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Trois zecs de la zone 2 protégeront la femelle orignal

Les zecs Owen, Chapais et Bas-Saint-Laurent, de la zone 2, vont de l’avant pour assurer la protection de la femelle orignal lors de la prochaine saison de chasse 2025, même si le plan de gestion permet une chasse permissive des trois segments du troupeau, soit le mâle, la femelle et le veau.

Les zecs Owen et Chapais ont endossé, le 27 août dernier, le plan B de protection de l’orignal sans bois en 2025, initié et proposé par la ZEC-BSL, en réaction au refus de Québec d’assurer la sauvegarde de l’orignal sans bois en 2025, par une chasse restrictive, tout en permettant le prélèvement de la femelle avec un permis spécial.

Une décision qui laissait peu de marge de manœuvre à la grande ZEC-BSL, déterminée à prendre les grands moyens et d’aller jusqu’au bout pour protéger la ressource reproductrice.

Zecs solidaires à un même objectif

Le président de la ZEC-BSL, de la régionale des zecs et porte-parole des trois zecs, Guillaume Ouellet, réagit à l’accord, y voyant des marques d’unité et de solidarité des gestionnaires des territoires.

« On démontre encore une fois qu’on a à cœur nos territoires fauniques et la gestion de notre faune », dit-il, ajoutant avoir informé le ministère responsable de la Faune. « Qui a été très collaborateur ».

Cette gestion de l’orignal des trois zecs donne lieu au programme « Chasseur Responsable de la Faune » (CRF), dont l’objectif est de protéger volontairement la femelle orignal, même si la chasse permissive autorise cette année les trois segments du troupeau.

Le président de la ZEC Bas-Saint-Laurent, de la régionale des zecs de l’Est-du-Québec et président de Zecs Québec, Guillaume Ouellet. (Photo courtoisie)

Les chasseurs d’un même groupe décideront d’épargner ou non la femelle, et d’opter pour la récolte du mâle. Ils seront identifiés à leur choix.

Pour inciter la récolte du mâle orignal, les chasseurs CRF et ceux de la relève participeront aux tirages de prix de grande valeur. Un autre tirage de prix s’adressera aux chasseurs non inscrits au CRF.

Face-à-face du président 

Cet accord unanime des trois zecs lance une vaste campagne de sensibilisation et de promotion qui sera menée incessamment auprès de leurs chasseurs d’orignaux respectifs.

Le président Guillaume Ouellet s’adressera aux chasseurs via une vidéo en ligne sur la page Facebook de la ZEC-BSL.

Durant 17 minutes, il relate le fil des événements menant à ce choix volontaire de protéger la femelle orignal. Seul devant la caméra, debout, comme dans un face-à-face avec le chasseur, il décrit sa démarche de A à Z.

« Je parle en chasseur et je m’adresse à lui. On ne s’ennuiera pas. J’explique tout, tout, tout, tout. Quiconque ne pourra dire qu’il ne savait pas. Bien au fait de la démarche, 100 % des chasseurs devraient devenir membre CRF », estime Guillaume Ouellet. Un dépliant d’information sera aussi distribué aux chasseurs.

Ce grand virage dans ce type de gestion unique de l’orignal, en accord entre trois zecs d’une même zone, représente la volonté unanime des gestionnaires de se prendre en main.

Ils se en se donnent la liberté… accordée par Québec, de faire des choix sur la récolte d’une espèce comme l’orignal, afin d’assurer sa pérennité et l’avenir de leur territoire, on assiste ainsi à l’amorce d’une autonomie de gestion faunique plus grande pour les 63 zecs de la province.

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La « Piscine de la Patate » sur l’Île d’Anticosti

Autre joyau naturel sur l’île d’Anticosti, mais encore méconnu, appelé « La Piscine de la Patate », qui tire son appellation de la rivière du même nom.

« On y accède par un sentier aller-retour de 17,9 km. Le parcours, difficile, peut prendre un peu plus de cinq heures. La rivière à la Patate, connue pour la clarté de son eau, a creusé un bassin ovale dans la roche mère, qui ressemble à une piscine naturelle de grande taille. Le site est peu fréquenté », explique un technicien de la faune de formation, photographe et résident permanent de l’île, Gaétan Laprise.

Ce site unique est situé dans le secteur de Vauréal, du côté nord d’Anticosti.

« La piscine a une profondeur de 12 pieds. La baignade est au risque du baigneur. Pour s’y rendre, c’est une randonnée de catégorie intermédiaire. Ça prend de bons mollets pour remonter la rivière », ajoute Daniel Lévesque de SÉPAQ-Anticosti. 

Un jour, la « Piscine de la Patate » deviendra peut-être aussi célèbre que la chute Vauréal avec ses 76 mètres, plus haute que celle du Niagara avec 57 mètres, qui demeure la signature du parc national d’Anticosti, sous gestion de la SÉPAQ.

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Les cerfs d’Anticosti se portent très bien

Les amateurs qui chasseront bientôt sur Anticosti n’auraient pas à craindre des effets négatifs d’un long hiver, d’un printemps tardif, ni de la grosse chaleur sur le cheptel, comme sur le continent surtout en août.

La pluie torrentielle du 17 août a été bénéfique, comme la fraîcheur du lendemain à 5 °C.

« Dans ces conditions, les cerfs se déplacent. Je vois des jeunes d’un an en masse, beaucoup de veaux et de juvéniles. Les cerfs matures conservent leur énergie lors de journées de chaleur, et demeurent discrets, bien au frais », observe Daniel Lévesque, de SÉPAQ-Anticosti. « Dans l’île depuis deux ans, les chevreuils se portent bien partout ».

Daniel Lévesque a observé de beaux mâles bien panachés, le 24 juin, à Baie–Sainte-Claire, à 13 km à l’ouest de Port-Menier.

« Avant le coucher du soleil, on a cessé de compter à 250 chevreuils. Avec autant de cerfs à Baie–Sainte-Claire, c’est rassurant pour le rester de l’île ».

Cerfs bien portants 

Selon lui, les fortes chaleurs de l’été n’auraient pas influencé la nouvelle pousse ni asséché les plaines, privant les cerfs d’aliments nutritifs.

« Pas du tout. Ça fait deux ans qu’on entend ça. À la mi-août, c’était bien meilleur que l’an dernier ». Des sources d’eau souterraines alimentent les plaines qui sont de bons secteurs de chasse.

La saison de la chasse se déroule du 28 août au 6 décembre sur Anticosti. (Photo courtoisie Daniel Lévesque– SÉPAQ-Anticosti)

Anticosti a reçu une bonne quantité de neige à l’hiver et de pluie à l’été sur une base régulière.

« Les pêcheurs ont connu une super bonne saison jusqu’en août sur les rivières Chaloupe et Jupiter. Juin et juillet ont été exceptionnels, avec de bonnes montaisons de saumons comme La Loutre », relate le responsable des ventes et du service à la clientèle à SÉPAQ Anticosti.

C’est lors de la chasse qu’on peut constater la situation des populations de chevreuils, une fois que les amateurs auront foulé la sauvagerie de l’île à la quête de leur gibier.

La saison de la chasse se déroule du 28 août au 6 décembre.

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Le manque de « gardes-chasse » menace la faune

Les régions giboyeuses sont de plus en plus vulnérables au braconnage, victimes de la fermeture de bureaux et d’un manque criant d’agents de protection de la faune.

En plus des restrictions à l’embauche, Québec sacrifie une des deux cohortes de formation de 32 futurs agents en 2026.

On ne compte plus que 325 agents, alors qu’il en faudrait le double pour assurer une protection efficace de la faune, et répondre rapidement aux plaintes du public.

Et éviter de « vider » des districts en mobilisant les agents à des opérations anti-braconnage, laissant personne dans les bureaux pour répondre aux dénonciations. En 2018, le Québec comptait quelque 500 agents, 600 dans les années 1990.

« Avec les coupes budgétaires pour éponger le déficit du gouvernement, la fermeture dans le temps de quelque 40 % des 68 bureaux, les départs à la retraite et volontaires, c’est de plus en plus difficile de faire notre travail. J’espère que l’autre cohorte ne sera pas éliminée », commente le président du Syndicat des agents de protection de la faune, Martin Perreault.

« Faune en péril »

Les effectifs fondent dans plusieurs régions. Sur la Côte-Nord, de 28 agents en 2013, ils étaient 18 en 2022. En Gaspésie, le bureau de Chandler pourrait compter qu’un seul agent. Le syndicat précise que le bureau de Matagami, dans le Nord-du-Québec, est fermé et que les agents ont même récupéré tout l’équipement.

(Photo courtoisie)

« Depuis l’annonce, les signalements ont diminué de 30 % dans cette région. La relocalisation de services, comme de Saint-Jérôme vers Saint-Eustache, allonge les temps de déplacements », déplore la Fédération québécoise des chasseurs et des pêcheurs.

Elle estime que « la faune est en péril, et la baisse des effectifs est inquiétante ». Schefferville et l’île aux cerfs, Anticosti, n’ont plus d’agents.

Trop loin pour arriver à temps

Sur la Basse-Côte-Nord, en début d’année, une plainte en lien avec des caribous forestiers a été portée.

« Les agents les plus proches étaient à Baie-Comeau et à Forestville, de sept à huit heures de route, trop loin pour arriver à temps », tranche Martin Perreault.

Les heures supplémentaires auraient pu aider la cause.

« Faut oublier ça. Si une plainte nécessite du surtemps, la demande doit être autorisée par le directeur adjoint, le directeur général et le sous-ministre. Les délais sont trop longs et le temps supplémentaire est coupé au maximum ».

Le président du Syndicat des agents de protection de la faune, Martin Perreault. (Photo courtoisie)

Le ministère affirme qu’un district peut aller prêter main forte.

« Chandler est dans le District de la Gaspésie, qui inclut Chaudière-Appalaches et le Bas-Saint-Laurent. Un agent de Laurier Station, dans Lotbinière, va aller couvrir une plainte à Chandler ? Voyons donc. Pour répondre aux plaintes, ça prend des agents où ça se passe », déplore le président.

Ministre qui agit

Année après année, dénonciation après dénonciation, le bateau des agents de protection de la faune ne cesse de couler.

« Ça va nous prendre un ministre, qui va agir en conséquence. On n’a pas de monde pour intervenir et même, on nous demande de ne pas intervenir, comme pour la chasse de nuit de l’orignal dans la réserve Matane, où des chasseurs autochtones sont soupçonnés. Le ministre de la Faune a déclaré que ce n’était pas vrai ce que j’ai dit, mais on m’a ensuite demandé une copie des directives. Voyons, il me traite de menteur et je vais l’aider », ironique Martin Perrault.

Des agents de protection de la faune (Photo courtoisie)

Les « gardes-chasse » composent avec une convention de travail échue depuis avril 2023.

« Là on négocie jusqu’en 2028 », précise-t-il, satisfait de cette prolongation de deux ans. « Quand on signait pour trois ans, on commençait à renégocier le lendemain. Ça n’avait pas d’allure ». Il rencontre le nouveau sous-ministre de la faune bientôt. « Pour savoir où on s’en va ».

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La balle est dans le camp des chasseurs

Les chasseurs d’orignaux qui pratiqueront leur activité sur la zec Bas-Saint-Laurent auront le choix de protéger ou non la femelle, même si le Plan de gestion du ministère responsable de la Faune permet une chasse permissive des trois segments du troupeau.

Les zecs Owen et Chapais pourraient adopter la même mesure de protection de l’espèce.

La ZEC-BSL initie ce plan B, en réaction au refus de Québec d’accorder la protection de l’orignal sans bois en 2025 par une chasse restrictive, avec possibilité de permis pour la femelle.

La balle sera donc dans le camp des chasseurs d’orignaux, assurément de la ZEC-BSL, lors de la prochaine saison 2025.

Une liberté de choix volontaire qui vise essentiellement à protéger volontairement la femelle orignal et à assurer une plus grande pérennité du cheptel. Ledit plan sera soumis aux deux autres zecs de la zone 2.

Chasseur Responsable de la Faune

Ce choix se définit par le nouveau programme « Chasseur Responsable de la Faune » (CRF), qui s’ajoute à « Chasseur Responsable Reconnu » (CRR), initié en 2022.

Ce dernier incite les chasseurs à un meilleur usage de leur engin de chasse, pour une précision accrue du tir et éviter la perte d’un grand gibier.

À chaque visite à un club de tir, le membre CRR s’inscrit au tirage des grands prix de 25 000 $, en produits applicables sur la ZEC-BSL seulement.

Le président de la ZEC-BSL, Guillaume Ouellet (Photo courtoisie)

L’objectif de CRF est de protéger volontairement la femelle orignal en 2025, même si le Plan de gestion du ministère permet une chasse permissive.

« La récolte de la femelle est maintenue. Ce sont les chasseurs d’un même groupe qui décideront ensemble, avant la période de la chasse, arc-arbalète et arme à feu, d’épargner la femelle, et d’opter pour la récolte du mâle », avait fait savoir le président de la ZEC-BSL et porte-parole des trois zecs de la zone 2, Guillaume Ouellet.

Pas de chicane

Les partenaires du groupe de chasseurs devront remplir un formulaire de couleur verte, qui identifiera leur choix. Le document sera visible dans les véhicules des chasseurs CRF.

Pour favoriser la récolte du mâle orignal, les membres des groupes inscrits CRF auront la chance de gagner un chèque-cadeau individuel, de la valeur du forfait orignal. Un second tirage permettra à tout groupe de chasseurs non inscrits au CRF de gagner une multitude de prix divers. Et trois chasseurs de la relève inscrits au CRF gagneront leur engin de chasse.

« Pas question de diviser les chasseurs en clans. Je ne veux pas de chicane », clame Guillaume Ouellet.

L’entièreté du programme « Chasseur Responsable de la Faune » sera connue à la fin août. Début septembre, la ZEC-BSL lancera une campagne de sensibilisation avec un dépliant d’information et des affiches sur son territoire : « Le mâle c’est le trophée, la femelle c’est l’avenir. Choisis ton impact ».

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Baux en forêt :  des hausses déconnectées de la réalité

La puissante Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP), qui rassemble 125 000 membres, dénonce les hausses « irréalistes », des baux de villégiature pour 2026, qualifiées par le dg Marc Renaud, « d’une décision déconnectée de la réalité de la ministre Maïté Blanchette Vézina ».

« Une fois de plus, les utilisateurs de la forêt sont pénalisés par ces hausses jusqu’à plus de 50 % dans certains cas, lesquelles ne reflètent en rien l’évolution normale du coût de la vie », déplore Marc Renaud.

D’autant que selon lui, la CAQ s’était engagée, en 2019, à ne plus imposer d’ajustements aussi majeurs aux baux de villégiature. « À l’époque, une nouvelle tarification avait été instaurée en affirmant qu’elle permettrait de stabiliser les coûts pour les locataires ».

Le directeur général de la FédéCP, Marc Renaud. (Photo Courtoisie Aventue Chasse Pêche)

Rien selon Marc Renaud, qui redonne confiance au ministère des Ressources naturelles et des Forêts.

« La FédéCP s’interroge sur cette décision : s’agit-il du transfert de responsabilités vers les MRC, sans financement adéquat pour couvrir les frais de gestion ? Est-ce que le ministère prévoit réinvestir les gains équivalents à près de 4 M$ de cette augmentation globale de 20 % pour améliorer l’expérience nature des usagers ? La forêt appartient à tous. Ensemble, mobilisons-nous pour que son accès demeure équitable et abordable ».

Appui majeur

Du coup, la FédéCP donne son appui majeur au Regroupement des locataires des terres publiques (RLTP); qui représente 44 000 détenteurs de baux dans la sauvagerie québécoise. « Cet appui de la FédéCP est très important. Je souhaite le soutien de d’autres groupe », réagit le président Arthur Fortin.

Selon ce dernier, le soutien de la FédéCP arrive à point, avant le 22 aout, à temps pour que les détenteurs de baux transmettent une lettre d’opposition à leur député provincial, préparée par l’organisation d’Arthur Fortin. Ce lien est à copier et à coller sur un moteur de recherche comme Google.

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Un gros animal relance le mythe du cougar

Un gros animal noir, capté récemment par une caméra de surveillance, alimente les discussions, ravive des souvenirs et laisse planer des doutes dans l’esprit de citoyens de Saint-Adelme et d’ailleurs, à 20 km à l’est de Matane.

Certains y voient un cougar noir de l’Est, une sous-espèce de la race. D’autres, un gros chat, ou ni l’un ni l’autre. Quoi encore ? Des cougars noirs ont été signalés 42 fois en Nouvelle-Écosse et 49 fois au Nouveau-Brunswick, selon le gouvernement de la Nouvelle-Écosse.

Spécialiste du plein air et guide de chasse, Jean-François Dubé rapporte l’information. La caméra d’un partenaire chasseur a livré des photos d’une bête suspecte, en forêt privée, à Saint-Adelme, où il chasse l’orignal. Ses recherches sur Google lui ont fait croire à un cougar noir.

J’ai soumis les photos à la Direction des communications, au ministère responsable de la Faune, secteur de validation.

Voici la réponse scientifique : « Par sa taille, sa forme, et sa longueur de poils ainsi que la forme et la longueur de sa queue, il pourrait s’agir d’un chat noir de bon gabarit. À notre connaissance, il n’y a pas de cas de mélanisme chez le cougar », selon le courriel du ministère.

« Le mélanisme est un phénomène biologique caractérisé par une pigmentation anormalement foncée de la peau et des poils, dû à un excès de mélanine, pigment responsable de la coloration foncée. C’est l’inverse de l’albinisme, un manque de pigmentation. »

« C’était un cougar »

« Je me rends à la décision du ministère. Les biologistes ont toujours été très prudents quand des cougars sont rapportés au Québec. En mars 1993, sur les abords de la rivière Madeleine, en Gaspésie, j’ai vu un cougar de l’Est qui a fait quelques sauts devant moi avant d’aller sous le couvert forestier. J’ai observé sa longue queue qui fendait la neige. Puis, j’ai croisé des agents de la protection de la faune qui suivaient mes traces. J’inventoriais le secteur pour mon entreprise de rafting. Un trappeur leur avait dit avoir aussi vu un cougar », relate Jean-François Dubé.

« Ils parlaient d’un gros chat, et moi je confirme que j’ai vu un cougar, de la couleur d’un chevreuil », insiste JF !

Jean-François Dubé (Photo Facebook)

Outre sa propre observation, le « coureur des bois » nous fournit plusieurs signalements provenant de connaissances et d’amis affirmant avoir déjà observé un grand félin. Comme cet opérateur de multifonctionnelle forestière, dans la Réserve Matane, qui a vu deux gros « chats noirs » ensemble…

Un demi-cougar !

J’ai souvenir d’une chasse au petit gibier dans la réserve faunique de Rimouski. Au sortir d’un sentier, près du lac Cordonnière, j’ai regardé à droite pour m’assurer qu’aucun véhicule ne venait en ma direction, puis à gauche.

En une fraction de seconde, j’ai vu un « demi-cougar ». Les pattes de derrière, avec sa queue significative. Si j’avais regardé d’abord à gauche, j’aurais peut-être pu observer le félin en entier, traversant le chemin forestier.

On retrouve le cougar en Colombie-Britannique et dans certaines régions montagneuses de l’Alberta. Dans le reste de l’Amérique du Nord, l’espèce est en voie d’extinction.

Le dernier spécimen a été capturé dans le Maine, près de la frontière québécoise, en 1938. Québec rapporte que le dernier cougar a été abattu dans la province cette même année.

Le cougar se reconnaît à sa grande taille, à sa longue queue et à son pelage jaune roux. Adulte, il peut atteindre 2,5 m et plus. Sa queue mesure entre 50 et 90 cm. Le mâle pèse de 63 à 103 kg, la femelle, de 35 à 60 kg. Le cougar est à déclaration obligatoire.

Si on trouve ou observe un cougar blessé ou mort, on contacte SOS Braconnage — Urgence faune sauvage au 1 800 463-2191.

Au Québec, la majorité des mentions proviennent de l’Abitibi-Témiscamingue, de l’Estrie, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.

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Hausse des baux en forêt : espoir à des taux réalistes

Une lueur d’espoir pointe à l’horizon des détenteurs de baux en forêt publique, assommés récemment par des augmentations des loyers annuels jugées irréalistes et inacceptables à partir de 1er janvier 2026.

C’est le souhait profond du président du Regroupement des locataires des terres publiques du Québec (RLTP), Arthur Fortin, rejoint au lendemain, le 30 juillet, d’une rencontre demandée par le ministère des Ressources naturelles et des Forêts, à la suite des oppositions à l’annonce de ses intentions dans la Gazette officielle du 9 juillet.

« On veut nous sortir de la forêt qui nous appartient », avait rétorqué le #1 du RLTP,  choqué d’avoir appris, comme les premiers concernés, les locataires en forêt, des plans coupe-gorges du MRNF en pleine période des vacances, et des milliers de locataires, isolés dans leur petit coin de paradis, en forêt.

Selon Arthur Fortin, le dossier est maintenant à un niveau plus élevé de la hiérarchie ministérielle concernée, du MRNF, ce qui le rend optimiste quant à la suite des négociations.

« Je reprends nos demandes pour me concentrer d’abord sur le taux d’augmentation du minimum des baux et de la rapidité du ministère avec laquelle il veut appliquer cette hausse carrément inacceptable », tranche le président du RLTP.

De 343$ à 500$

Rappelons que le MRNF, prévoit hausser de 46% le prix minimum du bail de location qui passera de 343$ à 500$ le 1er janvier 2026, affectant 27 000 locataires de baux de villégiature, incluant les 10 000 baux d’abris sommaires.

« On garde espoir à des taux plus réalistes et des versements étalés dans le temps. Ces augmentations rentrent dans le corps des villégiateurs les moins fortunés, et des camps dont la valeur foncière est la plus faible », estime l’ardent défenseur de ses membres RLTP, et des autres.

Un couple dans un chalet en forêt. (Photo: courtoisie)

Le RLTP pourrait aussi surseoir à certaines demandes portant sur la valeur d’un terrain, établie selon le pôle d’attraction urbain le plus proche, et le transfert sans frais d’un bail au moment du décès de son détenteur, vers son conjoint (e) ou ses enfants.

« Le ministère n’est pas très sensible, et il n’est pas prêt à faire un cadeau au détenteur d’un bail qui décède. Mais il m’apparaît sensible à la hausse du minimum des baux. C’est là que je garde espoir ». Mais pas tant sur le transfert d’un bail, lors d’une vente, alors que le loyer augmentera automatiquement de 23% en moyenne. Les frais passeront de 397$ à 1 213$, mais seulement si le bail demande à être modifié, surtout pour une augmentation de superficie du terrain en location.

« Le temps presse »

La date butoir de réaction pour les détenteurs de baux demeure le 22 août. Entretemps, Arthur Fortin appelle les 40 000 détenteurs de baux concernés touchés par ces augmentations, à manifester leur opposition en faisant parvenir une lettre à leur député provincial avant la date limite.  

« Suivez ce lien pour un exemplaire de la lettre à mon député. Les coordonnées des députés sont accessibles en suivant ce lien. Faut surtout pas attendre. Le temps presse », martèle Arthur Fortin.

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Anticosti : l’achat des permis sur le Web débute le 1er août

Grande première ce vendredi 1er août 2025 dans les annales de la chasse du cerf sur l’île d’Anticosti, (zone 20), c’est le premier jour de l’achat en ligne du permis à deux coupons de transport, ce qui était impossible auparavant, et disponible une fois rendu sur l’île, comme à Port-Menier.

Les chasseurs devront acheter leur permis sur la plateforme « Mon dossier chasse et pêche ».

L’achat des permis, sans coupons de transport, étaient disponibles en ligne depuis 2021. Or maintenant, ce sont tous les permis de chasse, de pêche et de trappage, qui s’achètent sur le Web.

Le Directeur ventes et service à la clientèle de SÉPAQ-Anticosti, Daniel Lévesque, estime que l’achat des permis en ligne « sera une bonne chose », tant pour les chasseurs, que le personnel qui n’aura plus à compléter les permis requis, souvent à la dernière minute.

Des modalités s’imposent

Toutefois, des modalités et obligations s’imposent.

« Le permis et les coupons de transport des cerfs devront être imprimés sur papier avant d’arriver à l’île, les chasseurs devront s’assurer de l’intégrité du coupon de transport avant de l’apposer sur l’animal récolté. L’idéal est de plastifier permis et coupons au préalable. Les coupons doivent demeurer lisibles, en bon état, lorsqu’apposés sur les cerfs récoltés », indique Daniel Lévesque, récemment en entrevue à « Rendez-Vous Nature ».

Le responsable du service à la clientèle du parc national d’Anticosti et de Sépaq Anticosti, Daniel Lévesque. (Photo courtoisie)

À un mois de l’ouverture de la saison de la chasse sur Anticosti, les chasseurs auront donc amplement le temps de remplir ces obligations.

Aussi, le ministère de la Faune exige que chaque chevreuil soit désormais enregistré en entier par le chasseur, avant sa mise en boîte et son transport vers l’aéroport.

« Le chasseur aura la responsabilité d’enregistrer en ligne le gibier récolté, via un code QR affiché dans chaque aéroport de l’île. Chaque cerf prélevé doit être enregistré avant d’arriver sur le continent », précise Daniel Lévesque.

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