains – voici l’essentiel

Le gouvernement fédéral a présenté des mesures en représailles aux droits de douane américains entrés en vigueur samedi dernier.
À compter du 8 septembre, le Canada imposera des taxes à l’importation de 15%, 25% ou 50% sur environ 700 produits américains.
Secteurs les plus touchés
- acier
- produits laitiers
- électroménagers
- matériel agricole
- pâtes et papiers
- électronique
Ces contres-tarifs ne visent que des produits frappés par des tarifs américains.
Ils s’appliqueront à presque 28 milliards $ d’exportations annuelles des États-Unis vers le Canada.
- C’est un montant équivalent à celui des exportations canadiennes vers les États-Unis visées par les nouveaux tarifs américains.
Réponse américaine à la riposte canadienne
Donald Trump avait dès lundi, avant qu’on connaisse le détail des contre-tarifs, menacé de porter à 50% en janvier prochain les tarifs américains sur les voitures, les camions, les pièces automobiles et l’acier canadiens.
[L'article Riposte canadienne aux tarifs douaniers américains – voici l’essentiel a d'abord été publié dans InfoBref.]
Guerre commerciale: le gouvernement Carney a annoncé des mesures d’aide totalisant 7,5 milliards $
Principales mesures pour les entreprises
- créer un fonds de diversification doté de 2 milliards $ pour soutenir les entreprises touchées par les droits de douane qui ont des projets prêts à démarrer;
- bonifier de 1,5 milliard $ l’initiative qui aidait déjà les PME à faire face aux droits de douane;
- injecter 500 millions $ dans un programme de la Banque de développement du Canada.
Principales mesures pour les travailleurs
Ottawa compte prolonger plusieurs mesures de l’assurance-emploi visant à:
- éliminer la période d’attente d’une semaine;
- permettre aux travailleurs de recevoir des prestations sans que les indemnités de cessation d’emploi ne soient d’abord épuisées;
- accorder 20 semaines supplémentaires de prestations aux travailleurs de longue date.
[L'article Guerre commerciale: le gouvernement Carney a annoncé des mesures d’aide totalisant 7,5 milliards $ a d'abord été publié dans InfoBref.]
EN RAFALE
Pablo Rodriguez, ancien chef du Parti libéral du Québec, n’a commis aucune infraction lors de la course à la chefferie du PLQ de l’an dernier, selon l’enquête de l’Unité permanente anticorruption.
Nicolas Marceau, ancien ministre des finances de Pauline Marois, sera candidat pour le Parti québécois dans la circonscription de Marie-Victorin, en Montérégie.
Clodine Desrochers, ancienne animatrice de Radio-Canada et TVA, sera candidate pour la Caq dans la circonscription de Joliette, dans Lanaudière.
Cédric Gauthier représentera les conservateurs dans Rimouski

Cédric Gauthier est le candidat du Parti conservateur du Québec dans la circonscription de Rimouski pour l’élection générale du 5 octobre.
Rimouskois d’adoption depuis plus de vingt ans, monsieur Gauthier détient un baccalauréat en génie informatique ainsi qu’un MBA.
Il a fait carrière dans le secteur des télécommunications et a développé une expertise en réseautique, en automatisation, en gestion de projets d’envergure nationale ainsi qu’en direction d’équipes multidisciplinaires.
Père de famille et bénévole de longue date, il affirme s’engager pour léguer aux prochaines générations un Québec plus prospère et moins endetté.
Le candidat conservateur souhaite également défendre des solutions qui permettront aux familles de conserver plus d’argent dans leurs poches, aux jeunes d’accéder à la propriété et aux entreprises régionales de croître avec moins de contraintes.
Il veut également améliorer l’accès aux soins de santé et aux services publics en rapprochant davantage les décisions des citoyens.
« Cédric a passé sa carrière à connecter les gens et à rendre des réseaux plus performants. Il veut maintenant faire la même chose avec nos services publics : rapprocher les décisions des régions, moderniser l’État et faire en sorte qu’un citoyen de Rimouski ait accès à des services de qualité sans être pénalisé parce qu’il habite loin de Québec ou de Montréal », a déclaré le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime.
Cinq candidats dans Rimouski
Monsieur Gauthier affrontera, dans la circonscription de Rimouski, Julia Brillant-Ruest pour la Coalition avenir Québec, Yohann St-Pierre du Parti québécois, Virginie Chevalier-Archambault de Québec solidaire et Étienne Pineau Saindon du Parti libéral du Québec.
La personne élue remplacera Maïté Blanchette Vézina qui avait perdu ses fonctions ministérielles au sein du gouvernement de la Coalition avenir Québec lors du remaniement de septembre 2025 avant de se joindre au Parti conservateur du Québec.
Elle tentera maintenant sa chance dans la circonscription de La Peltrie, dans la région de Québec, pour conserver un siège à l’Assemblée nationale.

Donald Trump à contre-courant de la colère contre les centres de données
Le gouvernement fédéral commande ses brise-glaces au Québec

Mark Carney a annoncé que le gouvernement fédéral avait confié à Chantier Davie, à Lévis, dans Chaudière-Appalaches, la construction de six brise-glaces.
Le gouvernement veut remplacer les brise-glaces vieillissants de la Garde côtière canadienne.
Ces imposants navires:
- ouvrent les voies commerciales maritimes;
- répondent aux appels de bateaux en détresse.
Les nouveaux brise-glaces seront construits à partir d’acier et d’autres matériaux canadiens.
Selon Ottawa, le premier sera prêt dans 5 ans et l’ensemble de la flotte, avant 2038.
Le montant total du contrat s’élève à plus de 11 milliards $.
[L'article Le gouvernement fédéral commande ses brise-glaces au Québec a d'abord été publié dans InfoBref.]
Presque tous les principaux partis au Québec adhèrent à un code de conduite sur l’IA
Ivado, un consortium de recherche en intelligence artificielle piloté par l’Université de Montréal, a créé l’automne dernier un code visant à encadrer un usage responsable de l’IA en politique.
En adhérant au code, les partis s’engagent notamment à:
- favoriser la transparence;
- limiter les risques liés aux hypertrucages et aux contenus trompeurs.
La Caq et Québec solidaire avaient adhéré à ce code de conduite en mars dernier.
Le Parti québécois et le Parti libéral du Québec viennent de signer.
Le Parti conservateur du Québec est le seul à ne pas adhérer au code.
[L'article Presque tous les principaux partis au Québec adhèrent à un code de conduite sur l’IA a d'abord été publié dans InfoBref.]
EN RAFALE
Vincent Marissal sera candidat pour le Parti québécois dans la circonscription de Taschereau, à Québec. Député de Rosemont, à Montréal, depuis 2018, Marissal avait quitté Québec solidaire en novembre dernier. Il siégeait depuis comme indépendant.
Le Parti conservateur du Québec s’engage à atteindre l’équilibre budgétaire d’ici quatre ans. Pour y parvenir, il compte réduire les dépenses et supprimer des programmes, dont le Fonds du développement économique et le Fonds vert.
La Caq a dévoilé son slogan pour la campagne électorale: «Avançons». Tous les autres partis avaient déjà leur slogan [détails (20 août)].