Une délégation bas-laurentienne prendra la route ce lundi 7 septembre, devant l’Assemblée nationale, pour participer au rassemblement Québec debout contre le saccage éolien.
Des membres des ZEC Bas-Saint-Laurent et Chapais, des comités citoyens Vent Commun et Éoloin, ainsi que des citoyens en provenance des différentes MRC porteront leurs revendications à propos du développement éolien dans le Bas-Saint-Laurent.
Cette délégation bas-laurentienne s’unira à celles des autres régions du Québe
Une délégation bas-laurentienne prendra la route ce lundi 7 septembre, devant l’Assemblée nationale, pour participer au rassemblement Québec debout contre le saccage éolien.
Cette délégation bas-laurentienne s’unira à celles des autres régions du Québec pour se faire entendre et amener la question éolienne dans le débat de la campagne électorale.
Leurs revendications pour la mobilisation nationale du 7 septembre à Québec sont un moratoire sur le développement éolien et qu’une évaluation environnementale sectorielle ou régionale (ÉESR) soit menée sans délai pour prévenir que l’impact des parcs éoliens ne dépasse la capacité de support du milieu, afin de déterminer les balises d’acceptabilité environnementale et sociale.
La délégation souhaite aussi la cessation de l’appropriation du territoire bas-laurentien sans le consentement des populations et des utilisateurs concernés, que la production énergétique demeure publique et qu’un réel débat public sur l’avenir énergétique du Québec.
Territoire pris d’assaut
Dans un communiqué, les responsables de la délégation mentionnent que le territoire bas-laurentien est pris d’assaut pour en faire un espace de production énergétique.
Les promoteurs éoliens privés, dont la société en commandite qu’est l’Alliance de l’énergie de l’Est, orchestrent le tout sans débat public ni consentement de la population.
Or, la forêt des terres publiques, les paysages, les terres agricoles et celles habitées font partie de l’identité et du mode de vie des bas-laurentiens tout en contribuant largement à nos plus importants moteurs économiques.
« Ce développement est fait dans le désordre, en manque de transparence, autant quant au processus de développement des projets qu’aux réelles utilisations de l’énergie. En effet, la nouvelle énergie produite ne sert pas la transition énergétique. De plus, les projets et ententes planifiées atteignent des proportions indécentes », affirme Tina Daudelin, du comité citoyen Éoloin à Packington.
« Nous exigeons de connaître les intentions des différents partis politiques, s’ils entendent, ou non, respecter la ruralité et le patrimoine collectif qu’est l’accès des Québécois à la forêt, à la nature. Est-ce que ces partis politiques s’engagent à respecter la loi québécoise sur le développement durable au regard du développement éolien ? », lancent les initiateurs de la délégation.
Le Baseball I.D de Rimouski a rebondi de très belle façon. En arrière dans sa série finale de la division Est contre Montmagny par 2-0, il a remporté trois parties en moins de 24 heures à domicile pour accéder au carré d’as.
Après sa victoire de 8-6 face aux Monarques, vendredi soir, la formation rimouskoise a gagné, samedi, les parties numéro 4 et 5 par des pointages de 10-6 et de 10-3.
En début d’après-midi, le Baseball I.D a évité l’élimination une deuxième fois en l’emportant au profi
Le Baseball I.D de Rimouski a rebondi de très belle façon. En arrière dans sa série finale de la division Est contre Montmagny par 2-0, il a remporté trois parties en moins de 24 heures à domicile pour accéder au carré d’as.
En début d’après-midi, le Baseball I.D a évité l’élimination une deuxième fois en l’emportant au profit de Félix-Antoine Beaudet qui a lancé un match complet. Les visiteurs menaient 6-3 quand les Rimouskois y sont allés d’une poussée de sept points en 5e manche, tirant notamment profit de deux buts sur balles et deux frappeurs atteints.
Une heure plus tard, c’est Gabriel Lévesque qui a fait le travail au monticule avec cinq bonnes manches pour la victoire. Nolan Dubé et Olivier Proulx ont ensuite fermé les livres. Pendant ce temps, les Monarques ont visiblement manqué de bras avec dix buts sur balles accordés.
Gabriel Lévesque (Photo Alain Tremblay)
« Même à 0-2 dans la série, j’étais quand même confiant que notre groupe était capable de remonter la pente. La différence a été notre profondeur au monticule, ce qui nous a aidés toute l’année. C’est ce qui nous a donné nos victoires et qui nous a permis d’être les premiers dans l’Est. Maintenant, c’est ce qui nous permet d’aller en demi-finale de la Ligue », a résumé le gérant, Dominic Sirois.
Jakob Tremblay (27) accueilli par Thomas Poirier (9) (Photo Alain Tremblay)
Face au Laurier
En vertu de son dossier de 14-8 en saison, le Baseball I.D et reclassé au 4e rang parmi les quatre équipes qui composent le carré d’as, derrière Victoriaville (18-4), les Monarques bleu de Lévis-Lotbinière (16-5) et les Carnavals de Québec (14-7).
La formation rimouskoise croisera donc le fer contre le Laurier dans une série demi-finale 3 de 5 qui débutera par deux parties à Victoriaville, samedi prochain, avant de se transporter à Rimouski la fin de semaine suivante pour les parties nos 3 et 4, si nécessaire.
Baseball I.D et Laurier ne se sont pas affrontés durant la saison régulière. Ils ont toutefois croisé le fer dans le tournoi provincial à Rimouski. Le Baseball I.D l’avait alors emporté par la marque de 7-6.
Les Pionniers du Cégep de Rimouski ont bien compétitionné face à la puissante machine des Gaillards de Jonquière, samedi après-midi, mais ce sont les visiteurs qui ont arraché la victoire par la marque de 21-16.
C’était l’égalité 14-14 à la demie. Léo Richard, sur une course de quelques verges, et Nicolas Rioux, sur une longue course d’une quarantaine de verges, ont les deux touchés des locaux.
Jonquière a concédé un touché de sûreté aux Pionniers pour les seuls points du 3e quart. Tard
Les Pionniers du Cégep de Rimouski ont bien compétitionné face à la puissante machine des Gaillards de Jonquière, samedi après-midi, mais ce sont les visiteurs qui ont arraché la victoire par la marque de 21-16.
C’était l’égalité 14-14 à la demie. Léo Richard, sur une course de quelques verges, et Nicolas Rioux, sur une longue course d’une quarantaine de verges, ont les deux touchés des locaux.
Jonquière a concédé un touché de sûreté aux Pionniers pour les seuls points du 3e quart. Tard au 4e quart, la partie s’est jouée sur un touché à la suite d’une passe et course d’une quarantaine de verges. Tout juste avant, les Pionniers avaient échoué dans leur tentative de réussir un premier jeu sur un quatrième essai.
« Il ne manquait pas grand-chose sur le mesurage. Ça devait être quelques poussières de différence entre un premier essai et redonner le ballon à l’autre équipe. On a essayé le tout pour le tout. Le vent était un facteur aussi aujourd’hui. On avait le vent de face, ce n’était pas évident non plus. On a essayé sur le quatrième essai et cette fois-là, ça n’a pas rapporté », a expliqué Louis-David Goulet.
Reste que son équipe a livré une bonne performance dans l’ensemble face à un club qu’elle n’a pas battu depuis le 9 septembre 2017.
La poignée de main d’après-partie (Photo Le Soir – René Alary)
« On savait que ça allait être un gros match de football et que ça allait se jouer jusqu’au dernier jeu. Effectivement, ça s’est joué pendant 60 minutes. On a eu l’avance pendant un bon bout de temps, mais c’est un jeu qui aurait pu virer d’un côté comme de l’autre qui nous a coûté cher. Il faut apprendre de ça. C’est bien que ça arrive en début de saison parce qu’on va pouvoir construire là-dessus puis corriger ce qu’il y a à corriger pour les prochaines semaines », poursuit l’entraineur-chef.
Des blessures à deux piliers en attaque, Nicolas Rioux et Léo Richard en première demie n’ont pas aidé.
« Oui, ils sont des éléments importants de notre attaque, mais on a d’autres bons joueurs offensivement. Il faut que ces gars-là réussissent à prendre ce qu’on va leur donner quand ils ont des occasions de le faire. »
Unité défensive solide
Goulet a bien aimé la prestation de son unité défensive.
« On avait une grosse mission qui était de contenir leur quart-arrière. Je pense qu’on a très bien fait. Il n’a pas réussi à s’échapper comme il l’a fait dans les années passées et la semaine dernière, aussi. Notre front défensif a assurément joué un très bon match », analyse le coach.
L’un d’eux sur la ligne défensive est le vétéran de quatrième saison, Mathias Beaumont.
Mathias Beaumont (Photo Le Soir – René Alary)
« Jonquière, c’est une grosse équipe. Ça fait neuf ans quand même qu’on ne les a pas battus. On espérait l’avoir aujourd’hui, mais on a quand même vu des belles choses en défensive. On pensait plus ça allait être un match défensif. Finalement, ça a plus été le contraire. Je suis content quand même. Il y avait des gros joueurs de ligne de l’autre bord et j’ai été capable de bouger des gars. On est confiant pour le match à La Pocatière, la semaine prochaine, Match après match, ça va aller », explique-t-il.
Les Pionniers (1-1) seront les visiteurs face aux Gaulois, dimanche prochain.
Les Pionniers de Rimouski lancent leur saison 2026 à domicile, en ce samedi 5 septembre, en recevant les Gaillards de Jonquière au Complexe sportif Guillaume-Leblanc, dans la Ligue de football collégial division 3 du Québec.
Tout au long de la saison, vous pouvez suivre toutes les rencontres et suivre les activités des Pionniers football dans Le Soir.ca.
Après l’affrontement, René Alary vous proposera son résumé de l’action avec les commentaires de l’entraîneur-chef Louis-David Goule
Les Pionniers de Rimouski lancent leur saison 2026 à domicile, en ce samedi 5 septembre, en recevant les Gaillards de Jonquière au Complexe sportif Guillaume-Leblanc, dans la Ligue de football collégial division 3 du Québec.
Tout au long de la saison, vous pouvez suivre toutes les rencontres et suivre les activités des Pionniers football dans Le Soir.ca.
Après l’affrontement, René Alary vous proposera son résumé de l’action avec les commentaires de l’entraîneur-chef Louis-David Goulet.
Pour visionner l’affrontement en direct, cliquez sur le lien ci-haut.
Le député de Rimouski–La Matapédia, Maxime Blanchette-Joncas, se réjouit de l’octroi à Alstom du contrat pour le remplacement des trains de long parcours de VIA Rail, qui entraînera notamment d’importantes retombées à La Pocatière.
« Après avoir ignoré pendant des années le savoir-faire québécois pour le remplacement des trains de VIA Rail, Ottawa choisit finalement de miser sur l’expertise d’ici plutôt que de faire à nouveau fabriquer les trains aux États-Unis, comme nous le réclamions. C’es
Le député de Rimouski–La Matapédia, Maxime Blanchette-Joncas, se réjouit de l’octroi à Alstom du contrat pour le remplacement des trains de long parcours de VIA Rail, qui entraînera notamment d’importantes retombées à La Pocatière.
« Après avoir ignoré pendant des années le savoir-faire québécois pour le remplacement des trains de VIA Rail, Ottawa choisit finalement de miser sur l’expertise d’ici plutôt que de faire à nouveau fabriquer les trains aux États-Unis, comme nous le réclamions. C’est une très bonne nouvelle pour La Pocatière, le Bas-Saint-Laurent et toute la filière ferroviaire québécoise », affirme le représentant du Bloc québécois.
La fabrication des caisses des 313 nouvelles voitures sera réalisée à La Pocatière, où quelque 250 emplois seront liés au contrat.
Selon Alstom, la charge de travail prévue à l’usine devrait permettre d’y maintenir plus de 500 travailleurs jusqu’en 2035. La conception et l’ingénierie seront réalisées à Saint-Bruno-de-Montarville.
Ce choix tranche avec celui effectué en 2018, alors que les libéraux avaient choisi l’entreprise américaine Siemens plutôt que Bombardier Transport, fleuron québécois, pour le remplacement de la flotte de VIA Rail dans le corridor Québec–Windsor, dans le cadre d’un contrat de 989 M $.
Calendrier qui soulève des questions
Le député s’interroge toutefois sur le moment choisi pour cette annonce.
Il s’agit du plus important investissement de l’histoire de VIA Rail, annoncé une semaine après le déclenchement de la campagne électorale québécoise et dix jours après l’annonce de plus de 11 milliards de dollars au Chantier Davie, le plus important contrat de construction navale de l’histoire du Québec.
Un train de passagers de VIA Rail (Photo courtoisie)
« Nous sommes évidemment contents pour La Pocatière, Saint-Bruno-de-Montarville et les travailleurs du chantier maritime Davie. Mais il faut quand même regarder le calendrier. Une annonce historique quelques jours avant le déclenchement de la campagne, puis une autre en pleine campagne électorale québécoise. À nos yeux, ça ressemble à une ingérence fédérale bien malvenue dans le débat électoral québécois. Il s’agit d’un précédent dangereux pour la démocratie. »
« Le Québec ne demande pas de faveur. Il demande sa juste part. Nous avons ici les travailleurs, l’expertise et le savoir-faire pour réaliser de grands projets. Ottawa vient enfin de le reconnaître. Il faudra maintenant que ça devienne la règle, pas l’exception », conclut le député Blanchette-Joncas.
Le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) autorise des démarches exploratoires vers la réalisation d’un parc éolien sur le territoire de la ZEC Bas-Saint-Laurent, à commencer par un premier mât de mesure à vent installé dans la zone 2 de la zec, dans la MRC de La Mitis, secteur du Lac Mistigougèche.
Cette haute infrastructure détermine le meilleur endroit pour ériger une ou des éoliennes.
« Dans une zone comprimée entre le fleuve Saint-Laurent et le Nouveau-Brunswick, la
Le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) autorise des démarches exploratoires vers la réalisation d’un parc éolien sur le territoire de la ZEC Bas-Saint-Laurent, à commencer par un premier mât de mesure à vent installé dans la zone 2 de la zec, dans la MRC de La Mitis, secteur du Lac Mistigougèche.
Cette haute infrastructure détermine le meilleur endroit pour ériger une ou des éoliennes.
« Dans une zone comprimée entre le fleuve Saint-Laurent et le Nouveau-Brunswick, laissant peu d’espace pour les territoires publics accessibles et aux écosystèmes viables », selon une résolution d’opposition de la ZEC-BSL du 17 juin dernier.
Dans une lettre dite de « rétroaction du MRNF, da-tée du 24 août, dont nous avons obtenu copie, le ministère base son argumentaire sur : « … le processus de consultation complété et le por-trait des exigences légales et régle-mentaires applicables a été réalisé… ».
Le MRNF procédera à l’émission du droit foncier requis pour la réalisation des études nécessaires aux démarches exploratoiires ».
« Décision inacceptable »
« Une décision inacceptable du ministère », rétorquent les gestionnaires de la zec, d’autant, selon eux, que le MRNF se réfère au Plan régional de développement du territoire public – volet éolien (PRDTP-éolien).
« Ce plan daterait de 2007, avec des informations du début des années 2000 et il serait désuet au développement éolien actuel. Les éoliennes étaient beaucoup plus petites que les mégas éoliennes de 2026 qui prennent plus de place, avec des enjeux différents d’il y a 20 ans », tonne le président de la ZEC-BSL, Guillaume Ouellet.
Guillaume Ouellet (Photo Le Soir.ca- archives)
Et de soutenir ce dernier, la forêt publique comme celle de la zec s’industrialise avec la foresterie, des éoliennes en devenir et le développement de l’acériculture aux aux millions d’entailles, opérés par des privés sur des terres de la couronne.
Avec toutes les infrastructures requises, les habitats fauniques sont grugés au détriment de la protection de la nature, et de la mission des zecs de gestionnaires de chasse et de pêche et de plein air pour tous les Québécois
Génocide de la forêt
Guillaume Ouellet déplore qu’à la création des zecs en 1978, que rien n’a été fait pour leur donner un statut officiel de protection prioritaire.
« On n’en serait pas là avec les éoliennes. C’est comme les érablières, des acériculteurs sont là, mais qu’on cesse d’en ajouter. On assiste à un génocide de la forêt publique. D’ici 2034, l’industrialisation de la forêt, entre le fleuve Saint-Laurent et le Nouveau-Brunswick, va occuper 100 % du territoire ».
Après 75 ans de carrière, Jean Brisson quitte les ondes. À 95 ans, « l’animateur le plus pépé de Québec à Gaspé » a annoncé sa retraite, ce vendredi 4 septembre. Retour sur le parcours de l’une des figures médiatiques les plus marquantes dans l’histoire de l’Est-du-Québec.
Dans un reportage réalisé en 2021 dans le Journal Le Soir, Jean Brisson racontait qu’il n’a pas commencé sa carrière à Rimouski, mais plutôt à Matane.
Natif de Tadoussac, il avait 19 ans lorsqu’il a suivi une formation d
Après 75 ans de carrière, Jean Brisson quitte les ondes. À 95 ans, « l’animateur le plus pépé de Québec à Gaspé » a annoncé sa retraite, ce vendredi 4 septembre. Retour sur le parcours de l’une des figures médiatiques les plus marquantes dans l’histoire de l’Est-du-Québec.
Dans un reportage réalisé en 2021 dans le Journal Le Soir, Jean Brisson racontait qu’il n’a pas commencé sa carrière à Rimouski, mais plutôt à Matane.
Natif de Tadoussac, il avait 19 ans lorsqu’il a suivi une formation de cinq semaines à l’Université Laval, à Québec, après avoir vu une annonce dans le journal L’Action catholique. Une bourse de 75 $ obtenue du député de Baie-Comeau de l’époque lui avait permis de suivre cette formation.
À son retour, il a été embauché à CKBL Matane, qui venait d’ouvrir ses portes. Jean Brisson n’avait alors aucune expérience en radio. Il effectuait différentes tâches à la station, allant de la mise en ondes du chapelet le soir à celle de la messe le matin.
La télévision en était également à ses débuts. L’animateur regardait les premières émissions dans la vitrine du magasin Joseph-Antoine Santerre, à Matane.
Le hockey l’amène à Rimouski
Son arrivée à Rimouski découle en partie de sa passion pour le hockey. À l’époque, les matchs de hockey senior entre Matane et Rimouski attiraient beaucoup de spectateurs.
Jean Brisson fréquentait la cabine des médias, où il avait fait la connaissance de Bernard Langlois, qui travaillait aux sports à CJBR. Les deux hommes avaient pris l’habitude de discuter.
Jean Brisson et le grand Jean Béliveau, l’immortel numéro 4 des Canadiens de Montréal. (Photo courtoisie)« J’étais très nerveux, et très impressionné de rencontrer et d’interviewer Maurice Richard », relate Jean Brisson. (Photo courtoisie)
Bernard Langlois a finalement parlé de lui à la famille Brillant, propriétaire de CJBR. Jean Brisson a reçu un appel et s’est rendu à Rimouski. Il obtenait alors un poste à l’émission du matin.
« Personne ne voulait travailler le matin à la radio de Rimouski, alors c’est là que j’ai obtenu mon poste. On m’a donné carte blanche », racontait-il lors d’une entrevue accordée au Journal Le Soir.
Il animera par la suite Debout c’est l’heure pendant plus d’un quart de siècle.
Des expressions restées dans les mémoires
Jean Brisson a accompagné les matins de plusieurs générations d’auditeurs du Bas-Saint-Laurent.
Il a également popularisé quelques expressions qui lui sont encore associées aujourd’hui. « Vous écoutez l’animateur le plus pépé de Québec à Gaspé ! », en terminant aussi ses émissions avec son fameux « À demain, si Dieu le veut ».
Jean Brisson, Jean Grimaldi, Jean Lapointe et Jérôme Lemay lors d’un spectacle présenté au Centre civique de Rimouski. (Photo courtoisie)Jean Brisson s’improvise chanteur lors d’une émission à CJBR-TV, « Le Café de la Misaine », présentée le 18 janvier 1955. (Photo courtoisie)Jean Brisson, à gauche et Pat Timmons, à droite, entourent l’heureuse gagnante d’une promotion, dans les années ’60. (Photo courtoisie)
Quant à l’expression Debout c’est l’heure, elle venait de l’animateur et comédien Roger Lebel, qui travaillait à CHRC Québec.
Jean Brisson racontait avoir emprunté « À demain, si Dieu le veut » à l’abbé Fougères, qui utilisait cette phrase après la messe diffusée à CKBL Matane.
Un Père Noël populaire
La télévision s’est rapidement ajoutée à ses activités. Jean Brisson y a notamment incarné le Père Noël pendant plusieurs années. Il avait obtenu ce rôle un peu par hasard.
Guy Madore, qui jouait le personnage à la télévision de Rimouski, était tombé malade. Après le refus de Guy Ross de le remplacer, Jean Brisson avait proposé d’essayer.
Jean Brisson dans son rôle du père Noël, en 1956, entouré de notables de Rimouski et de nombreux enfants. (Photo courtoisie)Populaire le Père Noël Brisson? Une scène croquée dans les années 1960, dans les rues de Rimouski. (Photo courtoisie)
Le personnage a connu beaucoup de succès. Même plusieurs décennies plus tard, des gens continuaient de lui rappeler qu’il avait été leur Père Noël lorsqu’ils étaient enfants.
Jean Brisson reconnaissait d’ailleurs que ce personnage avait probablement été l’un des plus marquants de sa carrière.
La lutte Grand-Prix
Son parcours l’a aussi mené dans le monde de la lutte professionnelle.
Pat Poirier, promoteur de lutte à Rimouski, l’avait engagé pour présenter les lutteurs lors des galas tenus dans le vieux Colisée, sur les terrains de l’exposition agricole. Après le décès de Pat Poirier, Jean Brisson a continué les activités comme promoteur.
Au début des années 1970, il a participé à l’arrivée de la Lutte Grand-Prix à Télé 7, à Sherbrooke. Il est ensuite devenu présentateur des émissions, où il a notamment côtoyé Yvon Robert ainsi que Paul et Maurice Vachon.
Jean Brisson, à l’animation de la Lutte Grand-Prix, en compagnie du légendaire Édouard Carpentier. (Photo courtoisie)
Jean Brisson discute avec le célèbre lutteur Géant Ferré, aussi connu sous le non de André the Giant. (Photo courtoisie)
Son emploi du temps était particulièrement chargé. Après avoir animé Debout c’est l’heure à Rimouski, il devait régulièrement prendre la route vers Sherbrooke pour enregistrer deux émissions. Il avait trouvé une façon originale de dormir pendant le trajet.
Un homme de Trois-Pistoles qui possédait un corbillard venait le chercher à Rimouski.
« Je m’installais dedans en route pour Sherbrooke, pour dormir en chemin. Il venait me chercher à Rimouski après Debout c’est l’heure et on s’en allait en Estrie. Je n’arrêtais pas! J’animais aussi Soirée canadienne », se souvenait Jean Brisson.
Une entrevue avec Charles de Gaulle
Parmi les nombreuses entrevues réalisées au cours de sa carrière, celle avec le général Charles de Gaulle, en 1967, demeure l’une de celles qui l’ont le plus marqué.
Jean Brisson était arrivé à la station vers 5 h 30 lorsqu’il avait appris que le croiseur Le Colbert, qui transportait le général français, venait d’entrer dans les eaux canadiennes. Grâce à ses contacts à la station maritime de Pointe-au-Père, il avait réussi à être mis en communication avec le navire.
Jean Brisson, ci-dessus à Europe 1 à Paris, où il a animé, pendant deux ans, un concours permettant aux gagnants de venir participer au Festival d’automne de Rimouski. Il est accompagné de Claude Agnelli, directeur des émissions d’Europe 1, et de représentants d’Air Canada. (Photo courtoisie)Jean Brisson et le rockeur français Johnny Hallyday (Photo courtoisie)
Il avait ainsi pu interviewer Charles de Gaulle durant son passage sur le Saint-Laurent. Jean Brisson avait utilisé le même système pour parler à d’autres personnalités, dont Charles Aznavour.
L’animateur disait avoir toujours préféré la spontanéité à la préparation.
« J’aimais ça, je me débrouillais et j’avais carte blanche. Je m’apercevais bien aussi que les gens aimaient mon style. Je ne me suis jamais préparé. J’ai toujours privilégié la spontanéité, car il y avait toujours des choses intéressantes à dire », expliquait-il.
De la radio à l’Agence spatiale canadienne
Après ses années à la radio et à la télévision rimouskoises, Jean Brisson a poursuivi sa carrière dans plusieurs autres domaines.
Il a notamment travaillé en politique dans l’entourage de l’ancien premier ministre Brian Mulroney, avant d’occuper pendant une dizaine d’années le poste de coordonnateur des projets spéciaux à l’Agence spatiale canadienne.
Pierre Nadeau, Jean Brisson et Bernard Derome, réunis en 2009. (Photo Le Soir.ca- archives)
Luc Lavoie, avec l’animateur Jean Brisson et le maire de Rimouski, Guy Caron (Photo courtoisie)
Jean Brisson a aussi travaillé dans le domaine des communications, notamment à l’Agence canadienne de développement international, en plus d’avoir été propriétaire hôtelier et propriétaire d’immeubles à logements.
La radio est toutefois demeurée présente dans sa vie. À 90 ans, Jean Brisson a pris le micro pour animer pendant cinq ans, chaque semaine, son émission hebdomadaire du samedi matin au FM 93 Rimouski.
Merci aux auditeurs
Dans son message annonçant sa retraite, Jean Brisson a tenu à remercier les auditeurs qui l’ont accompagné au cours des cinq dernières années.
« À vous tous, précieux et merveilleux auditeurs et auditrices, qui m’avez suivi pendant ces cinq dernières années, je vous jure que c’est la première fois que je manque de mots pour vous exprimer ma gratitude. Si j’ai appris une chose de cette aventure, c’est que la reconnaissance est une force qui nous unit tous », a-t-il écrit sur sa page Facebook.
À 95 ans, il compte maintenant consacrer davantage de temps à ses proches. Il ne prévoit toutefois pas rester complètement inactif.
Jean Brisson (photo courtoisie)
« Comme je ne peux rester sans rien faire, je vous annonce que j’ai déjà commencé une nouvelle carrière : Le farniente. Je suis persuadé que vous reviendrez souvent habiter mes plus beaux rêves. Merci, merci, mille fois merci! »
Un repas de semaine? Pas du tout, si simple mais tellement délicieux, il plaît aux enfants autant qu’aux invités. Les termes « steak » et « bifteck » désignent surtout, et d’une manière générale, une tranche de viande rouge à griller, pas une partie précise de la viande.
Peu importe, si elle est bien apprêtée, elle est délicieuse!
La côte de bœuf (souvent grillée, mais aussi rôtie au four)
L’entrecôte (une entrecôte est une côte de bœuf désossée)
Le faux-filet
Le rumsteck
Un repas de semaine? Pas du tout, si simple mais tellement délicieux, il plaît aux enfants autant qu’aux invités. Les termes « steak » et « bifteck » désignent surtout, et d’une manière générale, une tranche de viande rouge à griller, pas une partie précise de la viande.
Peu importe, si elle est bien apprêtée, elle est délicieuse!
La côte de bœuf (souvent grillée, mais aussi rôtieaufour)
L’entrecôte (une entrecôte est une côte de bœuf désossée)
Le faux-filet
Le rumsteck
Le filet de bœuf
Le tournedos (une tranche épaisse de filet de bœuf)
Le chateaubriand (une tranche de filet de bœuf, encore plus épaisse que le tournedos)
L’onglet (contrairement à une idée reçue ce n’est pas le diaphragme du bœuf mais une tranche de muscle qui parcourt le diaphragme)
La bavette (cuisinée souvent à l’échalote)
On distingue, pour la cuisson, les stades Bleu (B), Saignant (Sgn), À point (Ap), Bien cuit (Bc).
Ingrédients
3 c. à table de jus de citron
1/2 c. à thé de thym séché
1 oignon jaune, haché
2 poivrons, hachés
1 botte d’asperges
Sel, au goût
Poivre, au goût
1 1/2 c. à table d’huile (olive ma préférée)
2 biftecks de faux-filet (environ 1 1/2 pouces d’épaisseur)
3 c. à table d’assaisonnement à Épices pour bifteck de Montréal
Préparation
Dans un grand bol, combiner le jus de citron, le thym, l’oignon, les poivrons et les asperges. Ajouter du sel et du poivre et laisser mariner pendant 15 minutes.
Pendant que les légumes sont en train de mariner, préchauffer le gril (muni d’un plateau de cuisson en acier inoxydable) à environ 400 °F (200 °C).
Ajouter l’assaisonnement Épices pour bifteck de Montréal Club House La Grille à la viande. Nettoyer et huiler légèrement la grille chaude à l’aide d’un pinceau en silicone.
Ajouter les légumes marinés sur le plateau de cuisson et cuire la viande (en la retournant une fois) pendant environ 10 minutes. Transférer le tout sur une planche à découper, couvrir de papier d’aluminium et laisser reposer pendant 10 minutes avant de couper la viande en tranches fines, dans le sens contraire des fibres.
Poursuivre la cuisson des légumes pendant que la viande est au repos jusqu’à ce qu’ils soient tendres et qu’ils commencent à griller.
Pour des conseils dans l’achat de votre BBQ, consultez un spécialiste chez Marcel Dionne et Fils, au 905 rue de Lausanne à Rimouski.