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    Carlos Barra est un cœur qui parle. Depuis 2018, Monsieur Barra s’active à rassembler ses milliers de poèmes en solitaire, mais accompagné par tous les souvenirs des personnes qui ont jalonné sa vie. Originaire du Chili, Carlos Barra cherche du soutien pour la rédaction de son recueil de proses et poésies. Il vit seul et est à la retraite, aux alentours de Montréal, à la périphérie de l’île. Vous pouvez écrire à l’équipe du Mouton Noir qui s’occupera de lui transmettre votre message. Soutenons l
     

Réflexion sur La justice face aux incrédules

13 avril 2026 à 12:26

Carlos Barra est un cœur qui parle. Depuis 2018, Monsieur Barra s’active à rassembler ses milliers de poèmes en solitaire, mais accompagné par tous les souvenirs des personnes qui ont jalonné sa vie. Originaire du Chili, Carlos Barra cherche du soutien pour la rédaction de son recueil de proses et poésies. Il vit seul et est à la retraite, aux alentours de Montréal, à la périphérie de l’île. Vous pouvez écrire à l’équipe du Mouton Noir qui s’occupera de lui transmettre votre message. Soutenons l’initiative de Carlos Barra.

Il n’existe pas de vérité chez l’incrédule.

Les incrédules naïfs et leur légèreté intellectuelle croient aux mensonges.

Les incrédules naïfs peuvent facilement devenir les ennemis de la vérité.

Leurs démonstrations de la vérité sont négligées. Ne supposez pas qu’ils soient des incrédules soumis à la manipulation des accusateurs.

Les incrédules les plus dangereux sont ceux qui…

Qui exercent leurs fonctions au sein des tribunaux de justice.

Les aveugles incrédules peuvent se métamorphoser.

En tant qu’instruments de représailles.

Les incrédules sont responsables de l’absence de justice.

Incrédules, à la recherche de la condamnation.

Ignorants les principes essentiels de la justice.

Bref, le code des criminels est devenu le mana de l’abus.

La justice, pour un grand nombre de citoyens, est trop lente, trop coûteuse, trop complexe, voire inaccessible.

L’absence de l’assistance d’un avocat qui ne veut pas vous représenter car il ne répond qu’en silence, comme le 40 environ, contacté parce que je soupçonne d’être sur une liste noire. Sûrement illégal vous me direz.

Et, qui pensez-vous qui peut influencer des milliers d’avocats au Québec à ne pas te représenter ?

Alors, comment faire ?

Sans connaissance sur les droits aux recours et sur les procédures, cela compromet sans aucun doute les droits minimaux de faire valoir et revendiquer une justice nécessaire.

Une atteinte à la charte des droits et libertés de la personne, une atteinte à la constitution canadienne.

Mais, il est quasiment impossible, quand on te colle dans le front un numéro de dossier et une prescription de 30 jours et les 30 jours écoulés en détention.

Et le responsable de la Défense qui n’a jamais fait aucune objection en préférant être collaborateur et en bon terme avec la couronne.

Et sans connaissance du dossier qui disparaît dans la nature et lui qui ne répond à aucun appel et tout cela avec des ordonnances abusives sous l’ombre de l’immunité et de l’impunité.

Qui ne respecte pas la charte des droits des citoyens n’ayant aucune gêne à réclamer des honoraires qu’ils ne méritent pas.

JE CROIRAI EN LA JUSTICE LE JOUR OÙ JE CONNAÎTRAI L’AVOCAT QUI N’A PAS PEUR DE DÉNONCER LES INJUSTICES

ET QUI SE BAT POUR LES PLUS VULNÉRABLES.

QUI FAIT PREUVE DE RIGUEUR, DE DIGNITÉ, D’HONNEUR, DE MORALITÉ,

DE RESPECT DE SON CODE DE DÉONTOLOGIE ET DE LA PLUS GRANDE INTEGRITÉ.

AVEC UN CŒUR DANS LA POITRINE QUE PERSONNE N’A RÉUSSI À CORROMPRE

AVEC SON ÂME dans un milieu dans lequel les apparences sont trompeuses.

Une personne, une personne humaine dont le cœur N’EST PAS UNE MACHINE À CALCULER DES SOUS ET DES BÉNÉFICES.

QUI SERA PAYÉE ADÉQUATEMENT, GÉNÉREUSE, À SA JUSTE VALEUR, AVEC ET POUR SES SERVICES.

J’ai connu une personne intègre qui me représentait, qui a réussi à partiellement m’aider avant de finir ce qu’elle avait entamé.

Elle était forcée à regret, contre sa volonté, de me laisser en arrière, forcée de me laisser tomber.

Mais, avec elle, elle m’a prouvé que tout est possible pour briser la chaîne de l’omerta.

Et de jamais perdre l’espoir.

Les honoraires excessivement onéreux d’avocat deviennent un obstacle à l’accès au système judiciaire.

Ceux qui me touchent, c’est de voir des photos de tant d’avocats souriant en photos de groupe qui ignorent tant de malheurs et destructions provoqués par un système avec lequel ils doivent travailler avec leurs collègues.

Si on réunissait toutes les larmes de personnes injustement accusées, il y aurait sur Montréal un tsunami de larmes qui submergerait les palais de justice.

Et, en banlieue, la rivière l’Achigan sortirait de son lit.

 Parce qu’il ne s’agit pas d’un individu à qui on détruit sa vie, à qui l’on criminalise, ostracise, isole, mais d’un groupe familial et social détruit disséminé anéanti.

 Qu’a été écrasé sans aucun remords ni compassion, où les principales victimes sont les enfants qui perdent leur parent.

C’est palpable, le phénomène d’osmose qui se produit avec la routine qui distord et aveugle, endormant leur jugement.

Et comme dans tout le milieu, ils se sentent protégés par leur investiture, et leur club social.

Les effets catastrophiques dans leur attitude, comportement et façon d’agir en coulisse, sur le résultat pour leurs clients qui ignorent à quoi s’attendre.

Ça m’amène à la conclusion simple, qu’aucune personne n’est à l’abri de se faire un jour, de manière inattendue, diffamer et accuser.

Ou la gang des incrédules va tout faire, très unie dans sa ténébreuse mission de faire condamner des citoyens.

Des futurs clients qui vont continuer à faire rouler et utiliser cette machine à sous.

Dans cette société de consommation, saviez-vous combien d’argent produit le commerce à travers le Québec dans UN SEUL établissement de détention avec une moyenne de 400 « PERSONNES » par année ?

Une moyenne d’achat minimal pour les plus pauvres par semaine, c’est de 50,00 $.

Le montant de 1 040 000 $ par année.

Soit 20 000 par semaine.

Environ 30 000 personnes détenues à travers le Québec, des personnes qui sont en détention.

Imaginez-vous ce que cela représente, combien à travers le Canada !!

50 $ par semaine pour les plus défavorisés, les plus riches peuvent acheter 100 $ ou 200 $ qu’ils vont partager avec leur  »pote ».

Ça s’appelle la cantina, comme de fois le manger, n’est pas trop appétissant.

Par semaine : 50 $ x 30 000 = 1 500 000 $ x 78 000 000 $ en consommation en nourriture et divers par an.

$ 78 000 000 $ de consommation des personnes détenues, ça fait rouler l’économie.

Les manufactures pour différents objets de consommation,

Ça représente des milliers d’emplois à tous les niveaux de la société créés à cause de personnes détenues, alors il continue à contribuer à la société malgré tout.

Dernièrement, je rencontre pour consulter dans un cabinet un jeune avocat tout frais sorti de l’université qui n’est pas encore touché par l’ambition de devenir riche sur la misère humaine.

Demi-heure : 450 dollars.

450 $ dollars, il s’explique qu’il ne charge pas, c’est le cabinet et ses tarifs…

Pendant que les travailleurs travaillent 40 heures par semaine et gagnent brut 644 $, 16,10 $ de l’heure.

Alors comparons un avocat par cabinet à 40 heures par semaine qui charge 450 pour une demi-heure : ça, voici l’équivalent de 900$ de l’heure = 36 000 $ en 40 heures, un commerce lucratif.

Imaginez-vous quand il y a 40, 50, 60 avocats dans le même cabinet ?

Comment avoir accès à la justice??

Nota Bene : Je tiens à souligner que ce témoignage constitue une coïncidence fortuite entre le destin et la réalité.

Réflexion sur La justice face aux incrédules. Une autre opinion et une autre vision sur la justice…

Les incrédules naïfs peuvent facilement devenir les ennemis de la vérité.     

  • Carlos Barra, un écrivain infiltré dans l’enfer, 30-03-2026
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  • À la recherche de l’humain derrière la machine
    Il fut un temps où les institutions publiques étaient conçues comme des remparts, des structures au service de l’humain, capables de protéger, d’encadrer et de soutenir les individus dans leurs moments de plus grande vulnérabilité. Aujourd’hui, ce fondement semble s’effriter, au point où l’on peut légitimement se demander si ces mêmes structures n’ont pas progressivement dérivé vers une logique de fonctionnement autonome, parfois déconnectée de leur mission première. Ce glissement ne s’est pa
     

À la recherche de l’humain derrière la machine

9 avril 2026 à 09:38

Il fut un temps où les institutions publiques étaient conçues comme des remparts, des structures au service de l’humain, capables de protéger, d’encadrer et de soutenir les individus dans leurs moments de plus grande vulnérabilité. Aujourd’hui, ce fondement semble s’effriter, au point où l’on peut légitimement se demander si ces mêmes structures n’ont pas progressivement dérivé vers une logique de fonctionnement autonome, parfois déconnectée de leur mission première.

Ce glissement ne s’est pas opéré dans le chaos, ni dans la rupture, mais dans une forme de continuité silencieuse, alimentée par l’accumulation de règles, de protocoles et de mécanismes administratifs qui, en cherchant à encadrer, ont fini par rigidifier. À mesure que les systèmes se sont structurés, ils se sont aussi éloignés du terrain, de la complexité des situations humaines et de la nuance nécessaire à toute intervention juste.

Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si le système fonctionne, car il fonctionne. Il produit des décisions, il traite des dossiers, il génère des résultats. La véritable question est ailleurs : fonctionne-t-il encore pour ceux qu’il est censé protéger ?

Car derrière chaque décision institutionnelle, il n’y a pas uniquement des faits à analyser, mais des réalités humaines qui ne se résument pas à des grilles d’évaluation. Des enfants, des familles, des parcours de vie entiers se retrouvent influencés, parfois transformés, par des décisions prises dans un cadre où la conformité peut, à certains moments, primer sur la compréhension.

Ce décalage, de plus en plus perceptible, ne relève pas uniquement de cas isolés. Il s’inscrit dans une dynamique plus large, celle d’un système qui tend à se refermer sur lui-même, à se protéger, à se justifier, plutôt qu’à se remettre en question en profondeur lorsque ses effets deviennent problématiques.

C’est ici que le malaise s’installe.

Non pas dans l’existence d’erreurs, car aucun système n’en est exempt, mais dans la difficulté à reconnaître ces erreurs, à les corriger et à en tirer des apprentissages réels. Lorsque les mécanismes de rétroaction s’affaiblissent, lorsque les critiques sont perçues comme des menaces plutôt que comme des leviers d’amélioration, le système cesse progressivement d’évoluer.

Dans ce contexte, une question fondamentale s’impose : À partir de quel moment un système de protection cesse-t-il de protéger pour commencer à se protéger lui-même ?

Car un système qui priorise sa stabilité au détriment de sa mission finit inévitablement par perdre sa légitimité aux yeux de ceux qu’il est censé servir.

La réponse ne se trouve pas uniquement dans des réformes ou des ajustements structurels. Elle réside dans une capacité collective à réintroduire de la réflexion, de la nuance et surtout de l’humain au cœur des décisions.

Parce qu’au-delà des cadres, des lois et des procédures, une société se mesure aussi à sa capacité à ne pas perdre de vue l’essentiel :

L’humain derrière chaque dossier.

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  • L’ère de l’hyperpolitique, une conversation avec Anton Jäger
    L’un des penseurs les plus brillants de la nouvelle génération a inventé un concept qui semble capturer parfaitement la séquence que nous traversons. Comment vivre à l’âge d’une politisation extrême, de plus en plus radicale — mais sans les cadres de la politique ? Anton Jäger présente la thèse de son dernier livre : l’hyperpolitique. — Permalien
     

L’ère de l’hyperpolitique, une conversation avec Anton Jäger

5 avril 2026 à 00:48
L’un des penseurs les plus brillants de la nouvelle génération a inventé un concept qui semble capturer parfaitement la séquence que nous traversons. Comment vivre à l’âge d’une politisation extrême, de plus en plus radicale — mais sans les cadres de la politique ? Anton Jäger présente la thèse de son dernier livre : l’hyperpolitique.
Permalien
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  • Lettre à la rédaction d’un médecin immigrant sorti d’un roman de Camus
    Ayant quitté les miasmes d’Oran pour les briques rouges de la Petite-Italie, je croyais, dans mon ingénuité de médecin exilé, que la peste n’était qu’un vestige de l’histoire. Je découvre ici, entre les étals colorés du Marché Jean-Talon où l’abondance des fruits semble masquer la disette des soins, une pathologie bien plus subtile : une langueur administrative où le salut du patient est indexé sur la répétition de ses visites. Mon cabinet, niché à l’ombre des clochers de l’église Notre-Dame-
     

Lettre à la rédaction d’un médecin immigrant sorti d’un roman de Camus

31 mars 2026 à 08:49

Ayant quitté les miasmes d’Oran pour les briques rouges de la Petite-Italie, je croyais, dans mon ingénuité de médecin exilé, que la peste n’était qu’un vestige de l’histoire. Je découvre ici, entre les étals colorés du Marché Jean-Talon où l’abondance des fruits semble masquer la disette des soins, une pathologie bien plus subtile : une langueur administrative où le salut du patient est indexé sur la répétition de ses visites.

Mon cabinet, niché à l’ombre des clochers de l’église Notre-Dame-de-la-Défense, m’a vite enseigné l’art de la « temporalité thérapeutique ». Un patient se présente-t-il avec une simple éruption fongique ? Le bon sens commanderait de lui remettre le tube salvateur et de passer au suivant. Mais le système, dans sa grande sagesse, ne rémunère pas la guérison, il rémunère la présence. On prescrit d’abord un produit en vente libre. Le pharmacien, complice malgré lui, demande alors une modification pour que l’assurance assume les frais. Le patient revient. Je vois son tube presque vide, mais je garde le silence sur le renouvellement. Pourquoi hâter les choses ? Qu’il revienne une troisième fois.

Faisons le compte, cette arithmétique de l’absurde : le patient aura déboursé 20 $, l’assureur 40 $, et la Régie me versera environ 150 $ (à raison de quelque 50 $ par visite) pour une simple crème. En Inde, ce même patient aurait obtenu son onguent pour 200 roupies (4 $) chez le premier apothicaire venu, sans même solliciter un spécialiste qui, lui, ne lui en aurait coûté que 10 $.

Mais ici, le progrès est un chemin de croix. J’ai vu un homme porter une tumeur précancéreuse, une promesse de mort encore évitable. Il a attendu six mois pour un simple appel de rendez-vous. Dans cet intervalle souverain, le bénin est devenu malin. Ce patient coûte désormais 50 000 $ au système, mais il a reçu sa sentence capitale dans les règles de l’art. Et ne parlons pas du téléphone : demander un renouvellement par appel est un tabou strictement religieux. Le médecin de famille est une idole que l’on ne peut consulter qu’en personne, au prix d’une journée de travail perdue pour le fidèle.

Parfois, je regrette ces journées de poussière en Algérie. Certes, la peste rôdait, mais le médecin vous envoyait une bouffée de tabac au visage en guise de remède, produisait un onguent de sa sacoche lors d’une visite à domicile et l’affaire était classée. Ici, nous avons le progrès, nous avons les statistiques, et nous avons le temps — surtout celui de mourir en attendant que le dossier progresse.

Le Canada avance, d’un pas lourd et assuré, vers un horizon où le coût de la vie est surpassé par le prix de la survie bureaucratique.

Note : Ceci est une œuvre de fiction satirique.

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  • Des “mini-podcasts” à écouter [en]
    [en] Après l’introduction d’hier (enfin à l’heure de publication, c’est avant-hier), venons-en au menu principal: une collection de podcasts en série limitée, type documentaire en x épisodes, surtout en anglais (parce qu’il y en a moins en français, tout simplement). A écouter, bien sûr. Je ne les ai pas mis dans un ordre particulier, juste comme ça vient. Mon corps électriqueAprès un accident suite auquel il se retrouve tétraplégique, Arnaud prend part à une étude médicale dans l’espoir de
     

Des “mini-podcasts” à écouter [en]

14 novembre 2025 à 14:39
[en]

Après l’introduction d’hier (enfin à l’heure de publication, c’est avant-hier), venons-en au menu principal: une collection de podcasts en série limitée, type documentaire en x épisodes, surtout en anglais (parce qu’il y en a moins en français, tout simplement). A écouter, bien sûr. Je ne les ai pas mis dans un ordre particulier, juste comme ça vient.

Mon corps électrique
Après un accident suite auquel il se retrouve tétraplégique, Arnaud prend part à une étude médicale dans l’espoir de retrouver un peu de mobilité dans son bras gauche. En même temps journaliste et sujet, il nous emmène avec lui au fil de sept épisodes pour nous questionner sur la médecine, le handicap, l’espoir, les limites, le deuil, le corps, la vie. (Voir aussi mon article Mais sérieux, le suivi psy?)

Soleil noir, autopsie d’une secte
Si vous avez mon âge ou plus, vous vous souvenez de l’Ordre du Temple Solaire. Ce podcast revient sur cette tragique histoire, en détail, et ce faisant, montre à quel point tout un chacun peut se retrouver victime d’emprise. Glaçant et fascinant.

Précipice
Sept épisodes. Sept vies qui basculent. On peut voir ce podcast somme un prélude stylistique à Mon corps électrique: l’épisode 7, c’est Arnaud.

No Easy Fix
Trois épisodes sur le sans-abrisme, l’addiction, et la réalité du parcours pour sortir de la rue à San Francisco.

Scripts
Ce podcast explore comment l’explication “physiologique” est devenue dominante aux USA pour la santé mentale, et ce que ça a eu comme impact sur le rapport qu’on a aux médicaments psychotropes. Egalement en trois épisodes.

The Missing Cryptoqueen
Dans le genre True Crime qui n’a rien à envier à un triller fictionnel: douze épisodes d’enquête sur une crypto-arnaque à grand échelle menée par une charismatique entrepreneuse qui finit par se volatiliser.

S-Town
J’ai écouté ce podcast il y a longtemps et je ne me souviens plus clairement du contenu. L’impression qu’il m’a fait, par contre, est bien clair. C’était prenant, intriguant, surprenant, et très bien raconté.

The Kids of Rutherford County
Quelque part aux USA, on met en taule des gosses aussi jeunes que 8 ans pour des bagarres de cour de récréation. Comment est-ce qu’on en est arrivé à ça? Et qu’est-ce qu’il a fallu pour sortir de cette dystopie?

The Preventionist
Amener son enfant à l’hôpital pour un commun accident domestique, une chute par exemple, et se retrouver non seulement accusé de maltraitance mais perdre la garde. Un cauchemar parental qui se répète année après année dans un coin de Pennsylvanie. Quand la protection de l’enfance finit par briser des familles innocentes et traumatiser ceux-là mêmes qu’elle est supposée protéger.

Un aparté, à ce stade: vous allez vous dire que je n’écoute que des trucs glauques et déprimants. C’est peut-être un peu vrai. Ce qui m’intéresse dans toutes ces histoires, c’est l’autopsie de systèmes qui dysfonctionnent. Comment les bonnes intentions créent-elles l’enfer institutionnalisé? Comment des personnes se retrouvent-elles prises dans des rôles où elles contribuent à rendre misérable la vie d’autrui? Que faut-il pour réparer nos systèmes défectueux, qu’ils soient politiques, médicaux, administratifs, sociaux, politiques, ou autre? Comment réussit-on (ou échoue-t-on) à réparer ce qui semble irrémédiablement cassé dans notre monde?

The Good Whale
Vous vous souvenez de “Sauvez Willy”? Derrière le film qui a ému les coeurs, il y a la vraie histoire, nettement plus compliquée, de Keiko – l’orque que l’on voit dans le film. Dans le genre enfer pavé de bonnes intentions, on est pas mal.

The Cat Drug Black Market (partie II, partie III)
La PIF est une maladie auparavant incurable chez le chat. C’est la maladie qui avait emporté Safran. Depuis quelques années, un traitement existe – efficace, mais disponible uniquement au marché noir. Des vétérinaires, mains liées par l’absence de traitement autorisé pour cette maladie sinon mortelle, se retrouvent à “suggérer” à leurs clients d’aller chercher de l’aide dans des groupes facebook. Ces trois épisodes retracent l’histoire de ce traitement, des communautés qui ont sauvé des milliers de chats, et de comment on s’est retrouvés dans cette situation abracadabrante.

Articles of Interest
Une mini-série sur les vêtements que l’on porte. Autant les questions vestimentaires m’intéressent peu, autant j’ai trouvé ces épisodes fascinants. Ce n’est pas étonnant, puisque cette série vient de 99% Invisible, un podcast qui a le don de rendre passionnants des sujets qui de prime abord peuvent paraître bien fades. AoI est par la suite devenu un podcast à part entière.

Master: The Allegations Against Neil Gaiman
Un auteur populaire et adoré est accusé d’abus sexuels par plusieurs femmes. Il nie en bloc. Une enquête dont j’ai apprécié la nuance, sur un sujet extrêmement inconfortable. (Je note juste là que Tortoise a d’autres séries d’investigation, je vais les mettre dans ma liste à écouter!)

Serial (saison 1)
Le podcast qui a lancé le genre, en 2014. Du True Crime pur et dur: Adnan Syed est derrière les barreaux depuis l’âge de 17 ans, accusé d’avoir tué Hae Min Lee, sa camarade de classe et ex-copine. Il clame son innocence, certains le croient, d’autres pas. La journaliste Sarah Koenig découvre que l’histoire est nettement plus compliquée que ce qu’il y paraît de prime abord.

Et ici je m’interromps à nouveau. Serial a lancé le genre, et continué. J’ai cité ci-dessus S-Town, The Kids of Rutherford County, The Preventionist, The Good Whale – tout ça, c’est Serial. Mais je découvre en faisant ce listing que suite au rachat de Serial par le New York Times, tout un tas d’épisodes de saisons passées sont maintenant réservées aux abonnés. Pas cool. Du coup, je vais bricoler un peu pour vous.

The Trojan Horse Affair
Le lien ci-dessus ne mène pas à la page officielle de ce podcast, mais au moins, il vous donne accès à tous les épisodes. Vous l’aurez deviné: une production Serial. On se rend cette fois à Birmingham, sur les traces d’un scandale qui a secoué l’Angleterre dix ans auparavant. Lettre anonyme, islamophobie et théorie du complot.

The Retrievals
Aussi une production Serial. Deux saisons difficiles à écouter sur la non prise en compte de la douleur des femmes dans le milieu médical. La première nous plonge dans une clinique de PMA où durant des années, une infirmière piquait dans le fentanyl utilisé comme antidouleur pour les patientes durant les interventions – le remplaçant avec une solution physiologique. Vous imaginez les conséquences pour les patientes, mais peut-être pas à quel point le monde médical est construit pour ignorer une femme qui dit qu’elle a mal. La deuxième saison porte sur les césariennes, et est plus porteuse d’espoir, car elle nous raconte comment une personne a pu mettre en route une véritable prise de conscience à l’intérieur de sa profession et faire bouger des pratiques médicales désuètes.

Dolly Parton’s America
En écoutant ce podcast, j’ai découvert la femme extraordinaire qu’est Dolly Parton. Je n’avais aucune idée. Et c’est possible que vous non plus.

Dead End: A New Jersey Political Murder Mystery
Le podcast a pris son envol et changé de nom, mais la première saison se penche sur le meurtre des Sheridan et les machinations politiques qui y sont liées.

The Making of Musk
En fait la 6e saison du podcast Understood, ces 4 épisodes nous racontent les origines biographiques et idéologiques d’Elon Musk. Eclairant.

The Disappearance of Nuseiba Hasan
Comme le podcast précédent, celui-ci est également une saison d’un podcast plus large. La troisième saison de Conviction, précisément. C’est chez Spotify, donc quasi impossible de faire un lien propre vers la saison, d’où le lien ci-dessus sur le premier épisode. Une enquête sur la disparition d’une femme que sa famille signale… des années après sa disparition.

Tiny Huge Decisions
Deux amis, Mohsin et Dalia. Ils sont les deux mariés. Elle a eu son premier enfant récemment. Lui souhaite également fonder une famille, avec son mari. Une discussion délicate, que l’on suit au fil des épisodes, où ils réfléchissent, ensemble et séparément, à une décision lourde de conséquences: va-t-elle lui proposer de porter son enfant? Ce podcast aborde avec finesse la question de la gestation pour autrui, mais pas que. Amitié, dialogue, religion, homosexualité, couple… la palette est large. Les protagonistes sont attachants, lucides, et courageux.

The Protocol
Une reportage en six parties sur la façon dont on approche la question de la transidentité chez les jeunes, enfants et ados, partant d’un protocole hollandais dont on suit l’application et l’interprétation outre-Atlantique. Un traitement très nuancé d’un sujet qui a tendance à polariser.

Pour terminer, deux recommandations un poil à part. Will Be Wild, d’abord, une enquête sur la genèse et la préparation de l’assaut du Capitole du 6 janvier. Malheureusement, l’intégralité des épisodes n’est plus disponible sans abonnement payant. Ensuite, les mini-séries de On The Media, podcast que j’écoute depuis des années. Au fil du temps ils ont produit des mini-séries sur tout un tas de sujets, allant de la pauvreté à l’histoire de la radio conservatrice. Ils en valent tous la peine.

Voilà, je crois que vous avez de quoi vous occuper avec tout ça!

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