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Accès aux plans d’eau : appel aux chefs de parti

Chers aspirants au poste de premier ministre, à l’approche des élections provinciales, vous sollicitez la confiance des Québécois. Celle-ci vient avec des responsabilités. Une de ces responsabilités est de garantir un plus grand accès aux plans et cours d’eau publics pour des centaines de milliers de citoyens et membres de nos communautés dans toutes les régions du Québec.

Lettre ouverte de Pierre Caron, président de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs et de François Paquette, président de l’Association des pêcheurs sportifs du Québec

Il en est d’un enjeu majeur tant il est devenu difficile dans plusieurs secteurs.

Les travaux récents de chercheurs en géographie montrent que la majorité des rives des plans d’eau québécois sont enclavées par la propriété privée. Dans leur analyse publiée en 2026 [1], le taux médian de privatisation des rives atteint 95,8 % pour les 624 plans d’eau étudiés dans 104 municipalités du Québec. 

Nous vous demandons donc de vous engager à améliorer l’accès à ces plans d’eau durant votre mandat. Nous avons identifié trois enjeux qui concourent à réduire l’accès aux lacs et aux rivières.

D’abord, en matière de tarification, les municipalités ont établi des grilles tarifaires qui semblent arbitraires pour l’utilisation de leurs mises à l’eau et imposent des montants parfois exorbitants pouvant aller jusqu’à 450 $ par jour pour les non-résidents.

Nous souhaitons que le gouvernement du Québec encadre la tarification avec des normes équitables et communes sur l’ensemble du territoire, en tenant compte de la capacité de payer de tous les citoyens. 

Deuxièmement, puisque le lit des lacs et des cours d’eau navigables appartient à l’ensemble des citoyens, il s’avère impératif d’exiger une équité tarifaire stricte pour l’ensemble des usagers, qu’ils soient résidents ou non-résidents.  

Troisièmement, rien n’incite les municipalités à multiplier les accès publics aux plans d’eau.

Si les lits des lacs et cours d’eau sont la propriété de l’État, ils ne sont pas pour autant accessibles au public. Les municipalités pourraient contribuer à multiplier les accès et à garantir un usage public au plus grand nombre.

Cette demande s’inscrit dans les nouvelles Orientations gouvernementales en aménagement du territoire (OGAT), notamment l’Orientation 6 – Objectif 6.2 – Attente 6.2.1, qui vise à favoriser l’accès public aux attraits naturels et aux plans d’eau.

Elle précise que « La MRC doit déterminer tout plan d’eau présentant un intérêt d’ordre récréatif et prévoir des moyens afin de créer ou de maintenir leur accès public de façon durable. »

Imposer un cadre clair

Il faut imposer un cadre clair aux municipalités et cesser de gérer ces enjeux au cas par cas. L’Ontario, tout comme plusieurs États américains, a mis en place des modèles favorisant un accès plus simple.

Ces modèles montrent qu’il est possible de concilier accessibilité, protection des milieux et gestion du territoire.

Nous vous demandons de prendre un engagement ferme en ce sens. Les principes de cohésion, d’impartialité régionale et d’aménagement durable de l’espace public font en sorte que cette question dépasse les cadres municipaux isolés ou les actions sporadiques.

Sans une vigilance collective, nous continuerons d’assister à l’effritement silencieux d’un pan fondamental de notre patrimoine aquatique.

Pierre Caron, président de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs

François Paquette, président de l’Association des pêcheurs sportifs du Québec

[1] L’enclavement des eaux publiques du Québec, dans L’Information géographique, vol. 90, no 2, 2026, p. 41-59. https://shs.cairn.info/revue-l-information-geographique-2026-2-page-41?lang=fr&ref=doi
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Savoir éviscérer son gibier à temps avec la FédéCP

Pas évident d’éviscérer son gibier à poils et même à plumes quand on « ouvre » une cage thoracique pour la première fois, ou même pour une xième fois. Quand on se met les « deux mains dedans », c’est là que le vrai travail commence.

Oui, mais comment s’y prendre quand on se retrouve seul après le tir et qu’on a récolté un orignal, un ours noir ou un cerf, et que ses partenaires sont plus loin en forêt?

Quand il fait chaud et l’animal est au sol, les mouches arrivent. Il faut agir vite.

« Quand l’animal est décédé, la viande fait dans les 37 degrés en moyenne. On doit la faire descendre le plus vite possible à 4 degrés. Pour un orignal de 800 livres, après six heures, la viande est encore tiède. C’est là qu’on peut perdre beaucoup de venaison, estime Martin Pelletier du Centre de débitage Pelletier, à Sainte-Angèle, au sud de Mont-Joli.

Éviscérer signifie « extraire les viscères, retirer les organes internes, comme les intestins, l’estomac, le cœur, les poumons, le foie et l’abdomen d’un animal récolté.

Que ce soit pour du gros gibier ou du gibier à plumes, l’éviscération est essentielle pour la salubrité de la venaison, de la qualité et du goût de toute viande sauvage.

Agir rapidement après l’abattage !

« Quand un cerf, orignal, ours est abattu, le chasseur doit prendre une action rapide et éviscérer son gibier. Puis Il doit faire refroidir la carcasse le plus vite possible ce qui permettra de sauver le plus de venaison du gibier prélevé », ajoute Martin Pelletier.

Donc éviscération et refroidissement du gibier vont de pair. Direction, la chambre froide du centre de débitage. Les célébrations suivront en forêt.

Le directeur général de la Fédération des chasseurs et pêcheurs, Marc Renaud. (Photo courtoisie)

Avant que les températures chaudes s’invitent à l’automne, on ne parlait pas d’éviscération. Mais cet aspect de la chasse n’a jamais pris autant de sens.

Le réchauffement des températures a incité les chasseurs à réclamer eux-mêmes une formation de la Fédération québécoise des chasseurs et des pêcheurs (FédéCP).

Marc Renaud est le directeur général de la FédéCP. En entrevue à « Rendez-Vous Nature », il explique la nature de cette novelle formations sur l’éviscération qui s’adresse aux nouveaux initiés à la chasse, mais aussi aux plus anciens qui pourront « moderniser » leurs façons de faire.

Former à son rythme

La formation de 90 minutes est en ligne et on la suit à son rythme. L’inscription avec taxes est de 57,43 $ est sur le site de la Fédération. Les membres FédéCP bénéficient d’un rabais de 25 %. On le devient en ligne à fedecp.com. Il y a des coûts, parce que la FédéCP a investi 300 000$ dans cette production.

C’est LE temps de s’inscrire et de suivre cette formation de la FédéCP. Les conditions de chasse changent, et les moyens de protéger son gibier aussi.

Ne passez pas à côté de cet enseignement si vous désirez « sauver » votre grand gibier, profiter de votre investissement tout l’hiver et savourer une venaison naturelle saine et de grande qualité.

Écoutez les conseils de Marc Renaud à « Rendez-Vous Nature » , en cliquant sur le lien ci-dessus.

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Début de la chasse de l’orignal : bye-bye l’alternance!

La saison de chasse à l’orignal s’entame ce samedi 26 septembre pour l’arc et l’arbalète dans les zones 1 de la Gaspésie, 2 du Bas-Saint-Laurent, ainsi que 10 ouest (Vallée-de-la-Gatineau, Maniwaki et Mont-Laurier), 11 ouest (Outaouais et Hautes-Laurentides), 13 (Abitibi-Témiscamingue et une partie du Nord-du-Québec) et 15 (Laurentides et de Lanaudière).

En 2026, bye-bye le système de gestion par alternance de l’orignal, désormais remplacé par un tirage au sort obligatoire pour chasser la femelle et le veau ou faon, regroupés sous l’appellation « orignal sans bois », avec le permis obligatoire OSB.

Dans la majorité des zones du Québec, ce permis OSB est obtenu par tirage au sort et remplace l’ancien système par alternance, par une année restrictive du mâle, suivie ou précédée d’une année permissive à tous les segments.

Le permis de chasse régulier limite la récolte à un « buck » porteur de bois de 10 cm et plus.

Le ministère de la Faune a fixé le nombre de permis OSB par territoire sous gestion. La ZEC Bas-Saint-Laurent en compte 85 pour 2026.

Pour les 16 zones de chasse désignées pour ce plan, Québec aurait mis 10 000 permis OSB. Le responsable du tirage au sort pour le compte du ministère, la SÉPAQ, ne peut préciser le nombre d’inscriptions aux permis OSB, car cela ne lui appartient pas.

Pas d’obligation

Même avec un permis OSB, le chasseur n’est pas tenu de récolter une femelle ou un veau. Le permis régulier lui donne la possibilité de prélever un « buck ». Les chasseurs ont prélevé 8 735 femelles et 2 045 veaux en 2025, pour un total 10 780.

Le permis OSB s’applique dans 16 zones de chasse désignées.

Les zones sans permis OSB en 2026 maintiennent le système de l’alternance, restrictive soit la 13 Abitibi-Témiscamingue, la 18 Côte-Nord, la 28 au Saguenay–Lac-Saint-Jean et la zone 17, où la chasse sportive de l’orignal y est interdite pour tous les segments étant réservée exclusivement à la chasse de subsistance des autochtones.

Des orignaux en forêt (Photo courtoisie Réseau Zec)
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Rendez-Vous Nature : cerf historique et une « poule » en chef

Cette semaine à « Rendez-Vous Nature », l’ordre des 10 cerfs trophées d’Amérique est chambardée par un cerf d’abord chassé pour sa venaison par Sam Aiuppa, mais qui allait devenir, 35 ans plus tard, le 2e au monde et le plus gros panache des États-Unis.

Un fait unique raconté par André Beaudry, de Trophée-Québec, qui a mesuré ce panache typique.

Des femmes, réunies dans « Poule des Bois », voient leurs attentes comblées dans tous les aspects de la chasse. La « poule en chef », Marie Line Tremblay, dit travailler à 360 degrés tout autour de la chasse. « Poule des Bois a des projets à l’infini. J’aide aussi les chasseuses et chasseurs célibataires à se rencontrer dans « Zone de Rut ». Elle compte 62 500 abonnées sur sa page Facebook.

Et les chasseurs d’orignaux n’ont jamais été autant sollicités pour exercer leur droit de vote au scrutin du 5 octobre. Le président des 63 zecs, Guillaume Ouellet, souhaite en retour que les territoires fauniques obtiennent la reconnaissance des partis politiques, tant en protection, conservation qu’envers l’industrialisation de plus en plus présente en forêt publique.

Tout cela et bien davantage à « Rendez-Vous Nature », dès ce 26 septembre, sur les ondes de 25 radios partout au Québec. Et sur le web au rendez-vousnature.ca, Le Soir.ca, Balado Québec, Spotify et YouTube.

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Premier décompte des dindons : encore le temps de participer

Ils sont là. On en voit partout ou presque. Mais ils sont combien et où ? Chasseurs, pêcheurs, amateurs de plein air observateurs et citoyens de partout au Québec, vous avez jusqu’au 30 septembre pour participer au premier décompte d’envergure provinciale du dindon sauvage.

Ce recensement historique a débuté le 1er juillet.

Étudiant au doctorat sur l’écologie du dindon sauvage aux Universités Bishop’s et Sherbrooke, Eric Phendler mène ce premier décompte du grand oiseau gibier.

Lui-même amateur de chasse de cette espèce, Eric veut savoir où on en est avec la chasse du dindon qui a débuté en 2008, après des lâchers de 700 oiseaux entre 2003 et 2013, par la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP).

« L’objectif est aussi de savoir si les populations de telles ou telles zones de chasse sont en croissance ou non, et de recueillir toutes les données possibles pour alimenter la gestion actuelle et future de l’espèce par le ministère de la Faune et assurer le suivi annuel de l’évolution du dindon québécois », précise le chercheur.

Pourquoi recenser en été ?

Mais pourquoi mener ce sondage en cette période-ci de l’année ?

En entrevue à « Rendez-Vous Nature », Eric Phendler explique qu’à partir de juillet, les effets de la reproduction du printemps et les jeunes sont visibles.

« On peut mesurer s’il y a augmentation ou stabilité des populations dans certaines régions, si des femelles ont des jeunes ou non avec elles, et établir le ratio mâle – femelle. Ça nous permet aussi de constater le taux de survie des mâles après la chasse du printemps ».

Lors de cet entretien, Eric a précisé que 10 000 dindons adultes et 5 000 juvéniles avaient été recensés depuis le début de juillet. « Mais ce n’est pas fini, le public peut collaborer jusqu’à la fin de septembre. On observe, on compte les dindons et on identifie les oiseaux.

Ça prend 30 secondes. Les caractéristiques des oiseaux pour aider à identifier le mâle de la femelle sont sur le site du sondage a fedecp.com/dindon.

L’espèce a pris son envol au Québec au début des années 1980. Quatre ans plus tard, en Estrie, le grand oiseau gibier s’installait. On voyait des nids, mais pas assez d’oiseaux pour ouvrir la chasse.

Puis des lâchers significatifs ont mené le dindon à coloniser à peu près partout. Aujourd’hui, les populations de dindons sont en expansion et des zones de chasse s’ajoutent au fur et à mesure de leur évolution.

On entend ou réentend cette entrevue avec Eric Phendler en cliquant sur le lien ci-dessus.

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La perdrix pond une fois et une 2e si c’est requis

Que se passe-t-il cette saison avec la gélinotte hupée, ce petit oiseau gibier prisé par quelque 160 000 amateurs et qui se fait rare même que dans certains territoires fauniques sous gestion, la réponse est tranchante. « Il n’y en a pas de perdrix cette année », même avec une deuxième ponte, après la première du printemps.

Le biologiste Maxime Lavoie, de la gestion des espèces et habitats terrestres au ministère de la Faune, le confirme en entrevue à « Rendez-Vous Nature ».

Une seconde couvée n’est pas une légende forestière, mais elle est bel et réelle.

Lors de l’accouplement, la femelle conserve une partie des spermatozoïdes du mâle qu’elle dirige vers une sorte de pochette et qu’elle utilisera au besoin, lorsque sa première ponte printanière est détruite par la pluie, le froid, l’humidité et les prédateurs. Le mois de juin 2026 a été très pluvieux par endroits.

Selon Maxime Lavoie, cette seconde ponte dite de remplacement, fournit toutefois moins d’œufs que la précédente plus naturelle que la seconde. La perdrix niche au sol.

Le biologiste Maxime Lavoie, de la gestion des espèces au ministère de la Faune, dont celle de la perdrix, est ici avec une Lagopède des saules, appelé à tort perdrix blanche, qu’on retrouve la Baie-James, à Matagami, à Chibougamau, à Fermont et dans le nord du Lac-Saint-Jean. (Photo courtoisie MELCCFP)

Son nid et ses œufs sont soumis à la pluie, l’humidité, au froid et au gel; ça arrive en mai et juin. Une fois l’œuf éclos, le petit poussin est la proie des prédateurs, au sol comme dans les airs, par les oiseaux rapaces.

Cycle de reproduction sur 11 ans

Lors de cet entretien, Maxime Lavoie parle aussi d’un cycle de reproduction sur 11 ans, entre l’abondance de l’oiseau et sa rareté. Si la situation actuelle affiche une population vraiment absente ou très basse, on serait au creux du cycle.

On peut entendre ou réentendre cette entrevue avec Maxime Lavoie en cliquant sur le lien ci-dessus.

Encore plus de nouvelles et d’entrevues sur la chasse, la pêche et le plein air au www.rendez-vousnature.ca!

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Rendez-Vous Nature- Émission des 19-20 septembre 2026

L’émission « Rendez-Vous Nature » pend son envol de la 13e saison avec une première dans les annales de la chasse du dindon sauvage, un décompte provincial avec le doctorant Eric Phendler.

La chasse de la perdrix débute ce 19 septembre. La « poule des bois » serait-elle au creux de son cycle de reproduction de 11 ans ? Le gestionnaire de l’espèce et biologiste, Maxime Lavoie, commente la situation de ce petit gibier, prisé par

160 000 amateurs. Et avec des températures de plus en plus élevées à l’automne, l’éviscération rapide et bien faite d’un grand gibier prend toute son importance pour assurer sa qualité. Pendant qu’il est encore temps, Marc Renaud, de la FédéCP, invite les chasseurs à suivre sans faute la nouvelle formation disponible en ligne, jusqu’en forêt.

Tout cela à « Rendez-Vous Nature ». Cliquez sur le lien ci-bas.

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