U.S. Special Envoy for Ukraine Keith Kellogg will meet Belarusian President Alexander Lukashenko in the coming days, Reuters reported on June 17, citing four sources familiar with the matter.
Kellogg will meet Lukashenko in a visit to Belarus as peace talks to bring an end to Russia's war against Ukraine remain inconclusive, Reuters reported.
In February, U.S. Deputy Assistant State Secretary Christopher W. Smith visited Belarus alongside two other U.S. officials to conduct a prisoner swap in a similar unannounced visit.
Lukashenko has been in power since 1994 and has been accused of staging fraudulent elections in Belarus. The leader declared a seventh consecutive presidential election victory in January.
Kellogg has given the impression that the meeting could help reinitiate largely unsuccessful peace talks between Ukraine and Russia, two sources told Reuters.
Lukashenko is seen as a key ally of Russian President Vladimir Putin as Russia faces isolation in response to its full-scale war against Ukraine.
The White House has discussed ways to weaken Russia's influence on Minsk and bring Belarus closer to the United States, one of the sources said.
On Feb. 12, Smith drove to Belarus from Lithuania following a phone call with Lukashenko. The small U.S. delegation visited a border town where three political prisoners were transferred, including one U.S. citizen and two Belarusian citizens, the New York Times reported.
Lukashenko assured he was ready to decrease repression in Belarus, Smith said, adding that the U.S. wants Belarus to be less reliant on Russia.
Belarus has faced Western sanctions following a presidential election in 2020 that international observers condemned as fraudulent. The sham election garnered mass protests that rejected the results.
Minsk refused to invite a mission from the Organization for Security and Cooperation in Europe (OSCE) to observe the country's Jan. 26 presidential election.
Belarus further isolated itself from the West as it supports Russia in its ongoing war against Ukraine.
The Council of the EU on June 12 approved fresh tariffs on fertilizers and remaining agricultural goods from Russia and Belarus, aiming to reduce Russian export revenues.
The measures target those goods that have not yet been subject to additional customs duties and will enter into force on July 1. The tariffs on fertilizers will increase gradually over the next three years.
"Polish Presidency motto is 'Security, Europe!' and these measures increase our economic security by reducing dependencies from Russia," said Michal Baranowski, the trade undersecretary at the Polish Economy Ministry.
"We are further reducing Russia’s export revenues and therefore its ability to finance its brutal war. This is united Europe at its best," he said in a statement.
The new tariffs will apply to goods that made up around 15% of all agricultural imports from Russia in 2023. Fertilizer tariffs will focus on certain nitrogen-based products, the Council said in a statement.
Russian fertilizers accounted for more than a quarter of all of the EU's imports in this sector in 2023, worth almost $1.5 billion.
Apart from stifling Russia's trade revenue, the step also aims to reduce the EU's dependence on Russian and Belarusian goods, protect European farmers, and diversify the supply.
The EU adopted higher tariffs on cereals, oilseeds, and some other products from Russia and Belarus in May 2024. Earlier this year, the European Commission proposed imposing similar measures on all remaining agricultural products from the two countries.
Il n’a jamais été simple de parler du Bélarus en France sans tomber dans le cliché. La formulation « dernière dictature d’Europe » a encore été reprise par les médias aujourd’hui pour évoquer le scrutin présidentiel qui s’est tenu dimanche, et j’en veux un peu aux journalistes pour cette paresse intellectuelle. « Dernière dictature d’Europe » était une formule confortable pour se rassurer sur le processus de démocratisation qui aurait été en voie de généralisation sur le continent européen; certes, à des vitesses variables, mais quand-même quasiment certain. Le Bélarus faisait alors office d’épouvantail et de dernier bastion d’un monde en cours de disparition. Cela empêchait de voir les dynamiques réelles sur place (et de s’interroger par exemple sur la manière dont la stabilité, les politiques sociales et le progrès économique pouvaient atrophier la sensibilité politique). Cela faisait aussi du bien à l’égo européen. Nous n’en sommes plus là aujourd’hui, bien évidemment, et dans un contexte de montée d’attractivité des autoritarismes, le Belarus est plutôt un cas d’école qui devrait attirer notre attention. Dire que l’élection présidentielle qui vient de s’écouler était un simulacre, c’est à la fois vrai et stérile, parce que c’est une manière de dire « point, à la ligne, on passe à autre chose » qui neutralise toute volonté de compréhension. Malheureusement, la guerre conduite par la Russie contre l’Ukraine m’a empêché d’être suffisamment vigilante sur le Bélarus pour livrer une analyse approfondie. Ce que je dis est à prendre avec des pincettes; ce sont des pistes à creuser. Un régime politique autoritaire fonctionne grâce à un certain dosage de coercition et d’adhésion; il doit non seulement mettre en place une répression suffisamment forte pour bloquer les oppositions, mais aussi distribuer suffisamment de bénéfices pour susciter l’adhésion. Plus le ratio est en faveur des bénéfices, plus le pouvoir est stable; plus il penche du côté répressif, plus le régime est fragile. Pendant longtemps, le régime politique du Belarus s’est attaché à distribuer beaucoup de bénéfices à la population, notamment à travers des politiques sociales, des politiques de développement et une promesse de stabilité et de prévisibilité. Les Bélarusses vivaient – économiquement – plutôt mieux que beaucoup de leurs voisins, et en avaient conscience. Le prix politique à payer apparaissait donc comme acceptable. Evidemment, le soutien de la Russie était et reste l’exosquelette du régime bélarusse, aussi bien d’un point de vue politique qu’économique. Les protestations massives de 2020 étaient intervenues dans le contexte d’une certaine fragilisation du modèle, et notamment d’une perception du régime comme moins protecteur, mais aussi en décalage avec les demandes de la société. Les répressions violentes qui ont suivi et qui se sont maintenues tout au long des années suivantes ont fait basculer le ratio répression/bénéfices en faveur de la répression. Cette période violente va compter dans l’histoire politique bélarusse: on ne le perçoit pas encore, mais elle a donné naissance à une expérience différente, moins marginale de l’opposition politique, de la répression et de la prison. Elle a aussi permis de structurer une opposition à l’étranger et de lui donner des canaux de prise de parole. Derrière les apparences de « il ne se passe rien », le Belarus est en réalité bien plus prêt qu’en 2020 à entamer une transition politique, avec une nouvelle génération de citoyens jetés avec violence dans la politique. Cependant, et paradoxalement, c’est la guerre en Ukraine qui a redonné de la stabilité au régime bélarusse. En effet, dans un contexte où la Russie essaie de toutes ses forces de faire du Bélarus un cobelligérant, il y a des choses que Loukachenko a réussi à protéger. Certes, des unités armées russes et des complexes d’armement sont désormais basés au Belarus, qui sert de base aux attaques contre l’Ukraine. Cependant, aucune unité armée bélarusse ne combat aux côtés de la Russie contre l’Ukraine. Pensez au paradoxe: des soldats nord-coréens, mais pas de soldats bélarusses, alors que le pays se déclare être le plus proche allié de la Russie. Le territoire du Bélarus reste un territoire en paix. Cela, les citoyens savent qu’ils le doivent en partie à Loukachenko… mais aussi en partie aux Ukrainiens qui ne désespèrent pas de retourner les Bélarusses contre Moscou, et qui ne les perçoivent pas de la même manière que les Russes. La politique menée par Loukachenko vis-à-vis de la Russie a été caractérisée par un de mes anciens collègues bélarusses par la formule suivante: « on dit oui à tout, puis on bureaucratise au maximum le processus pour finalement ne rien faire ». C’est aussi une stratégie que les Bélarusses appliquent au quotidien vis-à-vis de leur Etat. Il y a une certaine résilience stratégique de la société bélarusse qu’on ferait bien de souligner. Ne nous laissons pas tromper par cette apparence de calme plat: le Bélarus n’est pas la Russie et suivra une dynamique qui lui sera propre.