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Rimouski : miser sur le patrimoine pour créer des logements

La Ville de Rimouski entend favoriser la conversion d’immeubles patrimoniaux en logements par l’adoption future d’un règlement qui lui permettra de soutenir la création de logements locatifs dans des immeubles patrimoniaux du centre-ville élargi.

Un avis de motion en ce sens a été donné lundi soir lors de la séance du conseil municipal, suivi de l’adoption du premier projet de règlement.

Une assemblée publique de consultation suivra afin de permettre à la population de s’exprimer sur le sujet.

« Auparavant, il y avait un programme d’aide du gouvernement du Québec qui s’appelait Rénovation Québec qui permettait de subventionner les maisons unifamiliales patrimoniales. Ce programme a été suspendu. Les bâtiments patrimoniaux, comme par exemple les Ateliers Saint-Louis, où il y a des projets de densification et de création de logements locatifs dans des bâtiments patrimoniaux, seraient couverts par cette subvention que nous souhaitons mettre en place », explique le maire de Rimouski, Guy Caron.

Pas rendu aux modalités

Le maire précise que la Ville n’est pas rendue à l’étape des modalités du futur programme.

« Il faut d’abord adopter un règlement qui permettra à la Ville de mettre un programme d’aide financière en place. L’argent serait versé par la Ville pour favoriser la création de logements, mais aussi la protection patrimoniale ».

Le maire de Rimouski, Guy Caron (Photo Le Soir.ca)

Après l’assemblée publique de consultation, un 2e projet de règlement devrait être adopté et, enfin, le règlement final.

« Nous avons besoin de l’encadrement réglementaire qui va nous permettre de pouvoir déterminer dans le budget de 2027 les sommes qui seront attribuées à ce programme », souligne monsieur Caron.

Le projet du Manège militaire exclu

Puisque le projet est antérieur à la mise en place du programme, la conversion du Manège militaire en logements par Must urbain ne sera pas admissible à cette aide financière.

Le premier projet visé par la future réglementation sera la conversion des Ateliers Saint-Louis par Must urbain.

« On parle d’une subvention d’appoint qui pourrait permettre de protéger des éléments du patrimoine à l’intérieur du bâtiment », indique le maire.

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Contrat historique pour une entreprise de Rimouski en Suisse

Nosotech, une entreprise rimouskoise spécialisée en technologies de la santé et dont les solutions sont déployées partout au Québec, vient de décrocher un contrat historique en Suisse évalué à près de 15 M$ sur 10 ans.

L’entreprise a été retenue au terme d’un appel d’offres international hautement concurrentiel pour mettre en place une infrastructure numérique nationale de surveillance des infections dans les hôpitaux suisses.

Dans le cadre de ce mandat, Nosotech mettra en place un ensemble d’outils cliniques de surveillance, d’investigation et d’aide à la décision en temps réel, en plus d’une plateforme pour centraliser, intégrer et analyser l’information provenant de tous les hôpitaux suisses participants.

Le projet vise notamment à renforcer la prévention et le contrôle des infections dans les établissements de santé suisses grâce à une infrastructure numérique commune.

En facilitant l’exploitation des données, en automatisant certaines activités de surveillance et en soutenant les équipes spécialisées dans leur travail quotidien, il contribuera à des améliorations mesurables de la qualité des soins.

Les capacités nationales de surveillance, d’analyse comparative et de partage des meilleures pratiques favoriseront également l’harmonisation des approches de prévention des infections à l’échelle du pays.

La solution Nosokos sera d’abord implantée à l’Hôpital cantonal de Zoug (Zuger Kantonsspital). Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et l’Hôpital cantonal de Thurgovie (Spital Thurgau) pourraient se joindre au projet dans le cadre de phases prévues au contrat.

À terme, l’architecture retenue permettra un déploiement progressif dans l’ensemble des hôpitaux suisses qui souhaiteront adhérer à l’initiative, des mesures d’accompagnement et des incitatifs financiers étant prévues afin de favoriser l’adoption par les premiers établissements participants.

Savoir-faire québécois qui rayonne

« Ce mandat constitue une reconnaissance concrète du savoir-faire que nous avons développé au Québec et de notre capacité à le faire rayonner à l’international. Le fait que notre expertise ait été retenue pour répondre aux besoins d’un système de santé à l’échelle nationale en Suisse témoigne de la qualité des solutions développées ici. Il marque également l’aboutissement de plusieurs années de travail au Québec comme sur les marchés internationaux, un parcours rendu possible grâce à l’engagement de notre équipe de direction et de l’ensemble de nos employés », a déclaré Dr Patrick Dolcé, microbiologiste-infectiologue et fondateur de Nosotech.

Une infection nosocomiale est une infection contractée au cours d’un séjour dans un établissement de santé et qui n’était pas présente au moment de l’admission.

Au Canada, environ un patient hospitalisé sur neuf contracte au moins une infection associée aux soins, ce qui représente plus de 220 000 cas et au moins 8 000 décès chaque année.

Les établissements de santé mettent donc en place des mesures de prévention et de surveillance en continu à l’aide de solutions spécialisées comme celles de Nosotech.

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Crimes sexuels : toujours pas de date pour Ronald Audet

La date retenue pour la tenue des plaidoiries dans le premier procès de Ronald Audet qui est accusé de crimes de nature sexuelle sur une personne mineure n’est toujours pas connue puisqu’aucune date convenant à l’ensemble des parties n’a pu être trouvé.

« La juge Annick Boivin avait soumis des dates aux parties, mais aucune ne convient », a expliqué la procureure de la Couronne, Me Marie-Pierre Chicoine-Côté au juge Jérôme Simard, ce lundi matin, au palais de justice de Rimouski.

Les dossiers sont reportés au 5 octobre à la même étape. La juge Boivin devant soumettre d’autres dates d’ici là aux parties.

Au terme de la 3e journée du procès, le 15 mai dernier, l’avocate de Ronald Audet, Me Caroline Bérubé, a annoncé qu’elle n’aurait pas de preuve à présenter lors du procès de l’homme de 88 ans, de Mont-Joli.

Au début du procès, le 22 janvier 2026, elle avait annoncé avoir deux témoins à faire entendre, dont l’accusé. « J’ai parlé à mon client hier. Nous n’aurons pas de preuve à présenter en défense. Nous serions donc rendus aux plaidoiries », avait mentionné Me Bérubé.

Trois jours de procès

Amorcé les 22 et 23 janvier, le procès a repris en mai pour la 3e journée d’audience, le 15 mai dernier.

Me Bérubé a poursuivi son contre-interrogatoire de la plaignante, dont l’identité est frappée par une ordonnance de non-publication.

Elle a soulevé des contradictions entre la déclaration de la victime faite en 2023 à l’enquêteur de la Sûreté du Québec et sa version des faits livrée dans son témoignage en janvier 2026.

Le palais de justice de Rimouski (Photo Le Soir.ca- Olivier Therriault)

La plaignante a expliqué que ses souvenirs s’étaient précisés grâce à une thérapie. « Je n’ai pas utilisé les mêmes mots, mais ce dont je suis sûre, c’est que j’ai été agressée par Ronald Audet dans le salon et dans une chambre à l’étage », a-t-elle répété à quelques reprises.

Témoignage de la plaignante

En début de procès, en janvier dernier, la plaignante a raconté qu’elle allait souvent chez l’accusé quand elle était enfant parce que sa mère était amie avec la conjointe de l’accusé. Elle mentionne que les gestes ont eu lieu sur le La-Z-Boy dans le salon.

« C’était sous forme de jeux. Il me disait de brasser son pénis pour le faire rallonger et que de l’eau allait sortir. C’était devenu une habitude. Ça se faisait en douceur, sans violence ».

La plaignante a ajouté qu’elle se souvenait qu’il lui avait demandé de mettre son pénis dans sa bouche.

« Je raconte ce qui est clair dans ma tête. J’obéissais. Je ne savais pas ce qu’était une érection. Je ne savais rien de la masturbation. Quand j’ai compris, j’ai eu peur et honte », a-t-il affirmé.

Les événements se seraient produits entre le 4 janvier 1983 et le 31 décembre 1986 à Mont-Joli. « Je ne peux pas dire le nombre de fois, mais c’était chaque fois qu’on allait chez lui et qu’il était là », a précisé la plaignante, qui avait entre quatre et 10 ans au moment des gestes allégués.

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