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Reçu — 20 août 2026 InfoBref ACTUALITES | L’essentiel de l’actualité politique et générale

Tous les partis d’opposition ont leur slogan pour la campagne

20 août 2026 à 23:30

Par ordre alphabétique:

Parti conservateur du Québec: «Oser pour vrai», dévoilé le 6 août par le chef conservateur Éric Duhaime.

Parti libéral du Québec: «Rassembler. Réparer. Bâtir.», pas encore dévoilé officiellement, mais utilisé depuis plusieurs jours par le parti libéral.

Parti québécois: «Le choix de la confiance», dévoilé mercredi par le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon.

Québec solidaire: «C’est possible», dévoilé hier par les porte-paroles solidaires Ruba Ghazal et Sol Zanetti.

Sol Zanetti a dit hier à InfoBref que QS comptait mener une campagne «positive et créative».

  • Le parti a choisi des visuels créés par des artistes québécois.

La Caq n’a pas encore présenté son slogan.

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Les pharmaciens pourront offrir davantage de services de santé

20 août 2026 à 23:30

Le gouvernement Fréchette a adopté hier un règlement qui vise à élargir le rôle des pharmaciens afin de réduire la pression sur les médecins.

Les pharmaciens pourront à compter du 9 décembre proposer de nouveaux services.

  • Le déploiement en sera graduel.

À terme, les pharmaciens pourront notamment:

  • prescrire des médicaments contre des maladies chroniques déjà diagnostiquées, et pour davantage de problèmes de santé courants;
  • renouveler une ordonnance sans limite de durée;
  • changer le médicament d’un patient lorsqu’un problème survient en cours de traitement, et lorsque le médicament n’est pas couvert par le régime d’assurance du patient.

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Québec solidaire n’attendrait pas le départ de Trump pour tenir un référendum sur l’indépendance

20 août 2026 à 22:00

Sol Zanetti, co-porte-parole de Québec solidaire, a expliqué à InfoBref quel chemin vers l’indépendance emprunterait un gouvernement solidaire.

Contrairement au Parti québécois, Québec solidaire n’attendrait pas que Donald Trump quitte la présidence des États-Unis, en janvier 2029, pour tenir un référendum sur l’indépendance du Québec. 

Pour QS, seuls le processus québécois et la date à laquelle le projet de constitution serait prêt devraient déterminer la date de la tenue d’un futur référendum. 


La démarche du Québec vers l’indépendance «ne doit pas dépendre de qui est le président des États-Unis», affirme le député de Jean-Lesage, à Québec. 

«On ne sait pas qui va arriver après Trump», note-t-il. Son départ ne marquera pas forcément «un retour de la stabilité géopolitique mondiale». 

«Dans un climat instable, dit-il, il est encore plus urgent de prendre nos décisions nous-mêmes.» 

À l’intérieur d’un premier mandat, Québec solidaire compte: 

  • élaborer la démarche constituante avec les Premières Nations;
  • mener une grande consultation sur l’ensemble du territoire; 
  • rédiger un projet de constitution du Québec; 
  • soumettre ce projet à un référendum; et
  • si c’est le choix que font les Québécois, déclarer l’indépendance du Québec.  

«C’est important que le processus d’indépendance soit mené en un seul mandat, indique Sol Zanetti: ce serait catastrophique de démarrer le processus sans le terminer.» 

  • L’arrivée d’un gouvernement opposé au projet d’indépendance pourrait «compromettre l’avenir du pays». 

Or, selon le porte-parole solidaire, les étapes vers l’indépendance prévues par le Parti québécois dépasseraient la durée d’un mandat. 

La date du référendum dépendra d’abord des discussions avec les Premières Nations.

  • «La démarche constituante doit rejoindre leurs aspirations et leurs exigences», assure Sol Zanetti. 

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Québec solidaire proposerait une constitution avant le référendum pour:

  • offrir aux Premières Nations «des garanties sur le maintien de leurs droits»;
  • «construire un projet» pour permettre aux Québécois de savoir «dans quoi ils s’embarquent». 

QS est le premier parti qui propose d’élaborer une constitution définitive avant de tenir un référendum sur l’indépendance du Québec. 

  • Contrairement aux précédents référendums, «on ne demanderait pas un chèque en blanc».   

Si les Québécois disent oui, Québec solidaire prévoit de «rencontrer le gouvernement canadien pour organiser la séparation». 

Le gouvernement solidaire négocierait notamment avec Ottawa «le partage des actifs, de la dette, un traité de libre circulation de la main-d’œuvre et des marchandises».  

Mais, «on ne négocie pas sa liberté, on la prend», assure Sol Zanetti. 

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L’intelligence artificielle, un danger pour la santé?

19 août 2026 à 23:38

Selon un sondage de l’Association médicale canadienne (AMC) réalisé cette année, un peu plus de la moitié des Canadiens utilisent des outils d’intelligence artificielle comme ChatGPT pour obtenir des conseils sur leur santé.

Toutefois, les personnes qui suivent ces conseils courent des risques de subir des effets néfastes.

  • Beaucoup de répondants du sondage en sont conscients.

Le Dr Jean-Joseph Condé, porte-parole de l’AMC, explique à InfoBref que l’IA a tendance à construire des réponses selon les informations dominantes qu’elle trouve sur le web – que ces informations soient vraies ou non. 


La facilité d’utilisation des robots conversationnels d’IA pousse beaucoup de personnes à s’en servir, croit Jean-Joseph Condé.

«Avant, les gens devaient chercher des articles, puis les lire et analyser l’information. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle fait toutes ces tâches pour eux.»

Impacts nocifs de l’IA

Le médecin identifie plusieurs impacts nocifs sur la santé que peut avoir l’information fournie par les robots d’IA.

L’information que génère l’IA n’est pas nécessairement exacte.

«On ne sait pas toujours d’où vient l’information, dit Dr Condé. C’est dangereux sachant qu’elle peut provenir de sources erronées.»

Il souligne un paradoxe: 69% des répondants au sondage de l’AMC éprouvent de la méfiance à l’égard des informations de santé trouvées en ligne, comme celle trouvées à l’aide de l’IA.

Les traitements prescrits ou recommandés par des professionnels de la santé ne sont pas toujours respectés par les patients qui utilisent l’IA.

L’expert note que l’IA peut même pousser des personnes à arrêter des traitements médicaux vitaux, comme la chimiothérapie ou le traitement du diabète, pour se tourner vers des produits ou des méthodes non prouvés scientifiquement.

L’anxiété générée par les réponses de l’IA est un autre problème.

Le Dr Condé explique que l’intelligence artificielle exacerbe un problème qui existait déjà depuis l’apparition des moteurs de recherche comme Google:

  • «Les patients qui cherchent sur Internet les causes de leurs symptômes, même bénins, peuvent avoir tendance à s’autodiagnostiquer des maladies graves.» 

Ce phénomène a pris de l’ampleur avec les robots d’IA, qui donnent des réponses en apparence complètes plus rapidement que les moteurs de recherche traditionnels.

Pistes de solutions

L’information diffusée sur Internet pourrait être mieux contrôlée par les géants du web et par le gouvernement, afin d’éviter la propagation de fausses informations, estime Jean-Joseph Condé.

L’accès aux soins de santé doit aussi être amélioré, dit le médecin.

Il note qu’environ 6,5 millions de Canadiens et 2 millions de Québécois n’ont pas de médecin de famille.

Selon lui, pour améliorer l’accès aux soins de première ligne, le système de santé devrait se concentrer sur le développement d’équipes multidisciplinaires incluant des infirmières, physiothérapeutes et pharmaciens.

La productivité des médecins pourrait, en parallèle, s’améliorer grâce aux bénéfices de l’IA, croit le médecin.

  • Il note que moins du tiers des médecins utilisent actuellement l’IA pour les aider à réaliser des tâches administratives.

[L'article L’intelligence artificielle, un danger pour la santé? a d'abord été publié dans InfoBref.]

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