Suis sceptique face aux politiques que je regarde agir depuis enfant.
Feu ma mère était éditrice, journaliste reporter et militante féministe.
Triste, mais à un moment de sa vie, elle a eu la fâcheuse idée de passer à droite et de ployer, de dépendre de, de quémander, d’attendre en tendant les mains comme une mendiante, de supplier les différents partis politiques (selon les élections) pour obtenir des subventions.
Je les regarde donc ces poliTichinels, ces pantins d’urne, ces conteurs-menteurs aux sourires forcés, ces gens de parlements et de salons de thé, je les checke aller et venir, nous conduire dans leurs ruelles, grandes routes, nids de poule, impasses et bang! faire des u-turn et des face-à-face de mandat en mandat.
Qui n’a pas fait sa job de planifier l’entretien d’édifices, de réfléchir, de concevoir, de mettre en place des programmes efficaces plaçant l’humain devant, en avant, vivant porteur de vie, plutôt que de faire briller la Une, d’astiquer leurs urnes, d’écrire des discours épatants et vides pour appâter les endormis gazouillant, gazés par les belles promesses? Vous savez, ceux que les candidats ou élus nomment et interpellent ainsi : « Citoyens, citoyennes… »
Qui travaille en coulisses à mettre l’accent sur les prochains votes à séduire en jasant de leurs jaquettes de livres pour se faire réélire?
Voulez-vous bien me dire, qui fait tout ça depuis 50 ans, dites-moi, s’il vous prie.
Naon, pas besoin, inutile, j’ai d’ores et déjà compilé les données et gardé les infos : tous les partis politiques l’ont fait et le feront.
Constat : La politique n’était pas la solution, ni fédérale, ni provinciale, ni municipale, tous ont échoué.
Faits
La CAQ préfère nous faire payer sept millions pour un match de hockey, oui! Payer, offrir gracieusement sept de NOS millions à une équipe multimillionnaire. C’est un outrage que je n’ai pas oublié, il me semble que c’est là que j’ai perdu la dernière miette de foi en nos lois et droits.
La CAQ a préféré autre chose et continue de le faire : couper dans les programmes de francisation, couper, couper dans tous les petits organismes, dans tous les départements de soutien aux pédagogues, aux aînés, aux itinérants, etc., et donner outrageusement encore d’autres de NOS millions de dollars en subvention à des entreprises, des grosses corpos polluantes et stériles qui auront fait et feront encore faillite en gardant les gros chèques qui auraient pu servir à notre société, à nos humains vivant dedans.
Nan! n’ai aucune confiance en ce parti, pas plus qu’aux autres, car ça fait quand même des décennies que je suis aRtiviste (artiste plurielle militante par l’art sous toutes ses formes) et qu’aucun parti – en cinq décennies – 50 ans! n’a mis en place des programmes, n’a eu l’audace de faire des plans de match, qui se soient avérés efficaces et vivaces.
Aucun parti en 50 ans n’a eu l’intelligence d’avoir une vision à long terme, de planifier l’entretien des infrastructures. Nos écoles, nos hôpitaux, nos routes sont en décrépitude, on est au Québec bazzwell!
Comment oser rêver d’un bleu pays, alors qu’on envoie nos enfants et nos aînés – apprendre, étudier, panser, penser, mourir – dans des édifices (écoles, CHSLD, hôpitaux) remplis de champignons, dont les toits coulent, dont les murs tombent brique par brique, pendant que toutes les structures et tous les rouages de notre distincte et unique société crient au secours.
C’est drôle, mais j’entends l’écho d’une vieille réponse datant d’un mandat d’il y a sept élections (7 élections x 4 ans de mandat) : « Ce n’est pas mon parti, je le jure, c’est lui, l’autre d’avant. »
Ogres gourmands! Égotistes élevés sur vos piédestaux, c’est altruistes, visionnaires intuitifs et organisés qu’il aurait fallu être et le rester.
Les politiciens font beaucoup moins de bien que de promesses. Et ici, inutile de parler de miracle en ce qui les concerne, d’autres pays n’en ont pas eu besoin pour agir.
Parents, pédagogues-intervenants sociaux :
– Étudier affecte le comportement des enfants en classe et dans la vie de tous les jours, et nous devons pouvoir compter sur nos générations futures, elles doivent être outillées convenablement, éduquées, avoir l’occasion d’agir avec instinct, flair, émerveillement, joie, fougue.
– Les générations d’enfants qu’on a drogués et qu’on continue de gaver au Ritalin sont en danger. Les effets secondaires de cette drogue puissante sont terribles sur le cerveau et sur tous les organes. Kurt Cobain en est un exemple : se sevrer de cette drogue lui donnait des maux de ventre terribles, il a commencé à fumer l’herbe pour se soulager, puis l’héro… qui, on connaît la suite, n’aura pas aidé du tout à éviter la fatalité.
– Les générations d’enfants qui ne jouent plus à cache-cache dans les forêts ou les ruelles en riant, ni à la marelle, ni au ballon, ne s’émerveillent plus à courir, à danser, à rire sous la pluie, la neige, le soleil et les beaux grands vents, sont elles aussi en danger.
Eh oui, ces écrans que leurs parents mettent dans les petites menottes dès la poussette – pour avoir la paix et surfer en paix en ligne, sur le wonderFOOL www – . Tsss..
Que voulez-vous, comme disait l’autre : un peu de froid ou de foi?