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    [en] Comment on fait, quand le déclin est lent, progressif, irrémédiable? Comment on fait pour dire: “la semaine passé ça allait, mais maintenant ça ne va plus”? Ou le mois passé, ou hier, et aujourd’hui? Ce sont des questions qui m’ont poursuivie concernant Quintus, et maintenant Oscar, de façon toutefois assez différente. Autre chat, autres maladies, et aussi autre contexte de vie pour moi. Oscar est vieux, très vieux, probablement. On ne connaît pas son âge vu que c’est un “chat trouvé
     

Oscar: planifier la fin [en]

14 mars 2026 à 07:49
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Comment on fait, quand le déclin est lent, progressif, irrémédiable? Comment on fait pour dire: “la semaine passé ça allait, mais maintenant ça ne va plus”? Ou le mois passé, ou hier, et aujourd’hui?

Ce sont des questions qui m’ont poursuivie concernant Quintus, et maintenant Oscar, de façon toutefois assez différente. Autre chat, autres maladies, et aussi autre contexte de vie pour moi.

Oscar est vieux, très vieux, probablement. On ne connaît pas son âge vu que c’est un “chat trouvé”. On peut juste deviner. Il cumule les pathologies, chacune gérée du mieux qu’on peut. Mais parfois, même le mieux qu’on peut ne suffit pas.

Alors aujourd’hui j’en suis là: j’ai eu une longue discussion avec sa vétérinaire pour planifier sa fin de vie. Faire des directives anticipées. Pour les différents scénarios d’évolution de sa maladie, décider ce qu’on fait, ce qu’on fait pas. Si A, alors B. Planifier la mort.

Aimer un vieil animal malade, en être responsable, c’est lourd. C’est lourd pour ce qui est des contraintes logistiques. C’est lourd émotionnellement. Et c’est lourd aussi cognitivement, j’en ai une conscience particulièrement aigüe. Tenter de faire au mieux pour cet être vivant dont on tient la vie entre les mains, c’est se poser au quotidien un milliard de questions. Et beaucoup de ces questions appartiennent à “l’arbre des questions sans réponse”.

Souffre-t-il? Sa qualité de vie est-elle encore acceptable? A-t-on raté quelque chose? Faudrait-il faire plus, faire moins? Ai-je déjà trop attendu? Est-il temps? Est-il trop tôt? Comment est-il aujourd’hui par rapport à il y a une semaine, il y a un mois? Est-ce un mauvais jour ou bien le début de la dégringolade? A quand remonte la dernière fois qu’il a fait ceci ou cela? A-t-il encore assez de positif dans sa vie? A quelle vitesse respire-t-il? Est-ce un ronron ou est-il encombré? Que veut-il? Comment puis-je améliorer son confort? Est-ce que tel soin ou traitement a un sens ou est-ce que l’acharnement pointe le bout de son nez?

A cela s’ajoute évidemment la charge mentale de l’organisation logistique: les rendez-vous de vétérinaire, sécuriser ou adapter son espace de vie, les médicaments et le matériel – gestion des stocks, horaires, les préparer et les donner, les remplacements en cas d’absence, la surveillance des sorties et de la descente des escaliers, et la surveillance tout court – qu’est-ce qu’il fait, mange-t-il, est-il allé à la caisse, est-ce que ses habitudes changent…

A la simple peur de perdre un être aimé vient se greffer, plus particulièrement cette fois au vu de mes circonstances, l’inquiétude concernant ce que ça va me faire. Je suis encore en réparation. J’ai enchainé les deuils ces dernières années. Une part non-négligeable de ma routine quotidienne et de l’aménagement de mon espace de vie est consacrée à Oscar. Evidemment, j’ai une vie à moi aussi. Mais injections et médicaments deux fois par jour depuis des années (4 fois par jour maintenant), escaliers pour monter sur les canapés et le lit, tiroirs remplis de médicaments, de nourriture et de gamelles, dodos stratégiquement placés avec alèses glissées dessous pour limiter les dégâts en cas de nouvelle crise convulsive, litière et cages de transport, donner à manger et faire la caisse, et aussi les habitudes de vieux couples chat-humain, vers telle heure on descend, comment il s’installe au creux de mon bras chaque soir pour la nuit, est-ce qu’on joue aujourd’hui…?

C’est dur de sentir la transformation du lien quand le soin finit par occuper presque toute la place.

Et puis, quelque part tapi au fond de cette énorme jungle d’anxiété et de stress, il y a encore autre chose: le souhait presque inavouable, honteux, déchirant, d’être enfin soulagée de tout ça. D’être libre. Pas pour lui, mais pour moi.

Les gens pensent bien faire en disant “tu sauras quand c’est le moment”. C’est une idée confortable, mais c’est un mythe. Les émotions contradictoires, les bons jours et les mauvais jours, la difficulté d’évaluer la souffrance, la subjectivité intervenant dans la définition d’une “qualité de vie suffisamment bonne” et les challenges pour l’évaluer, tout ça fait que c’est compliqué, et qu’il vaut la peine d’avoir des critères objectifs et d’y réfléchir. Heureux ceux qui voient avec clarté – mais ce n’est de loin pas le cas de tout le monde. En véhiculant ce genre de message bien intentionné, rajoute une grosse louche de culpabilité à la tambouille émotionnelle dans laquelle on se débat, puisqu’on sous-entend qu’il serait normal de “savoir”. Si on ne “sait” pas, alors, qu’est-ce que ça veut dire? Qu’on est défectueux? Qu’on n’aime pas son animal? Qu’on n’est pas assez à l’écoute, pas assez en lien, pas assez en contact avec ses émotions? Et de grâce, épargnez-nous la “communication animale” (j’en ai d’ailleurs bien plus à dire à ce sujet, mais ce n’est pas le moment maintenant).

Donc, c’est dur. C’est dur parce que je ne sais pas – et c’est normal que ce soit compliqué. Suivant les jours, suivant les heures, suivant mon moral, je me dis “non mais ça va” ou alors “ça ne va plus” et même, la boule au ventre, “est-ce qu’en fait ça fait longtemps que ça ne va plus et je refuse de voir?”

Je suis très douée pour m’accrocher à l’espoir, mais ça ne rend pas toujours service. Ici, ça ne me rend pas service. Oscar va mourir, bientôt, qu’aujourd’hui soit un bon jour ou pas, que la semaine prochaine ressemble à celle-ci ou non. Il a certainement une lésion cérébrale, tumeur probablement. Il s’est mis à faire des crises convulsives en novembre, et il est sous traitement depuis janvier. On a dû augmenter le traitement il y a quelques semaines. Le traitement a des effets secondaires qui ont une conséquence négative sur sa qualité de vie. Des anti-épileptiques chez un vieux chat qui était déjà “sur le fil”, ce n’est pas un détail.

Qu’est-ce qu’une bonne qualité de vie? Qu’est-ce qu’une qualité de vie acceptable? Elle est où la limite? Pour un vieux chat, pour un jeune chat? Plus le déclin est progressif, plus c’est difficile. Parce qu’on s’habitue, aussi. Insensiblement, on court le risque de glisser, d’accepter aujourd’hui ce qu’on n’aurait pas accepté il y a trois ans.

Pour ma part, j’ai un certain nombre de critères clairs. Des “non-négociables”. En plus de la question de la gestion de la douleur et des symptômes, Oscar doit pouvoir:

  • utiliser sa litière de façon autonome (et être continent)
  • manger en suffisance de façon autonome (pour contrôler sa courbe de poids)
  • monter et descendre du lit, des canapés, de façon autonome
  • accepter ses traitements “de bonne grâce”
  • “vouloir” des choses: descendre, râper sur Juju, sortir, faire dodo ici plutôt que là…

Ça c’est des critères assez clairs et objectifs. Là où ça pèche un peu, c’est pour des choses moins faciles à évaluer objectivement, justement:

  • combien a-t-il mal? est-il suffisamment confortable?
  • quel est l’impact psychologique de ses difficultés de mobilité?
  • est-ce qu’il reste suffisamment “d’intérêt” dans sa vie? est-ce de la vie ou de la survie?
  • à quelle fréquence renonce-t-il à se lever ou à se déplacer parce que c’est laborieux pour lui?
  • ces derniers temps, il lui est arrivé de tomber du lit en essayant de se lever, ou de rater une marche sur ses petits escaliers pour accéder au canapé, d’avoir des difficultés à rester stable en mangeant ou dans la caisse: combien est “acceptable”? comment le vit-il?
  • il lui arrive de protester quand je le porte, douleur ou contrariété/frustration?
    • il ne fait presque plus sa toilette (depuis longtemps), j’arrive de moins en moins à le brosser, combien est-ce que ça réduit son confort?
    • et aussi, plusieurs de ses traitement on un effet/des effets secondaires qui ne sont pas constants au fil du temps, et donc il y a des fluctuations au fil de la journée et de la semaine qui viennent de ça, donc comment faire le tri?
    • il y a des tas de choses qui ne vont plus, mais il en veut encore et semble encore trop présent et vivant pour imaginer qu’il est au bout… mais est-ce que ça veut dire quelque chose, en vouloir encore, ou est-ce juste l’instinct de survie, un truc qui tire en avant aveuglément, malgré la souffrance?

Je pourrais continuer comme ça longtemps. Ça fait des semaines, des mois que je m’y entraine.

Mais d’ici quelques jours ou semaines, quelques mois tout au plus, il va mourir. La question c’est quand, et comment on va arriver jusque là. Donc j’ai pris rendez-vous pour discuter avec sa vétérinaire. Pour avoir un plan, et lever le pied sur les questionnements incessants au jour le jour. Plus encore qu’avec Quintus, ici c’est vraiment un “choix”.

Voici le plan, dans l’ordre:

  1. on n’augmentera pas la dose de levetiracetam (son anti-épileptique), même s’il refait une crise; l’impact sur sa mobilité à la dose actuelle est déjà trop important
  2. s’il n’y a pas de crise d’ici deux semaines, on fera le point côté “qualité de vie”, car les effets secondaires sur la mobilité diminuent normalement avec le temps; si on en est toujours au même point, on envisagera une très petite réduction de dose, sachant qu’il y a des chances que cela précipite une crise
  3. s’il refait une crise, on évaluera si elle est “pire” que celles qu’il a eues jusqu’à maintenant; si elle est pire, on arrête
  4. si la crise est “pas pire”, on verra quand est la suivante; si l’intervalle est trop proche, on arrête (et évidemment aussi si l’intensité augmente).

Il n’y a pas de sortie de secours. Les crises vont revenir. Elles vont s’intensifier. Elles vont se rapprocher. C’est une évolution inéluctable. Je sens que d’avoir posé ce cadre m’aide à sortir de la “pièce des réflexions” et à ouvrir la porte de la “pièce des émotions”. C’est le bordel là-dedans, je sais pas par où commencer. J’ai tellement envie d’un break avec la mort. Mais c’est pas pour maintenant.

Photo: Oscar qui observe les oiseaux dehors, avant-hier.

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  • Rayon de soleil et mal de gorge [en]
    [en] Il y a du soleil et j’ai pu manger sur le balcon. On est de nouveau dimanche, une semaine de plus s’est écoulé. Déjà le 18 janvier. Depuis le début de l’année, j’ai deux fois commencé à écrire un article. Le premier a été interrompu par une nouvelle crise convulsive d’Oscar. Le deuxième par une petite inondation dans les WCs de l’eclau qui s’est transformée en une grande inondation d’eaux usées (canalisation de sortie d’immeuble bouchée, ne jetez pas de lingettes aux WC, svp), pompiers inc
     

Rayon de soleil et mal de gorge [en]

18 janvier 2026 à 08:44
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Il y a du soleil et j’ai pu manger sur le balcon. On est de nouveau dimanche, une semaine de plus s’est écoulé. Déjà le 18 janvier. Depuis le début de l’année, j’ai deux fois commencé à écrire un article. Le premier a été interrompu par une nouvelle crise convulsive d’Oscar. Le deuxième par une petite inondation dans les WCs de l’eclau qui s’est transformée en une grande inondation d’eaux usées (canalisation de sortie d’immeuble bouchée, ne jetez pas de lingettes aux WC, svp), pompiers inclus.

Il y a du soleil, on est le 18 janvier, et ça fait un mois que je suis en mode survie. La convalescence n’est pas linéaire, c’est ça. Cerveau fragile, propofol sur une petite nuit et la fatigue de la semaine suivi par une grosse journée qui en temps normal (même “normal post-accident”) n’aurait pas posé de problème majeur, et voilà: abandon des invités le 24, annulation des festivités prévues pour le 25 et le 26, séjour au chalet qui n’est pas allé comme prévu sur fond de vieux chat qui aligne les crises épileptiques, de Crans-Montana, et autres contrariétés.

Ai-je déjà écrit ça? Je me demande si je me répète. Rentrée du chalet un peu en urgence, puis la fameuse inondation – c’était vendredi il y a une semaine. Depuis mercredi, j’ai enfin le sentiment de pouvoir me poser un peu. Oui, j’ai donc passé le dernier mois en arrêt de travail complet, de nouveau. Tentative de reprise lundi, mais mon cerveau fait de la concurrence à mon iPhone: plus d’espace de stockage, tout est lent, ça plante, chaque tentative de faire de la place apporte son lot d’ennuis supplémentaires sans en fait faire plus de place… Donc point d’interrogation. Ah oui, en plus: mon mal de gorge et l’inflammation ORL généralisée qui l’accompagne m’informe que j’ai chopé un virus quelque part. Début hier, aujourd’hui légère fièvre. Ça semble mal barré pour demain.

Histoire de ne pas faire que me plaindre: lundi j’ai découvert l’existence des mini-lave-vaisselles, en particulier Bob. Un petit tour sur Marketplace et une expédition vespérale à Vevey plus tard, Bob a rejoint ma cuisine. Ce qui m’a donné l’impulsion pour mettre en route le réaménagement d’étagères qui me démange depuis… longtemps. Vous vous souvenez de mon réaménagement d’appartement en automne 2024? Il y a une éternité. J’avais prévu, au printemps 2025, de prendre une ou deux semaines pour m’occuper de la cuisine et de la salle de bains, justement. C’était sans compter avec un accident de ski. Ça fait partie des nombreuses choses que j’ai “mises de côté” cette dernière année.

Et là, suite entre autres à l’écoute d’un épisode de Hidden Brain sur comment se “débloquer” (je vous en encourage vivement l’écoute, je vais d’ailleurs l’écouter à nouveau), au désespoir devant ma pile de vaisselle lundi matin après le week-end “canalisation bouchée” qui m’a amenée à m’exclamer “franchement, des fois je me dis que je devrais troquer mon grand four pour un lave-vaisselle” et donc à repenser les aménagements possibles de la cuisine, je me suis dit que l’arrivée de Bob était un prétexte parmi d’autres pour m’y mettre, et que ça me ferait aussi du bien par rapport au fait que je goge depuis un mois sans réussir à reprendre le rythme de mes activités quotidiennes – je vous rassure je prends pas tout sur moi, il y a des événements extérieurs qui s’enchaînent pour me remettre la tête sous l’eau dès que je crois que je vais pouvoir la sortir. Oui, la phrase est longue et c’est un peu exprès, pour vous donner cette sensation de “mais bon sang ça s’arrête quand?” qui ne veut plus me quitter.

Travaux en cours, vers le début.

Il y a déjà quelque temps j’avais abandonné mon idée initiale d’installer un joli buffet à la place des tiroirs et des rayons du bas, et de mettre de vraies grandes étagères murales au-dessus. Déjà, pour éviter de monter le buffet (lourd et encombrant, ne rentrant pas dans l’ascenseur). Donc, hop, un IVAR de plus (celui de droite) pour prolonger l’existant. Ça tombe bien, j’en avais un en rab. Je m’y mets. Zut, je n’ai pas assez de supports d’étagère – vous savez, les petits cylindres métalliques qu’on glisse dans les montants. Qu’à cela ne tienne, je retournerai chez IKEA. C’est pas grave, j’y suis déjà allée mardi!

Mardi, IKEA: acheter des détecteurs de fuite d’eau, parce que c’est pas vraiment fini, ces histoires de canalisations qui se bouchent et qui fuient, et que je suis un peu traumatisée, parce qu’honnêtement, si vendredi soir j’étais descendue dix minutes plus tard pour voir comment ça progressait, il y a fort à parier qu’une bonne partie de l’eclau aurait été inondée d’eaux usées, et pas juste un bout du corridor et le coin lavabo-WCs. Et des nouvelles poubelles, tant qu’à faire, les sacs qui servaient de poubelles de tri ont gogé dans la “m” et ne valent pas le coup d’être récupérés. Ah oui, et je voulais aussi racheter de ces super organiseurs à compartiments avec poignée. Donc je suis déjà allée chez IKEA.

Vendredi matin, allez, on va faire efficace. Je dois aussi passer à la pharmacie et à la Migros. Et chez le véto. Vous me voyez venir? Ah oui, je ne vous ai pas dit. Donc petite sortie courses. J’ai aussi décidé (parce qu’il faut optimiser, toujours, jusqu’à l’épuisement, d’ailleurs ça se voit pas en lisant mais j’ai passé bien 45 min à retrouver ces fichus liens, et j’avais prévu un article dessus il y a des semaines, pas encore écrit mais j’y pense tous les trois jours) que je pouvais rajouter une troisième étagère IVAR à l’histoire, donc ce sera l’occasion.

Deux heures et demie chez IKEA (alors que j’avais réglé l’affaire du IVAR en 15 minutes), parce que je me suis dit “j’ai un peu de temps, voyons voir s’il y a d’autres choses utiles”, donc je me suis perdue dans les rayons, j’ai mis des choses dans mon sac, je les ai reposées, je suis revenue en arrière, purée ça fait 2h il faut que j’avance là, mince un des trucs que j’ai pris c’est le modèle d’exposition, faut que je refasse tout le magasin pour aller le remettre et prendre quelque chose qui est à la vente, et pendant qu’on y est, allez un petit contrôle aléatoire à la caisse. Heureusement j’avais bien tout scanné, malgré mon état.

En plus ma panosse rentre même pas dedans, bref, passons.

Parfois (souvent) l’enfer est pavé de bonnes intentions. Les poubelles avec couvercle, eh bien ça entrave “l’empoubellissage” des menus déchet du quotidien. Pas un bon plan, donc, pour remplacer la poubelle de couloir de mon appart. Très bien, par contre, pour celles sous l’évier de l’eclau, et celle pour le recyclage sous mon évier. Meubles IVAR montés, Bob testé, la troisième étagère IVAR trouve son rôle dans ma cuisine. L’enfer? Les tas de choses ôtées des étagères “ancienne version” et qui jonchent le sol de la cuisine et du salon (et la table, dessus et dessous), à trier-jeter-organiser, alors que je suis dans le jus, épuisée par mon vendredi, en train de faire un élevage de virus, avec un chat qui a refait une crise convulsive hier et l’espoir de pouvoir aller à mes deux jours de formation lundi et mardi pour démarrer ma reprise de travail qui s’amenuise.

Je pourrais vous parler encore de mon iPhone qui m’a plus ou moins occupée toute la journée d’hier avec ses problèmes de place, mais là c’est bon, j’ai enfin réussi à virer les photos du tél sans en perdre (merci iCloud), à faire la mise à jour et récupérer les 60Gb de “System Data” qui s’étaient accumulés ces derniers mois, depuis que j’avais, en désespoir de cause, procédé à une réinstallation complète. (Est-ce qu’on peut désactiver “Liquid Glass”? c’est horrible ce machin…)

Je pourrais vous parler de tout un tas d’autres choses, pas des moindres mon vieux chat qui est en train de mourir, finir d’écrire mes deux articles en plan, mais voilà, à la place je vous ai raconté, un peu en vrac, ma cuisine, et le titre de l’article n’a rien à voir avec ça.

J’ai écrit parce que c’est bien pour moi d’écrire – pas sûre que ce soit bien à lire, par contre – ça réduit un peu la pression, ça ferme une boucle, ça ponctue un moment de l’existence. Ça donne peut-être aussi des nouvelles aux gens qui n’en ont pas. C’est beaucoup de monde, ces jours, comme je suis en mode “récup au max” je minimise les interactions, parce que ça me fatigue… mais ça m’ennuie beaucoup, j’en ai marre.

Là, je vais mettre un yogourt dans mon estomac qui ronchonne, pour autant qu’il y en ait un dans le frigo (j’ai mangé à midi, c’est juste un creux habituel) et m’allonger les yeux fermés pour voir si le transformateur bourdonnant qui me sert de cerveau ces jours apprécie. J’espère être prochainement en mesure de partager avec vous des écrits un peu plus profonds sur la vie et le monde.

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  • It’s Not Good [en]
    [en] Between November 3rd and last Thursday, Oscar has had three epileptic seizures – maybe four. Whatever the underlying cause is, it’s not good. He’s an old cat with many ailments, hanging on to a life still good enough. You need to read The Cat Who Woke Me Up (thanks, Doc). It’s beautiful in so many ways. It makes me wish I were able to write about the truth of the world like that. I haven’t got around to sharing even a tenth of all that I have understood over the nine long months si
     

It’s Not Good [en]

22 décembre 2025 à 14:42
[en]

Between November 3rd and last Thursday, Oscar has had three epileptic seizures – maybe four. Whatever the underlying cause is, it’s not good. He’s an old cat with many ailments, hanging on to a life still good enough.

You need to read The Cat Who Woke Me Up (thanks, Doc). It’s beautiful in so many ways. It makes me wish I were able to write about the truth of the world like that.

I haven’t got around to sharing even a tenth of all that I have understood over the nine long months since my accident. But somewhere in there, there is writing. And there is dealing with emotions. And grief. It is our struggle as humans, inevitably, to be faced with emotions. They colour our life. Maybe helping each other, being there for one another, all has to do with emotions. Maybe it all comes down to that. Emotions as the truth of life.

Christmas is approaching, and my old cat is inching closer to the end. It could be next month, it could be next week, it could be next summer. Though honestly, I think the likelihood of the latter is slim. Winter is not good for my cats. Both Bagha and Quintus died in the time before Christmas. Tounsi just after. Erica a few months later. I’m not superstitious and I don’t believe in anything. These days are just not filled with happy feline memories. And it’s a fact that winter, like the heatwaves of the summer, is not gentle on frail, ageing bodies.

I’m struggling with my brain right now. It’s not good either, in a different way. Obviously, I keep overestimating how much “available brain” (I don’t like “energy”) I have. As soon as things get better and more normal, I end up overdoing it, without realising, and then crashing again.

I underestimated the impact my programme for Friday and Saturday would have (and forgot to factor in some wiggle room for “unknowns”, which definitely made themselves known). Saturday evening I was completely exhausted. This means: headache, buzzing brain, making mistakes with numbers, struggling to put my thoughts clearly into sentences, more misunderstandings or lost threads when listening to others, and the odd word eluding me. Oh, and leaving my keys in the door (but that was Saturday noon already).

Sunday was headache, mostly rest, a friend over for tea, cancelling a videocall with another. Today had less headache, felt quite better, but after two hours Christmas shopping this afternoon my brain is filled with pounding rain and lightening and I gave up on heading out again for the second shopping trip I had planned. Christmas preparation is going to be much more challenging than expected. I look at the coming week and can’t see when I’m going to get the downtime to recover. It’s not good, and I don’t know what to do about it. That, of course, is part of the problem.

Next Monday, I’m going to the chalet. I don’t know what state my brain or my cat will be in. There are loud bells ringing telling me it would be more reasonable not to go. There are equally loud bells telling me that I haven’t been to the chalet in a year, that I desperately need a holiday, and that I want to go back skiing because this year has already been so dreadfully frustrating for me that I just can’t bear to give up on yet another plan.

I have had to get better at letting go of things. It doesn’t mean I’m good at it. And as I am still on the road to improvement, I logically should need to let go of less and less as time goes on. I keep thinking I can relax a bit, inch closer to my “normal life”, but I keep overshooting and being all the more frustrated: because I’m disappointed, with the double whammy that when my brain is fried, managing my emotions is more difficult.

I remember, in the first hours after my accident – or maybe days? – wondering through the fog of my concussion if this accident would leave a lasting mark on my life. Would it have big consequences. Would there be a before and after. Would it change me. Would a split second on a ski slope change the trajectory of a life. It made me even more acutely aware that some split seconds end lives – I was already very much aware of this, but knowing in your mind and feeling in your body are two different things.

My recovery is not just managing my tiredness and cognitive load to remain in the sweet zone of “enough activity but not too much” that supports healing and regaining function. It’s also grappling with Big Questions regarding the meaning of life, what’s important and less important, truly understanding that my ressources are finite, not just when I’m recovering from an accident, but always, and that I want to be mindful of how I use the time and energy of this one life I’m given. It’s figuring out what I want to do and dealing with the existential anxiety of my mortality, determining how much place I give to others and to myself.

I want to write about all this. If there is meaning, to me, it lies in making our time alive a little easier for each other. And though there is no better learning than through our own lived experience, sometimes the stories of others can resonate. Sometimes we find keys in the lives or insights of others. I want to write, and it’s terribly frustrating (that word again) to not have the availability to do it in a timely manner.

I hope Oscar doesn’t die too soon. It’s hard enough and sad enough as is. Of course I won’t want to have to deal with his death. But I accept I will have to. I would just like to be in a better place (cognitively) when it happens. 2025 has brought enough grief, and the last handful of years more than their fair share.

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  • Et alors, aujourd’hui? [fr]
    [fr] C’est 21h11, il me reste un poil de temps, même si je suis trop raide. Mais tant pis. Ecrire c’est important, et si j’attends toujours que les conditions soient bonnes, eh bien j’attends. Aujourd’hui, Oscar galope presque après retour de sa dose de gabapentine à son habituelle (33mg matin et soir). Je suis soulagée, car ces dernières semaines c’était pas bon du tout. Il se traînait, marchait bas et peu, ça n’allait pas. Il n’a pas refait de crise d’épilepsie depuis le 13 novembre. On es
     

Et alors, aujourd’hui? [fr]

11 décembre 2025 à 16:08
[fr]

C’est 21h11, il me reste un poil de temps, même si je suis trop raide. Mais tant pis. Ecrire c’est important, et si j’attends toujours que les conditions soient bonnes, eh bien j’attends.

Aujourd’hui, Oscar galope presque après retour de sa dose de gabapentine à son habituelle (33mg matin et soir). Je suis soulagée, car ces dernières semaines c’était pas bon du tout. Il se traînait, marchait bas et peu, ça n’allait pas. Il n’a pas refait de crise d’épilepsie depuis le 13 novembre. On espère, donc. De toute façon, c’est pas bon, un vieux chat qui fait deux crises épileptiformes à 10 jours d’intervalle. C’est décembre, le mois sombre des vieux chats.

Oscar a l’âge où il pourrait mourir soudainement. Certes, ça peut arriver à n’importe quel âge, mais on se comprend. Il a l’âge où c’est une probabilité bien réelle. Peut-être qu’il sera encore là au printemps. Ou dans un an. Mais je ne compte pas dessus. Chaque mois de plus est un mois de plus. Peut-être que, comme dit sa véto, “il nous enterrera tous”. Mais l’âge finit toujours par user l’organisme, même quand l’esprit en veut encore – ce qui est le cas d’Oscar. Il veut, il veut. Aller dehors, venir sur mes genoux, chercher des noises à Juju, investiguer cette nouvelle personne qu’il a aperçue, son tube de nutrigel quand sa glycémie descend un peu trop vite ou un peu trop bas.

Aujourd’hui, moi je garde la tête hors de l’eau, mais je pédale fort dessous. La vaisselle, c’est pas ça. Le sommeil, c’est un peu mieux. L’administratif, ça s’entasse, surtout quand le fait d’avoir des soucis de santé augmente encore la charge administrative: une détection précoce AI (parce qu’après six mois d’arrêt de travail, ça se fait d’office, même si le pronostic est d’une récupération complète et que les choses “s’annoncent” bien), des médecins qu’il faut relancer pour des rendez-vous, l’assurance qui ne rembourse pas pour une question de procédure administrative, et qu’on va tenter d’amadouer, le courrier empilé (urgences repérées à la boîte aux lettres et traitées, on espère) à traiter… Et je ne commence même pas avec l’approche des fêtes, la logistique familiale, le séjour au chalet, comment je vais gérer les chats, le régime sans fibres la semaine prochaine (ô joie – routine, qu’on ne s’alarme pas), l’audioprothésiste qu’il faudrait recontacter parce que vraiment, un accessoire-micro pour les formations et les séances à l’audio difficile, ce serait quand même bien, les habits d’hiver qu’il faudrait extraire de leurs rangements, les journées qui inévitablement génèrent de nouvelles idées, de nouveaux projets, de nouvelles tâches…

On ne peut pas tout faire. Je suis vraiment en train de comprendre ça. Pas juste dans le sens “ma pauv’ Lucette, t’as les yeux plus gros que le ventre”, mais dans le sens que la vie aujourd’hui est d’une complexité administrative quasi ingérable. L’idée qu’on devrait être capable de “gérer correctement sa vie”, avec l’admin sous contrôle, le lieu de vie, le boulot, la santé, le sommeil, les loisirs, la vie sociale, les responsabilités, c’est une douce illusion. On ne peut pas mettre le contenu d’un deux pièces dans une Twingo. Même au chausse-pied. Même en optimisant à fond. Même si on est championne de Tetris.

J’ai pris conscience récemment qu’une de mes tentatives de solution face à la surcharge d’obligations et de désirs, c’est l’optimisation. Si j’optimise correctement, alors j’atteindrai cet état où ma vaisselle est faite, mon frigo ne comporte pas d’aliments mourants, mon admin est à jour, mon appart est joli, rangé et propre, la lessive de la semaine dernière est rangée, j’ai du temps pour écrire, me détendre, voir mes amis, faire mon job sans courir, lire avant de m’endormir, aller au judo, au chant, au ski ou en randonnée, jouer au bridge, organiser des jeux de société avec les amis, et contrôler mes relevés d’assurance-maladie. Et bien sûr, suivre correctement ma santé et celle de mes chats. Penser à mon avenir et le préparer. Être là pour mes proches quand ils ont besoin de moi. Gérer une communauté de soutien pour maîtres de chats diabétiques, écrire un livre ou deux, pourquoi pas, refaire de la poterie, sans oublier de changer le monde. Vous voyez le truc?

J’ai un article qui me trotte dans la tête, depuis une semaine ou deux. Il est intitulé “Optimiser jusqu’à l’épuisement”. Vous saviez que cette recherche d’optimisation, il y avait un lien avec le TDAH? Moi non plus. Mais ça fait sens. Et ça me fait porter un autre regard sur cet élan qui me leurre. Optimiser, pour moi, c’est un piège, en plus d’être une compétences extrêmement utile.

Donc je me demande, depuis quelque temps: “qu’est-ce que je choisis de laisser tomber? sur quoi je fais l’impasse? quand est-ce que je décide sciemment de ne pas optimiser?” Comme on peut s’y attendre, je sais bien faire la leçon aux autres: “On ne peut pas tout faire. Il n’y a ni l’argent, ni les ressources. Et c’est pas parce qu’on est nuls ou mal organisés, ou pas assez compétents. C’est un problème structurel, indépassable. Et peut-être même que les seules choses qu’on arrivera à faire ce sont celles qui sont absolument critiques et indispensables. Et le reste, tant pis, on fera pas.” C’est ça. Mais quand il s’agit d’appliquer ça à ma vie, je me débats encore férocement, parce qu’il doit bien y avoir une solution quelque part, si si, je suis sûre qu’il y a un moyen de faire rentrer le cinq pièces dans le coffre de la moto.

Donc, optimiser, une affaire de TDAH. Peut-être carrément un symptôme. Le TDAH, ce n’est pas anodin. Ce n’est pas un détail dans la vie d’une personne, qu’on peut se permettre d’ignorer ou de prendre en compte, suivant ce qui nous chante. C’est sous-diagnostiqué, stigmatisé, mal reconnu, mal compris, mal pris en charge. “Mangez moins de sucre et faites du yoga.” (Véridique, mais pas à moi.) L’assurance veut pas rembourser la moitié de tes médics, et augmente donc ta charge admin ou ta “taxe TDAH”, le coût très financier que ça a de laisser passer les délais, perdre ses affaires, oublier qu’on a un abonnement qu’on n’utilise pas, se faire amender sur la route si c’est pas taxer d’office, acheter les trucs à double pour tenter de garder un peu la charge mentale sous contrôle (quel gag, mais en fait oui, les trucs à double c’est le life-saver auquel on pense pas, même si la charge mentale elle ne rentrera jamais ni dans le coffre de la Twingo ni dans celui de la moto), casser ses trucs ou les abîmer parce qu’on a laissé la fenêtre ouverte ou la plaque allumée, payer deux fois le billet d’avion parce qu’on s’est trompé de date et c’est pas remboursable.

Le TDAH, c’est un truc qui est un facteur de risque non seulement pour égarer ses lunettes ou oublier sa veste, parler trop et s’aliéner son entourage parce qu’on se fâche ou qu’on est chiant, tout simplement, mais aussi, en vrac: accidents, comportements à risque, abus de substance, suicide, incarcération, précarité, séparation, ah oui et utilisation intensive du système de santé. Ce qui est marrant avec ça c’est qu’il semblerait que ce ne soit pas juste lié aux accidents de maladroits, distraits, et preneurs de risques, pas juste lié aux maladies de ces gens qui sont pas fichus d’avoir une bonne hygiène de vie, manger correctement, faire du sport, aller chez le médecin à temps quand ça va pas, prendre leurs traitements jusqu’au bout. Non, les personnes avec un TDAH elles ont aussi plus de maladies tout court, qui semblent venir de la faute à personne. Bizarre, hein? Une histoire de profil génétique, on dirait. Donc t’as un TDAH, t’es toujours fourré chez le médecin avec des problèmes de santé qui rentrent pas bien dans les cases? Pas étonnant.

Ah oui, et autre truc cool. Le TDAH chez la personne âgée, c’est encore moins bien connu et étudié que chez l’adulte. Il se passe quoi quand on vieillit, avec un petit détail de quatre lettres qu’on a “bien géré jusqu’ici donc pourquoi je m’en soucierais maintenant?” Pas chez tout le monde bien sûr, mais avec l’âge, il peut arriver que toute la merveilleuse énergie et les ressources incroyables qu’on déployaient à notre insu pour “compenser”… ne soient soudain plus aussi disponibles. Hop, dégringolade, décompensation. Qui pourrait, suivant quand, donner lieu à des diagnostics de dépression ou même de démence (et traitements ou non-traitements associés) alors qu’un petit détour par la case des psychostimulants pourrait pas mal améliorer la situation.

Ce qui me fait penser aux femmes en périménopause. Encore un sujet sur lequel il ne faut pas me lancer! Saviez-vous que les hormones (oestrogènes) commencent à se casser la figure sept à dix ans avant l’arrêt des règles, qui a lieu en moyenne autour de 51 ans, si ma mémoire ne me joue pas des tours? Et qu’avec les oestrogènes qui se font la malle, l’inflammation augmente et la dopamine s’en va aussi voir ailleurs si elle y est? Sans faire une trop grande digression par les neurotransmetteurs, la dopamine et la noradrénaline semblent être ceux dont la disponibilité insuffisante dans le cerveau joue un rôle dans les difficultés de fonctionnement exécutif typiques du TDAH. Donc les femmes dans la quarantaine qui commencent à avoir mal partout, à tout oublier, à plus savoir pourquoi elles sont à la cuisine, à gérer leurs émotions comme des manches, à être tellement épuisées qu’on les ramasse à la petite cuillère pour les mettre sous antidépresseurs ou anxiolytiques, peut-être qu’elles ont plutôt besoin d’une thérapie hormonale de substitution, et/ou de psychostimulants s’il s’avère que l’exode des oestrogènes était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de leur TDAH jusque-là magistralement et invisiblement géré au prix d’un fardeau compensatoire qu’elles seules subissent.

C’est peut-être pour ça que je n’écris pas plus souvent. Il y a trop à dire et une fois lancée… vous voyez le résultat. Navrée pour les phrases-paragraphes, visiblement c’était le mood du jour. L’absence de liens, aussi, parce qu’il y aurait des tas de liens à mettre partout, mais je suis fatiguée et mes mains aussi, donc aujourd’hui ce sera sans liens et avec des phrases bien trop longues. Ah ouais, et j’ai pas relu.

Bonne nuit 😘

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    [en] This is often the question. In typical ADHD style, my difficulty getting started on something is only surpassed by my difficulty stopping something once it’s started. So, 9pm on Sunday night, tired tired tired, can I grab my keyboard and give you some news without still being up at midnight? I challenge myself. Mid-October, I went back to work part-time. Three half-days a week. It went OK but I was way more tired than I expected. Tired in general. Overwhelmed by trying to manage my
     

Can I Write a Quick Blog Post? [en]

16 novembre 2025 à 16:02
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This is often the question. In typical ADHD style, my difficulty getting started on something is only surpassed by my difficulty stopping something once it’s started. So, 9pm on Sunday night, tired tired tired, can I grab my keyboard and give you some news without still being up at midnight?

I challenge myself.

Mid-October, I went back to work part-time. Three half-days a week. It went OK but I was way more tired than I expected. Tired in general. Overwhelmed by trying to manage my weeks, that these three little half-days seemed to fill to the brim. It’s much better now and I feel ready for more. I haven’t had cognitive overload headaches for a while now, or at least, so few that I don’t remember them.

Months ago, I started using the Apple Journal app, because I was having such a hard time recalling what I had done in previous days, recent or less recent. Writing a few quick notes down at the end of the day has helped me keep some sort of grasp on all those days that have disappeared into the weird months of 2025. Recently, I’ve switched to Day One, trying it out as an alternative to Apple Journal. My Facebook suspension has made me cautious about locking data or content into hard-to-export-from apps or services.

I’ve also started learning Bridge. Maths and statistics, strategy and communication, fun! It’s an investment for my old days, but already enjoyable. I’ll write more about it in time. If you want to get started, Funbridge actually has tutorials that can take you by the hand for the first steps. Start with MiniBridge.

My very old cat Oscar is having a series of health issues. I treasure each good day I have with him, because I don’t know how many are left. The first part of the year saw a complete deregulation of his diabetes, which had been a smooth ride to manage until then. He was getting dehydrated, blood glucose going up and down like a yoyo, and slow but steady weight loss. We went through a long period of subcutaneous fluids, which helped a lot.

In September he came down with a really bad pancreatitis flare-up. I nearly lost him. An oesophageal feeding tube saved him. It sounds like a dramatic intervention, but it’s actually quite minor surgery, well-tolerated, and a life-saver. The main issue with pancreatitis is that the cat stops eating. Being able to feed by tube solves that problem, removes stress for everybody, allows proper administration of medication, fluids and calories. I had a short trip planned during that period, and thankfully a friend came over to cat-sit and take over nursing duties. I can’t thank her enough.

Since the pancreatitis he had been doing really good. He didn’t put all the weight he lost back on, but enough that it’s not a disaster. And his three old arthritic legs are happy for any 100g they don’t have to carry. I have been letting him out in the garden, closely supervised, of course, and he really enjoys it. It makes me happy too, to be able to give him access to enrichment and stimulation that an exclusively indoor life didn’t provide. It always made me a bit sad, especially as I knew he had lived most of his life outdoors. But he was too old and handicapped to risk it, and until recently, too mobile for me to supervise him in the garden here (he did get to go out at the chalet – different environment with less risks). The photo is of him on one of our recent outings.

Two weeks ago, though, he had an epileptic seizure. Out of nowhere. I moved my surveillance cameras around and kept an eye on him. He had a second one ten days later, just this Wednesday night. We put him on anticonvulsants Thursday evening, but it’s tricky dealing with the sedation side-effects, particularly on an elderly cat who is already mobility-challenged and wobbly at the best of times.

He still wants a lot of things (like me, hehe). He wants to go downstairs, he wants to climb in my lap, he wants to go outside, he wants to go on the sofa, he wants to teach Juju a lesson (Juju, by the way, is doing fine, but definitely overweight – I’m hoping his new diet will work out, because I’m not enthusiastic about preparing myself another diabetic cat).

So we’re still figuring things out, and crossing fingers that Oscar will be able to tolerate the medication and that he won’t have another seizure too soon. But it’s not good news, in any case. I’m sad and worried, which is normal, but that doesn’t make it comfortable. And also, apprehensive, because 2025 has come with more than its fair share of trials, and I’m aware that there is a high risk of Oscar dying in the coming months. And honestly, I don’t need that, just as I’m getting back on my feet. There’s never a good time for dead cats, but some are shittier than others. He might hang in there, of course, but he’s old enough and his health is such a fragile equilibrium that I would not bet on him being still around this time next year. He could still be here for months or more, of course, but he could also go downhill fast pretty much anytime. Loving and caring for an old animal is living with the certainty of grief to come, but the uncertainty of timing. I am very much reminded of Quintus’s last years.

I’ve never liked October-November. It’s dark, and damp, and not winter yet. It’s the in-between season. And this year, I had neither hiking, nor skiing, nor really sailing season. I did go out on the lake a handful of times, thanks to my dad who took me along. But it’s very frustrating and weird for me to have “lost” this year like that. It feels a bit like the first Covid year, you know, where we all felt there was a year missing in our lives. Only here, it’s just for me.

I’m way better but not “back to normal” yet. I have to put more effort into just “managing life”. And compared to before my accident, I’m much more careful about pushing myself. I used to push myself all the time. Now, when I feel tired, I go “oh, wait, I’m tired, how can I adjust my expectations for what I was hoping to do during the coming hours”.

A few weeks back I teamed up with a friend who also felt the need to get on top of her weekly planning, and we touch base once a week to go through our schedules. It’s been extremely helpful and is in no small part responsible for my not feeling overwhelmed by my life anymore. I’ve been knocking down admin tasks lately, blogging more, and even making some headway in much-needed tidying up and deep cleaning.

On the online side of things, I am sitting on my hands, because there are a few topics I really really want to dive into, but I know I cannot afford the time and bandwidth right now. It’s extremely frustrating. One of these topics is how to collate the things I share on the socials into daily blogs posts (I think I wrote about it in part 3 of Rebooting The Blogosphere). I think about it pretty much every day, because I share stuff on the socials and regret that I don’t have a simple way to round up the day’s shares here in WordPress to whip up a quick post with links and comments and some passing thoughts. There is a bunch of things I want to fix on the blog, too, but that will also have to wait. At least I’m writing.

I now finally have a Discourse instance up and running on a server (thanks Oliver!) and I am impatient to start configuring it and playing with it to start preparing for the migration of the “Diabète Félin” community I manage. It’s not for tomorrow, but I’d love to at least get something moving before the end of the year. I’m super enthusiastic about Discourse, maybe I should write a post about it.

But not tonight.

I’ve been writing my “quick blog post” for nearly an hour, my eyes are still tired and my brain is still foggy, so I’ll wrap things up here, go and pick up my old drugged up cat, play a deal or two on Funbridge, jot a few notes down in Day One, and read my book a bit before I collapse.

Sleep is what transports you to the next day. And the next day here is Monday.

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