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Rita Marquis : engagement communautaire marqué depuis 28 ans

La membre du Club Lions de Rimouski, Rita Marquis, a reçu la Médaille de la députée de l’Assemblée nationale de la part de Maïté Blanchette Vézina, en juin dernier, pour son engagement communautaire qui inclut l’organisation de son populaire tournoi de golf « Formule Rita ».

« J’étais bien émue de ça. Je trouve qu’il y aurait d’autres personnes qui l’auraient mérité plus que moi », exprime-t-elle.

Membre engagée au sein du Club Lions depuis 28 ans, Rita Marquis a lancé « Formule Rita » au même moment. L’an dernier, l’événement a permis d’amasser près de 45 000 $ pour un total 740 000 $ depuis ses débuts.

« Cette année, nous allons remettre encore plus de sous pour nos œuvres. Ce qui me rend le plus fière, c’est d’avoir réussi à le faire aussi longtemps. Quand j’ai commencé ce tournoi, c’était pour aider le Club Lions parce qu’ils n’étaient plus capables de remettre d’argent. Comme j’étais déjà coordonnatrice de tournois de golf, ils ont fait appel à moi », dit-elle.

Le tournoi 2026, qui se tiendra les 18 et 19 septembre, au Club de golf Les Saules, permettra de remettre 5 000 $ à l’Association des personnes handicapées visuelles du Bas-Saint-Laurent, 5 000 $ au Centre d’action bénévole de Rimouski, 3 000 $ à Centraide BSL, 3 000 $ à Moisson Rimouski-Neigette, 3 000 $ pour Sclérose en plaques Canada – Bas-Saint-Laurent, 3 000 $ au Répit du passant, 2 000 $ à Pro-Jeune-Est, 2 000 $ à l’Hôtellerie Omer-Brazeau, 2 000 $ à la Maison Marie-Élisabeth et 2 000 $ au Fonds Sourire.

« Je suis contente de pouvoir aider ces causes. Celle des handicapés visuels me touche particulièrement parce que j’ai une sœur qui a un handicap visuel. C’est très valorisant. Quand mon tournoi est fini, je ne peux pas dormir la nuit suivante tellement je pense à toutes les personnes que nous avons pu aider et aux personnes sur le terrain qui étaient joyeuses », affirme madame Marquis.

Vers le 30e « Formule Rita »

Le « Formule Rita » attire environ 300 golfeurs annuellement. Rita Marquis précise qu’elle doit même refuser des participants depuis cinq ans en raison de la grande popularité de l’événement.

« Pour le prochain, j’ai quatre équipes en attente pour le samedi. Je dois refuser des gens de l’extérieur parce que je prends les personnes de Rimouski avant. »

Rita Marquis lors de la remise du titre de « Compagnon de Melvin Jones », la plus haute distinction pour un Lion à l’échelle internationale. (Photo courtoisie)

La bénévole prévoit se rendre au 30e « Formule Rita » et elle pense laisser sa place ensuite. Elle veut s’assurer que son événement demeure actif et qu’il soit entre de bonnes mains.

« C’est certain que je vais être là pour aider les personnes qui vont le reprendre tant que je vais être capable », indique celle qui a récemment commencé à donner du temps pour une autre cause qui lui tient à cœur, soit la sclérose en plaques.

Le plaisir de donner

Rita Marquis a commencé à faire du bénévolat alors qu’elle était dans la trentaine pour le Centre d’hébergement de Rimouski et s’est occupée du tournoi Marcel-Jacob pendant une dizaine d’années.

Elle a travaillé comme cadre dans le domaine de l’hôtellerie pendant de nombreuses années avant de travailler au Club Les Saules où elle donne encore quelques heures par semaine pendant la période estivale.

« Je me trouve chanceuse parce qu’à mon âge je fonctionne encore bien et je suis en santé. J’ai juste des petits problèmes mineurs, mais je vais souvent à l’hôpital avec mon conjoint et je vois des personnes seules dans la soixantaine », ajoute madame Marquis.

La Rimouskoise a également été récompensée à plusieurs reprises par les Lions en plus de recevoir la Médaille du jubilé d’or de la reine Elizabeth II, en 2002, la médaille du gouverneur à deux reprises et l’insigne diamant du centenaire en mai 2018.

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Décès de Steve Collin sur la 20 : sa famille peine à se reconstruire

Un peu plus d’un an après le tragique accident qui a enlevé la vie à Steve Collin sur l’autoroute 20 à Saint-Anaclet-de-Lessard, sa famille traverse encore des moments très difficiles. Sa conjointe, Edith Blanchette, témoigne de sa grande fragilité ainsi que de celle de ses trois enfants.

« La famille est encore sensible aux événements et nous vivons encore les traumatismes avec, notamment, beaucoup de cauchemars. Nous prenons tous de la médication pour nous aider et nous sommes tous suivis au niveau psychologique. Je ne sais pas quand nous allons aller mieux », exprime-t-elle, en entrevue avec Le Soir.ca.

Le 14 mai 2025, vers 22 h 15, l’ex-employé de la Ville de Rimouski revenait d’une consultation publique à Pointe-au-Père alors que sa moto a littéralement été encastrée par derrière par une voiture sport roulant à vive allure et arrivant en direction ouest, à Saint-Anaclet-de-Lessard. Sa mort a été constatée sur les lieux.

Arrêté par la Sûreté du Québec en février dernier à la suite d’une longue enquête, le conducteur du véhicule, Philippe Dorais, a plaidé non coupable à l’accusation de conduite dangereuse ayant causé la mort de Steve Collin.

« J’étais au travail quand j’ai appris son décès. J’ai vu dans le visage des policiers qu’il se passait quelque chose. Je suis allée à la maison à l’endroit où Steve rangeait sa moto et quand j’ai vu qu’elle n’était pas là, j’ai fait une grosse crise. Pendant un bout, je n’y croyais pas, j’étais dans la négation. Pour moi, il était allé à la chasse ou à la pêche », indique celle qui a été la conjointe de monsieur Collin pendant 22 ans.

Deuil traumatique

À la suite du drame, un de ses enfants a été suivi à Québec auprès d’un spécialiste en deuil traumatique, puisque ce type de service n’était pas offert à Rimouski.

« J’ai dû lui payer un logement à Québec pour qu’il ait un suivi très serré. Il avait des périodes d’automutilation. Un autre de mes enfants a eu une grande détresse psychologique. Nous avons dû aller à l’urgence à plusieurs reprises en raison de ses idées suicidaires. Il voit et entend son père partout dans la maison. Mon troisième enfant a fait face à des chocs émotionnels très fermés », explique madame Blanchette.

La prochaine étape pour les enfants de Steve Collin est de consulter un spécialiste en hypnose pour les deuils traumatiques.

La voiture du chauffard a littéralement encastré la moto conduite par Steve Collin. (Photo courtoisie)

Infirmière auxiliaire de soir au Centre d’hébergement de Rimouski, Edith Blanchette n’a pas recommencé à travailler, étant donné qu’un de ses enfants ne peut toujours par rester seul dès que la noirceur arrive.

« J’ai l’intention d’y retourner cet automne et je pense que ça va me faire du bien, mais il faut que mes enfants soient stables. J’ai un très bon service auprès de mon employeur et je ne sens aucune pression pour revenir. Nous avons aussi eu beaucoup d’aide du CAVAC (Centre d’aide aux victimes d’actes criminels). »

Passionné de moto

Décédé à l’âge de 47 ans, Steve Collin faisait de la moto depuis qu’il avait 16 ans. Lui et sa conjointe ont voyagé à plusieurs reprises sur le véhicule. Selon madame Blanchette, le motocycliste d’expérience conduisait toujours avec une grande prudence.

« Il faisait ses arrêts pendant cinq secondes aussi longtemps qu’il faut les faire à l’école de conduite. Parfois, je lui disais même qu’il pouvait avancer. Il est mort de cette façon, alors qu’il misait autant sur la prudence. De mai à octobre, il allait travailler à moto. Steve adorait ça. Nous avons même dû prendre une photo sur sa moto lors de notre mariage », affirme celle qui aurait célébré son 20e anniversaire de mariage le 19 août 2026.

Steve Collin tenait à prendre une photo avec la femme de sa vie, Édith Blanchette, sur sa moto à l’occasion de leur mariage. (Photo courtoisie)

En plus de la moto, monsieur Collin était passionné par la chasse, la pêche et les voyages. Il passait beaucoup de temps sur le lot à bois familial avec son père, situé à Saint-Marcellin.

« C’était un bon vivant, une personne responsable, attentionnée et humaine. Mon enfant m’a dit : si nous avions eu un mauvais père, peut-être que ça nous ferait moins mal. Nous avons eu le meilleur papa », exprime Edith Blanchette.

Des améliorations souhaitées sur l’autoroute 20

Madame Blanchette, souhaite que des mesures soient mises en place pour inciter les automobilistes à réduire leur vitesse et que l’infrastructure routière soit élargie entre Rimouski et Mont-Joli.

Elle précise toutefois que l’accident, dans lequel la moto de son mari a été percutée par une voiture sport, serait survenu même s’il y avait une voie de dépassement.

« Steve roulait dans la voie de droite et la voie de dépassement n’a pas été utilisée. Il ne l’a jamais vu, même si sa moto était en ordre et qu’il roulait adéquatement. C’est sûr qu’il faut régler la vitesse et ça aiderait d’avoir une vraie autoroute. Ça vaudrait la peine d’investir. Il faut rendre cette route sécuritaire. Le nombre d’accidents entre Mont-Joli et Rimouski n’a pas de bon sens », croit-elle.

Steve Collin était passionnée de chasse et de pêche. (Photo courtoisie)

Les décès sur ce tronçon continuent de s’accumuler. Un homme de 78 ans a d’ailleurs perdu la vie le 4 août dernier à la suite d’une collision à Sainte-Luce.

« J’ai entendu le témoignage d’un premier répondant de cet accident et j’étais d’accord avec lui. Sur la 20, si tu roules à 110 km/h, tu te fais dépasser à 120 km/h. Si tu roules à 120 km/h, il y a toujours quelqu’un qui va te dépasser. Si tu mets ta vie en danger, ne mets pas celle des autres en danger. Il faut suspendre les permis. »

En juillet 2024, le Bureau du coroner avait recommandé l’élargissement à quatre voies de la 20 entre Rimouski et Mont-Joli. Dans son rapport, la coroner, Me Monique Tremblay, rapportait que cette section d’autoroute a provoqué 1 203 accidents de 2004 à 2022, dont 25 mortels. Elle reçoit entre 8 100 et 9 500 véhicules par jour.

Sentence la plus sévère

La famille de Steve Collin souhaite que Philippe Dorais, accusé d’avoir conduit un moyen de transport d’une façon dangereuse pour le public, ait la sentence la plus sévère possible.

« Nous voulons qu’un message soit passé pour faire réduire la vitesse. Tant qu’il n’y aura pas de sentences exemplaires, ça va continuer. Ça ne ramènera pas Steve, mais je le souhaite pour les familles suivantes, pour que les autres jeunes voient que les sentences sont sévères s’ils conduisent dangereusement », mentionne Edith Blanchette.

Aidée par le CAVAC, cette dernière travaille présentement sur la rédaction d’une lettre qu’elle liera, en salle d’audience, pour parler des séquelles de ce décès sur sa famille.

La Rimouskoise, qui confie avoir été elle-même amatrice de vitesse à une certaine époque, suggère que des endroits sécuritaires et balisés soient offerts pour les personnes qui apprécient les sensations fortes.

« L’été avant que Steve décède, j’avais demandé à mon conjoint de m’amener au Circuit Mont-Tremblant pour tester une Ferrari. Je voulais aller dans un endroit fait pour ça, mais aujourd’hui ça ne me dit plus rien. »

Pour l’aider à traverser son deuil, madame Blanchette aimerait se rendre dans les écoles secondaires pour témoigner de son vécu et sensibiliser les jeunes à réduire leur vitesse lorsqu’ils prennent le volant.

« J’aimerais leur parler et leur montrer des photos pour qu’ils comprennent l’impact que ça a sur une famille. Si je peux toucher certains jeunes avec ce que j’ai vécu, ce sera ça. Si Steve était là, il me dirait de le faire. Je sais qu’il serait fier de ça », explique-t-elle, en ajoutant qu’elle fera prochainement installer une croix, le long de l’autoroute 20, en hommage à son mari.

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Bernatchez Studios voit le jour

Avec la création de la boîte de production Bernatchez Studios dans les dernières semaines et le tournage du 11e épisode de la websérie Scott Bourque, le cinéaste rimouskois Pierre Hugo Bernatchez est présentement dans une belle période de sa carrière artistique.

En plus de produire sa série policière, le Rimouskois offre des services de photographie, de vidéo et de publicité avec sa nouvelle compagnie.

« Ça me permet de mieux structurer mes investissements dans le projet Scott Bourque, d’offrir une marque derrière mes films et de proposer mes services à des particuliers pour de l’événementiel ou de la publicité. C’est pour des projets autant personnels que professionnels », mentionne le propriétaire de la petite entreprise.

À long terme, si les activités de Bernatchez Studios grossissent, Pierre Hugo Bernatchez aimerait incorporer son entreprise et ajouter des employés. Il fonctionne seul pour le moment en plus de son travail d’ingénieur en parallèle.

« Je suis assez polyvalent. C’est un à côté que j’ai, mais je pousse toujours pour voir où ça va me mener. Ça me permet d’exercer ma passion pour la vidéo et la photo », indique-t-il.

Pierre Hugo Bernatchez en tournage du 11e épisode. (Photo courtoise)

Il souligne qu’avec la création de Bernatchez Studios, il a commencé à collaborer avec des entreprises de la région et il sent un grand soutien financier envers son projet

11e épisode en tournage

Le 11e épisode de la série Scott Bourque est présentement en tournage. Il devrait être complété à l’automne pour une diffusion sur la chaîne YouTube PH Bernatchez à la fin de l’année 2026 ou au début de 2027.

« Il y a eu des scènes tournées dans la région de Québec, mais elles sont surtout tournées à Rimouski. Dans cet épisode, Scott Bourque va se remêler à la mafia mexicaine et il va continuer à utiliser des moyens peu orthodoxes pour arriver à ses fins. Il y aura encore beaucoup d’action avec des fusillades », explique le cinéaste qui agira comme producteur, réalisateur, scénariste, monteur et acteur principal de l’épisode.

Pierre Hugo Bernatchez lors du montage d’un épisode de sa websérie « Scott Bourque ». (Photo courtoisie)

Ce dernier ajoute que plusieurs acteurs de la région feront encore une fois partie de sa production, dont certains sont nouveaux dans le projet.

« J’ai aussi des acteurs qui sont là depuis plusieurs années et qui reviennent. C’est un beau mélange qui permet de continuer à bâtir autour des personnages déjà créés et de développer l’univers de la série en ajoutant de nouveaux personnages. »

Cinq ans plus tard

Pierre Hugo Bernatchez est fier du chemin parcouru depuis la publication de son livre Frères contre bandits publié en 2021 et dont découle la websérie Scott Bourque.

« Je suis content de voir tous les accomplissements que j’ai faits. Quand j’ai sorti mon livre, je n’aurais pas pensé tourner autant d’épisodes par moi-même par la suite. Nous sommes rendus à près de 130 personnes qui ont travaillé sur le projet jusqu’à maintenant. Je trouve qu’il y a eu beaucoup de progrès depuis le début et c’est un projet qui gagne en popularité. Ça donne envie de continuer. »

Il ajoute que certains personnages tirés de l’histoire du livre ont maintenant leur propre tribune dans la série. C’est d’ailleurs le cas de Sarah-Jane Brodeur qui fera sa première apparition à l’écran lors du 11e épisode. Elle sera interprétée par Marie-Claude Parent.

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Williamson et De Araujo se plaisent à Rimouski

Les deux joueurs importés du Shaker de Rimouski, l’Américain Austin Williamson et le Brésilien Caio De Araujo, apprécient grandement leur saison dans la Ligue senior Puribec du Bas-Saint-Laurent.

Les deux lanceurs de division 1 dans le circuit universitaire américain de la NCAA la saison dernière mentionnent que le calibre de jeu est différent de ce à quoi ils sont habitués, mais qu’ils y trouvent leur compte.

« J’ai été impressionné. Quand je suis arrivé, je ne savais pas à quoi m’attendre, mais c’est une bonne compétition. Les frappeurs de toutes les équipes sont bons et les lanceurs aussi, spécialement les joueurs importés des autres équipes », indique De Araujo, qui a représenté son pays lors de la dernière Classique mondiale de baseball.

« Je dirais aussi que c’est définitivement différent de ce à quoi je suis habitué. Les frappeurs adverses trouvent le moyen de compétitionner. Ils n’ont pas peur et ils veulent mettre la balle en jeu. C’est très compétitif. Je pense que la ligue est sur la bonne voie et qu’elle s’améliore d’année en année », ajoute son coéquipier de 22 ans.

Caio De Araujo (Photo Le Soir.ca-Annie Levasseur)

Accueillis chaleureusement par leurs nouveaux coéquipiers, les deux joueurs importés se sont rapidement intégrés à l’équipe et à leur ville d’adoption pour la saison estivale.

« C’est un environnement très invitant. Le baseball est plaisant et les gars sont supers. Les gens nous font sentir comme à la maison. C’est un très bel endroit où vivre, alors que nous sommes loin de ce que nous connaissons. La température est différente de la Floride, mais nous nous sommes habitués », affirme Austin Williamson.

Deuxième au classement

Le Shaker de Rimouski a terminé deuxième au classement général de la Ligue Puribec à la suite de la saison régulière. L’équipe affrontera Témiscouata en première ronde des séries.

« Je suis satisfait du rendement de notre équipe durant la saison, mais bien sûr nous aurions aimé remporter le championnat. La deuxième position n’est pas mauvaise et nous devons être heureux d’être en haut de classement. Ce sera bien de jouer dans les séries en gardant une bonne dynamique. Je crois que nous avons eu du plaisir cet été et que nous nous sommes améliorés », exprime De Araujo.

Tout comme son coéquipier, ce dernier précise qu’il est parfois difficile de remporter des parties quand certains joueurs de la formation sont absents.

« Je pense que nous avions l’équipe pour terminer au premier rang. Notre façon de compétitionner et notre niveau de jeu sont beaucoup plus élevés que les autres équipes, mais c’est difficile quand nous n’avons pas notre équipe partante à chaque match. Nous devons composer avec ce que nous avons et prendre des joueurs d’équipes juniors. L’objectif est toujours de remporter les séries », précise pour sa part Williamson.

Soutien des partisans

Dès qu’ils sont arrivés au Bas-Saint-Laurent, les deux joueurs ont rapidement constaté que les partisans de baseball étaient investis. Ils se sentent soutenus, peu importe la taille des foules.

« Où je jouais dans la NCAA, il n’y avait pas beaucoup de partisans à nos parties locales. Il y en avait plusieurs aux régionaux ou quand nous jouions contre de grosses écoles. Ici, je sens que les partisans sont très accueillants et quand même nombreux dans les estrades. Au début, je sentais une certaine pression, mais j’ai rapidement commencé à avoir du plaisir et à en profiter », souligne le Brésilien de 24 ans.

Dans le cas de Williamson, pas de doute qu’il s’est fait de nouveaux amis chez les partisans du Shaker, dimanche après-midi, quand il a claqué un long circuit de trois points dans un moment critique en fin de 10e manche. Le Shaker a ensuite gagné par 6-5 en 11e manche pour prendre les devants 2-1 dans sa série contre Témiscouata.

Amateur de golf, Austin Williamson joue régulièrement au Club Les Saules avec sa conjointe, qui l’accompagne à Rimouski pour l’été. Sa famille est d’ailleurs venue des États-Unis, au cours des dernières semaines, pour passer du temps dans la région.

Le Club Les Saules a offert des abonnements de saison à Austin Williamson et sa conjointe. Ils sont accompagnés sur la photo du joueur et directeur-gérant du Shaker, Ludovic Dubé ainsi que du directeur général du club de golf, David Beaudry. (Photo courtoisie)

Les deux joueurs ont terminé leurs études universitaires dans les derniers mois.

Caio De Araujo quittera le Québec pour l’Australie à la suite de la saison du Shaker afin de jouer au baseball au niveau professionnel. Austin Williamson regarde aussi ses options de ce côté. Les deux ont l’intention de transmettre leur passion aux jeunes en devenant entraîneur.

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Le Colisée de Rimouski transformé en centre de tennis

En raison des importants travaux en cours dans leur bâtiment, les Tennis de Rimouski ont dû se réorganiser et se relocaliser au Colisée Financière Sun Life pendant quelques mois pour la tenue de leurs camps estivaux.

Comme la glace sera bientôt refaite pour le début des activités de l’Océanic, les Tennis doivent redéménager au Pavillon polyvalent pour les deux dernières semaines de camp (10 au 14 et 17 au 21 août).

« Jusqu’à maintenant, ça va super bien malgré que nous ne sommes pas dans nos installations. Nous avions quelque chose d’intéressant avec la patinoire du Colisée. Nous avons été très bien accueillis et nous étions juste à côté de notre site principal avec nos terrains extérieurs », exprime l’entraîneur et professionnel aux Tennis de Rimouski, André-Michel Proulx.

Le déménagement temporaire n’a pas affecté les inscriptions au camp de jour et au camp de perfectionnement des Tennis. Un nombre record d’environ 340 jeunes se sont inscrits comparativement à 238 en 2025 et à 201 en 2024.

Le Colisée Financière Sun Life transformé en centre de tennis. (Photo Le Soir.ca-Annie Levasseur)

« Le meilleur été que nous avions eu avant était pendant la COVID parce que les garderies estivales et les camps de jour avaient moins de places en raison des ratios. Cette année, nous avons eu plusieurs semaines à 35 et même à 40 jeunes », souligne monsieur Proulx.

Pour les jeunes de niveau intermédiaire à avancé de l’accommodement scolaire au primaire et des concentrations tennis au secondaire, les entraînements se sont faits sur les terrains extérieurs des Tennis de Rimouski qui sont demeurés accessibles pendant les travaux.

« Nous dépendons de la météo dans le cas des niveaux plus avancés parce que nous voulons qu’ils jouent sur les terrains extérieurs. C’est sous forme de demi-journée pour eux avec des groupes ciblés pendant quelques semaines. En cas de pluie, nous annulons », indique l’entraîneur.

Développer l’intérêt

Pour les Tennis de Rimouski, les camps de jour sont une belle occasion d’attirer de nouveaux membres puisqu’ils permettent aux jeunes de découvrir le sport.

(Photo Le Soir.ca-Annie Levasseur)

« L’automne est toujours notre saison la plus achalandée. Ça développe le goût et la passion de certains qui n’ont pratiquement jamais touché au tennis. Nous initions les plus jeunes et même les plus vieux. Ça développe l’intérêt en préparant nos autres programmes. »

Travaux de 3,4 M$

Les travaux de réfection du bâtiment des Tennis devraient se poursuivre jusqu’à la fin du mois d’octobre afin de le moderniser. En mars dernier, un contrat de 3,4 M$ a été accordé à Construction Albert.

La partie arrière de l’enveloppe extérieure du bâtiment sera presque entièrement remise à neuf et le toit sera remplacé. Il y aura également des travaux de conversion de l’éclairage à DEL, de conversion du système de chauffage du propane à l’électricité et des travaux au système de ventilation.

« Ils travaillent sur le toit présentement et ils ont commencé à ouvrir le mur du fond. L’intérieur est relativement avancé. Tout semble bien aller et aucun retard n’est enregistré », explique André-Michel Proulx.

(Photo Le Soir.ca-Annie Levasseur)

Lorsque les deux semaines au Pavillon polyvalent seront terminées, les activités du club vont se tenir à l’extérieur.

« La météo sera encore un facteur et nous allons prévoir un endroit en cas de pluie pour les jeunes de la concentration tennis. Si l’on compare avec le club de Rivière-du-Loup qui n’a pas de centre intérieur, ils jouent à l’extérieur le plus longtemps possible. À partir d’octobre c’est plus frisquet, mais nous devrions pouvoir jouer en après-midi. Nous allons nous adapter. »

Les jeunes des concentrations tennis doivent commencer leur saison dès la rentrée scolaire.

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