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Vue normale

Le régime alimentaire omnivore est-il en voie de disparition?

16 août 2026 à 20:55

Selon une récente étude de l’Université Dalhousie, d’Halifax, la proportion des Canadiens qui se décrivent comme omnivores, c’est-à-dire qui ne suivent aucune restriction alimentaire particulière, a diminué en 18 mois.

Elle est passée de 68% à l’automne 2024 à 55% au printemps 2026.

Les consommateurs mangent moins de viande pour plusieurs raisons.

La principale: «Les prix ont beaucoup augmenté», dit à InfoBref Sylvain Charlebois, directeur scientifique au Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie.

Il s’attend à ce que la tendance à réduire la consommation de viande se poursuive au cours des prochaines années.


Hausse spectaculaire des prix

Depuis 5 ans, selon Statistique Canada, le prix du bœuf a augmenté d’environ:

• 50% pour la viande hachée
• 90% pour le steak

Cette hausse s’explique par des facteurs:

• logistiques (fermeture d’abattoirs)
• géopolitiques (guerre en Ukraine)
• environnementaux (sécheresse)

Adaptation des consommateurs

Selon Sylvain Charlebois, «le prix élevé de la viande pousse beaucoup de consommateurs à se tourner vers des choix plus économiques, comme les protéines végétales».

Il souligne que l’alimentation végétale est souvent aussi motivée par des raisons:

• de santé
• de protection de l’environnement
• de bien-être animal

Éliminer totalement la consommation de viande et de poisson n’est généralement pas l’option privilégiée par les consommateurs.

Seule une part limitée et relativement stable de la population suit un régime végétarien ou végétalien strict.

«Les gens veulent généralement rester flexibles», note l’expert. 

«La plupart optent donc pour une diète flexitarienne et continuent de manger de la viande à l’occasion, par exemple seulement la fin de semaine.»


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Quelles protéines de remplacement?

Les produits d’imitation vendus en épicerie, comme les viandes végétales des marques Beyond Meat ou Impossible Foods, sont moins populaires depuis quelque temps, observe Sylvain Charlebois.

«On remarque un regain d’intérêt pour les protéines végétales non transformées, comme les légumineuses.»

Les produits en conserve, comme le saumon et les sardines, moins chers que les poissons frais, ont aussi gagné en popularité.

Tendance à long terme

Sylvain Charlebois s’attend à ce que la proportion d’omnivores poursuive sa diminution au cours 10 prochaines années.

«Les consommateurs vont continuer à s’éloigner des habitudes strictement omnivores pour adopter des alimentations plus variées et flexibles, comme le flexitarisme.»

D’autres types de diète, comme les régimes paléo, ont légèrement gagné en popularité au cours des derniers mois, et cette tendance aussi pourrait se poursuivre, croit l’expert.

[L'article Le régime alimentaire omnivore est-il en voie de disparition? a d'abord été publié dans InfoBref.]

Le gouvernement étend son projet pilote de soutien à domicile 

5 août 2026 à 20:23

Neuf régions du Québec pourront, progressivement à compter de cet automne, bénéficier du Programme d’exonération financière pour les services d’aide à domicile. 

Ce programme permet aux aînés, personnes en perte d’autonomie et proches aidants d’obtenir des services d’aide à domicile à un tarif réduit.  

Les entreprises d’économie sociale qui les fournissent reçoivent du gouvernement un tarif de base de 34,30 $ l’heure.

Sonia Bélanger, ministre de la santé, a précisé hier que 45 entreprises d’économie sociale s’ajouteront aux 3 qui participent déjà au projet.

[L'article Le gouvernement étend son projet pilote de soutien à domicile  a d'abord été publié dans InfoBref.]

Santé Canada autorise Moderna à tester un vaccin contre la maladie Ebola

4 août 2026 à 20:20

L’entreprise de biotechnologies américaine Moderna va entamer un essai clinique de phase I pour évaluer son vaccin contre la souche du virus à l’origine de l’éclosion qui a fait, depuis mi-mai, plus de 1000 morts en République démocratique du Congo. 

  • Il n’existe pour l’instant aucun vaccin ni traitement contre cette souche.

La phase I d’un essai vise à évaluer: 

  • l’innocuité du vaccin
  • d’éventuels effets secondaires

Moderna devra ensuite mener d’autres essais avant de soumettre son vaccin à Santé Canada en vue d’une homologation.

[L'article Santé Canada autorise Moderna à tester un vaccin contre la maladie Ebola a d'abord été publié dans InfoBref.]

La plus récente éclosion de rougeole au Québec est terminée

3 août 2026 à 20:41

28 cas de rougeole ont été déclarés au Québec depuis le début de l’été.

Le dernier cas a été signalé le 1er juillet. 

Or, le ministère de la santé considère qu’une éclosion est terminée lorsque 32 jours se sont écoulés depuis le dernier cas.

Dans l’ensemble du Canada, plus de 1100 cas ont été déclarés depuis janvier. 

Marie-Pier Burelle, porte-parole de l’Agence de la santé publique du Canada, a indiqué à InfoBref que le pays avait récemment connu «sa plus importante éclosion de rougeole depuis plusieurs décennies», mais que seule «une transmission limitée» persiste désormais.


Fin 2024, le Canada a vu une importante recrudescence de la rougeole à la suite de l’importation du virus au pays. 

  • L’éclosion qui s’est alors déclenchée a été la plus importante au pays depuis plusieurs décennies.  

«La transmission a atteint un sommet au printemps 2025, raconte Marie-Pier Burelle. Elle a touché principalement des personnes non vaccinées ou insuffisamment vaccinées.» 

Le Canada a perdu en novembre 2025 son statut de pays ayant éliminé la rougeole, statut qu’il détenait depuis presque 30 ans.  


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«Les efforts soutenus de santé publique [des provinces, du fédéral et des municipalités] ont depuis permis de réduire considérablement le nombre de cas.»

Parmi les moyens déployés, Marie-Pier Burelle cite: 

  • la sensibilisation aux maladies évitables par la vaccination
  • la lutte contre la désinformation en matière de santé

Alors que le nombre de cas de rougeole atteint un sommet aux États-Unis, Marie-Pier Burelle reconnait que «le risque d’importation de cas au Canada par l’entremise des voyages internationaux demeure, particulièrement pendant les périodes de déplacements accrus [comme la saison estivale]».

  • Les voyageurs non vaccinés contre la rougeole risquent de la contracter à l’étranger, explique-t-elle, et ils peuvent introduire la maladie au Canada.

[L'article La plus récente éclosion de rougeole au Québec est terminée a d'abord été publié dans InfoBref.]

Une ancienne ministre devra verser 60 000 $ à un groupe anti-avortement 

2 août 2026 à 21:13

Caroline Proulx, ancienne ministre du tourisme, avait demandé en 2023 au Centre des congrès de Québec d’annuler la tenue d’un événement anti-avortement.

Harvest Ministries International, l’organisation chrétienne britanno-colombienne qui souhaitait organiser l’événement, avait poursuivi la ministre et le gouvernement.

  • Le groupe soutenait que la décision de la ministre était abusive et discriminatoire.

La Cour supérieure a jugé que la ministre avait outrepassé ses pouvoirs et engagé sa responsabilité personnelle. 

  • Caroline Proulx devra s’acquitter seule des 60 000 $. 

[L'article Une ancienne ministre devra verser 60 000 $ à un groupe anti-avortement  a d'abord été publié dans InfoBref.]

Interdire les réseaux sociaux aux jeunes, est-ce vraiment une bonne idée? 

29 juillet 2026 à 21:05

Les effets des réseaux sociaux sur les jeunes sont préoccupants et de plus en plus de pays adoptent des lois pour en restreindre l’accès aux mineurs.

Cette stratégie comporte toutefois plusieurs lacunes.

Ces lois sont difficiles à appliquer et elles peuvent avoir des effets imprévus sur les jeunes.  


Les dangers que posent les réseaux sociaux pour les jeunes sont bien connus. 

Une étude réalisée l’an dernier a révélé que les enfants qui y sont actifs sont deux fois plus susceptibles que les autres de présenter des symptômes de dépression ou d’anxiété. 

En réaction à ces préoccupations grandissantes, des pays ont décidé d’agir. 

L’Australie a été, en décembre 2025, le premier pays à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans.  

La loi australienne exige maintenant des entreprises qu’elles prennent des mesures raisonnables pour empêcher les jeunes d’utiliser leur plateforme.

La France a adopté en juillet une proposition de loi pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. 

Cette mesure s’appliquera dès septembre pour les nouveaux comptes. 

Les comptes existants devront être fermés d’ici janvier prochain.


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Difficile à mettre en place

L’application de ces lois est toutefois plus compliquée qu’il n’y parait, selon un rapport sur les effets de la nouvelle réglementation australienne.  

Les auteurs ont constaté que 7 parents sur 10 affirmaient que leur enfant avait toujours un compte sur Facebook, Instagram, Snapchat ou TikTok. 

  • Dans 67% des cas, les jeunes avaient conservé l’accès à l’application parce que l’entreprise n’avait pas encore vérifié leur âge.

Un rapport de l’organisme britannique Internet Matters montre que les méthodes utilisées pour vérifier l’âge, comme la reconnaissance faciale, la vérification par une organisation indépendante ou la demande d’une pièce d’identité officielle, sont loin d’être infaillibles. 

Près de la moitié des enfants britanniques interrogés pour le rapport considéraient qu’il était facile de contourner ces méthodes de vérification.

Les jeunes étaient particulièrement imaginatifs. 

  • Une mère a raconté avoir surpris son fils qui se dessinait une moustache avec un crayon à maquillage pour tromper, avec succès, une application.

Des effets pervers

Par ailleurs, ces lois peuvent avoir des conséquences imprévues.

D’abord, la vérification de l’âge implique dans certains cas une collecte de données sur les mineurs, une mine d’informations personnelles attirante pour les cybercriminels. 

De plus, l’interdiction pure et dure des réseaux sociaux peut placer les jeunes dans des situations difficiles, selon Andrée-Anne Légaré, professeure au Service sur les dépendances de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke. 

Un enfant victime de cyberintimidation ou témoin d’une vidéo traumatisante pourrait, explique-t-elle, hésiter à en parler à un parent ou un adulte parce qu’il craint de se faire réprimander.


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Utilité des réseaux sociaux

Mais surtout, les réseaux sociaux ne sont pas qu’un endroit pour se divertir. 

C’est aussi un espace pour socialiser, apprendre et trouver de l’information, souligne Claudia Del Pozo dans un article publié sur le site du magazine Wired. 

La vie numérique constitue une extension de la vraie vie, mentionne-t-elle. 

Autres moyens d’action

La solution ne serait donc pas, selon elle, d’interdire les réseaux sociaux, mais plutôt de s’assurer que ces plateformes sont sécuritaires. 

Elle cite l’exemple du Brésil qui demande aux entreprises: 

  • d’incorporer des contrôles parentaux accessibles; 
  • de réduire les caractéristiques addictives; 
  • d’être plus transparentes sur le fonctionnement de leurs algorithmes.

Aussi, l’éducation a un rôle à jouer puisqu’il est important de développer la littératie numérique des jeunes dans les écoles, insiste Claudia Del Pozo.

[L'article Interdire les réseaux sociaux aux jeunes, est-ce vraiment une bonne idée?  a d'abord été publié dans InfoBref.]

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  • Être patient, un job à mi-temps [en]
    [en] Ma vie commence à ressembler à un sketch médico-dystopique. Deux angles pour raconter: Quand on veut rendre les administrations plus efficaces, à un moment donné on finit par outsourcer une partie du travail qu’elles seraient supposées faire à ceux qu’elles sont censées servir (sans leur dire bien entendu, et sans les payer). Vient un moment où prendre soin “correctement” (à définir et discuter) de sa santé finit par avoir un impact négatif sur celle-ci (“faire plus” de quelque chos
     

Être patient, un job à mi-temps [en]

10 juillet 2026 à 12:51
[en]

Ma vie commence à ressembler à un sketch médico-dystopique. Deux angles pour raconter:

  1. Quand on veut rendre les administrations plus efficaces, à un moment donné on finit par outsourcer une partie du travail qu’elles seraient supposées faire à ceux qu’elles sont censées servir (sans leur dire bien entendu, et sans les payer).
  2. Vient un moment où prendre soin “correctement” (à définir et discuter) de sa santé finit par avoir un impact négatif sur celle-ci (“faire plus” de quelque chose qui est “bon” peut à un moment devenir “pas bon”).

Vis ma vie de patiente, quelques éclairages.

J’ai eu un accident. Ça implique des assurances. C’est bien qu’il y ait des assurances: ça veut dire que je ne perds pas mon job, ça veut dire que je continue à recevoir un salaire, ça veut dire que mes frais médicaux sont payés, ça veut dire que si j’ai des séquelles durables qui résultent en un manque à gagner, il y a un filet de sécurité.

Les assurances ont besoin de rapports médicaux. Elles les demandent aux médecins. Les médecins sont noyés sous toujours plus de paperasse, eux qui ont fait des études probablement pour soigner de gens plutôt que faire de l’administratif.

Je me retrouve au milieu d’un bal comprenant la SUVA, l’AI, le médecin-conseil de l’assurance de mon employeur, mon case manager, mes médecins, les secrétaires, réceptionnistes, et interlocuteurs divers et variés, à passer des heures au téléphone (étalé sur des mois, parce que non, si c’était juste l’affaire de perdre une après-midi ce serait pas drôle) pour tenter de comprendre pourquoi d’un côté on me dit qu’on attend un rapport depuis six mois malgré moult relances, de l’autre que les rapports ont été envoyés et réenvoyés, et que les choses seront faites sans faute et qu’on me tiendra au courant (scoop: c’est rare que ça suive – pas pour jeter la pierre aux individus concernés, c’est un problème systémique, quand on surcharge les gens et qu’on crée des systèmes où chacun est supposé s’occuper de son petit rouage et plus personne n’a la responsabilité réelle de l’ensemble, ça fait des trous).

Ensuite, ça se transforme en courriers administrativement polis mais inquiétants quand même (“si on n’a pas le rapport, on va devoir arrêter l’instruction”) ou en conséquences peu alléchantes (“si on n’a pas de rapport, va falloir venir à Berne pour être évaluée là-bas”). Tout le monde est très gentil et compréhensif mais à un moment donné faut quand même faire son job et il y a des procédures à suivre.

Et quand on pense que le bal des rapports est terminé et que tout est en ordre, ça repart pour un tour, pour plus de fun.

Ensuite, rien à voir avec l’accident de ski, je mets le pied dans un tas de briques de verre. J’essaie de limiter un peu ma “consommation” médicale, parce que je n’en peux plus de voir la moitié de ma semaine disparaître dans les rendez-vous médicaux et paramédicaux (et l’administratif qui les accompagne inévitablement). Donc dans l’immédiat, appel à la centrale des médecins, décision commune que c’est pas très utile que j’aille passer 3h à attendre à la permanence pour me faire entendre que j’ai tout fait juste et “wait and see”. Fière de moi.

Avance rapide, quelques semaines plus tard: quelques douleurs intermittentes suspectes font soupçonner qu’il reste un fragment de verre. Une radio le confirme. Bon, on va faire ôter ça, n’est-ce pas?

Evidemment, la copie du rapport et des radios que j’avais expressément demandée et pour laquelle j’avais donné mon adresse e-mail n’arrive pas, dix jours plus tard. J’appelle. On me renvoie ça. J’attends. Ça n’arrive pas. Je rappelle. Ah, mon adresse e-mail a été mal notée. Bon, on me renvoie ça, cette fois ça arrive. Je raccroche, je suis contente. J’ouvre le mail: juste le rapport, pas les radios. Je rappelle: ah, ok, on va m’envoyer ça. J’attends. J’attends… ah, voilà un mail sécurisé. Je clique pour ouvrir. Je mets mon numéro pour recevoir le SMS avec le code. OK, je rouvre, je rentre le code. Ah, maintenant on va m’envoyer un mail avec un mot de passe. Qu’à cela ne tienne. J’attends, je copie le mot de passe, je rouvre, je rentre le mot de passe… page grise, rien. Bon, je refais toute la manip deux fois histoire d’être sûr que c’est pas “moi” le problème. Je rappelle. On pourrait pas juste m’envoyer les images par mail normal? Ah non, c’est pas possible. On peut m’envoyer un CD. (C’est cool, j’ai plus de quoi lire un CD, et le médecin qui me voit demain aimerait bien voir les radios avant mon pied en chair et en os.) Ah oui, c’est possible d’envoyer directement au médecin. Merci. J’écris quand même au secrétariat du médecin pour qu’ils me confirment qu’ils ont bien reçu les fameuses radios.

Bon, alors, ce morceau de verre, on fait quoi? On le sort du pied, on le laisse? Mon père m’a gentiment proposé de s’en occupé lui-même. Quand j’étais petite, je me souviens, je m’étais enfilé dans le gros orteil une aiguille cassée qui s’était méchamment installée sans qu’on la voie. Si mes souvenirs sont bons j’avais fait une semaine de camp d’été avec l’aiguille dans le pied, sans qu’on sache. A mon retour, ça faisait vraiment mal, ça s’infectait. Mon père s’était improvisé chirurgien et à force d’aller grailler dedans il avait fini par extraire l’aiguille, triomphalement. On n’en revenait pas de la taille de ce machin invisible qui m’avait pourri mon camp. Bon, tout ça pour dire qu’il m’a gentiment proposé de s’occuper de ma brique de verre. J’ai poliment décliné.

Deux options selon le spécialiste du pied: attendre que ça sorte tout seul, ou l’aider à sortir. Je prends l’option aider. Je veux être libérée de ce truc qui vient inopinément se rappeler à mon bon souvenir alors que j’essaie juste de vivre ma vie. J’ai pas mal sauf quand ça fait mal, et ça finit par me tendre. Si le verre était dans son pied, il prendrait l’option scalpel, ça me conforte dans mon envie de faire de même. C’est pas une anesthésie locale, c’est une “vraie chirurgie” avec un anesthésiste et tout, parce que dix injections d’anesthésie locale dans la plante du pied, ça fait mal mal mal. Ça me semble un bon plan, tant qu’on évite de me mettre sous propofol, vu mes mésaventures post-accident avec en décembre.

Bon, ça veut quand même dire une journée entière “off” pour l’intervention, 2-3 jours en béquilles (ça j’imaginais bien), deux semaines en chaussure spéciale et pied lever avec déplacement minimaux… gloups. Mais bon, faut ce qu’il faut.

Direction secrétariat pour organiser ça. Plus ça avance, plus je pâlis. Rendez-vous préop (OK), auquel s’ajoute le rendez-vous avec l’anesthésiste. J’ai quand même plein de petites histoires de santé (vous savez, l’opération cardiaque à six ans, le méthylphénidate, les histoires post-commotion qui font que j’aimerais éviter le propofol, un peu d’asthme). Faut faire une prise de sang, aussi – ah non j’en ai une récente, ça va aller. Et un électrocardiogramme.

L’offre de mon père commence à sembler attirante.

L’option “attendre” aussi.

Et la formule “dix injections dans le pied, mais pas d’anesthésiste et juste deux-trois heures au lieu d’une journée entière”.

Jeudi j’avais mon groupe d’ergothérapie. Le groupe “énergie”. Sujet de la séance: simplifier ou adapter certaines activités pour qu’elles nous prennent moins d’énergie. On a parlé de trucs comme faire la cuisine, etc. Chez moi, ce qui me bouffe de l’énergie: l’organisation, la planification, les rendez-vous médicaux.

Et donc ça me trotte dans la tête: comment faire en sorte que la gestion de ma santé me prenne moins d’énergie.

Sérieux, je sais que c’est un truisme, mais si je ne croulais pas sous tous ces rendez-vous médicaux et l’admin qui les accompagne, je pourrais bosser à 80% dès maintenant.

D’un côté:

  • un rendez-vous pré-op
  • un rendez-vous avec l’anesthésiste
  • aller voir ma généraliste pour faire un electrocardiogramme
  • une journée entière à l’hôpital pour l’intervention
  • un bloc qui d’après mon expérience précédente marche pas top chez moi
  • trois jours en béquilles
  • deux semaines limitée dans mes déplacements
  • retour chez le médecin pour ôter les fils

Et de l’autre:

  • attendre, et avoir mal (ou: aller voir papa).

Bon, je me renseigne quand même pour la version “anesthésie locale”. Quitte à morfler, autant que ça dure moins longtemps.

Quelqu’un a de l’expérience avec les injections d’anesthésiant local sous le pied?

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  • Où est le “case manager” du patient? [en]
    [en] Encore un truc que j’ai mis sur Facebook qui “devrait être un billet de blog”. Une idée qui me passait par la tête. Sur Facebook, pas besoin de titre, on pense à haute voix, on laisse des fautes, c’est pas grave. Ici, je polis un peu plus. Ce qui manque à notre système de santé quand on tombe malade ou qu’on a un accident qui réduit sa capacité à défendre ses intérêts en tant que patient: une personne-ressource, genre un “case manager au service du patient”, qui prend en charge de:
     

Où est le “case manager” du patient? [en]

25 janvier 2026 à 09:13
[en]

Encore un truc que j’ai mis sur Facebook qui “devrait être un billet de blog”. Une idée qui me passait par la tête. Sur Facebook, pas besoin de titre, on pense à haute voix, on laisse des fautes, c’est pas grave. Ici, je polis un peu plus.

Ce qui manque à notre système de santé quand on tombe malade ou qu’on a un accident qui réduit sa capacité à défendre ses intérêts en tant que patient: une personne-ressource, genre un “case manager au service du patient”, qui prend en charge de:

  • trouver les spécialistes (médicaux) ou ressources (aide au ménage, paramédical) qu’il faut – orienter pour éviter l’errance médicale ou les retards de prise en charge
  • gérer l’administratif: ordonnances, certificats médicaux, rapports avec les assurances, agender les rendez-vous médicaux et tout le reste – toute la bureaucratie supplémentaire qui tombe sur le patient
  • avoir une vue d’ensemble des symptômes, diagnostics, examens, traitements, – bien connaître le dossier médical
  • possiblement d’autres trucs auxquels je ne pense pas juste là.

Pour les personnes en couple c’est souvent “l’autre” qui joue ce rôle, pour les enfants, c’est les parents. Quand on est seul… la réalité est qu’on a souvent une moins bonne prise en charge.

Evidemment, le noeud de l’affaire c’est “qui paierait”, j’en ai bien conscience. C’est pas gratuit. C’est un “rôle” qui demande des compétences, mais qui manque vraiment dans la prise en charge, d’autant plus dans un système socio-médical qui est de plus en plus sous pression et bureaucratique (et faillible, sur le plan administratif).

J’en ai clairement ressenti le besoin avec mon accident (mais j’ai d’autres situations dans mon entourage qui le montrent également, à mon sens). Juste après mon accident, j’ai du déployer beaucoup d’énergie et de ressources (heureusement j’ai beaucoup de ressources, je suis bien entourée, j’ai du réseau) pour premièrement obtenir le soutien dont j’avais besoin dans l’immédiate (aide pour la toilette, les repas, le ménage, gérer l’administratif accident-médical du moment), et deuxièmement réussir à obtenir la bonne prise en charge pour ma commotion. Ça a rajouté énormément de stress et de fatigue supplémentaire alors que j’étais déjà fragilisée.

Maintenant également, lors de ma rechute de ce début d’année: alors que j’ai besoin de repos, je dois gérer de la paperasse, des rendez-vous, de la communication d’informations avec les diverses parties prenantes qui se sont multipliées durant cette dernière année. L’augmentation de charge mentale quand on a un syndrome post-commotionnel est justement ce qu’on cherche à éviter. Et même quand on est dans une autre situation médicale, ça va jamais faire de mal de la réduire.

Si vous avez des idées géniales, des mécènes ou des sponsors potentiels sous le coude, ou si ce genre de chose existe déjà sous une forme ou une autre qui mériterait d’être développée, annoncez-vous à la réception!

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