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Reçu — 13 avril 2026 Journal le Mouton Noir
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  • Réflexion sur La justice face aux incrédules
    Carlos Barra est un cœur qui parle. Depuis 2018, Monsieur Barra s’active à rassembler ses milliers de poèmes en solitaire, mais accompagné par tous les souvenirs des personnes qui ont jalonné sa vie. Originaire du Chili, Carlos Barra cherche du soutien pour la rédaction de son recueil de proses et poésies. Il vit seul et est à la retraite, aux alentours de Montréal, à la périphérie de l’île. Vous pouvez écrire à l’équipe du Mouton Noir qui s’occupera de lui transmettre votre message. Soutenons l
     

Réflexion sur La justice face aux incrédules

13 avril 2026 à 12:26

Carlos Barra est un cœur qui parle. Depuis 2018, Monsieur Barra s’active à rassembler ses milliers de poèmes en solitaire, mais accompagné par tous les souvenirs des personnes qui ont jalonné sa vie. Originaire du Chili, Carlos Barra cherche du soutien pour la rédaction de son recueil de proses et poésies. Il vit seul et est à la retraite, aux alentours de Montréal, à la périphérie de l’île. Vous pouvez écrire à l’équipe du Mouton Noir qui s’occupera de lui transmettre votre message. Soutenons l’initiative de Carlos Barra.

Il n’existe pas de vérité chez l’incrédule.

Les incrédules naïfs et leur légèreté intellectuelle croient aux mensonges.

Les incrédules naïfs peuvent facilement devenir les ennemis de la vérité.

Leurs démonstrations de la vérité sont négligées. Ne supposez pas qu’ils soient des incrédules soumis à la manipulation des accusateurs.

Les incrédules les plus dangereux sont ceux qui…

Qui exercent leurs fonctions au sein des tribunaux de justice.

Les aveugles incrédules peuvent se métamorphoser.

En tant qu’instruments de représailles.

Les incrédules sont responsables de l’absence de justice.

Incrédules, à la recherche de la condamnation.

Ignorants les principes essentiels de la justice.

Bref, le code des criminels est devenu le mana de l’abus.

La justice, pour un grand nombre de citoyens, est trop lente, trop coûteuse, trop complexe, voire inaccessible.

L’absence de l’assistance d’un avocat qui ne veut pas vous représenter car il ne répond qu’en silence, comme le 40 environ, contacté parce que je soupçonne d’être sur une liste noire. Sûrement illégal vous me direz.

Et, qui pensez-vous qui peut influencer des milliers d’avocats au Québec à ne pas te représenter ?

Alors, comment faire ?

Sans connaissance sur les droits aux recours et sur les procédures, cela compromet sans aucun doute les droits minimaux de faire valoir et revendiquer une justice nécessaire.

Une atteinte à la charte des droits et libertés de la personne, une atteinte à la constitution canadienne.

Mais, il est quasiment impossible, quand on te colle dans le front un numéro de dossier et une prescription de 30 jours et les 30 jours écoulés en détention.

Et le responsable de la Défense qui n’a jamais fait aucune objection en préférant être collaborateur et en bon terme avec la couronne.

Et sans connaissance du dossier qui disparaît dans la nature et lui qui ne répond à aucun appel et tout cela avec des ordonnances abusives sous l’ombre de l’immunité et de l’impunité.

Qui ne respecte pas la charte des droits des citoyens n’ayant aucune gêne à réclamer des honoraires qu’ils ne méritent pas.

JE CROIRAI EN LA JUSTICE LE JOUR OÙ JE CONNAÎTRAI L’AVOCAT QUI N’A PAS PEUR DE DÉNONCER LES INJUSTICES

ET QUI SE BAT POUR LES PLUS VULNÉRABLES.

QUI FAIT PREUVE DE RIGUEUR, DE DIGNITÉ, D’HONNEUR, DE MORALITÉ,

DE RESPECT DE SON CODE DE DÉONTOLOGIE ET DE LA PLUS GRANDE INTEGRITÉ.

AVEC UN CŒUR DANS LA POITRINE QUE PERSONNE N’A RÉUSSI À CORROMPRE

AVEC SON ÂME dans un milieu dans lequel les apparences sont trompeuses.

Une personne, une personne humaine dont le cœur N’EST PAS UNE MACHINE À CALCULER DES SOUS ET DES BÉNÉFICES.

QUI SERA PAYÉE ADÉQUATEMENT, GÉNÉREUSE, À SA JUSTE VALEUR, AVEC ET POUR SES SERVICES.

J’ai connu une personne intègre qui me représentait, qui a réussi à partiellement m’aider avant de finir ce qu’elle avait entamé.

Elle était forcée à regret, contre sa volonté, de me laisser en arrière, forcée de me laisser tomber.

Mais, avec elle, elle m’a prouvé que tout est possible pour briser la chaîne de l’omerta.

Et de jamais perdre l’espoir.

Les honoraires excessivement onéreux d’avocat deviennent un obstacle à l’accès au système judiciaire.

Ceux qui me touchent, c’est de voir des photos de tant d’avocats souriant en photos de groupe qui ignorent tant de malheurs et destructions provoqués par un système avec lequel ils doivent travailler avec leurs collègues.

Si on réunissait toutes les larmes de personnes injustement accusées, il y aurait sur Montréal un tsunami de larmes qui submergerait les palais de justice.

Et, en banlieue, la rivière l’Achigan sortirait de son lit.

 Parce qu’il ne s’agit pas d’un individu à qui on détruit sa vie, à qui l’on criminalise, ostracise, isole, mais d’un groupe familial et social détruit disséminé anéanti.

 Qu’a été écrasé sans aucun remords ni compassion, où les principales victimes sont les enfants qui perdent leur parent.

C’est palpable, le phénomène d’osmose qui se produit avec la routine qui distord et aveugle, endormant leur jugement.

Et comme dans tout le milieu, ils se sentent protégés par leur investiture, et leur club social.

Les effets catastrophiques dans leur attitude, comportement et façon d’agir en coulisse, sur le résultat pour leurs clients qui ignorent à quoi s’attendre.

Ça m’amène à la conclusion simple, qu’aucune personne n’est à l’abri de se faire un jour, de manière inattendue, diffamer et accuser.

Ou la gang des incrédules va tout faire, très unie dans sa ténébreuse mission de faire condamner des citoyens.

Des futurs clients qui vont continuer à faire rouler et utiliser cette machine à sous.

Dans cette société de consommation, saviez-vous combien d’argent produit le commerce à travers le Québec dans UN SEUL établissement de détention avec une moyenne de 400 « PERSONNES » par année ?

Une moyenne d’achat minimal pour les plus pauvres par semaine, c’est de 50,00 $.

Le montant de 1 040 000 $ par année.

Soit 20 000 par semaine.

Environ 30 000 personnes détenues à travers le Québec, des personnes qui sont en détention.

Imaginez-vous ce que cela représente, combien à travers le Canada !!

50 $ par semaine pour les plus défavorisés, les plus riches peuvent acheter 100 $ ou 200 $ qu’ils vont partager avec leur  »pote ».

Ça s’appelle la cantina, comme de fois le manger, n’est pas trop appétissant.

Par semaine : 50 $ x 30 000 = 1 500 000 $ x 78 000 000 $ en consommation en nourriture et divers par an.

$ 78 000 000 $ de consommation des personnes détenues, ça fait rouler l’économie.

Les manufactures pour différents objets de consommation,

Ça représente des milliers d’emplois à tous les niveaux de la société créés à cause de personnes détenues, alors il continue à contribuer à la société malgré tout.

Dernièrement, je rencontre pour consulter dans un cabinet un jeune avocat tout frais sorti de l’université qui n’est pas encore touché par l’ambition de devenir riche sur la misère humaine.

Demi-heure : 450 dollars.

450 $ dollars, il s’explique qu’il ne charge pas, c’est le cabinet et ses tarifs…

Pendant que les travailleurs travaillent 40 heures par semaine et gagnent brut 644 $, 16,10 $ de l’heure.

Alors comparons un avocat par cabinet à 40 heures par semaine qui charge 450 pour une demi-heure : ça, voici l’équivalent de 900$ de l’heure = 36 000 $ en 40 heures, un commerce lucratif.

Imaginez-vous quand il y a 40, 50, 60 avocats dans le même cabinet ?

Comment avoir accès à la justice??

Nota Bene : Je tiens à souligner que ce témoignage constitue une coïncidence fortuite entre le destin et la réalité.

Réflexion sur La justice face aux incrédules. Une autre opinion et une autre vision sur la justice…

Les incrédules naïfs peuvent facilement devenir les ennemis de la vérité.     

  • Carlos Barra, un écrivain infiltré dans l’enfer, 30-03-2026
Reçu — 9 avril 2026 Journal le Mouton Noir
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  • À la recherche de l’humain derrière la machine
    Il fut un temps où les institutions publiques étaient conçues comme des remparts, des structures au service de l’humain, capables de protéger, d’encadrer et de soutenir les individus dans leurs moments de plus grande vulnérabilité. Aujourd’hui, ce fondement semble s’effriter, au point où l’on peut légitimement se demander si ces mêmes structures n’ont pas progressivement dérivé vers une logique de fonctionnement autonome, parfois déconnectée de leur mission première. Ce glissement ne s’est pa
     

À la recherche de l’humain derrière la machine

9 avril 2026 à 09:38

Il fut un temps où les institutions publiques étaient conçues comme des remparts, des structures au service de l’humain, capables de protéger, d’encadrer et de soutenir les individus dans leurs moments de plus grande vulnérabilité. Aujourd’hui, ce fondement semble s’effriter, au point où l’on peut légitimement se demander si ces mêmes structures n’ont pas progressivement dérivé vers une logique de fonctionnement autonome, parfois déconnectée de leur mission première.

Ce glissement ne s’est pas opéré dans le chaos, ni dans la rupture, mais dans une forme de continuité silencieuse, alimentée par l’accumulation de règles, de protocoles et de mécanismes administratifs qui, en cherchant à encadrer, ont fini par rigidifier. À mesure que les systèmes se sont structurés, ils se sont aussi éloignés du terrain, de la complexité des situations humaines et de la nuance nécessaire à toute intervention juste.

Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si le système fonctionne, car il fonctionne. Il produit des décisions, il traite des dossiers, il génère des résultats. La véritable question est ailleurs : fonctionne-t-il encore pour ceux qu’il est censé protéger ?

Car derrière chaque décision institutionnelle, il n’y a pas uniquement des faits à analyser, mais des réalités humaines qui ne se résument pas à des grilles d’évaluation. Des enfants, des familles, des parcours de vie entiers se retrouvent influencés, parfois transformés, par des décisions prises dans un cadre où la conformité peut, à certains moments, primer sur la compréhension.

Ce décalage, de plus en plus perceptible, ne relève pas uniquement de cas isolés. Il s’inscrit dans une dynamique plus large, celle d’un système qui tend à se refermer sur lui-même, à se protéger, à se justifier, plutôt qu’à se remettre en question en profondeur lorsque ses effets deviennent problématiques.

C’est ici que le malaise s’installe.

Non pas dans l’existence d’erreurs, car aucun système n’en est exempt, mais dans la difficulté à reconnaître ces erreurs, à les corriger et à en tirer des apprentissages réels. Lorsque les mécanismes de rétroaction s’affaiblissent, lorsque les critiques sont perçues comme des menaces plutôt que comme des leviers d’amélioration, le système cesse progressivement d’évoluer.

Dans ce contexte, une question fondamentale s’impose : À partir de quel moment un système de protection cesse-t-il de protéger pour commencer à se protéger lui-même ?

Car un système qui priorise sa stabilité au détriment de sa mission finit inévitablement par perdre sa légitimité aux yeux de ceux qu’il est censé servir.

La réponse ne se trouve pas uniquement dans des réformes ou des ajustements structurels. Elle réside dans une capacité collective à réintroduire de la réflexion, de la nuance et surtout de l’humain au cœur des décisions.

Parce qu’au-delà des cadres, des lois et des procédures, une société se mesure aussi à sa capacité à ne pas perdre de vue l’essentiel :

L’humain derrière chaque dossier.

Reçu — 31 mars 2026 Journal le Mouton Noir
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  • Lettre à la rédaction d’un médecin immigrant sorti d’un roman de Camus
    Ayant quitté les miasmes d’Oran pour les briques rouges de la Petite-Italie, je croyais, dans mon ingénuité de médecin exilé, que la peste n’était qu’un vestige de l’histoire. Je découvre ici, entre les étals colorés du Marché Jean-Talon où l’abondance des fruits semble masquer la disette des soins, une pathologie bien plus subtile : une langueur administrative où le salut du patient est indexé sur la répétition de ses visites. Mon cabinet, niché à l’ombre des clochers de l’église Notre-Dame-
     

Lettre à la rédaction d’un médecin immigrant sorti d’un roman de Camus

31 mars 2026 à 08:49

Ayant quitté les miasmes d’Oran pour les briques rouges de la Petite-Italie, je croyais, dans mon ingénuité de médecin exilé, que la peste n’était qu’un vestige de l’histoire. Je découvre ici, entre les étals colorés du Marché Jean-Talon où l’abondance des fruits semble masquer la disette des soins, une pathologie bien plus subtile : une langueur administrative où le salut du patient est indexé sur la répétition de ses visites.

Mon cabinet, niché à l’ombre des clochers de l’église Notre-Dame-de-la-Défense, m’a vite enseigné l’art de la « temporalité thérapeutique ». Un patient se présente-t-il avec une simple éruption fongique ? Le bon sens commanderait de lui remettre le tube salvateur et de passer au suivant. Mais le système, dans sa grande sagesse, ne rémunère pas la guérison, il rémunère la présence. On prescrit d’abord un produit en vente libre. Le pharmacien, complice malgré lui, demande alors une modification pour que l’assurance assume les frais. Le patient revient. Je vois son tube presque vide, mais je garde le silence sur le renouvellement. Pourquoi hâter les choses ? Qu’il revienne une troisième fois.

Faisons le compte, cette arithmétique de l’absurde : le patient aura déboursé 20 $, l’assureur 40 $, et la Régie me versera environ 150 $ (à raison de quelque 50 $ par visite) pour une simple crème. En Inde, ce même patient aurait obtenu son onguent pour 200 roupies (4 $) chez le premier apothicaire venu, sans même solliciter un spécialiste qui, lui, ne lui en aurait coûté que 10 $.

Mais ici, le progrès est un chemin de croix. J’ai vu un homme porter une tumeur précancéreuse, une promesse de mort encore évitable. Il a attendu six mois pour un simple appel de rendez-vous. Dans cet intervalle souverain, le bénin est devenu malin. Ce patient coûte désormais 50 000 $ au système, mais il a reçu sa sentence capitale dans les règles de l’art. Et ne parlons pas du téléphone : demander un renouvellement par appel est un tabou strictement religieux. Le médecin de famille est une idole que l’on ne peut consulter qu’en personne, au prix d’une journée de travail perdue pour le fidèle.

Parfois, je regrette ces journées de poussière en Algérie. Certes, la peste rôdait, mais le médecin vous envoyait une bouffée de tabac au visage en guise de remède, produisait un onguent de sa sacoche lors d’une visite à domicile et l’affaire était classée. Ici, nous avons le progrès, nous avons les statistiques, et nous avons le temps — surtout celui de mourir en attendant que le dossier progresse.

Le Canada avance, d’un pas lourd et assuré, vers un horizon où le coût de la vie est surpassé par le prix de la survie bureaucratique.

Note : Ceci est une œuvre de fiction satirique.

Reçu — 30 mars 2026 Journal le Mouton Noir
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  • APPEL DE TEXTES : Vol. XXXI, no 5 mai-juin 2026
    Date de tombée : 15 avril 2026 700 mots maximum La planète est en feu! Les guerres se multiplient. Les féminicides font la manchette régulièrement. Racisme, homophobie, iniquité et inégalité. Pourrions-nous utiliser l’argent utilisé par les pays pour favoriser la militarisation et la course aux armes à d’autres fins? Serait-il plus judicieux de partager des fonds à des moins nantis? A-t-on encore des projets de société axés sur la justice sociale? Comment trouvez-vous la position du Canada
     

APPEL DE TEXTES : Vol. XXXI, no 5 mai-juin 2026

30 mars 2026 à 13:17

Date de tombée : 15 avril 2026

700 mots maximum

La planète est en feu! Les guerres se multiplient. Les féminicides font la manchette régulièrement. Racisme, homophobie, iniquité et inégalité. Pourrions-nous utiliser l’argent utilisé par les pays pour favoriser la militarisation et la course aux armes à d’autres fins? Serait-il plus judicieux de partager des fonds à des moins nantis? A-t-on encore des projets de société axés sur la justice sociale? Comment trouvez-vous la position du Canada?

Plus près de nous, parlez-nous de la décision de la députée indépendante de Rimouski Maïté Blanchette Vézina de joindre les rangs du Parti Conservateurs du Québec…Quelle honte! Nous aurons donc une députée conservatrice jusqu’aux élections de l’automne! Plus largement, les partis politiques devraient jouer quel rôle? Sont-ils encore pertinents?

Exprimez-vous aussi sur d’autres sujets que vous jugez pertinents.

IMPORTANT : Contactez Le Mouton avant de commencer à écrire pour éviter que deux personnes ne travaillent sur la même thématique.

mouton@moutonnoir.com

Important : Nous ne garantissons pas la publication de tous les textes reçus. Et nous nous réservons le droit d’éditer votre texte.

SECTION CULTURELLE CHAMP LIBRE

Nous vous invitons à nous envoyer vos critiques de cinéma, de livres, de musique, d’arts visuels, d’art de la scène et autres manifestations artistiques ainsi que vos réflexions sur la place de l’art et de la culture en région.

Date de tombée : 15 avril 2026

Longueur maximale : 550 mots pour la section Champ libre

Courriel : culture@moutonnoir.com

Reçu — 23 mars 2026 Journal le Mouton Noir
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  • Pour un Québec en tabarnak!
    Être bucké à protéger la langue française, c’est en faire une langue de bois, une langue de musée, une langue nostalgique du PQ des années 70 et au final une langue morte. Parce que le temps passe qu’on le veuille ou non. Défendre la langue française comme y’a cinquante ans, c’est comme s’accrocher très fort aux poignées d’un tapis roulant sans bouger les pieds – t’as juste l’air cave et tu risques de te péter la gueule! Pour moi, la seule façon de garder le français et surtout la culture qué
     

Pour un Québec en tabarnak!

23 mars 2026 à 10:25

Être bucké à protéger la langue française, c’est en faire une langue de bois, une langue de musée, une langue nostalgique du PQ des années 70 et au final une langue morte. Parce que le temps passe qu’on le veuille ou non. Défendre la langue française comme y’a cinquante ans, c’est comme s’accrocher très fort aux poignées d’un tapis roulant sans bouger les pieds – t’as juste l’air cave et tu risques de te péter la gueule!

Pour moi, la seule façon de garder le français et surtout la culture québécoise vivante – et pas juste une langue de loser qui ont peur de leur ombre – c’est de recommencer à faire du joual! Laisser la langue vivre sa vie sans essayer de l’emprisonner dans les barreaux de l’isolationnisme du toujours pareille. Embrasser un nouveau joual qui accueille les évolutions créoles de la langue et invite les autres cultures à enrichir un nouveau « nous » québécois. 

Parce que le français d’icitte y’a jamais été pur, ça toujours été une courte pointe rapaillée – de Bretagne, de Normandie, d’Irlande et puis de Grèce et d’Italie. Et pis crisse, le mot « Québec » on va pas se mentir à base y’est algonquin.

Alors, le français décline : que cela ne tienne, il faut faire des Michel Tremblay et des Michèle Lalonde de nous même! Pas se mettre à dire comme les autres colons : « Speak white t’au Québec icitte! ». Que ce soit Céline ou Xavier Dolan y’ont pas peur de leur montrer de quel bois elle se chauffe la culture québécoise. Ça s’ostine pas sur le fétichisme de la langue proprette, mais ça se salit pour quelle vive la culture.

Je m’en câlisse que Simple Plan ou Dead Obies chantent en anglais – si tu fais toute en français, mais la même estie d’affaire qu’aux États, bin est déjà morte la culture québécoise. Et il me font chier raide les souverainistes qui me rabbachent les oreilles avec les taux d’immigration et leurs « bonjour hi » et qui écoutent du Netflix, du Spotify et du Instagram ou que ça magasine au Walmart et au Costco. Ça s’appelle parler la bouche plein de marde et de la marde américaine en plus!

Si toute cet argent là était mise en culture, bin y’en aurait pas de problème de langue pis d’identité nationale triste dans son ptit coin : les chinois-e-s, les arabes, les haïtien-ne-s du pays ça slammeraient en français, ça ferait des jokes et des Tiktok en français, ça dirait « pantoute », « talheure » ou « retontir » comme d’autres disent « bro » ou « wesh ». Et peut-être que ça serait avec un différent accent, mais ça serait bin beau de même!

Un Québec en tabarnak plutôt que sur la défensive serait déjà en train de se libérer de l’impérialisme anglais parce qu’on s’en sacrerait complètement d’acheter leurs coccins chipettes ou leurs séries prémâchées! Ce Québec-là se nourrirait de ce qui existe de bigarré « chez nous » et se solidariserait avec les autres opprimé-e-s pour grandir et gagner en résistance. On aurait envie de le rejoindre et pas juste de le craindre comme un bully avec ces ami-e-s toutes pareilles. On aurait pas besoin d’une constitution de crapules en cravate et on mettrait notre énergie pour que la jeunesse puisse juste croire en un futur.

Et, on aurait pas à faire de l’indépendance sur le dos du monde dont les parents sont arrivés icitte avant que je sois né. Des québécois-e-s qui vont juste pas se reconnaître dans un référendum pur laine – achetée sur Amazon ou Market Place ta laine? – et moi non plus. Je passerais pas quatre chemins pour le dire : en faisant boutique aux politiques à courte vue d’à côté, on se magazine juste un troisième « non » à pleurnicher pendant les vingt prochaines années comme PSPParizeau.

La morale c’est que quand tu veux plus accueillir du monde chez vous, c’est que t’es pu fière du ménage que t’as pas faite. Alors, siouplaît ciboire donnez-moi un Québec dont je puisse un peu être fière!

Reçu — 11 mars 2026 Journal le Mouton Noir
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  • Indépendance ou égalité? L’œuf ou la poule ou le PQ au bout du rouleau
    Avant la naissance du PQ, l’indépendance du Québec était une idée large. Il y avait bien sûr quelques nationalistes old-school adeptes du « maudits anglais », mais  à gauche émergeaient des adeptes d’un mouvement internationaliste et décolonial basé sur une lecture marxiste et pour qui l’ennemi est l’impérialisme. Syndicats, RIN, mouvements ouvriers, artistes forment une gauche indépendantiste avec, tout au bout, le FLQ, solidaire des luttes de décolonisation en Afrique et en Amérique du Sud.
     

Indépendance ou égalité? L’œuf ou la poule ou le PQ au bout du rouleau

11 mars 2026 à 14:39

Avant la naissance du PQ, l’indépendance du Québec était une idée large. Il y avait bien sûr quelques nationalistes old-school adeptes du « maudits anglais », mais  à gauche émergeaient des adeptes d’un mouvement internationaliste et décolonial basé sur une lecture marxiste et pour qui l’ennemi est l’impérialisme.

Syndicats, RIN, mouvements ouvriers, artistes forment une gauche indépendantiste avec, tout au bout, le FLQ, solidaire des luttes de décolonisation en Afrique et en Amérique du Sud. Comme elles, le front sera aussi un terrain d’émancipation pour des corps de police en mal d’héroïsme.

Idéateurs de cette gauche séparatiste : Charles Gagnon (du Bic) et Pierre Vallières. Frères de combats, clandestins, prisonniers, ils divergent pourtant d’opinion sur la primauté des choses. Si Gagnon attend le « grand jour » où la révolution prolétarienne mènera à l’indépendance, Vallières croit que la « conscience nationale » est la base d’une société libre. L’œuf ou la poule.

1972, Vallières se rallie au PQ et publie L’Urgence de choisir, un pamphlet qui invite la gauche à rallier les rangs du PQ.  Gagnon, lui, publie Pour le parti prolétarien, manifeste qui tire à plein feu sur les orientations du PQ, qualifiant Parizeau et Lévesque de fils spirituels de Duplessis. En entrevue, il assène : « Ya rien de pire que les nationalistes pour attaquer la classe ouvrière. »

Mais, dès 1972, quand Morin annonce que « les gauchistes, les anarchistes, les marxistes n’ont pas à s’attendre à un régime de faveurs dans un Québec indépendant », le mariage bat de l’aile entre Vallières et le PQ. En 1978, déçu, honteux, rageur, Vallières publie Les scorpions associés, ouvrage qui, sous forme de lettres adressées au premier ministre, exprime sa déception face aux orientations du PQ. On y lit :  « On est désagréablement surpris de voir le PQ déserté par plusieurs éléments de son aile gauche. Ce net glissement à droite laisse prévoir de sérieux conflits avec les syndicats […], de plus, il décourage les intellectuels, les étudiants, les écologistes et les féministes qui espéraient un bond en avant dans la conscience politique. » Dont acte.

Si le personnage Lévesque réussit à rassembler par sa simplicité et sa rigueur intellectuelle, les investitures post-Lévesque couronnent inévitablement des riches, des économistes, des gens du Québec INC., symboles mêmes du pouvoir impérialiste avec leurs grosses baraques, leurs majordomes et leurs complets cinq pièces. Johnson, Parizeau, Marois, ça boit pas de la bière flatte. Et Péladeau. Vous avez aimé l’Italie?

PSPP

40 ans après le départ de Lévesque, PSPP semble bien décidé à assumer l’image de nationaliste de la nouvelle droite, jeune, propre et décomplexée. Car aujourd’hui, on fait la politique du sondage, et qui c’est qui cartonne? C’est Jordan Bardella. Le facho présentable, porte-voix d’une droite populiste qu’on retrouve aussi bien en France, dans les médias Bolloré, ici dans le Journal de M, et des fois à TLMEP, au sud, dans la bouche du président.

Un modèle de marketing politique punché

Au diable l’équité, les bons sentiments de la gauche, on part un show de boucane, on lance l’œuf et on jacasse avec la poule que c’est la faute des minorités, des immigrants, des universitaires qui sont biaisés, blablabla… Comme Trump, il envoie des diarrhées, dans une rhétorique qui prouve sa méconnaissance des enjeux dont il parle et qui font preuve de son désir de diviser, de faire la « wedge politic ». On reprend le moulin à vent woke …

Quand je l’entends, ça me rappelle ce sketch d’Yvon Deschamps, sur la situation du français où il finit par dire que s’il veut éviter l’assimilation c’est parce que, je le cite : « Moi, mes enfants, y sont épais! Y s’ront jamais capables d’apprendre l’anglais. »

Quand PSPP nie l’existence du racisme systémique (qu’il a reconnu il y a quelques années – comme Doug Ford, le gauchiste), quand il s’attaque à l’intégrité des chercheurs financés par le fédéral, à la « loyauté » des artistes, je me dis qu’il nous prend vraiment pour des épais. La preuve qu’il a tort : ce journal reçoit des revenus publicitaires du gouvernement du Québec et je peux écrire : Va chier PSPP!!

Avec une moyenne de 17 k$ de revenu annuel, avec le soutien des deux gouvernements, ils sont morts de faim, Paul, les artistes loyalistes. Et de toute façon quand un gouvernement croit pouvoir dicter un code moral à ses créateurs, là il faut appeler une poule Poule Pot (rire mitigé).

Allons, Paul. Je le sais au fond que tu n’es pas un parfait imbécile – personne n’est parfait. Tu n’es sans doute pas méchant, non plus. Alors, svp arrête de jouer ce personnage grossier.

Parce que l’histoire que tu nous racontes là, ça finit par « Quelque chose comme un ti-peuple ».

C’est moi ou la poule pond des œufs bruns.

Reçu — 8 mars 2026 Journal le Mouton Noir
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  • CONTRÔLE BIOLOGIQUE SÉLECTIF DES INSECTES PIQUEURS?
    Voilà une phrase parfaitement formulée pour séduire une population encore peu informée sur ce qu’est réellement le Bacillus thuringiensis israelensis (Bti). Bienvenue dans le monde du marketing, de l’écoblanchiment et du lobbying. Décortiquons ce que chaque mot veut vraiment dire: CONTRÔLE : devrait plutôt être changé pour « pesticide » ou « insecticide » ou « larvicide », car le Bti est avant tout un produit utilisé pour détruire des insectes à la base de la chaîne alimentaire, ceux-là mê
     

CONTRÔLE BIOLOGIQUE SÉLECTIF DES INSECTES PIQUEURS?

8 mars 2026 à 13:26


Voilà une phrase parfaitement formulée pour séduire une population encore peu informée sur ce qu’est réellement le Bacillus thuringiensis israelensis (Bti). Bienvenue dans le monde du marketing, de l’écoblanchiment et du lobbying.


Décortiquons ce que chaque mot veut vraiment dire:


CONTRÔLE : devrait plutôt être changé pour « pesticide » ou « insecticide » ou « larvicide », car le Bti est avant tout un produit utilisé pour détruire des insectes à la base de la chaîne alimentaire, ceux-là mêmes qui nourrissent des insectivores comme des poissons, des oiseaux, les libellules et les batraciens. Pis encore, aucun contrôle n’est effectué par les instances gouvernementales sur les quantités résiduelles de Bti sur le terrain, après épandage. Pourtant, le Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, dans son dernier rapport sur le Bti “Orientation relative au contrôle des insectes piqueurs à l’aide du Bti” préconise le principe de précaution et l’utilisation d’alternatives, et ce, en raison d’études récemment publiées qui démontrent des effets directs et indirects du Bti sur d’autres espèces. Malgré cela, ce même ministère continue à émettre des autorisations aux municipalités et aux propriétaires privés.


BIOLOGIQUE : L’industrie, et même parfois des fonctionnaires, nous présentent le produit comme étant biologique, comme on a retrouvé cette bactérie naturellement dans le sol en Israël. Il faut savoir que les formulations utilisées ne comptent que pour environ 10 % du contenu en Bti et que pour rendre ce pesticide utilisable à grande échelle, l’industrie rajoute près de 90 % d’autres ingrédients, produits chimiques, notamment des agents de conservation, des surfactants et des agents de protection contre le rayonnement UV et on ne sait quoi encore! De plus, compte tenu de la législation sur le secret industriel, il est impossible pour les chercheurs indépendants des entreprises qui préparent les formulations commerciales de démontrer l’impact exact de ces additifs. Dans ce contexte, qui peut vraiment affirmer que le Bti est biologique?


SÉLECTIF : L’industrie prétend que le Bti ne tue que les moustiques et les mouches noires alors que c’est faux. Le produit affecte aussi, notamment, leur proche cousin, les chironomes (non-piqueurs), une espèce plus prolifique que les moustiques et qui se trouve, elle aussi, à la base de la chaîne alimentaire. Plusieurs études ont également démontré des effets directs néfastes sur des espèces comme certaines grenouilles.
INSECTES PIQUEURS : Des insectes qui piquent, il y en a une panoplie : les abeilles, les guêpes, les acariens, les punaises de lit, les taons, les tiques et j’en passe. Ces dernières années, ce sont les tiques qui nous menacent, et cela, bien plus que les moustiques et les mouches noires et le Bti n’a aucun effet sur les tiques. Lorsque l’industrie utilise le terme INSECTES PIQUEURS, il tend à induire un faux sentiment de sécurité chez les citoyens.


Personne n’aime les moustiques, mais TOUS, nous avons la responsabilité de protéger notre biodiversité régionale. C’est ce qu’ont fait plusieurs villes au Québec, dont Saint-Colomban, Labelle, Terrebonne (2022), Longueuil, Mont-Saint-Grégoire, Mirabel, Nicolet et Gatineau (2023), Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson et Bégin (2024), Repentigny et Blainville (2025); chacune de ces municipalités a choisi de se responsabiliser et de protéger la biodiversité en votant en faveur d’un arrêt définitif sur leur territoire de ces programmes d’épandages, injustifiés à tous points de vue. Il ne faut pas oublier qu’il y a de moins en moins d’insectes en général, incluant les moustiques et les mouches noires, et qu’il y a moyen de se protéger c.-à-d. d’éloigner ces espèces avec des répulsifs.

Reçu — 4 mars 2026 Journal le Mouton Noir
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  • Changement de culture: Je sais rien faire
    Cet automne, j’ai suivi Les Décarbonés. Une téléréalité animée par une humoriste? Qu’à cela ne tienne : pour une fois qu’une émission grand public éduquait à la diminution de l’empreinte environnementale, impossible de la bouder. Je connaissais aussi la sensibilité écologique de Korine Côté, l’animatrice, agente double à l’émission d’ICI Première Feu vert. Moi qui me documente sans arrêt sur la question environnementale, je n’y apprendrais pas grand-chose, me suis-je dit, mais au moins, je me se
     

Changement de culture: Je sais rien faire

4 mars 2026 à 07:32

Cet automne, j’ai suivi Les Décarbonés. Une téléréalité animée par une humoriste? Qu’à cela ne tienne : pour une fois qu’une émission grand public éduquait à la diminution de l’empreinte environnementale, impossible de la bouder. Je connaissais aussi la sensibilité écologique de Korine Côté, l’animatrice, agente double à l’émission d’ICI Première Feu vert. Moi qui me documente sans arrêt sur la question environnementale, je n’y apprendrais pas grand-chose, me suis-je dit, mais au moins, je me sentirais en communauté de pensée avec des gens à la télé – c’est rare.

Pourtant, dès la première émission, j’ai eu une révélation : je ne sais rien faire. Je ne sais pas réparer des objets, je sais à peine coudre (une chance que j’ai eu de l’économie familiale en secondaire 2), je ne sais pas construire une structure en bois… C’est en trois dimensions? Je panique. Contrairement aux participantes et participants, je pourrais ne pas apprendre, demandant au monde de venir à mon aide. Après tout, la société est ainsi faite que je pourrais demeurer dans la sphère intellectuelle toute ma vie, payant les autres pour des services, en mode de chacun selon ses compétences…Mais me sentirais-je parfaitement utile? Non. Car tous n’ont pas besoin de poésie; mais tous ont un jour besoin qu’on passe une moppe, qu’on cuisine une soupe, qu’on donne un coup de marteau.

En brassant des mots et en réduisant ma consommation le plus possible, j’agis pour le vivant, certes, mais il manque le contact charnel avec le monde. Il manque cette compréhension que ce que je modifie me modifie aussi, que cette interaction humain/non-humain incarne un rapport sain, plus complet avec mon environnement.

Si je ne sais rien faire, au fond, c’est que je n’ai rien appris. Qu’on ne m’a pas appris grand-chose. L’identification des plantes et des oiseaux au camp de vacances, on n’en reparlait plus après, donc j’ai oublié. Les recettes traditionnelles? J’ai brisé la transmission en devenant végétarienne. Les savoir-faire artisanaux? J’étais trop occupée avec mes études et le magasinage (de seconde main, mais quand même). Le pont entre bébé-boumeurs et Y s’est effrité, on a haussé les épaules et on s’est pris de notre plein gré dans les pièges de la modernité.

Alors comment une déconnectée du réel comme moi, malhabile en plus, peut-elle espérer qu’on se libère de la consommation, source de notre aliénation du monde qui nous entoure? Selon Paul Ariès, « [n]ous ne [le] pourrons que si nous prenons conscience que l’enjeu n’est pas d’abord quantitatif (consommer plus ou moins) mais qualitatif (quel mode de vie voulons-nous?). Comment nous libérer si nous demeurons dans une société dominée par l’économie1? »

On fait quoi?

On se mobilise pour faire rentrer dans les écoles l’enseignement de compétences manuelles, comme le Profil d’autonomie citoyenne du Cégep de La Pocatière qui, dans les mots de la journaliste Magalie Morin, « répare quelque chose du lien entre les jeunes et le monde2 ». Il ne s’agit pas ici de former des survivalistes (tant s’en faut!), mais d’« encapaciter ».

On rejoint le Cercle des fermières, comme plusieurs jeunes femmes qui « veulent revenir aux sources. Ce n’est plus acheter, acheter et jeter3 ».

On lit / on écoute

Pour nous motiver à repriser nos bas ou à devenir frugane4, le documentaire La richesse des ordures de Dominic Simard (2025), sur Tou.tv. Et Les Décarbonés, sur TV5 Unis : car la prise de conscience de mon incompétence a vite été suivie de ma mise en action. À suivre!

1. Paul Ariès, Désobéir et grandir : vers une société de décroissance, Écosociété, 2017 [2009], p. 73.

2.  Magalie Morin, « Réparer le monde au cégep de La Pocatière », Unpointcinq, 9 décembre 2025. https://unpointcinq.ca/sinspirer/cegep_la-pocatiere-autonomie-citoyenne/

3. Sylviane Carrier, présidente régionale du Cercle des fermières, dans Bruno St-Pierre, « Cent-dix ans de tradition et de solidarité », Le Soir, 10 décembre 2025, p. 12.

4. « Personne qui participe de façon limitée au système économique conventionnel, qui adopte des pratiques prônant la récupération des aliments et des objets et qui, par ses actions, contribue à lutter contre le gaspillage alimentaire, la surconsommation ainsi que la surexploitation des animaux et des ressources naturelles » (Office québécois de la langue française, 2023, https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/26504985/frugane)

Reçu — 2 mars 2026 Journal le Mouton Noir
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  • Concerto pour cuivres et hormones: Rencontre avec Jean-François Aubé
    Cinéaste plusieurs fois primé, Jean-François Aubé enseigne dans le programme Arts, lettres et communication au campus collégial de Carleton-sur-Mer. Depuis 2014, il a élargi la palette de ses projets artistiques avec la publication d’un recueil de nouvelles, d’un roman et de deux pièces de théâtre. Son plus récent livre, Tout ce qui déborde, s’adresse en principe à un lectorat adolescent. En principe… Rencontre avec un raconteur doué. Philippe Garon – Cette histoire met en scène des élèves du
     

Concerto pour cuivres et hormones: Rencontre avec Jean-François Aubé

2 mars 2026 à 11:19

Cinéaste plusieurs fois primé, Jean-François Aubé enseigne dans le programme Arts, lettres et communication au campus collégial de Carleton-sur-Mer. Depuis 2014, il a élargi la palette de ses projets artistiques avec la publication d’un recueil de nouvelles, d’un roman et de deux pièces de théâtre. Son plus récent livre, Tout ce qui déborde, s’adresse en principe à un lectorat adolescent. En principe… Rencontre avec un raconteur doué.

Philippe Garon Cette histoire met en scène des élèves du secondaire qui participent à un concours d’harmonies. Est-ce que c’est autobiographique?

Jean-François Aubé   Non, j’ai même jamais touché à un cor français! Mais une des choses que j’aime en écriture, c’est justement de m’immerger dans un domaine que je ne connais pas. Ça demande de la recherche. J’ai rencontré beaucoup de gens qui ont fait partie d’harmonies, beaucoup de cornistes. J’ai recueilli beaucoup d’anecdotes sur le Festival des harmonies de Sherbrooke. Par contre, le personnage de Nicolas me ressemble d’une certaine façon. Moi aussi, j’étais très timide, très silencieux. Comme je bégayais, je me réfugiais dans mon monde intérieur. L’enfant qui aborde la vie adulte ressemble aux notes de musique qui s’arrachent à leur partition. Elles doivent s’extraire d’un monde pur et parfait pour arriver dans la réalité, qui ne l’est pas.

Cela dit, en écriture, on parle toujours de soi, alors j’essaie le plus possible de me projeter à l’extérieur de moi-même en choisissant des champs d’activités qui ne me sont pas familiers. Il y a quelques années, je travaillais comme animateur socioculturel au cégep de Rimouski. On avait écrit une histoire qui ressemblait à ça. Je trouvais ça très riche. C’est resté et j’ai décidé de pousser l’exercice.

P. G.  Pourquoi as-tu voulu cette fois t’adresser spécifiquement à un public adolescent?

J.-F. A.  Au début, je me doutais bien que ça pouvait être un roman pour ados. Mais ça me paralysait. Je me demandais : « Ce mot-là est-tu trop long? Cette phrase-là est-elle compréhensible? » J’ai fini par juste me concentrer sur ce que j’avais le goût de raconter. En parlant avec les gens chez Boréal, ce qui leur a plu, c’est justement que je ne m’étais pas forcé à m’adresser spécifiquement à un public adolescent.

P. G.  Parler de la sexualité des jeunes, c’est pas facile. Qu’est-ce qui t’a guidé dans ce défi?

 J.-F. A.  L’envie de faire ça, tout simplement, de parler de l’éveil sexuel d’un jeune garçon. L’envie de parler du désir, de nous rappeler que le désir, c’est quelque chose de beau, que c’est une des belles expériences de la vie. Notre rapport à la beauté commence un peu là. Il s’enracine là. Les expériences de beauté viennent se coller sur ces premiers émois sensuels. Tous les désirs de la vie adulte sont des versions sublimées de ces premiers désirs. J’ajouterais que le début du désir, c’est le début de la poésie. Et que la force intérieure qui nous pousse vers quelqu’un, c’est aussi un premier test d’empathie. Voir l’autre comme un sujet et pas juste comme un objet, en proie comme nous à la joie et à la souffrance, c’est crucial pour le développement du sens moral. Le thème de la sexualité a suscité de belles discussions pendant le processus éditorial. C’est un sujet prégnant dans notre époque. On aurait pu être plus frileux par rapport au désir masculin. Il y a tellement de récits d’agressions sexuelles. Mais je voulais montrer des relations saines et que ça prend une place magnifique dans l’affirmation de notre identité.

P. G.  Le personnage de Petit Hautbois vit des moments difficiles. Pourquoi as-tu choisi de ne pas résoudre le conflit dans lequel il se retrouve?

J.-F. A.  L’école secondaire, il y a des gens pour qui ça ne marche pas bien. Que j’aie choisi de ne pas régler la situation dans laquelle se trouve ce jeune, ça montre juste qu’il y a des élèves qui vivent ça, qui vont peut-être porter de telles expériences toute leur vie. En tant que lecteur, j’aime que tout ne soit pas forcément bouclé. Quand je vois les ficelles à la fin d’un livre, ça m’achale. J’aime ça quand il reste des éléments qui ne sont pas clairs. La réalité est ambiguë. C’est correct que la fiction le soit aussi.

Jean-François Aubé, Tout ce qui déborde, Boréal, 2025, 152 p.

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