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L’efficacité énergétique couterait trois à cinq fois moins cher que produire de la nouvelle électricité

C’est économiquement rentable de réduire la consommation d’électricité pour nos besoins actuels afin de mieux répondre à nos besoins futurs, explique à InfoBref le professeur Pierre-Olivier Pineau, titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie à HEC Montréal.

Selon une étude commandée par le Conseil québécois des entreprises en efficacité énergétique, dont Pierre-Olivier Pineau est un des auteurs: 

  • les économies d’énergie coutent en moyenne 3 cents le kilowattheure;
  • produire de l’électricité supplémentaire coute en moyenne 12 cents le kilowattheure.

Miser sur l’efficacité énergétique est donc plus rentable, constate Pierre-Olivier Pineau.

Les kilowattheures économisés peuvent de plus alimenter de nouveaux bâtiments, de nouvelles entreprises ou des véhicules. 

Par ailleurs, l’efficacité énergétique réduit la vulnérabilité du réseau, parce qu’elle n’ajoute pas de nouvelles infrastructures à entretenir. 

Pourtant, selon l’étude, 60% de l’énergie consommée par le secteur industriel est perdue sans être valorisée.


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Si l’efficacité énergétique est rentable, pourquoi n’est-elle pas plus mise en pratique? 

«L’un des éléments est qu’il faut investir de l’argent immédiatement pour des bénéfices qui n’arriveront que dans plusieurs années», répond le professeur. 

  • «Les gens préfèrent étaler sur 15 ans plutôt que de faire de gros investissements aujourd’hui», ajoute-t-il.   

Aussi, la mise en place de nouvelles technologies peut temporairement perturber les activités d’une entreprise. 

  • «Des travaux dans le bâtiment, personne n’aime ça.»

Par ailleurs, «ce n’est pas toujours facile de savoir à qui faire appel».  

  • «L’écosystème de l’efficacité énergétique est complexe». 

[Pour aller plus loin: Portrait de l’industrie de l’efficacité énergétique au Québec (PDF)]

[L'article L’efficacité énergétique couterait trois à cinq fois moins cher que produire de la nouvelle électricité a d'abord été publié dans InfoBref.]

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La plus récente éclosion de rougeole au Québec est terminée

28 cas de rougeole ont été déclarés au Québec depuis le début de l’été.

Le dernier cas a été signalé le 1er juillet. 

Or, le ministère de la santé considère qu’une éclosion est terminée lorsque 32 jours se sont écoulés depuis le dernier cas.

Dans l’ensemble du Canada, plus de 1100 cas ont été déclarés depuis janvier. 

Marie-Pier Burelle, porte-parole de l’Agence de la santé publique du Canada, a indiqué à InfoBref que le pays avait récemment connu «sa plus importante éclosion de rougeole depuis plusieurs décennies», mais que seule «une transmission limitée» persiste désormais.


Fin 2024, le Canada a vu une importante recrudescence de la rougeole à la suite de l’importation du virus au pays. 

  • L’éclosion qui s’est alors déclenchée a été la plus importante au pays depuis plusieurs décennies.  

«La transmission a atteint un sommet au printemps 2025, raconte Marie-Pier Burelle. Elle a touché principalement des personnes non vaccinées ou insuffisamment vaccinées.» 

Le Canada a perdu en novembre 2025 son statut de pays ayant éliminé la rougeole, statut qu’il détenait depuis presque 30 ans.  


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«Les efforts soutenus de santé publique [des provinces, du fédéral et des municipalités] ont depuis permis de réduire considérablement le nombre de cas.»

Parmi les moyens déployés, Marie-Pier Burelle cite: 

  • la sensibilisation aux maladies évitables par la vaccination
  • la lutte contre la désinformation en matière de santé

Alors que le nombre de cas de rougeole atteint un sommet aux États-Unis, Marie-Pier Burelle reconnait que «le risque d’importation de cas au Canada par l’entremise des voyages internationaux demeure, particulièrement pendant les périodes de déplacements accrus [comme la saison estivale]».

  • Les voyageurs non vaccinés contre la rougeole risquent de la contracter à l’étranger, explique-t-elle, et ils peuvent introduire la maladie au Canada.

[L'article La plus récente éclosion de rougeole au Québec est terminée a d'abord été publié dans InfoBref.]

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