Moratoire éolien : délégation bas-laurentienne à Québec

Une délégation bas-laurentienne prendra la route ce lundi 7 septembre, devant l’Assemblée nationale, pour participer au rassemblement Québec debout contre le saccage éolien.
Des membres des ZEC Bas-Saint-Laurent et Chapais, des comités citoyens Vent Commun et Éoloin, ainsi que des citoyens en provenance des différentes MRC porteront leurs revendications à propos du développement éolien dans le Bas-Saint-Laurent.
Cette délégation bas-laurentienne s’unira à celles des autres régions du Québec pour se faire entendre et amener la question éolienne dans le débat de la campagne électorale.
Leurs revendications pour la mobilisation nationale du 7 septembre à Québec sont un moratoire sur le développement éolien et qu’une évaluation environnementale sectorielle ou régionale (ÉESR) soit menée sans délai pour prévenir que l’impact des parcs éoliens ne dépasse la capacité de support du milieu, afin de déterminer les balises d’acceptabilité environnementale et sociale.
La délégation souhaite aussi la cessation de l’appropriation du territoire bas-laurentien sans le consentement des populations et des utilisateurs concernés, que la production énergétique demeure publique et qu’un réel débat public sur l’avenir énergétique du Québec.
Territoire pris d’assaut
Dans un communiqué, les responsables de la délégation mentionnent que le territoire bas-laurentien est pris d’assaut pour en faire un espace de production énergétique.
Les promoteurs éoliens privés, dont la société en commandite qu’est l’Alliance de l’énergie de l’Est, orchestrent le tout sans débat public ni consentement de la population.
Or, la forêt des terres publiques, les paysages, les terres agricoles et celles habitées font partie de l’identité et du mode de vie des bas-laurentiens tout en contribuant largement à nos plus importants moteurs économiques.
« Ce développement est fait dans le désordre, en manque de transparence, autant quant au processus de développement des projets qu’aux réelles utilisations de l’énergie. En effet, la nouvelle énergie produite ne sert pas la transition énergétique. De plus, les projets et ententes planifiées atteignent des proportions indécentes », affirme Tina Daudelin, du comité citoyen Éoloin à Packington.
« Nous exigeons de connaître les intentions des différents partis politiques, s’ils entendent, ou non, respecter la ruralité et le patrimoine collectif qu’est l’accès des Québécois à la forêt, à la nature. Est-ce que ces partis politiques s’engagent à respecter la loi québécoise sur le développement durable au regard du développement éolien ? », lancent les initiateurs de la délégation.















































