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Paloma Faith reveals she tells her children ‘Free Palestine’ every night after weighing in on Ed Sheeran saga

18 septembre 2026 à 03:49

Paloma Faith has questioned Ed Sheeran's “political neutrality” after Macklemore was dropped from Sheeran's US tour over pro-Palestine comments, while revealing that she says “free Palestine” to her children every night.

© Channel 4 News/ AFP/ Getty

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  • Véronique Bilodeau trace sa voie un fan à la fois
    Quatorze ans après avoir reporté la finale locale de Cégep en spectacle, la Rimouskoise Véronique Bilodeau continue de faire son chemin dans le monde de la musique en allant chercher ses fans un à la fois. « Mon public est super large. Après chaque spectacle, j’ai l’impression de repartir avec au moins deux ou trois personnes de plus qui vont suivre l’aventure. Ça fait beaucoup de bien. J’essaie d’aller gagner mon monde un par un. » Depuis le lancement de son deuxième album Nos étés rebel
     

Véronique Bilodeau trace sa voie un fan à la fois

16 septembre 2026 à 16:00

Quatorze ans après avoir reporté la finale locale de Cégep en spectacle, la Rimouskoise Véronique Bilodeau continue de faire son chemin dans le monde de la musique en allant chercher ses fans un à la fois.

« Mon public est super large. Après chaque spectacle, j’ai l’impression de repartir avec au moins deux ou trois personnes de plus qui vont suivre l’aventure. Ça fait beaucoup de bien. J’essaie d’aller gagner mon monde un par un. »

Depuis le lancement de son deuxième album Nos étés rebelles en 2025, l’auteure-compositrice-interprète rimouskoise sent un bel engouement envers sa musique. Elle a l’intention de continuer à repousser les barrières. Elle se dit présentement au bon endroit dans sa carrière.

« Je sens qu’il y a une belle synergie autour de mon projet et que je suis à la bonne place pour construire la suite. J’adore mon métier et je veux continuer de le faire longtemps. L’accueil est bon et ça me touche quand les gens me disent qu’ils se reconnaissent dans l’album. J’écris des chansons parce que ça me fait du bien, mais aussi parce que j’ai espoir que ça résonne chez des gens », exprime Véronique Bilodeau qui ne cache pas que la période actuelle est difficile pour les nouveaux artistes.

« La musique, c’est ce que je fais de mieux dans la vie. J’ai encore faim, j’ai encore le goût et j’ai encore envie de me battre. J’ai le couteau entre les dents et j’ai la passion. »

La chanteuse rimouskoise Véronique Bilodeau (Photo courtoisie)

Très active sur les réseaux sociaux, la Rimouskoise arrive à se faire connaître partout au Québec. Cet été, elle a présenté des spectacles au Bas-Saint-Laurent, mais également à plusieurs autres endroits dans la province et même en Ontario.

« Quelqu’un à Alma peut me suivre toute l’année. J’essaie de rester active et de bâtir un lien. Je suis chanceuse d’avoir des fans fidèles. Je suis très reconnaissante de tout ce que j’ai. J’ai une vraiment belle carrière jusqu’à maintenant. C’est juste de continuer à construire », indique Véronique Bilodeau dont l’objectif est d’offrir des spectacles tout l’été en 2027.

De la musique « à l’ancienne »

Véronique Bilodeau prévoit le lancement d’un nouvel extrait le printemps prochain et de nouvelles collaborations à venir prochainement.

« Je suis une fille d’albums. J’aime les albums, mais la réalité d’aujourd’hui fait qu’il faut lancer des extraits entre temps. On ne peut plus attendre en se disant que les gens ne nous oublieront pas. Quand il y a quelque chose qui se passe, il faut sauter dans le train. En ce moment, le train roule et je dois m’assurer qu’il continue. »

Influencée par la musique des années 90, Véronique Bilodeau s’est notamment inspirée d’Alanis Morissette, de Sheryl Crow et du groupe The Cranberries pour son plus récent album. Elle affirme aimer la méthode « à l’ancienne ».

« Je suis super nostalgique. On parle beaucoup de la musique faite avec l’intelligence artificielle, mais avec mon album on a branché de vieux claviers des années 70 et 80 dans les pédales. Nous avons tout fait à l’ancienne. J’utilise la nostalgie pour me propulser vers l’avant. D’un autre côté, je suis techno sur les réseaux et je gère tout moi-même », souligne-t-elle.

La musicienne travaille avec les Bas-Laurentiens Simon Plante (éclairagiste) et Marie-Hélène Gendreau (metteuse en scène). Ses deux musiciens sont de Montréal. Elle continue de partager son temps entre Rimouski et la grande ville.

L’artiste rimouskoise a tourné au Kamouraska, en juillet dernier, le vidéoclip de la chanson « Sous ma peau »

« Je tenais à ce que ce soit comme une carte postale du Bas-Saint-Laurent. C’est une chanson très significative pour moi. Quand je reviens ici, c’est pour m’ancrer. C’est important pour moi de conserver les deux », conclut celle qui ne ferme pas la porte à une carrière dans le monde des communications.

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  • Des scintillements dans l’abîme: Entrevue avec François Guerrette
    Bon an mal an, il se publie environ 6 500 livres au Québec. Certains gagnent des prix. Certains sont vendus à plusieurs milliers d’exemplaires. Certains font parler. Et certains surgissent des profondeurs pour briller de leur éclat vif dans notre ciel littéraire. Des perles noires pour lesquels les mots « inventivité », « virtuosité » et « singularité » ne suffisent pas à décrire la valeur artistique. La base et le sommet est le sixième recueil de François Guerrette. Rencontre avec un poète.
     

Des scintillements dans l’abîme: Entrevue avec François Guerrette

16 septembre 2026 à 13:16

Bon an mal an, il se publie environ 6 500 livres au Québec. Certains gagnent des prix. Certains sont vendus à plusieurs milliers d’exemplaires. Certains font parler. Et certains surgissent des profondeurs pour briller de leur éclat vif dans notre ciel littéraire. Des perles noires pour lesquels les mots « inventivité », « virtuosité » et « singularité » ne suffisent pas à décrire la valeur artistique. La base et le sommet est le sixième recueil de François Guerrette. Rencontre avec un poète.

Philippe Garon –  Depuis plusieurs années, ton écriture m’impressionne. Mais là, avec ce recueil, il me semble que t’as réussi quelque chose d’encore plus important…

François Guerrette –  J’ai déposé sept ans de ma vie dans ce texte-là. L’écrire a été une grande souffrance. Ça m’a vraiment tout pris. La poésie, ç’a toujours été comme ça pour moi. En général, je dors pas beaucoup, je mange pas beaucoup. Mais pour celui-là, ç’a été encore pire. Au début, je trouvais ça rigolo comme mode de vie. À me prendre pour une sorte de sorcier. Mais c’est toujours devenu de plus en plus violent.

Quand j’ai commencé La base et le sommet, j’étais déjà pas solide sur mes patins. En fait, j’étais à genou. Je vois l’écriture un peu comme une malédiction. Si je pouvais parler au jeune François, je lui dirais : « Fais autre chose. » Je lui suggérerais de se consacrer à une activité plus réelle. J’aurais aimé mener une vie plus simple. Pour expliquer ce que ça me fait vivre, je prendrais l’exemple de la série Stranger Things. Le monde de la poésie pour moi, c’est un peu comme un monde à l’envers, un monde dans le monde et hors du monde. Oui, ça m’épouvante, mais je continue pareil. C’est certain que je cours après quelque chose. Un certain plaisir. Mais le plaisir, c’est pas nécessairement léger. On est loin de l’image du gars assis tranquille dans un café avec le sourire aux lèvres. J’écris pas autour du feu. J’écris dans le feu.

P. G.  – Qu’est-ce que tu as découvert pendant le processus de La base et le sommet?

F. G.  – Que je ne peux plus écrire comme j’écrivais avant. Heureusement que ça s’est mal passé, parce que j’aurais continué à écrire à peu près la même sorte de livres. Donc, ce recueil-là m’a changé. Plus j’avançais, plus il était différent des autres. J’ai tenté d’écrire la cathédrale de moi-même. Quand l’écriture prend toute la place, tu fais face à l’absence de vie. J’ai passé du temps en désintox, puis même là, je continuais à écrire parce que je continuais à découvrir des choses en écrivant.

Le livre est ambitieux. On rentre dans un abîme. J’ai réellement vécu l’expérience d’un abîme. C’est sans fond. Mais je continuais à avancer pareil, parce que je continuais à découvrir. J’ai failli abandonner. Je comprends le plaisir qu’on peut éprouver à sortir un livre aux deux ans. Mais La base et le sommet, c’est pas le genre de projet qu’on peut faire rapidement. C’est pas parce que je me suis mis à moins écrire. C’est parce que ses matériaux sont dangereux, douloureux, troublants. Plus sensés et plus près de soi. Saignants.

P. G.  – Quelles ont été tes influences?

F. G. –  Avant, j’idéalisais les auteurs fous, comme Denis Vanier. Je me suis écœuré de ça. Maintenant, les textes qui me soufflent dans la bouche, qui me donnent de l’air, sont loin de moi. Des trucs comme des poètes persans mystiques du XIe siècle. René Char. Je l’avais déjà lu plus jeune, mais pendant la pandémie, je suis retourné vers lui et j’ai été touché par sa bienveillance. Je l’avais en moi, ce héros de guerre, ce cœur de géant. Je sentais que dans les textes que je venais d’écrire, je pouvais déposer plus de bienveillance. Il m’a aidé. Avec Feuillet d’Hypnos, de courtes pensées écrites quand il était au front. Les matinaux aussi.

Dans les dernières années, je me suis plus intéressé à la lecture. Lire, c’est une expérience sensible. De quoi c’est fait, un texte? D’un imaginaire, d’une singularité, d’un rapport au monde, d’une sensibilité. Quand t’as plus conscience de ça, tu peux travailler à déplacer le sens, à proposer un décalage. Maurice Blanchot est un de ceux qui ont le mieux décrit ce qu’est l’expérience de l’écriture. Il parle entre autres de Kafka : « Loin de toi se déroule une histoire mondiale de ton âme. » Cette citation-là m’a donné l’objectif de mon livre.

François Guerrette, La base et le sommet, Poètes de brousse, 2025.

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