La dernière version du plan de paix américain prévoyait de façon progressive deux mouvements en parallèle:
le désarmement du Hamas
le retrait des forces israéliennes de la bande de Gaza
Le Hamas avait accepté ce plan.
Benyamin Nétanyahou, premier ministre israélien, a lui affirmé hier que l’armée israélienne ne commencerait pas à se retirer du territoire palestinien tant que le Hamas n’aurait pas été «véritablement désarmé».
Le gouvernement israélien redoute un désarmement fictif.
Abelardo de la Espriella a remporté de justesse en juin l’élection présidentielle en Colombie.
Avocat et homme d’affaires d’extrême droite, il entre en fonction aujourd’hui.
Mais il n’a pas attendu d’être officiellement à la tête du pays pour annoncer de grands changements.
Fin juillet, il a affirmé qu’il comptait rompre toute relation diplomatique avec Cuba et le Nicaragua.
Joseph Bouchard, journaliste et chercheur québécois sur la politique de l’Amérique du Sud, explique à InfoBref que sa présidence constituera «un test majeur pour la solidité et la résilience des institutions démocratiques colombiennes».
Politique internationale
Joseph Bouchard, doctorant en science politique à l’Université de Virginie, s’attend à ce que De la Espriella «s’en prenne aux institutions multilatérales, au droit international et aux droits de l’homme».
Il pourrait, dit-il, avoir recours à des politiques protectionnistes et à des sanctions ciblant certains secteurs, comme l’a fait Donald Trump.
Par ailleurs, le nouveau président colombien va probablement «jouer un rôle de chien de garde pour Trump et la politique étrangère de la droite dans la région».
De la Espriella «rejoindra certainement l’administration Trump dans sa guerre contre la drogue, comme il l’avait promis durant sa campagne», note le chercheur.
Il soutiendra les frappes américaines dans les Caraïbes et le Pacifique visant des navires soupçonnés de transporter de la drogue.
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Politique économique et sociale
De la Espriella devrait adopter une politique économique «libérale, voire libertarienne, proche de celle du président Javier Milei en Argentine».
Le nouveau dirigeant colombien prévoit notamment de:
privatiser les entreprises d’État;
déréglementer de nombreux secteurs pour attirer les investissements étrangers et stimuler le commerce;
réduire les services sociaux et les programmes publics.
Éducation
De la Espriella a déjà pris position contre l’enseignement public, y compris les universités de premier plan, affirme Joseph Bouchard.
Cette position risque, selon lui, «d’entraîner une fuite des cerveaux et une baisse du nombre d’étudiants et de chercheurs étrangers».
Il réduira probablement le financement alloué à la recherche, notamment dans les domaines de la biodiversité et du climat.
Le gouvernement fédéral a annoncé hier l’entrée en vigueur d’un nouveau registre visant à rendre publiques les activités d’influence menées au Canada pour le compte d’intérêts étrangers.
Toute personne ou entité qui conclut une entente avec un acteur étranger en vue d’influencer un processus politique ou gouvernemental au Canada est désormais tenue d’y enregistrer cette entente dans un délai de 14 jours.
Les contrevenants s’exposent à une amende pouvant atteindre 1 million $.
Le registre sera administré par un commissaire indépendant.
Donald Trump a annoncé le mois dernier de nouveaux droits de douane, de 10% ou de 12,5%, pour remplacer la surtaxe mondiale de 10% imposée l’an dernier et qui arrivait à échéance.
25 États américains ont déposé hier une plainte auprès du Tribunal de commerce international des États-Unis pour contester ces tarifs imposés par Washington.
Ils soutiennent que le gouvernement Trump n’a pas, comme il le prétend, décrété ces tarifs pour combattre le travail forcé, mais plutôt pour rétablir des droits de douane proches de ceux que les tribunaux avaient déjà annulés par deux fois.
Les fabricants de nombreux pays verront désormais certains types d’armoires et de meubles-lavabos en bois soumis à un droit de douane de 25% lorsqu’ils les vendent au Canada.
François-Philippe Champagne, ministre fédéral des finances, a présenté cette mesure comme un «droit de sauvegarde provisoire».
Elle s’appliquera pour un maximum de 200 jours, pendant que le Tribunal canadien du commerce extérieur enquête sur des suspicions de dumping de la part de certains pays.
La surtaxe ne touche pas les meubles fabriqués aux États-Unis, au Mexique, en Israël, au Chili ni «dans les pays en développement».
Donald Trump a annoncé hier qu’un accord avait été conclu sur le désarmement complet du mouvement palestinien Hamas et de tous les autres groupes armés dans la bande de Gaza.
C’était l’un des points qui bloquaient la mise en œuvre de la deuxième phase du plan de paix américain pour Gaza.
Le président américain a précisé que l’armée israélienne quittera le territoire palestinien lorsque le Hamas sera désarmé.
Le Hamas n’avait pas encore confirmé publiquement l’accord hier soir.
En quelques jours, plus de 1 500 personnes – dont plusieurs centaines hier – sont arrivées par la mer en provenance du Maroc dans l’enclave espagnole de Ceuta.
Les corps de neuf personnes qui avaient tenté de rejoindre la rive à la nage ont été repêchés.
Le gouvernement espagnol a déployé des militaires.
Il a indiqué que les personnes entrées illégalement seront rapatriées vers le Maroc.
Ceuta, située à la pointe nord du Maroc, est l’une des deux enclaves espagnoles en Afrique du Nord.
C’est une frontière terrestre de l’Union européenne sur le continent africain.
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit que les voitures électriques représenteront 29% des ventes mondiales de voitures neuves en 2026.
En 2020, elles ne représentaient que 4% des ventes totales.
La proportion augmente chaque année depuis.
L’AIE observe que, depuis la hausse du prix de l’essence causée par le conflit au Moyen-Orient, les ventes de voitures électriques augmentent très rapidement dans certains grands marchés, comme l’Australie, le Brésil, l’Inde, la Corée du Sud et le Vietnam.