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La plus récente éclosion de rougeole au Québec est terminée

3 août 2026 à 20:41

28 cas de rougeole ont été déclarés au Québec depuis le début de l’été.

Le dernier cas a été signalé le 1er juillet. 

Or, le ministère de la santé considère qu’une éclosion est terminée lorsque 32 jours se sont écoulés depuis le dernier cas.

Dans l’ensemble du Canada, plus de 1100 cas ont été déclarés depuis janvier. 

Marie-Pier Burelle, porte-parole de l’Agence de la santé publique du Canada, a indiqué à InfoBref que le pays avait récemment connu «sa plus importante éclosion de rougeole depuis plusieurs décennies», mais que seule «une transmission limitée» persiste désormais.


Fin 2024, le Canada a vu une importante recrudescence de la rougeole à la suite de l’importation du virus au pays. 

  • L’éclosion qui s’est alors déclenchée a été la plus importante au pays depuis plusieurs décennies.  

«La transmission a atteint un sommet au printemps 2025, raconte Marie-Pier Burelle. Elle a touché principalement des personnes non vaccinées ou insuffisamment vaccinées.» 

Le Canada a perdu en novembre 2025 son statut de pays ayant éliminé la rougeole, statut qu’il détenait depuis presque 30 ans.  


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«Les efforts soutenus de santé publique [des provinces, du fédéral et des municipalités] ont depuis permis de réduire considérablement le nombre de cas.»

Parmi les moyens déployés, Marie-Pier Burelle cite: 

  • la sensibilisation aux maladies évitables par la vaccination
  • la lutte contre la désinformation en matière de santé

Alors que le nombre de cas de rougeole atteint un sommet aux États-Unis, Marie-Pier Burelle reconnait que «le risque d’importation de cas au Canada par l’entremise des voyages internationaux demeure, particulièrement pendant les périodes de déplacements accrus [comme la saison estivale]».

  • Les voyageurs non vaccinés contre la rougeole risquent de la contracter à l’étranger, explique-t-elle, et ils peuvent introduire la maladie au Canada.

[L'article La plus récente éclosion de rougeole au Québec est terminée a d'abord été publié dans InfoBref.]

Interdire les réseaux sociaux aux jeunes, est-ce vraiment une bonne idée? 

29 juillet 2026 à 21:05

Les effets des réseaux sociaux sur les jeunes sont préoccupants et de plus en plus de pays adoptent des lois pour en restreindre l’accès aux mineurs.

Cette stratégie comporte toutefois plusieurs lacunes.

Ces lois sont difficiles à appliquer et elles peuvent avoir des effets imprévus sur les jeunes.  


Les dangers que posent les réseaux sociaux pour les jeunes sont bien connus. 

Une étude réalisée l’an dernier a révélé que les enfants qui y sont actifs sont deux fois plus susceptibles que les autres de présenter des symptômes de dépression ou d’anxiété. 

En réaction à ces préoccupations grandissantes, des pays ont décidé d’agir. 

L’Australie a été, en décembre 2025, le premier pays à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans.  

La loi australienne exige maintenant des entreprises qu’elles prennent des mesures raisonnables pour empêcher les jeunes d’utiliser leur plateforme.

La France a adopté en juillet une proposition de loi pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. 

Cette mesure s’appliquera dès septembre pour les nouveaux comptes. 

Les comptes existants devront être fermés d’ici janvier prochain.


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Difficile à mettre en place

L’application de ces lois est toutefois plus compliquée qu’il n’y parait, selon un rapport sur les effets de la nouvelle réglementation australienne.  

Les auteurs ont constaté que 7 parents sur 10 affirmaient que leur enfant avait toujours un compte sur Facebook, Instagram, Snapchat ou TikTok. 

  • Dans 67% des cas, les jeunes avaient conservé l’accès à l’application parce que l’entreprise n’avait pas encore vérifié leur âge.

Un rapport de l’organisme britannique Internet Matters montre que les méthodes utilisées pour vérifier l’âge, comme la reconnaissance faciale, la vérification par une organisation indépendante ou la demande d’une pièce d’identité officielle, sont loin d’être infaillibles. 

Près de la moitié des enfants britanniques interrogés pour le rapport considéraient qu’il était facile de contourner ces méthodes de vérification.

Les jeunes étaient particulièrement imaginatifs. 

  • Une mère a raconté avoir surpris son fils qui se dessinait une moustache avec un crayon à maquillage pour tromper, avec succès, une application.

Des effets pervers

Par ailleurs, ces lois peuvent avoir des conséquences imprévues.

D’abord, la vérification de l’âge implique dans certains cas une collecte de données sur les mineurs, une mine d’informations personnelles attirante pour les cybercriminels. 

De plus, l’interdiction pure et dure des réseaux sociaux peut placer les jeunes dans des situations difficiles, selon Andrée-Anne Légaré, professeure au Service sur les dépendances de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke. 

Un enfant victime de cyberintimidation ou témoin d’une vidéo traumatisante pourrait, explique-t-elle, hésiter à en parler à un parent ou un adulte parce qu’il craint de se faire réprimander.


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Utilité des réseaux sociaux

Mais surtout, les réseaux sociaux ne sont pas qu’un endroit pour se divertir. 

C’est aussi un espace pour socialiser, apprendre et trouver de l’information, souligne Claudia Del Pozo dans un article publié sur le site du magazine Wired

La vie numérique constitue une extension de la vraie vie, mentionne-t-elle. 

Autres moyens d’action

La solution ne serait donc pas, selon elle, d’interdire les réseaux sociaux, mais plutôt de s’assurer que ces plateformes sont sécuritaires. 

Elle cite l’exemple du Brésil qui demande aux entreprises: 

  • d’incorporer des contrôles parentaux accessibles; 
  • de réduire les caractéristiques addictives; 
  • d’être plus transparentes sur le fonctionnement de leurs algorithmes.

Aussi, l’éducation a un rôle à jouer puisqu’il est important de développer la littératie numérique des jeunes dans les écoles, insiste Claudia Del Pozo.

[L'article Interdire les réseaux sociaux aux jeunes, est-ce vraiment une bonne idée?  a d'abord été publié dans InfoBref.]

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