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Un centre de recherche sur les drones militaires va s’implanter au Québec

14 juillet 2026 à 20:49

Le gouvernement fédéral a annoncé l’installation à Mirabel, dans les Laurentides, d’un centre d’innovation consacré aux systèmes autonomes sans pilote.

Ottawa octroie 30 millions $ à un consortium de 30 organisations issues de l’industrie, du milieu universitaire et du secteur à but non lucratif, qui sera chargé d’établir et d’exploiter le nouveau centre. 

Ce centre servira à concevoir et tester de nouveaux drones et à les intégrer aux équipements de l’armée canadienne. 

[L'article Un centre de recherche sur les drones militaires va s’implanter au Québec a d'abord été publié dans InfoBref.]

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  • Mila et Anthropic s’allient pour accélérer la recherche en intelligence artificielle au Canada
    Mila et Anthropic annoncent aujourd’hui un partenariat destiné à accélérer la recherche en intelligence artificielle et la création d’entreprises technologiques au Canada. L’entente permettra aux chercheurs de l’institut montréalais d’accéder aux modèles de la famille Claude, conçus par Anthropic. Ces outils seront utilisés dans plusieurs domaines prioritaires, notamment l’intelligence artificielle responsable et sécuritaire, la santé, […]
     

Mila et Anthropic s’allient pour accélérer la recherche en intelligence artificielle au Canada

14 juillet 2026 à 14:56
Mila et Anthropic annoncent aujourd’hui un partenariat destiné à accélérer la recherche en intelligence artificielle et la création d’entreprises technologiques au Canada. L’entente permettra aux chercheurs de l’institut montréalais d’accéder aux modèles de la famille Claude, conçus par Anthropic. Ces outils seront utilisés dans plusieurs domaines prioritaires, notamment l’intelligence artificielle responsable et sécuritaire, la santé, […]
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  • OpenAI, Meta et SpaceXAI misent sur des modèles d’IA moins coûteux
    La nouvelle bataille entre les grands développeurs d’intelligence artificielle ne porte plus seulement sur les performances. OpenAI, Meta et SpaceXAI cherchent désormais à convaincre les entreprises avec des modèles capables d’accomplir davantage de tâches tout en consommant moins de ressources et en réduisant la facture. OpenAI affirme que GPT-5.6, son modèle le plus avancé, peut […]
     

OpenAI, Meta et SpaceXAI misent sur des modèles d’IA moins coûteux

13 juillet 2026 à 05:00
La nouvelle bataille entre les grands développeurs d’intelligence artificielle ne porte plus seulement sur les performances. OpenAI, Meta et SpaceXAI cherchent désormais à convaincre les entreprises avec des modèles capables d’accomplir davantage de tâches tout en consommant moins de ressources et en réduisant la facture. OpenAI affirme que GPT-5.6, son modèle le plus avancé, peut […]
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  • Elon Musk promet de ne pas couper l’accès d’Anthropic à son infrastructure
    Elon Musk affirme qu’il ne compte pas saboter Anthropic, même si son entreprise xAI se retrouve en concurrence directe avec Claude. Cette déclaration intervient alors qu’Anthropic dépendrait d’une importante capacité de calcul liée à l’écosystème de Musk, un enjeu devenu central dans la course à l’intelligence artificielle. Selon TechCrunch, Anthropic aurait conclu au printemps une […]
     

Elon Musk promet de ne pas couper l’accès d’Anthropic à son infrastructure

10 juillet 2026 à 07:00
Elon Musk affirme qu’il ne compte pas saboter Anthropic, même si son entreprise xAI se retrouve en concurrence directe avec Claude. Cette déclaration intervient alors qu’Anthropic dépendrait d’une importante capacité de calcul liée à l’écosystème de Musk, un enjeu devenu central dans la course à l’intelligence artificielle. Selon TechCrunch, Anthropic aurait conclu au printemps une […]
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  • Meta construira son premier grand centre de données canadien en Alberta
    Meta franchit une nouvelle étape dans sa course aux infrastructures d’intelligence artificielle. L’entreprise mère de Facebook, Instagram et WhatsApp a annoncé la construction de son premier centre de données au Canada, à Sturgeon County, en Alberta, au nord d’Edmonton. Le projet représente un investissement de plus de 13 milliards de dollars canadiens, soit environ 9,1 […]
     

Meta construira son premier grand centre de données canadien en Alberta

9 juillet 2026 à 07:15
Meta franchit une nouvelle étape dans sa course aux infrastructures d’intelligence artificielle. L’entreprise mère de Facebook, Instagram et WhatsApp a annoncé la construction de son premier centre de données au Canada, à Sturgeon County, en Alberta, au nord d’Edmonton. Le projet représente un investissement de plus de 13 milliards de dollars canadiens, soit environ 9,1 […]
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  • Startupfest 2026 s’ouvre à Montréal sous le signe de la maturité entrepreneuriale
    Le Startupfest 2026 s’ouvre aujourd’hui à Montréal, au Grand Quai du Port de Montréal, pour trois jours de rencontres entre fondateurs, investisseurs, accélérateurs et acteurs de l’écosystème technologique. L’événement se tient du 8 au 10 juillet et marque la 16e édition de ce rendez-vous, présenté comme un festival centré sur les fondateurs plutôt qu’un simple […]
     

Startupfest 2026 s’ouvre à Montréal sous le signe de la maturité entrepreneuriale

8 juillet 2026 à 12:22
Le Startupfest 2026 s’ouvre aujourd’hui à Montréal, au Grand Quai du Port de Montréal, pour trois jours de rencontres entre fondateurs, investisseurs, accélérateurs et acteurs de l’écosystème technologique. L’événement se tient du 8 au 10 juillet et marque la 16e édition de ce rendez-vous, présenté comme un festival centré sur les fondateurs plutôt qu’un simple […]
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  • Les consultants indépendants en TI appelés à se réinventer avec l’IA
    Mon Carnet, le podcast · Consultants TI : l’IA accélère la transformation de la profession Le marché de la consultation indépendante en technologies de l’information au Québec traverse une période de transformation. Selon le portrait 2026 publié par l’Association québécoise des informaticiennes et informaticiens indépendants, l’AQIII, le nombre de consultants indépendants en TI est en […]
     

Les consultants indépendants en TI appelés à se réinventer avec l’IA

7 juillet 2026 à 08:30
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  • La Ville de Montréal mise sur les startups pour réinventer la gestion des chantiers
    Mon Carnet, le podcast · La Ville de Montréal mise sur les startups pour réinventer la gestion des chantiers Les chantiers du centre-ville de Montréal sont devenus un enjeu quotidien pour les citoyens, les commerçants et l’administration municipale. Pour sortir des approches habituelles, la Ville a lancé un appel à solutions auprès de jeunes entreprises […]
     

La Ville de Montréal mise sur les startups pour réinventer la gestion des chantiers

7 juillet 2026 à 08:00
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  • L’IA fait bondir la consommation électrique de Google
    La croissance de l’intelligence artificielle commence à se voir très clairement dans les chiffres énergétiques de Google. Dans son rapport environnemental 2026, qui porte sur l’année 2025, l’entreprise affirme avoir connu la plus forte hausse de demande électrique de son histoire : +37 % en un an. Google reconnaît que son déploiement d’infrastructures d’IA avance […]
     

L’IA fait bondir la consommation électrique de Google

6 juillet 2026 à 06:00
La croissance de l’intelligence artificielle commence à se voir très clairement dans les chiffres énergétiques de Google. Dans son rapport environnemental 2026, qui porte sur l’année 2025, l’entreprise affirme avoir connu la plus forte hausse de demande électrique de son histoire : +37 % en un an. Google reconnaît que son déploiement d’infrastructures d’IA avance […]
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  • Jeff Bezos et Donald Trump, du conflit ouvert à l’alliance stratégique
    La relation entre Donald Trump et Jeff Bezos a profondément changé. Selon le Wall Street Journal, le fondateur d’Amazon, autrefois ciblé par les attaques du président américain, est aujourd’hui devenu un allié beaucoup plus fréquent de la Maison-Blanche. Cette évolution intervient au moment où Blue Origin, l’entreprise spatiale de Bezos, voit ses contrats fédéraux progresser […]
     

Jeff Bezos et Donald Trump, du conflit ouvert à l’alliance stratégique

3 juillet 2026 à 10:16
La relation entre Donald Trump et Jeff Bezos a profondément changé. Selon le Wall Street Journal, le fondateur d’Amazon, autrefois ciblé par les attaques du président américain, est aujourd’hui devenu un allié beaucoup plus fréquent de la Maison-Blanche. Cette évolution intervient au moment où Blue Origin, l’entreprise spatiale de Bezos, voit ses contrats fédéraux progresser […]
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  • DeepSight et Airbus : l’IA et la réalité augmentée au service de l’inspection aéronautique
    Mon Carnet, le podcast · DeepSight et Airbus : l’IA et la réalité augmentée au service de l’inspection aéronautique L’entreprise québécoise DeepSight développe avec Airbus un système d’inspection destiné aux appareils A220 de Mirabel qui combine réalité augmentée et intelligence artificielle. En entrevue avec Mon Carnet, son président Nicolas Bearzatto explique que la plateforme guide […]
     

DeepSight et Airbus : l’IA et la réalité augmentée au service de l’inspection aéronautique

3 juillet 2026 à 07:00
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La Corée du Sud veut transformer la vague de l’IA en stratégie industrielle nationale

30 juin 2026 à 06:06
La Corée du Sud vient de placer l’intelligence artificielle au cœur de sa politique industrielle pour la prochaine décennie. Séoul a annoncé un plan d’investissement massif évalué à 1 800 000 milliards de wons, soit environ 1 655 milliards de dollars canadiens (1 021 milliards d’euros), afin de renforcer ses capacités dans les semi-conducteurs avancés, […]
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  • VivaTech, dix ans après : le numérique français face à ses contradictions
    Mon Carnet, le podcast · VivaTech 2026 : dix ans plus tard, la souveraineté numérique s’impose au débat Pour conclure cette série de rencontres réalisées à VivaTech, j’ai voulu prendre un peu de recul avec Delphine Sabattier, journaliste spécialisée en technologie et en politique numérique, animatrice de Smart Tech et productrice du podcast Politique numérique. […]
     

VivaTech, dix ans après : le numérique français face à ses contradictions

26 juin 2026 à 08:29
Mon Carnet, le podcast · VivaTech 2026 : dix ans plus tard, la souveraineté numérique s’impose au débat Pour conclure cette série de rencontres réalisées à VivaTech, j’ai voulu prendre un peu de recul avec Delphine Sabattier, journaliste spécialisée en technologie et en politique numérique, animatrice de Smart Tech et productrice du podcast Politique numérique. […]
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  • Meta découvre les limites de la gestion par la pression
    Meta semble entrer dans une période de remise en question. Après plusieurs années marquées par des mises à pied massives, des restructurations brutales et une culture interne de plus en plus dure, certains dirigeants reconnaissent maintenant que le climat de travail s’est fortement détérioré. Selon Business Insider, le chef de la technologie de Meta, Andrew […]
     

Meta découvre les limites de la gestion par la pression

26 juin 2026 à 08:00
Meta semble entrer dans une période de remise en question. Après plusieurs années marquées par des mises à pied massives, des restructurations brutales et une culture interne de plus en plus dure, certains dirigeants reconnaissent maintenant que le climat de travail s’est fortement détérioré. Selon Business Insider, le chef de la technologie de Meta, Andrew […]
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  • Le jeu vidéo français entre dans une zone de fortes turbulences
    Le jeu vidéo français traverse l’une de ses périodes les plus fragiles depuis des années. À partir d’un article publié ce matin dans Le Figaro par la journaliste Chloé Woitier, on comprend que la crise ne se limite plus à quelques studios isolés. Après la crise mondiale du financement, les retards de production et la […]
     

Le jeu vidéo français entre dans une zone de fortes turbulences

23 juin 2026 à 07:30
Le jeu vidéo français traverse l’une de ses périodes les plus fragiles depuis des années. À partir d’un article publié ce matin dans Le Figaro par la journaliste Chloé Woitier, on comprend que la crise ne se limite plus à quelques studios isolés. Après la crise mondiale du financement, les retards de production et la […]
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  • Une entreprise montréalaise remporte un grand prix à VivaTech 2026
    PARIS – Le Canada a marqué l’ouverture de VivaTech 2026 avec une victoire remarquée. L’entreprise montréalaise Reveal Life Science a remporté la première place du concours OVHcloud Startup Challenge, l’une des compétitions entrepreneuriales présentées dans le cadre du grand rendez-vous technologique européen. Cette distinction met en lumière une technologie médicale développée au Canada qui utilise […]
     

Une entreprise montréalaise remporte un grand prix à VivaTech 2026

17 juin 2026 à 10:30
PARIS – Le Canada a marqué l’ouverture de VivaTech 2026 avec une victoire remarquée. L’entreprise montréalaise Reveal Life Science a remporté la première place du concours OVHcloud Startup Challenge, l’une des compétitions entrepreneuriales présentées dans le cadre du grand rendez-vous technologique européen. Cette distinction met en lumière une technologie médicale développée au Canada qui utilise […]
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  • VivaTech 2026 : Paris devient la capitale mondiale de l’innovation
    PARIS – VivaTech ouvre aujourd’hui à Paris sa 10e édition, qui se tiendra jusqu’à samedi au Paris Expo Porte de Versailles. En dix ans, le rendez-vous est devenu l’une des grandes vitrines mondiales de l’innovation, à la fois salon professionnel, scène politique, carrefour d’affaires et terrain de démonstration pour les startups comme pour les grands […]
     

VivaTech 2026 : Paris devient la capitale mondiale de l’innovation

17 juin 2026 à 07:30
PARIS – VivaTech ouvre aujourd’hui à Paris sa 10e édition, qui se tiendra jusqu’à samedi au Paris Expo Porte de Versailles. En dix ans, le rendez-vous est devenu l’une des grandes vitrines mondiales de l’innovation, à la fois salon professionnel, scène politique, carrefour d’affaires et terrain de démonstration pour les startups comme pour les grands […]
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  • Le tournant agentique… des machines à défaillances 
    L’ère post-chatbots s’annonce, explique la journaliste Lila Shroff pour The Atlantic. L’IA ne fait plus que répondre aux questions. Elle programme, elle agit. Et le « tournant agentique » formalise ces progrès, explique Eryk Salvaggio pour Tech Policy Press. Le tournant agentique désigne des systèmes qui génèrent du code et s’adaptent de manière autonome. Les systèmes d’IA produisent désormais du code et vérifient l’efficacité de cette production en la corrigeant jusqu’à ce qu’elle fonctionne. M
     

Le tournant agentique… des machines à défaillances 

9 avril 2026 à 01:00

L’ère post-chatbots s’annonce, explique la journaliste Lila Shroff pour The Atlantic. L’IA ne fait plus que répondre aux questions. Elle programme, elle agit. Et le « tournant agentique » formalise ces progrès, explique Eryk Salvaggio pour Tech Policy Press. Le tournant agentique désigne des systèmes qui génèrent du code et s’adaptent de manière autonome. Les systèmes d’IA produisent désormais du code et vérifient l’efficacité de cette production en la corrigeant jusqu’à ce qu’elle fonctionne. Mais si ces évolutions améliorent l’expérience utilisateur des LLM, est-ce que cela suffit pour « justifier » du déploiement de l’IA, interroge pertinemment Salvaggio. Est-ce que le fait que leurs productions s’améliorent suffit pour justifier de l’utilité de cette technologie ? 

Nous ne sommes plus exactement dans le cadre des perroquets stochastiques définis par l’article fondateur de 2021, d’Emily M. Bender, Timnit Gebru, Angelina McMillan-Major et Margaret Mitchell, même si ce cadre reste pertinent – voir notre article, « la gauche minimise-t-elle le pouvoir de l’IA ? ». « Les systèmes agentiques empilent ces perroquets » pour produire des formes « d’essaims stochastiques ». Des systèmes qui s’auto-alignent sur ce qu’ils doivent produire, tout en demeurant fondamentalement incapables de rendre des comptes. La question centrale de l’article de Bender et alii demeure toujours pertinente, estime Salvaggio : « Les modèles de langage peuvent-ils être trop volumineux ? » 

La prolifération des modèles ne fait qu’amplifier les problèmes de biais, d’attribution erronée de la pensée et d’inefficacité. Distinguer la critique systémique de l’évaluation des modèles n’est pas céder à la surenchère : cela signifie se concentrer sur les avantages et les inconvénients collectifs plutôt que sur les usages individuels. On peut parler de ce que les modèles ne peuvent ou ne devraient pas faire sans pour autant nier leurs capacités, estime Salvaggio. 

L’IA agentique s’apprête à débarquer et ses effets vont être nombreux, estime l’artiste-chercheur. D’abord, il promet la production de logiciels bâclés (slopware, contraction de slop qu’on peut traduire par soupe ou de bouillie et de ware qui désigne les composants – voir notre article sur le slop), produits plus rapidement, mais qu’il va être difficile à évaluer. Distribution accélérée qui risque de créer des situations comparables à un espace aérien non réglementé, où une multitude de décisions individuelles et déconnectées engendrent le chaos. Le code peut sembler fonctionner dans des circonstances particulières grâce à toutes sortes de bidouillages qui masquent des erreurs sous-jacentes. « Contrairement aux logiciels malveillants, le logiciel bâclé n’est pas intentionnellement perturbateur ; il perturbe par négligence : c’est la variable codée en dur qui permet à un homme célibataire de gérer correctement son budget, mais qui entraîne des frais de découvert lorsqu’il est utilisé par une mère célibataire. La conception de logiciels exige une grande finesse dans le choix des valeurs et priorités qu’ils intègrent, ainsi que dans la manière dont ils déforment, ignorent ou présentent de façon erronée les données qu’ils traitent. Le suivi de ce processus requiert des connaissances techniques. » C’est cela qui pourrait disparaître dans les logiciels de demain

Ensuite, l’IA agentique promet l’accumulation des défaillances techniques. Malgré une perception accrue de fiabilité, les modèles de langage ne peuvent jamais être des machines à dire la vérité. Les soi-disant hallucinations sont mathématiquement impossibles à éliminer, et par conséquent, la perception d’une fiabilité accrue augmente le risque de surestimer la pertinence d’un modèle de langage pour une tâche donnée. Alors qu’un modèle de langage produit des textes ou autres médias persuasifs et potentiellement faux, un système agentiel produit un « code convaincant ». Ce code est produit de manière plus difficile à interrompre, à tracer ou à auditer qu’une simple sortie de modèle. « Il est impossible de documenter de manière fiable le processus de pensée d’un code créé sans réflexion » ; par conséquent, le code doit être considéré comme non fiable jusqu’à ce qu’il soit vérifié. On pourrait ajouter ici, le risque d’une sécurité infrastructurelle, comme l’évoquait Bruce Schneier.  

Conséquence du risque précédent, un autre risque repose sur l’accumulation des défaillances de responsabilité. Les erreurs dans un système agentiel s’accumulent de manière invisible jusqu’à ce qu’un élément vienne briser la façade. Dans les systèmes sensibles, ce dysfonctionnement peut nuire aux personnes. On encourage le gouvernement à utiliser ces systèmes pour des tâches telles que l’automatisation des décisions relatives aux prestations sociales, l’analyse des contrats et le contrôle réglementaire – des domaines où des défaillances en cascade peuvent avoir de graves conséquences humaines. « L’objectif du gouvernement ne devrait pourtant pas être de gagner du temps en reportant la charge de travail sur un retraité qui se voit refuser indûment ses prestations »

Enfin, l’empilement des systèmes agentiques pousse à la montée en puissance du solutionnisme. Salvaggio rappelle pourtant que tous les problèmes ne se résument pas à des problèmes de programmation. L’accès à la génération de code nous pousse à résoudre les défis politiques par de nouvelles lignes de code et à nous concentrer sur les problèmes compréhensibles par les machines, au risque d’exacerber des formes de déshumanisation. Les cas particuliers, parfois flous, ne sont plus les subtilités du tissu social, mais une nuisance technique. Aucune simulation d’une communauté capable de résoudre ses problèmes n’est possible : le désordre est une étape nécessaire à la construction du sens et au fonctionnement de la démocratie. 

Enfin, ces systèmes risquent d’accroître l’extraction et le gaspillage des ressources à grande échelle. Les systèmes multi-agents fonctionnent en boucle, consommant bien plus de ressources que les logiciels conçus de manière plus ciblée. Lorsqu’un débutant réécrit une seule ligne de code avec un système multi-agents, « il n’utilise pas un seul modèle : il active l’ensemble du système ». Cette mise à l’échelle optimise la production individuelle : plus, plus vite, sans tenir compte de l’efficacité du code ni de ses effets. Il ne s’agit pas seulement d’un coût environnemental. « Cela dégrade le patrimoine informationnel commun et crée des problèmes pour tous ceux qui, en aval, dépendent de ce code. Les essaims multi-agents augmentent la puissance de calcul individuelle tout en comprimant de vastes réseaux de travail et d’extraction de ressources dans une seule fenêtre d’exécution. »

Pour Salvaggio, d’autres problèmes encore posent questions avec le passage à l’IA agentique, notamment le pouvoir politique que ces outils vont donner à l’industrie de l’IA, l’extension de la surveillance, le renforcement et l’invisibilisation des biaisReste qu’énumérer les défaillances à venir ne suffit pas à contrer l’expansion des machines. Se moquer des piètres résultats de ces systèmes semble n’avoir aucun impact sur leur déploiement estime Salvaggio. Pour lui, il nous faut ouvrir un débat sur l’utilité et ses limites. « Que signifie l’utilité ? Pour qui et dans quelles conditions ? » Qui bénéficie des systèmes et qui en pâtit ? « Quelles décisions sont discrètement soustraites au débat public et confiées à des systèmes automatisés contrôlés par des entreprises, des gouvernements et d’autres institutions ? Le fait que l’on utilise des modèles de langage ne rend pas les critiques à leur égard superflues ; au contraire, elles les rendent urgentes. »

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    L’ère post-chatbots s’annonce, explique la journaliste Lila Shroff pour The Atlantic. L’IA ne fait plus que répondre aux questions. Elle programme, elle agit. Et le « tournant agentique » formalise ces progrès, explique Eryk Salvaggio pour Tech Policy Press. Le tournant agentique désigne des systèmes qui génèrent du code et s’adaptent de manière autonome. Les systèmes d’IA produisent désormais du code et vérifient l’efficacité de cette production en la corrigeant jusqu’à ce qu’elle fonctionne. M
     

Le tournant agentique… des machines à défaillances 

9 avril 2026 à 01:00

L’ère post-chatbots s’annonce, explique la journaliste Lila Shroff pour The Atlantic. L’IA ne fait plus que répondre aux questions. Elle programme, elle agit. Et le « tournant agentique » formalise ces progrès, explique Eryk Salvaggio pour Tech Policy Press. Le tournant agentique désigne des systèmes qui génèrent du code et s’adaptent de manière autonome. Les systèmes d’IA produisent désormais du code et vérifient l’efficacité de cette production en la corrigeant jusqu’à ce qu’elle fonctionne. Mais si ces évolutions améliorent l’expérience utilisateur des LLM, est-ce que cela suffit pour « justifier » du déploiement de l’IA, interroge pertinemment Salvaggio. Est-ce que le fait que leurs productions s’améliorent suffit pour justifier de l’utilité de cette technologie ? 

Nous ne sommes plus exactement dans le cadre des perroquets stochastiques définis par l’article fondateur de 2021, d’Emily M. Bender, Timnit Gebru, Angelina McMillan-Major et Margaret Mitchell, même si ce cadre reste pertinent – voir notre article, « la gauche minimise-t-elle le pouvoir de l’IA ? ». « Les systèmes agentiques empilent ces perroquets » pour produire des formes « d’essaims stochastiques ». Des systèmes qui s’auto-alignent sur ce qu’ils doivent produire, tout en demeurant fondamentalement incapables de rendre des comptes. La question centrale de l’article de Bender et alii demeure toujours pertinente, estime Salvaggio : « Les modèles de langage peuvent-ils être trop volumineux ? » 

La prolifération des modèles ne fait qu’amplifier les problèmes de biais, d’attribution erronée de la pensée et d’inefficacité. Distinguer la critique systémique de l’évaluation des modèles n’est pas céder à la surenchère : cela signifie se concentrer sur les avantages et les inconvénients collectifs plutôt que sur les usages individuels. On peut parler de ce que les modèles ne peuvent ou ne devraient pas faire sans pour autant nier leurs capacités, estime Salvaggio. 

L’IA agentique s’apprête à débarquer et ses effets vont être nombreux, estime l’artiste-chercheur. D’abord, il promet la production de logiciels bâclés (slopware, contraction de slop qu’on peut traduire par soupe ou de bouillie et de ware qui désigne les composants – voir notre article sur le slop), produits plus rapidement, mais qu’il va être difficile à évaluer. Distribution accélérée qui risque de créer des situations comparables à un espace aérien non réglementé, où une multitude de décisions individuelles et déconnectées engendrent le chaos. Le code peut sembler fonctionner dans des circonstances particulières grâce à toutes sortes de bidouillages qui masquent des erreurs sous-jacentes. « Contrairement aux logiciels malveillants, le logiciel bâclé n’est pas intentionnellement perturbateur ; il perturbe par négligence : c’est la variable codée en dur qui permet à un homme célibataire de gérer correctement son budget, mais qui entraîne des frais de découvert lorsqu’il est utilisé par une mère célibataire. La conception de logiciels exige une grande finesse dans le choix des valeurs et priorités qu’ils intègrent, ainsi que dans la manière dont ils déforment, ignorent ou présentent de façon erronée les données qu’ils traitent. Le suivi de ce processus requiert des connaissances techniques. » C’est cela qui pourrait disparaître dans les logiciels de demain

Ensuite, l’IA agentique promet l’accumulation des défaillances techniques. Malgré une perception accrue de fiabilité, les modèles de langage ne peuvent jamais être des machines à dire la vérité. Les soi-disant hallucinations sont mathématiquement impossibles à éliminer, et par conséquent, la perception d’une fiabilité accrue augmente le risque de surestimer la pertinence d’un modèle de langage pour une tâche donnée. Alors qu’un modèle de langage produit des textes ou autres médias persuasifs et potentiellement faux, un système agentiel produit un « code convaincant ». Ce code est produit de manière plus difficile à interrompre, à tracer ou à auditer qu’une simple sortie de modèle. « Il est impossible de documenter de manière fiable le processus de pensée d’un code créé sans réflexion » ; par conséquent, le code doit être considéré comme non fiable jusqu’à ce qu’il soit vérifié. On pourrait ajouter ici, le risque d’une sécurité infrastructurelle, comme l’évoquait Bruce Schneier.  

Conséquence du risque précédent, un autre risque repose sur l’accumulation des défaillances de responsabilité. Les erreurs dans un système agentiel s’accumulent de manière invisible jusqu’à ce qu’un élément vienne briser la façade. Dans les systèmes sensibles, ce dysfonctionnement peut nuire aux personnes. On encourage le gouvernement à utiliser ces systèmes pour des tâches telles que l’automatisation des décisions relatives aux prestations sociales, l’analyse des contrats et le contrôle réglementaire – des domaines où des défaillances en cascade peuvent avoir de graves conséquences humaines. « L’objectif du gouvernement ne devrait pourtant pas être de gagner du temps en reportant la charge de travail sur un retraité qui se voit refuser indûment ses prestations »

Enfin, l’empilement des systèmes agentiques pousse à la montée en puissance du solutionnisme. Salvaggio rappelle pourtant que tous les problèmes ne se résument pas à des problèmes de programmation. L’accès à la génération de code nous pousse à résoudre les défis politiques par de nouvelles lignes de code et à nous concentrer sur les problèmes compréhensibles par les machines, au risque d’exacerber des formes de déshumanisation. Les cas particuliers, parfois flous, ne sont plus les subtilités du tissu social, mais une nuisance technique. Aucune simulation d’une communauté capable de résoudre ses problèmes n’est possible : le désordre est une étape nécessaire à la construction du sens et au fonctionnement de la démocratie. 

Enfin, ces systèmes risquent d’accroître l’extraction et le gaspillage des ressources à grande échelle. Les systèmes multi-agents fonctionnent en boucle, consommant bien plus de ressources que les logiciels conçus de manière plus ciblée. Lorsqu’un débutant réécrit une seule ligne de code avec un système multi-agents, « il n’utilise pas un seul modèle : il active l’ensemble du système ». Cette mise à l’échelle optimise la production individuelle : plus, plus vite, sans tenir compte de l’efficacité du code ni de ses effets. Il ne s’agit pas seulement d’un coût environnemental. « Cela dégrade le patrimoine informationnel commun et crée des problèmes pour tous ceux qui, en aval, dépendent de ce code. Les essaims multi-agents augmentent la puissance de calcul individuelle tout en comprimant de vastes réseaux de travail et d’extraction de ressources dans une seule fenêtre d’exécution. »

Pour Salvaggio, d’autres problèmes encore posent questions avec le passage à l’IA agentique, notamment le pouvoir politique que ces outils vont donner à l’industrie de l’IA, l’extension de la surveillance, le renforcement et l’invisibilisation des biaisReste qu’énumérer les défaillances à venir ne suffit pas à contrer l’expansion des machines. Se moquer des piètres résultats de ces systèmes semble n’avoir aucun impact sur leur déploiement estime Salvaggio. Pour lui, il nous faut ouvrir un débat sur l’utilité et ses limites. « Que signifie l’utilité ? Pour qui et dans quelles conditions ? » Qui bénéficie des systèmes et qui en pâtit ? « Quelles décisions sont discrètement soustraites au débat public et confiées à des systèmes automatisés contrôlés par des entreprises, des gouvernements et d’autres institutions ? Le fait que l’on utilise des modèles de langage ne rend pas les critiques à leur égard superflues ; au contraire, elles les rendent urgentes. »

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