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Interdire les réseaux sociaux aux jeunes, est-ce vraiment une bonne idée? 

Les effets des réseaux sociaux sur les jeunes sont préoccupants et de plus en plus de pays adoptent des lois pour en restreindre l’accès aux mineurs.

Cette stratégie comporte toutefois plusieurs lacunes.

Ces lois sont difficiles à appliquer et elles peuvent avoir des effets imprévus sur les jeunes.  


Les dangers que posent les réseaux sociaux pour les jeunes sont bien connus. 

Une étude réalisée l’an dernier a révélé que les enfants qui y sont actifs sont deux fois plus susceptibles que les autres de présenter des symptômes de dépression ou d’anxiété. 

En réaction à ces préoccupations grandissantes, des pays ont décidé d’agir. 

L’Australie a été, en décembre 2025, le premier pays à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans.  

La loi australienne exige maintenant des entreprises qu’elles prennent des mesures raisonnables pour empêcher les jeunes d’utiliser leur plateforme.

La France a adopté en juillet une proposition de loi pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. 

Cette mesure s’appliquera dès septembre pour les nouveaux comptes. 

Les comptes existants devront être fermés d’ici janvier prochain.


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Difficile à mettre en place

L’application de ces lois est toutefois plus compliquée qu’il n’y parait, selon un rapport sur les effets de la nouvelle réglementation australienne.  

Les auteurs ont constaté que 7 parents sur 10 affirmaient que leur enfant avait toujours un compte sur Facebook, Instagram, Snapchat ou TikTok. 

  • Dans 67% des cas, les jeunes avaient conservé l’accès à l’application parce que l’entreprise n’avait pas encore vérifié leur âge.

Un rapport de l’organisme britannique Internet Matters montre que les méthodes utilisées pour vérifier l’âge, comme la reconnaissance faciale, la vérification par une organisation indépendante ou la demande d’une pièce d’identité officielle, sont loin d’être infaillibles. 

Près de la moitié des enfants britanniques interrogés pour le rapport considéraient qu’il était facile de contourner ces méthodes de vérification.

Les jeunes étaient particulièrement imaginatifs. 

  • Une mère a raconté avoir surpris son fils qui se dessinait une moustache avec un crayon à maquillage pour tromper, avec succès, une application.

Des effets pervers

Par ailleurs, ces lois peuvent avoir des conséquences imprévues.

D’abord, la vérification de l’âge implique dans certains cas une collecte de données sur les mineurs, une mine d’informations personnelles attirante pour les cybercriminels. 

De plus, l’interdiction pure et dure des réseaux sociaux peut placer les jeunes dans des situations difficiles, selon Andrée-Anne Légaré, professeure au Service sur les dépendances de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke. 

Un enfant victime de cyberintimidation ou témoin d’une vidéo traumatisante pourrait, explique-t-elle, hésiter à en parler à un parent ou un adulte parce qu’il craint de se faire réprimander.


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Utilité des réseaux sociaux

Mais surtout, les réseaux sociaux ne sont pas qu’un endroit pour se divertir. 

C’est aussi un espace pour socialiser, apprendre et trouver de l’information, souligne Claudia Del Pozo dans un article publié sur le site du magazine Wired

La vie numérique constitue une extension de la vraie vie, mentionne-t-elle. 

Autres moyens d’action

La solution ne serait donc pas, selon elle, d’interdire les réseaux sociaux, mais plutôt de s’assurer que ces plateformes sont sécuritaires. 

Elle cite l’exemple du Brésil qui demande aux entreprises: 

  • d’incorporer des contrôles parentaux accessibles; 
  • de réduire les caractéristiques addictives; 
  • d’être plus transparentes sur le fonctionnement de leurs algorithmes.

Aussi, l’éducation a un rôle à jouer puisqu’il est important de développer la littératie numérique des jeunes dans les écoles, insiste Claudia Del Pozo.

[L'article Interdire les réseaux sociaux aux jeunes, est-ce vraiment une bonne idée?  a d'abord été publié dans InfoBref.]

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Bouger quelques minutes chaque heure réduirait le risque de mourir d’un cancer

Les chercheurs savent depuis longtemps que passer beaucoup de temps assis de manière ininterrompue a des effets négatifs sur la santé. 

Au début du mois, une équipe internationale a conclu que le fait de rester assis pendant plus de 30 minutes était associé à un risque plus élevé de mourir d’un cancer. 

  • Leur étude a été publiée dans la revue PLOS Medicine.

L’étude montre toutefois que le simple fait d’interrompre chaque heure passée assis par quelques minutes d’activité légère réduirait ce risque de 19%.


Pour arriver à ces résultats, les chercheurs ont suivi 91 000 adultes au Royaume-Uni. 

Ils leur ont demandé de porter au poignet pendant 7 jours un moniteur d’activité physique. 

Dans une publication sur Facebook, le médecin urgentologue québécois Alain Vadeboncoeur a souligné que les scientifiques ignorent encore quel mécanisme biologique expliquerait le lien entre les périodes prolongées d’inactivité et le cancer. 

Ils suspectent que ce serait lié au processus métabolique, et plus particulièrement aux muscles. 

Quand les muscles ne travaillent pas, explique le docteur, la régulation du glucose devient moins efficace, ce qui pourrait:

  • augmenter les niveaux d’insuline et l’inflammation;
  • affaiblir le système immunitaire;
  • favoriser l’accumulation de graisse.

Tous ces facteurs peuvent influer sur le développement des cancers. 

Bouger, même brièvement, interromprait temporairement ce processus.



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Les auteurs de l’étude notent toutefois que, même si leur analyse a permis d’observer une association entre le cancer et les périodes prolongées et ininterrompues de sédentarité, elle ne suffit pas pour conclure à un lien de causalité. 

  • D’autres facteurs pourraient expliquer cette association, comme l’état de santé des participants, leur alimentation ou leur style de vie. 

Mieux vaut malgré tout éviter de rester assis longtemps sans bouger, souligne une publication de Harvard Health Publishing consacrée à cette étude, la division d’édition grand public de la faculté de médecine de Harvard. 

Régler une minuterie pour se rappeler de bouger un peu peut être une bonne option.

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