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  • Coopérative Unoria : une simulation d’incident au Bic
    La Coopérative Unoria annonce qu’un exercice d’urgence environnementale sera réalisé le 15 juillet, en avant‑midi, au Centre agricole de Bic. L’activité vise à vérifier l’efficacité des plans d’intervention et la coordination entre les différents services publics qui sont mobilisés lors d’incidents environnementaux. Cet exercice obligatoire est effectué tous les cinq ans pour répondre aux exigences du Règlement sur les urgences environnementales. Il permet de simuler des situations telles
     

Coopérative Unoria : une simulation d’incident au Bic

14 juillet 2026 à 08:00

La Coopérative Unoria annonce qu’un exercice d’urgence environnementale sera réalisé le 15 juillet, en avant‑midi, au Centre agricole de Bic.

L’activité vise à vérifier l’efficacité des plans d’intervention et la coordination entre les différents services publics qui sont mobilisés lors d’incidents environnementaux.

Cet exercice obligatoire est effectué tous les cinq ans pour répondre aux exigences du Règlement sur les urgences environnementales. Il permet de simuler des situations telles qu’un déversement de matières dangereuses ou la contamination d’un cours d’eau, afin de tester les procédures prévues et les mécanismes de communication entre les intervenants.

Présence de véhicules d’urgence

La Coopérative précise que la population pourrait observer une présence accrue de véhicules d’urgence, d’équipements spécialisés ou de personnel d’intervention dans le secteur de Bic pendant l’activité.

L’organisation, tient toutefois à rassurer les citoyens qu’aucune situation réelle n’est en cours et que les opérations relèvent uniquement d’un exercice planifié.

Unoria souligne que cette démarche contribue à améliorer la préparation des équipes d’intervention et à renforcer la protection de l’environnement et des communautés locales.

Les citoyens et organismes concernés sont remerciés pour leur collaboration et leur compréhension.

Sécheresse et canicules : "C'est au niveau des territoires que les solutions pourront émerger"

13 juillet 2026 à 12:18
Alors que la troisième canicule de l'été se poursuit mardi en France, le niveau des nappes phréatiques est en baisse, ce qui entraîne des restrictions d'usage de l'eau dans des dizaines de départements. Une situation qui rapproche l'Hexagone des sécheresses historiques de 1976 et 2022, constate Yves Tramblay, directeur de recherche en hydrologie à l’Institut de recherche pour le développement.

Élevages décimés, récoltes réduites : l'agriculture forcée de s'adapter aux canicules ?

8 juillet 2026 à 13:00
Des millions de volailles mortes de chaud, un risque accru d’incendie pendant les moissons, des fruits cuits sur pied… Depuis dimanche 5 juillet, la France est traversée par une nouvelle vague de chaleur, la troisième, déjà, depuis le début de la canicule mi-mai. Ces épisodes précoces et rapprochés fragilisent élevages et cultures, forçant les agriculteurs à trouver des solutions d'urgence pour s’adapter.

La superficie agricole du Québec pourra augmenter de 10%

6 juillet 2026 à 19:27

Le gouvernement a mis fin à un moratoire qui empêchait depuis plus de 20 ans les producteurs agricoles d’augmenter la superficie de leurs terres cultivées.

En janvier, le moratoire fera place à un nouveau cadre règlementaire.

  • Il permettra la mise en culture de 200 000 hectares additionnels, soit environ 10% de la superficie actuellement cultivée.
  • Il prévoit aussi des mesures visant à améliorer la qualité des cours d’eau.

Québec affirme que ce cadre règlementaire est «mieux adapté à la réalité du terrain».

[L'article La superficie agricole du Québec pourra augmenter de 10% a d'abord été publié dans InfoBref.]

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  • Un début de saison touristique instable au Bas-Saint-Laurent
    L’achalandage touristique au Bas-Saint-Laurent a été affecté par un mois de juin plus frais, plus gris et plus pluvieux que la normale, selon les données préliminaires d’Environnement Canada. Tourisme Bas-Saint-Laurent prévoit toutefois que le meilleur est à venir. L’organisme soutient que les hébergements et les activités extérieures ont pu être touchés pendant le mois de juin par les conditions climatiques, mais que les activités intérieures sont d’excellentes façons de profiter des journée
     

Un début de saison touristique instable au Bas-Saint-Laurent

6 juillet 2026 à 17:00

L’achalandage touristique au Bas-Saint-Laurent a été affecté par un mois de juin plus frais, plus gris et plus pluvieux que la normale, selon les données préliminaires d’Environnement Canada. Tourisme Bas-Saint-Laurent prévoit toutefois que le meilleur est à venir.

L’organisme soutient que les hébergements et les activités extérieures ont pu être touchés pendant le mois de juin par les conditions climatiques, mais que les activités intérieures sont d’excellentes façons de profiter des journées pluvieuses.

« Nous ne croyons pas qu’il y ait eu moins de visiteurs en juin en sachant que 96 % des gens réservent à l’avance et 92 % planifient leur itinéraire avant de partir, selon une enquête du ministère du Tourisme. Une fois sur place, les visiteurs adaptent souvent leurs choix d’activités selon la météo. Ce n’est pas le choix d’activités qui manquent au Bas-Saint-Laurent », indique l’organisation.

Statistiques préliminaires d’Environnement Canada quelques jours avant la fin du mois de juin. (Photo courtoisie Environnement Canada )

Les réservations de dernière minute, habituellement fréquentes en début d’été, ont aussi été compromises.

« Lorsque les prévisions varient d’un jour à l’autre ou d’un secteur à un autre, ça peut entraîner des fluctuations d’achalandage », affirme la directrice relations avec le milieu à Tourisme BSL, Caroline Chassé.

Cette instabilité a rendu la gestion opérationnelle plus complexe pour plusieurs entreprises qui doivent ajuster leur personnel en fonction des prévisions. Selon l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, entre 44 % et 67 % des visiteurs ne préviennent pas les entreprises lorsqu’ils annulent malgré une réservation, ce qui accentue les défis des entreprises.

La chaleur s’est installée

Les mois de juillet et d’août devraient toutefois être plus favorables côté météo. Le Bas-Saint-Laurent a d’ailleurs connu un épisode de chaleur, la semaine dernière, avec des températures oscillant entre 29 et 32 degrés Celsius avec des valeurs d’humidex entre 35 et 40 degrés Celcius.

Des marcheurs profitent du parc Beauséjour. (Photo courtoisie Tourisme Rimouski)

Tourisme BSL rappelle que les conditions météo peuvent varier beaucoup d’un secteur à un autre sur son territoire et ce, dans une même journée. Les visiteurs sont invités à se renseigner auprès des attraits et d’adapter leurs activités.

« La météo, ce n’est pas une raison pour annuler ses plans. La température peut varier considérablement d’un secteur à un autre du Bas-Saint-Laurent », rappelle madame Chassé.

L’importance de la météo

Les données de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec confirment l’importance de la météo dans les décisions des visiteurs à faire des activités extérieures.

Selon un sondage Léger publié en octobre 2024, 53  % des Québécois consultent les prévisions au moins une fois par jour, 91 % avant de s’adonner à un loisir ou un divertissement et 72 % ont déjà modifié leurs plans en raison des prévisions.

« Les prévisions météo ont un impact négatif sur le chiffre d’affaires de deux entreprises sur trois », souligne l’Alliance.

Les données d’hébergement pour juin 2026 ne seront disponibles qu’à la fin juillet, mais les chiffres de l’été 2025 permettent de situer les tendances régionales. L’an dernier, le Bas‑Saint‑Laurent affichait un taux d’occupation de 64 % en juin, de 81,1 % en juillet et de 85,2 % en août seulement pour l’hébergement commercial. Les campings avaient enregistré 58 %, 73,6 % et 75,3 % pour les trois mêmes mois.

Québec et Ottawa ont conclu un accord pour protéger les caribous 

2 juillet 2026 à 20:09

Le gouvernement Carney appuie les mesures du Québec visant à rétablir et protéger les caribous présents sur le territoire québécois.

Au cours des cinq prochaines années, le gouvernement fédéral versera, pour appuyer ces mesures: 

  • 25 millions $ au gouvernement québécois; 
  • 15 millions $ aux communautés autochtones du Québec participant à la protection des caribous.

De son côté, le gouvernement québécois investira presque 60 millions $ d’ici 2028. 

Pour rappel, en 2024, Steven Guilbeault, alors ministre fédéral de l’environnement, avait entamé un processus de décret d’urgence pour protéger des populations de caribous menacées au Québec [détails (juin 2024)]. 

[L'article Québec et Ottawa ont conclu un accord pour protéger les caribous  a d'abord été publié dans InfoBref.]

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  • Bilan positif de la consultation sur les aléas côtiers
    La commission d’enquête du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) dresse un bilan positif des séances de l’audience publique sur le programme décennal de protection des infrastructures du ministère des Transports face aux aléas côtiers au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. Composée d’Antoine Morissette, président, et de Stéphanie Dufresne et Linda St-Michel, commissaires, la commission a tenu des séances les 20 et 21 mai ainsi que les 15 et 22 juin de
     

Bilan positif de la consultation sur les aléas côtiers

La commission d’enquête du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) dresse un bilan positif des séances de l’audience publique sur le programme décennal de protection des infrastructures du ministère des Transports face aux aléas côtiers au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.

Composée d’Antoine Morissette, président, et de Stéphanie Dufresne et Linda St-Michel, commissaires, la commission a tenu des séances les 20 et 21 mai ainsi que les 15 et 22 juin derniers.

Au total, ce sont près de 60 personnes qui y ont assisté en salle. De plus, le site Web du BAPE a enregistré 220 visionnements.

Lors de la première partie de l’audience, consacrée au questionnement, les intervenants ont posé des questions sur le programme abordant divers thèmes comme la consultation des populations situées sur le territoire visé, la coordination entre les ministères et les organismes qui seraient impliqués et la capacité du ministère responsable des Transports à réaliser les interventions prévues.

Un grand territoire

Considérant le vaste territoire couvert par le programme décennal, le BAPE a pris des mesures exceptionnelles pour favoriser la participation du public aux séances de la première partie. Elles se sont tenues à Rimouski et ont été relayées en direct dans trois autres lieux de participation situés à Cap-aux-Meules, Carleton-sur-Mer et Petite-Vallée, où il était également possible de poser des questions.

La deuxième partie était consacrée à l’expression des points de vue et des suggestions des personnes, des municipalités, des organismes et des groupes. À cette occasion, la commission a reçu 13 mémoires, dont 10 lui ont été présentés en séance. S’y est ajoutée une opinion verbale.

Prochaines étapes

Les travaux se poursuivront au cours des prochains mois jusqu’à la fin du mandat. D’autres questions pourraient être transmises à l’initiateur.

La commission remercie toutes les personnes qui ont contribué à ses travaux et invite la population à rester attentive à la publication de son rapport prévue au plus tard le 2 octobre 2026.

Le cout des assurances habitation a grimpé plus rapidement que l’inflation 

16 juin 2026 à 21:05

Selon Statistique Canada, les primes d’assurance habitation et d’assurance hypothécaire ont augmenté de 45% de 2019 à 2025.

C’est deux fois supérieur à l’inflation globale de 21% enregistrée sur la même période.

Deux principaux facteurs expliquent la hausse importante du cout des assurances:

  • l’augmentation du nombre de phénomènes météorologiques extrêmes
  • la hausse des couts de construction, de remplacement et de réparation des habitations

[L'article Le cout des assurances habitation a grimpé plus rapidement que l’inflation  a d'abord été publié dans InfoBref.]

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  • Bientôt une police bleue à Saint-Mathieu
    Il y aura bientôt une police bleue à Saint-Mathieu-de-Rioux pour s’assurer du respect des règlements municipaux concernant la conformité des mises à l’eau sur les lacs de la municipalité. Le maire, Marc Brunelle, précise que deux à trois personnes qui se seront portées volontaires seront nommées par résolution du conseil municipal et s’activeront tout l’été afin de faire respecter la réglementation. Toutes les embarcations doivent passer par le débarcadère afin de tenir un registre des all
     

Bientôt une police bleue à Saint-Mathieu

Il y aura bientôt une police bleue à Saint-Mathieu-de-Rioux pour s’assurer du respect des règlements municipaux concernant la conformité des mises à l’eau sur les lacs de la municipalité.

Le maire, Marc Brunelle, précise que deux à trois personnes qui se seront portées volontaires seront nommées par résolution du conseil municipal et s’activeront tout l’été afin de faire respecter la réglementation.

Toutes les embarcations doivent passer par le débarcadère afin de tenir un registre des allées et venues des embarcations qui circulent sur les lacs.

« Je sais, beaucoup de riverains vont dire que leur embarcation ne voyage pas sur d’autres plans d’eau. Il est quand même important de passer par le débarcadère pour enregistrer les équipements nautiques motorisés. Faire l’enregistrement et répondre à quelques questions nous permettra d’avoir un meilleur tableau de ce qui se passe sur nos lacs », mentionne le maire.

Un dossier très important

Le dossier des lacs à St-Mathieu est très important pour le maire et le conseil municipal.

« Il faudra se préparer à revoir nos façons de nous conduire sur nos plans d’eau et de vraiment respecter nos richesses naturelles. L’Association pour la protection des lacs Saint-Mathieu (APLSM) va nous rappeler les bonnes conduites à adopter et pour sa part la Municipalité va se pencher sur la réglementation afin de conserver nos richesses collectives », poursuit monsieur Brunelle.

Les gouvernements supérieurs rappellent par ailleurs qu’on ne peut pas toucher à la bande riveraine.

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  • POURQUOI FAUDRAIT-IL DÉFÉQUER DANS LA FORÊT?
    Ne vous êtes-vous jamais dit : « À quoi bon? » Vous savez, en parcourant par exemple les rangées d’une bibliothèque où des milliers de livres d’autrices et d’auteurs, ayant depuis longtemps sombré dans l’oubli, accumulent la poussière. À cette vue, il est difficile de ne pas être confronté à l’idée qu’après notre trépas, nous sombrerons inéluctablement dans cet abysse des oubliés… Épris sans doute par un désir d’immortalité, on peut se demander quel est le but de l’existence et a fortiori ce que
     

POURQUOI FAUDRAIT-IL DÉFÉQUER DANS LA FORÊT?

13 juin 2026 à 13:15

Ne vous êtes-vous jamais dit : « À quoi bon? » Vous savez, en parcourant par exemple les rangées d’une bibliothèque où des milliers de livres d’autrices et d’auteurs, ayant depuis longtemps sombré dans l’oubli, accumulent la poussière. À cette vue, il est difficile de ne pas être confronté à l’idée qu’après notre trépas, nous sombrerons inéluctablement dans cet abysse des oubliés… Épris sans doute par un désir d’immortalité, on peut se demander quel est le but de l’existence et a fortiori ce que notre si succinct passage aura apporté au monde. Et si ce but était aussi trivial que déféquer dans la forêt?

Cette idée extravagante a éclos au sortir de la lecture du très inspirant livre La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben; ma conception de ce qu’est une forêt s’est alors métamorphosée. Aidé par mes études en biologie, j’ai compris qu’une forêt est holistique, c’est-à-dire qu’elle est plus que la somme des arbres, des plantes et des animaux qui y vivent autant que notre individualité est bien plus que la somme de nos organes, de nos cheveux et des bactéries qui cohabitent en symbiose avec nous. Ce que nous apprend Darwin dans L’Origine des espèces est que, depuis plusieurs millions d’années, les êtres vivants ont évolué par sélection naturelle en fonction de leur écosystème et des autres vivants qui le partagent. Les fleurs, par exemple, ont besoin des insectes pollinisateurs — une espèce radicalement différente — pour assurer leur reproduction, tandis que les champignons mycorhiziens, qui innervent les forêts et permettent aux arbres de communiquer entre eux, requièrent le soutien de ceux-ci pour se nourrir. En d’autres mots, une forêt, c’est avant tout un ensemble de relations symbiotiques interreliées et formant un réseau de connivence nécessaire à la survie du collectif.

Ce n’est pas une coïncidence si la première mesure prise par le médecin lors d’un rendez-vous est notre pression artérielle. En effet, la communication entre les organes est nodale pour le bon fonctionnement de l’organisme. Chaque organe avec sa fonction propre collabore avec les autres dans le but commun de persévérer l’être. La forêt, eh bien, c’est pareil! Chaque arbre, plante, champignon ou animal collabore afin de persévérer l’organisme forêt. Chaque être vivant la constituant et ayant sa fonction permet la survie de l’organisme-forêt comme le font d’office les organes. On peut en déduire qu’il n’y a pas « d’êtres qui vivent dans la forêt » : habiter la forêt, c’est en fait être la forêt.

Il n’y a pas seulement les forêts que nous pouvons voir comme des organismes : les relations symbiotiques au sein des lacs et des océans autant que celles des plaines, des montagnes et des déserts évoluent de manière analogue. Avec un peu d’altitude, on prend conscience que chacun de ces systèmes biologiques est interrelié. Le phytoplancton par exemple, cette algue marine photosynthétique, produit à lui seul 50 % de l’oxygène sur Terre1. Cet oxygène est un déchet pour ces algues, mais est absolument nécessaire à tous les êtres vivants terrestres. De la même manière, des poussières de diatomées, vestiges sédimentaires d’un ancien lac aujourd’hui asséché et désertique au cœur du Sahara, traversent l’océan pour fertiliser la forêt amazonienne. Cette interdépendance nous convie de manière frappante vers la même déduction allégorique où chaque écosystème fait office d’organe permettant au grand organisme des vivants de persévérer.

Cette conception de l’ensemble des vivants sur Terre comme un grand et unique organisme, je la nomme « l’holobiotisme », mot provenant du terme holobionte qui désigne un superorganisme. Inéluctablement, cette manière audacieuse d’interpréter le vivant entraîne d’importantes considérations philosophiques. La plus cardinale est sans doute celle de l’Autre, cet autrui qui, héritier de notre culture naturaliste occidentale, s’est vu réifié et exploité jusqu’à l’extermination presque achevée. Cet Autre objectivé se transmute — lorsqu’il n’y a plus « la Nature » comme entité extérieure mais plutôt comme un tout duquel nul vivant ne peut se destituer — en subjectivité. Formant un seul et même organisme, que peut devenir l’Autre si ce n’est une part de nous-mêmes? Aussi différent peut-il être, tel un muscle de l’iris et une méninge du cerveau, ayant chacun leur fonction propre et travaillant conjointement pour que l’organisme puisse persévérer dans l’être, l’Autre ne peut que se singulariser. L’Autre n’est plus « autre » : il est nous, il est « Je » … Être au monde, c’est donc être Un : je suis l’arbre, le champignon et l’abeille, je suis la forêt, la nature et l’holobiote.

De plus, puisque notre espèce, comme toute autre, est pourvue d’une fonction inhérente, celle-ci doit être en adéquation avec celles des autres espèces et permettre à l’organisme des vivants de persévérer. Est-ce là peut-être le but a minima de l’existence humaine? Loin d’être les prédateurs que nous croyons être, notre espèce, par sa physiologie naturelle, se range plutôt dans la branche des frugivores/charognards/opportunistes2. Aussi trivial que cela puisse paraître, peut-être que notre fonction au sein de l’écosystème consiste à disséminer, par l’entremise de nos selles, des graines appartenant aux fruits que l’on consomme, comme c’est le cas pour de nombreux autres mammifères.

Toutefois, il n’en est rien. Notre civilisation a l’une des plus insignifiantes fonctions et sape celle des autres, nécrosant, tel un cancer, ce que Spinoza définit comme étant Dieu3. Notre lien-vie à « l’Autre » se meurt, se refroidit comme une roche inerte, qui, par folie de verticalité, se perd dans le firmament. L’extermination de la vie sur Terre ne pourrait pas être autre chose qu’un suicide au sens propre.

Ce serait cela, le progrès?

1. National Oceanic and Atmospheric Administration, « How much oxygen comes from the ocean? » National Ocean Service, 16 juin 2024.

2. K. Milton, « Nutritional characteristics of wild primate foods: do the diets of our closest living relatives have lessons for us?  », Nutrition, vol. 15, no 6, 1999, p. 488-498.

3. Pour Spinoza, Dieu et la Nature ne sont que deux modes d’une même substance.

Le gouvernement Fréchette déplace l’effort de la lutte vers l’adaptation aux changements climatiques

11 juin 2026 à 21:45

Québec diminue le budget du plan pour la mise en œuvre du Plan vert.

  • Le nouveau plan qu’il a adopté prévoit 8,2 milliards $ sur cinq ans.
  • Le plan précédent prévoyait un peu plus de 10 milliards $.

La baisse affecte directement les mesures de lutte contre les changements climatiques.

Mais le montant alloué aux mesures d’adaptation, lui, augmente. 

Véhicules électriques: l’objectif initial que 100% des véhicules neufs vendus en 2035 soient des véhicules zéro émission est remplacé par une nouvelle cible de 80%. 

[L'article Le gouvernement Fréchette déplace l’effort de la lutte vers l’adaptation aux changements climatiques a d'abord été publié dans InfoBref.]

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  • Quand les promoteurs éoliens s’invitent chez vous…
    Ça s’est un peu produit un soir de mai 2024. Un promoteur éolien débarque à la maison pour savoir si nous sommes intéressés à recevoir une éolienne sur la terre que nous habitons. Il n’a rien dans les mains, pas de carte à nous montrer, « c’est embryonnaire », qu’il dit. Pourtant, c’est chez nous qu’il cogne, il sait où il va. En quête d’information, notre conseil municipal nous rassure : il ne se passera rien sans que toute la population ne le sache, c’est embryonnaire, c’est normal, il n’y
     

Quand les promoteurs éoliens s’invitent chez vous…

10 mai 2026 à 11:22

Ça s’est un peu produit un soir de mai 2024. Un promoteur éolien débarque à la maison pour savoir si nous sommes intéressés à recevoir une éolienne sur la terre que nous habitons. Il n’a rien dans les mains, pas de carte à nous montrer, « c’est embryonnaire », qu’il dit. Pourtant, c’est chez nous qu’il cogne, il sait où il va.

En quête d’information, notre conseil municipal nous rassure : il ne se passera rien sans que toute la population ne le sache, c’est embryonnaire, c’est normal, il n’y a pas de projet.

Pourtant, ça nous est vraiment tombé dessus un soir de février 2025, alors qu’un autre promoteur éolien, qui a pris rendez-vous celui-là, nous informe que nous pourrions signer un contrat pour peut-être avoir une éolienne. Là, maintenant. Une éolienne de 200 mètres, 656 pieds de hauteur. À 750 mètres de notre maison et de celle du voisin. C’est « bien raisonnable » qu’il dit, parce que la réglementation de notre MRC, c’est 500 mètres. 500 mètres! À peine quelques feuilles de papier, qu’il ne nous laisse pas, pour appuyer ses explications. Il préfère ne pas nous montrer de carte, mais accepte finalement d’ouvrir brièvement son ordinateur : les éoliennes projetées sont éparpillées sur tout le territoire de la municipalité. Il n’y a pas moyen de voir le contrat d’option d’octroi, on ne se montre pas assez intéressé à signer. Nous avons la chance exceptionnelle d’avoir un environnement silencieux. C’est vrai qu’il « ne connaît pas ce que c’est », il « habite Montréal ». Le BAPE? « Disons que ça oblige les entreprises à sophistiquer leur narration. »

De pareils propos, une pareille situation, ça ne s’invente pas.

Dans les jours, les semaines qui suivent, nous constatons que nos voisins et la majorité des résidents de la municipalité n’ont jamais entendu parler de projet éolien chez nous, nous les en informons. Du même coup, nous apprenons que plusieurs contrats sont déjà signés. C’est fait, il y a une fracture dans le tissu social de ma communauté.

Pour prétendre à une acceptabilité sociale, la population doit avoir l’information lui permettant de prendre une décision libre et éclairée. Dans les faits, tout débat public est évité, les propriétaires terriens sont approchés et, avec très peu d’information en main, décident chacun pour soi. Les contrats sont confidentiels et ça se passe dans chaque cuisine. Avec suffisamment de signatures en main, un promoteur peut remporter un appel d’offres d’Hydro-Québec et ensuite, les étapes suivent inévitablement leurs cours, chaque case du processus sera cochée. Les dés sont jetés.

Comble de chance, le premier ministre, François Legault, se déplace au Bas-Saint-Laurent en novembre 2025 pour annoncer une entente de 1 500 mégawatts signée entre Hydro-Québec et l’Alliance de l’énergie de l’Est. Notre MRC fait partie de cette entente. Au BSL, « il y a de lacceptabilité sociale pour les projets éoliens ». Ah ben, voilà! La population aurait donné son accord avant même de connaître l’entente? La PDG d’Hydro-Québec, Claudine Bouchard, tient à rassurer, il y aura des consultations. Euh, pardon, mais vous venez bien d’annoncer que l’entente est signée, non?

Cela représente une très petite portion de la façon dont l’acceptabilité sociale est traitée. Depuis des mois, nous ne comptons pas les heures pour lire et comprendre, documenter, partager de l’information, réseauter, poser des questions… Les surprises ne cessent de s’accumuler sur les façons de manipuler l’opinion publique, les faits, les chiffres pour que les projets de développement éolien puissent aller de l’avant. Jamais nous n’aurions pensé qu’une telle force de lobby était en place.

En quelques minutes, comment arriver à partager à nos concitoyens ce que nous avons mis des heures à débusquer? La contribution du développement éolien à la transition énergétique n’est qu’un mirage. Les bienfaits pour la région sont beaucoup moindres qu’on le prétend et, surtout, ne tiennent pas compte des coûts. Coûts sociaux, environnementaux, économiques futurs. Au rythme actuel des annonces, on peut même parler de coût identitaire, notre identité rurale. Non seulement il faut donner de son temps, de son énergie, de son argent aussi pour ces démarches, mais il faut encore accepter de prendre la parole et de se faire pointer du doigt par certains. Tout ça pour protéger notre milieu de vie, notre communauté, notre environnement, l’avenir de notre région.

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  • Le train de passagers en Gaspésie : une ligne de vie
    Le train de passagers en Gaspésie existe depuis 1902, jusqu’à Paspébiac et jusqu’à Gaspé depuis 1911. Plusieurs compagnies se sont succédé jusqu’en 1929 où le Canadien National Railways (CNR devenu CN) devient propriétaire des voies ferrées et gère le train de passagers et de marchandises au nom du gouvernement du Canada. Le train de la Gaspésie jouit d’une belle notoriété et est reconnu à travers le monde. En 1977, année de la création de VIA Rail par le gouvernement canadien, la situation c
     

Le train de passagers en Gaspésie : une ligne de vie

5 mai 2026 à 13:32

Le train de passagers en Gaspésie existe depuis 1902, jusqu’à Paspébiac et jusqu’à Gaspé depuis 1911. Plusieurs compagnies se sont succédé jusqu’en 1929 où le Canadien National Railways (CNR devenu CN) devient propriétaire des voies ferrées et gère le train de passagers et de marchandises au nom du gouvernement du Canada. Le train de la Gaspésie jouit d’une belle notoriété et est reconnu à travers le monde.

En 1977, année de la création de VIA Rail par le gouvernement canadien, la situation change. VIA a le mandat d’exploiter un service public national de transport ferroviaire de passagers reliant les grandes villes, les régions et les communautés éloignées à travers le Canada et les rails appartiennent toujours au CN.

Durant l’année 1984-1985, 80 565 voyageurs ont pris le train entre Matapédia et Gaspé. Malgré cela, tranquillement mais sûrement, les services commencent à diminuer. Les gares de la Gaspésie jouent un rôle important dans l’organisation sociale, comme celle de Maria qui relie les gens de partout dans la Baie-des-Chaleurs à leur unique hôpital.  Pourtant elle est fermée dans la première vague de réduction des services. Plusieurs fermetures subséquentes font qu’il ne reste que cinq gares en 2013.

En 1990, le train de la Gaspésie, nommé Le Chaleur, ne passe plus que trois fois par semaine au lieu de sept allers-retours hebdomadaires. Évidemment l’achalandage chute à 42 000.

En 1995, le CN est privatisé, il demeure propriétaire des rails, et VIA paie un droit de passage. Malheureusement, l’entente donne la priorité de circulation aux trains de marchandises plutôt qu’aux trains de passagers. Ce qui aura un impact désastreux sur les trains de passagers.

En 2011, des problèmes sur la structure d’un pont à Grand-Pabos, oblige VIA à suspendre le service de New Carlisle à Gaspé mais conserve la portion de New Carlisle à Matapédia, jusqu’en 2013. En août 2013, en raison de problèmes aux passages à niveau, le service est complètement suspendu à l’est de Matapédia. Malgré que les problèmes aux passages à niveau se règlent rapidement et que le train de marchandises recommence à circuler, VIA refuse de revenir, demandant rapport après rapport.

À ce moment, Le Chaleur a déjà moins de voitures-lits, plus du tout de voiture-restaurant, ni panoramique et il fonctionne avec des voitures en mauvais état.  

La Coalition pour le retour du train de passagers, fondée en 2013, milite depuis tout ce temps pour le retour des services de qualité d’un train de passagers en Gaspésie.

D’énormes travaux financés par le gouvernement du Québec, propriétaire des rails de Matapédia à Gaspé, ont permis l’ouverture des voies de Matapédia à Port-Daniel–Gascons, au début janvier 2026. Des trains de marchandises y circulent présentement, mais pas de trains de passagers, car VIA refuse de revenir de façon progressive, même si lors de la suspension, la société s’était engagée à revenir au fur et à mesure que les voies seraient réparées.

Présentement, dans l’est du Canada, la situation du service ferroviaire de passagers laisse nettement à désirer. Il n’y a plus de services du tout en Gaspésie, malgré les 355 millions de dollars investis. Le train passe toujours au beau milieu de la nuit dans le Bas-Saint-Laurent, et le train Montréal-Halifax accuse très souvent un retard de plusieurs heures.

Il est difficile de comprendre que VIA refuse de revenir en Gaspésie jusqu’à Port-Daniel–Gascons parce que les voies ne sont pas encore réparées jusqu’à Gaspé mais, qu’en 2018, la société d’État n’a pas hésité à continuer les services entre Winnipeg et Gillam au Manitoba en attendant la réfection du rail jusqu’à Churchill. Cette réfection a été complétée en deux ans et le gouvernement fédéral a versé 117 millions de dollars à Arctic Gateway pour la relance de ce chemin de fer1.

Des travaux sont en cours pour le dernier tronçon de Port-Daniel–Gascons à Gaspé et des pressions sont exercées sur le gouvernement du Québec pour la réhabilitation complète, le plus rapidement possible. Le fédéral doit aussi investir, comme il l’a fait au Manitoba, pour terminer les travaux jusqu’à Gaspé, le plus vite possible.

La Coalition multiplie les démarches pour que VIA revienne MAINTENANT de façon progressive en Gaspésie avec un service de qualité qui permettrait aussi de desservir la population du Bas-Saint-Laurent et d’offrir un trajet plus court jusqu’à Halifax.

1. Simon Deschamps, « La reprise du chemin de fer entre Gillam et Churchill a répondu ʺà un besoin crucial » », Radio-Canada, 29 janvier 2025, ici.radio-canada/nouvelle/2136006/churchill-train-economie-etude

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    Voilà une phrase parfaitement formulée pour séduire une population encore peu informée sur ce qu’est réellement le Bacillus thuringiensis israelensis (Bti). Bienvenue dans le monde du marketing, de l’écoblanchiment et du lobbying. Décortiquons ce que chaque mot veut vraiment dire: CONTRÔLE : devrait plutôt être changé pour « pesticide » ou « insecticide » ou « larvicide », car le Bti est avant tout un produit utilisé pour détruire des insectes à la base de la chaîne alimentaire, ceux-là mê
     

CONTRÔLE BIOLOGIQUE SÉLECTIF DES INSECTES PIQUEURS?

8 mars 2026 à 13:26


Voilà une phrase parfaitement formulée pour séduire une population encore peu informée sur ce qu’est réellement le Bacillus thuringiensis israelensis (Bti). Bienvenue dans le monde du marketing, de l’écoblanchiment et du lobbying.


Décortiquons ce que chaque mot veut vraiment dire:


CONTRÔLE : devrait plutôt être changé pour « pesticide » ou « insecticide » ou « larvicide », car le Bti est avant tout un produit utilisé pour détruire des insectes à la base de la chaîne alimentaire, ceux-là mêmes qui nourrissent des insectivores comme des poissons, des oiseaux, les libellules et les batraciens. Pis encore, aucun contrôle n’est effectué par les instances gouvernementales sur les quantités résiduelles de Bti sur le terrain, après épandage. Pourtant, le Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, dans son dernier rapport sur le Bti “Orientation relative au contrôle des insectes piqueurs à l’aide du Bti” préconise le principe de précaution et l’utilisation d’alternatives, et ce, en raison d’études récemment publiées qui démontrent des effets directs et indirects du Bti sur d’autres espèces. Malgré cela, ce même ministère continue à émettre des autorisations aux municipalités et aux propriétaires privés.


BIOLOGIQUE : L’industrie, et même parfois des fonctionnaires, nous présentent le produit comme étant biologique, comme on a retrouvé cette bactérie naturellement dans le sol en Israël. Il faut savoir que les formulations utilisées ne comptent que pour environ 10 % du contenu en Bti et que pour rendre ce pesticide utilisable à grande échelle, l’industrie rajoute près de 90 % d’autres ingrédients, produits chimiques, notamment des agents de conservation, des surfactants et des agents de protection contre le rayonnement UV et on ne sait quoi encore! De plus, compte tenu de la législation sur le secret industriel, il est impossible pour les chercheurs indépendants des entreprises qui préparent les formulations commerciales de démontrer l’impact exact de ces additifs. Dans ce contexte, qui peut vraiment affirmer que le Bti est biologique?


SÉLECTIF : L’industrie prétend que le Bti ne tue que les moustiques et les mouches noires alors que c’est faux. Le produit affecte aussi, notamment, leur proche cousin, les chironomes (non-piqueurs), une espèce plus prolifique que les moustiques et qui se trouve, elle aussi, à la base de la chaîne alimentaire. Plusieurs études ont également démontré des effets directs néfastes sur des espèces comme certaines grenouilles.
INSECTES PIQUEURS : Des insectes qui piquent, il y en a une panoplie : les abeilles, les guêpes, les acariens, les punaises de lit, les taons, les tiques et j’en passe. Ces dernières années, ce sont les tiques qui nous menacent, et cela, bien plus que les moustiques et les mouches noires et le Bti n’a aucun effet sur les tiques. Lorsque l’industrie utilise le terme INSECTES PIQUEURS, il tend à induire un faux sentiment de sécurité chez les citoyens.


Personne n’aime les moustiques, mais TOUS, nous avons la responsabilité de protéger notre biodiversité régionale. C’est ce qu’ont fait plusieurs villes au Québec, dont Saint-Colomban, Labelle, Terrebonne (2022), Longueuil, Mont-Saint-Grégoire, Mirabel, Nicolet et Gatineau (2023), Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson et Bégin (2024), Repentigny et Blainville (2025); chacune de ces municipalités a choisi de se responsabiliser et de protéger la biodiversité en votant en faveur d’un arrêt définitif sur leur territoire de ces programmes d’épandages, injustifiés à tous points de vue. Il ne faut pas oublier qu’il y a de moins en moins d’insectes en général, incluant les moustiques et les mouches noires, et qu’il y a moyen de se protéger c.-à-d. d’éloigner ces espèces avec des répulsifs.

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