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Reçu — 16 juin 2026 Bas Saint-Laurent
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  • Deschênes et compagnie collabore dans les projets de Ricardo
    L’atelier d’ébénisterie artisanale Deschênes et compagnie a le vent dans les voiles. L’entreprise de Price fabrique actuellement les portes et les fenêtres destinées à la restauration de la maison Biard, à Percé. L’immeuble patrimonial situé face au célèbre rocher a été acquis par le chef et homme d’affaires bien connu Ricardo Larrivée. Spécialisé dans la fabrication de fenêtres sur mesure selon des méthodes ancestrales, l’atelier bénéficie du même coup d’une visibilité inespérée. Pour so
     

Deschênes et compagnie collabore dans les projets de Ricardo

16 juin 2026 à 19:00

L’atelier d’ébénisterie artisanale Deschênes et compagnie a le vent dans les voiles. L’entreprise de Price fabrique actuellement les portes et les fenêtres destinées à la restauration de la maison Biard, à Percé.

L’immeuble patrimonial situé face au célèbre rocher a été acquis par le chef et homme d’affaires bien connu Ricardo Larrivée.

Spécialisé dans la fabrication de fenêtres sur mesure selon des méthodes ancestrales, l’atelier bénéficie du même coup d’une visibilité inespérée. Pour son projet de restauration, Ricardo recherchait des portes et des fenêtres en bois respectant fidèlement l’époque de la maison Biard, construite en 1901.

C’est un heureux hasard qui l’a conduit jusqu’à Price, raconte le propriétaire de Deschênes et compagnie, Gabriel Boucher.

« Un de ses amis architectes habite à Métis-sur-Mer. Il lui a dit : “J’en ai fait faire des fenêtres dans le temps. Je ne sais pas si c’est encore ouvert, mais on va aller voir.” C’est comme ça qu’il est débarqué ici! »

Impressionné par le savoir-faire de l’atelier, Ricardo lui a aussi confié la fabrication des fenêtres destinées à son manoir du XIXe siècle, qu’il restaure actuellement en Montérégie. Le célèbre cuisinier nourrit d’ailleurs une véritable passion pour la préservation du patrimoine et compte une quinzaine de restaurations de mai-sons anciennes à son actif.

Depuis, la réputation de l’entreprise se répand rapidement.

« Il est venu dernièrement et on est allés manger au restaurant du village. Les clients se sont fait prendre en photo avec lui et ils ont mis ça sur Facebook. Les gens se demandent pourquoi Ricardo est à Price, parce qu’en fait je n’en parle pas vraiment. Mais ça finit par se savoir! »

L’atelier fabrique également des fenêtres pour la résidence de la comédienne Marie-Chantal Perron, à Cap-Chat. « C’est une grande amie de Ricardo et il lui en a parlé. Quand elle est allée à Percé, elle a dit : “C’est écœurant, je veux ces châssis-là.” » La comédienne en a ensuite parlé à un ami archi-

Fondée en 1947, Deschênes et compagnie appartenait depuis plus de 40 ans à la famille Ringuette.

Il s’agit de l’un des derniers ateliers d’ébénisterie au Québec à fabriquer des fenêtres ancestrales à battants et à vitrage simple, comme autrefois. L’entreprise réalise également du planage de bois, de la fabrication de planches embouvetées et du sciage.

Il y a six ans, Gabriel Boucher cherchait simplement un approvisionnement en copeaux pour sa porcherie biologique.

« Quand je suis arrivé ici pour acheter toute la planure de bois, le propriétaire de l’époque m’a dit : “Non, je ferme.” C’est un concours de circonstances qui fait qu’on a acheté l’entreprise, mon frère, mon père et moi. »

Monsieur Boucher a toutefois dû apprendre rapidement les rouages de la gestion d’une en-treprise de transformation du bois dans un domaine très spécialisé.

« Je donne un coup de main à l’atelier, je fais les soumissions, je vais voir les clients. Puis moi, ce n’était pas mon domaine. Je n’arrive pas de là pantoute. C’est quelque chose! »

Expertise à préserver

L’un des anciens propriétaires, Jacques Ringuette, est demeuré à l’emploi de l’entreprise. Il fabrique à la main des fenêtres et des portes depuis maintenant 48 ans.

Le propriétaire de Deschênes et compagnie, Gabriel Boucher (Photo Le Soir.ca- Bruno St-Pierre)

« Il a une expérience et une expertise qu’il serait dommage de perdre. »

Deschênes et compagnie réalise aussi des contrats dans la communauté anglophone de Métis-sur-Mer et pour l’église de Sainte-Flavie.

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  • La solitude est un dessert qu’on ne déguste pas seul
    La solitude chez les personnes âgées n’est que rarement le sujet d’œuvres cinématographiques, et Mon gâteau préféré1a non seulement brisé ce standard, mais il l’a fait avec brio, à l’aide d’éléments visuels créatifs qui embellissent l’univers du personnage principal, Mahin. Le long métrage iranien relate l’histoire de Mahin, une dame âgée de 70 ans veuve depuis 30 ans. Depuis la mort de son mari, le déménagement de ses enfants et les visites de moins en moins fréquentes de ses amies, l’isolem
     

La solitude est un dessert qu’on ne déguste pas seul

16 juin 2026 à 12:57

La solitude chez les personnes âgées n’est que rarement le sujet d’œuvres cinématographiques, et Mon gâteau préféré1a non seulement brisé ce standard, mais il l’a fait avec brio, à l’aide d’éléments visuels créatifs qui embellissent l’univers du personnage principal, Mahin.

Le long métrage iranien relate l’histoire de Mahin, une dame âgée de 70 ans veuve depuis 30 ans. Depuis la mort de son mari, le déménagement de ses enfants et les visites de moins en moins fréquentes de ses amies, l’isolement est toujours plus présent. Le soir où elle fera la rencontre de Faramarz, un homme vivant une situation similaire, Mahin se croira moins seule.

            Tout au long du film, les décors traduisent bien la solitude des personnages. La maison de Mahin est présentée comme vaste et épurée, ce qui renforce l’image de retranchement que vit le personnage. Les draps blancs protégeant les meubles, les nombreuses pièces inoccupées et les vieilles photos encadrées sur les murs sont tous des signes que Mahin vit non seulement seule, mais qu’elle en souffre.

De plus, le choix de l’éclairage et de la longueur des plans diffère selon si elle est seule ou non dans sa maison. Les scènes moins lumineuses soulignent sa solitude, elles sont aussi beaucoup plus longues, voire contemplatives, ce qui permet au spectateur d’entrer plus profondément dans l’isolement du personnage. Par exemple, dans l’une des premières scènes, Mahin déjeune, assise à la table. Le choix d’augmenter le temps d’écran pour ce moment banal vient le mettre sur le même pied que tout autre moment que vit le personnage, ce qui renforce l’impression de solitude que nous ressentons nous-mêmes en visionnant le long métrage tout comme le léger malaise que nous éprouvons face à la situation de Mahin.

Pour les scènes claires et lumineuses dans lesquelles elle est accompagnée, que ce soit de ses amies au tout début ou, plus tard, de Faramarz, l’éclairage est beaucoup plus présent et diffus. Les plans sont aussi plus courts, divers et nombreux, ce qui donne l’impression que le temps passe plus vite, et c’est probablement ce que ressent Mahin, qui est visiblement plus heureuse lorsqu’elle n’est pas seule.

La solitude de Mahin se dévoile plus en profondeur lorsqu’elle reçoit enfin un invité, et la façon dont elle le traite en dit long sur son besoin de socialisation. En effet, la bouteille de vin jamais ouverte qu’elle dit posséder depuis des années, les vêtements chics qu’elle ne porte jamais et qu’elle sort pour l’occasion, le gâteau qu’elle concocte tard le soir et toutes les petites attentions qu’elle a pour lui traduisent une envie de plaire qu’elle n’a pas développée depuis plusieurs années.

Le long métrage Mon gâteau préféré est un film magnifique dont l’approche visuelle, autant du point de vue de la direction photographique qu’artistique, amène une vision douce de la solitude que certaines personnes âgées vivent au quotidien.

J’ai apprécié cette œuvre pour sa capacité à représenter la solitude, pour ses choix cinématographiques qui soutiennent bien le sujet et pour ses décors réconfortants. Je donne la note de 4/5 à Mon gâteau préféré.

[1]. Maryam Moghadam, Behtash Sanaeeha, Keyke mahboobe man / Mon gâteau préféré, 2024, 97 min.

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