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ZEC Chapais : le nombre d’éoliennes est inconnu

Dans la foulée des nombreux projets éoliens qui sont dans l’air au Bas-Saint-Laurent, il est étonnant de constater soit un manque évident d’information, ou une discordance dans les propos qui sont véhiculés.

Notamment sur la ZEC Chapais, où on est encore loin des rumeurs des 45 tours redoutées. Pour l’heure, selon Hydro-Québec, aucune décision n’est encore prise, et ne le sera pas avant que les mâts de mesure à vent aient fourni les informations requises.

« Nous sommes encore dans un mode exploratoire. Actuellement, trois mâts de mesure de vent sont installés sur le territoire de la ZEC Chapais. Trois autres seront mis en place en 2027. Ces équipements servent à évaluer le potentiel énergétique éolien. Nous faisons de la prospection. Il est faux de prétendre que 45 éoliennes se dresseront sur cette zec. Et si les données issues des mâts sont bonnes, il pourrait y avoir des éoliennes sur ce territoire, et en périphérie de cette zec où on ne parle pas de parc éolien. Des consultations suivront avec les personnes et groupes intéressées, lesquels feront valoir leur position, avant que des décisions soient prises », tranche un porte-parole de la société d’État, Marc-Antoine Ruest. 

Inquiétudes légitimes

Ce dernier reconnaît que des projets éoliens sur la ZEC Chapais, ou les administrateurs ont été rencontrés le 16 juin, sèment l’inquiétude tant chez les usager que chez les gestionnaires du territoire faunique concerné.

Hydro-Québec, en collaboration avec l’Alliance de l’énergie de l’Est incluant 16 MRC et la Première Nation de Wolastoqiyik Wahsipekuk, étudient un potentiel qui semble important pour développer l’énergie éolienne dans l’Est-du-Québec. 

Concernant la ZEC Chapais, les lecteurs tiendront compte de ces précisions dans l’édition papier du Journal Le Soir de ce 22 juillet, lequel publie généralement le contenu numérique de certains textes éditées précédemment sur le web. 

Le gestionnaire du Développement Québec – Maritimes d’EDF Solutions Électriques, l’ingénieur Casey Kennedy, dément l’information à l’effet que son entreprise soit associé au projet éolien de la ZEC Chapais.

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« Avec 45 éoliennes, la ZEC Chapais disparaît » – Karl Pelletier

Les 550 km2 de la ZEC Chapais, située dans la zone 2 Bas-Saint-Laurent, dans la MRC de Kamouraska, pourraient carrément disparaître par la mise en place de 45 éoliennes sur ton territoire.

Un projet éolien du secteur de La Pocatière couvre quelque 700 km2 sur les terres publiques de la MRC de Kamouraska, les territoires non organisés Petit-Lac-Saint-Anne et Picard, dans les municipalités de Mont-Carmel; MRC du Témiscouata et dans la municipalité de Saint-Athanase.

« Avec 45 éoliennes et le passage de la ligne de transport d’énergie de 735 kV des il n’y aura plus de ZEC. Ça fait trois mois qu’on tente d’obtenir des informations du promoteur EDF Solutions Électriques (EDFse), et d’Hydro-Québec, mais sans aucun retour », déplore le président de la ZEC Chapais, Karl Pelletier.

Opposition majoritaire

Comme sur la ZEC Bas-Saint-Laurent, la réalisation du parc éolien par EDFse est prévue pour 2034-2036, mais progresse plus rapidement sur la ZEC Chapais.

« Ça va aller plus vite que ça. Neuf tours de mesure du vent sont déjà installées; sept étaient prévues. Pour chaque tour, des espaces de 300 pieds carrés ont été déboisés. Mais ce n’est pas pire, au moins les tours sont dans des virées de chemins forestiers », précise M. Pelletier.

Les virées permettent aux camions de transport du bois d’opérer un demi-tour et de manœuvrer en sécurité.

Une toute récente réunion des administrateurs a révélé une opposition majoritaire à ce projet éolien. Karl Pelleter prévoit joindre la ZEC-BSL afin de former une coalition plus forte. Seul, on n’a pas de puissance, mais à deux ou trois ZECS ensemble, on va être plus forts. La ZEC Chapais compte 550 membres.

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ZEC-BSL : « un parc éolien américain n’a ni queue ni tête »

La vente de l’entreprise EDF Solutions Électriques (EDFse), à des intérêts américains et qui prévoit installer 30 éoliennes sur la ZEC-Bas-Saint-Laurent, donnerait un pouvoir d’opposition accru à la ZEC, selon le président Guillaume Ouellet, pour écarter le projet de la zone 2, secteur 30 milles, au cœur d’un mince espace écologique et faunique, entre le fleuve Saint-Laurent et la Nouveau-Brunswick.

Comme le rapportait la journaliste Andréanne Lebel, de Radio-Canada : « L’un des principaux joueurs de l’énergie éolienne au Québec et au Bas-Saint-Laurent, Énergie de France (EDF) power solutions, a vendu ses activités au Canada et aux États-Unis au fonds d’investissement américain KKR. Une transaction de 4 MM$ qui concerne le tiers de la capacité de 4 000 MW installée au Québec. »

Selon la journaliste, au Bas-Saint-Laurent, quatre parcs éoliens sont touchés par cette transaction.

« EDF est actionnaire à 50 % du parc éolien Nicolas-Riou, qui est en activité depuis 2018 dans les MRC de Rimouski-Neigette et des Basques. Il totalise une capacité de 224,25 MW. L’autre moitié est détenue par l’Alliance de l’énergie de l’Est. »

Chez le promoteur de 30 tours à vent sur la ZEC-BSL, l’ingénieur responsable d’EDF Solutions Électriques, Casey Kennedy précisait au Journal Le Soir : « Les démarches sur le TNO Lac-des-Eaux-Mortes sont à un stade exploratoire pour vérifier si ce projet pourrait éventuellement y prendre forme en 2034 – 2036 ».

Plan d’action en marche

Nouveau propriétaire ou non, stade exploratoire ou pas, le président de la ZEC-BSL, Guillaume Ouellet demeure catégorique.

« Il n’est pas question d’avoir des éoliennes sur qui vont  » scrapper  » le joyau du Haut-Pays de Rimouski, au bénéfice d’intérêts américains. Ça n’a ni queue ni tête. Ce changement de propriété va influencer l’opinion publique et les membres de la ZEC en notre faveur », affirme le #1 de la ZEC-BSL.

Ce dernier prépare un plan d’action concerté d’opposition au retour des vacances de la construction, Hydro-Québec a fait savoir qu’elle ne s’opposait pas à l’arrivée du fonds américain KKR et que les contrats d’approvisionnement en électricité des parcs éoliens d’EDF ne modifient en rien les obligations légales ni les tarifs d’achat.

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Tir à l’arc aux Terrasses Urbaines

La première sortie officielle de l’unité de tir à l’arc mobile LAD Crew; équipage terrestre, aura lieu les 17, 18 et 19 juillet, aux Terrasses Urbaines de Rimouski.

Durant ces trois jours, les amateurs, novices comme expérimentés, pourront donc s’adonner au tir à l’arc sécuritaire, à l’intérieur d’une remorque de 16 pieds. Une vidéo projette diverses situations de tirs, comme à la chasse, avec différentes espèces de gibier.

Chasseurs ou non, et débutants pourront observer l’impact de leurs tirs sur l’endroit ciblé. Les plus jeunes auront accès à des cibles appropriées.

« Mon but est de partager ma passion pour l’archerie par la sensibilisation et l’éducation du public. Et faire découvrir le sport du tir à l’arc, et la chasse, à travers différents scénarios de tirs. Les gens pourront donc se familiariser avec l’archerie, sur un parcours virtuel à travers des situations de tirs », précise Samuel Saint-Laurent, un pêcheur commercial en saison du crabe des Neiges, d’autres espèces de fruits de mer comme le bourgot et guide de chasse du cerf pour SÉPAQ-Anticosti.

C’est gratuit !

Aux Terrasses Urbaines, LAD Crew sera installée sur la rue Saint-Germain Ouest; en face de la Brasserie La Baraque, et accessible les trois jours de 13 h à 19 h. L’expérience du tir est gratuite, mais les dons sont appréciés.

Samuel, de Saint-Donat, près de Mont-Joli, a investi 25 000$ dans la réalisation de son unité mobile. Alexandra Marin-Émond et Maxime Couture-Bouchard, les propriétaires de la boucherie et du centre de débitage « Ça coupe Ô max », à Luceville, offrent trois coupons de participation de 100$. « Leurs cretons sont solides », commente Samuel.

L’unité mobile est aussi disponible pour des rassemblements privés. On rejoint Samuel sur la page officielle LAD Crew sur les réseaux sociaux. Mais avant, on tente l’expérience aux Terrasses Urbaines Rimouski Hyundai, les 17, 18 et 19 juillet.

Suivra en août, à Gaspé, un événement de tir à l’arc en montagne. Cette nouveauté dans les domaines de la chasse et du tir sportif, est appelée à faire beaucoup de chemin aux quatre coins du Québec.

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EDFse dit explorer la ZEC-BSL avant d’y installer 30 éoliennes

EDF solutions électriques (EDFse), qui projette d’installer 30 éoliennes sur la ZEC-BSL, précise que les démarches actuelles sont à un stade exploratoire, lesquelles débutent par la mise en place de mâts de mesure à vent, afin de valider d’abord si ce projet pourrait éventuellement y prendre forme en 2034 – 2036.

Réagissant à l’effet que les administrateurs de la ZEC « s’opposaient sans condition, de façon catégorique et irrévocable » à l’implantation de ce projet et d’une ligne de transport d’énergie de 735 kV, le gestionnaire du développement à Québec et Maritimes EDFse, l’ingénieur Casey Kennedy, se dit surpris de cette position et rejette les propos du président Guillaume Ouellet.

Ce dernier rétorque qu’il maintient toutes ses déclarations rapportées dans Le Soir du 1er juillet. Le porte-parole d’EDFse se fait toutefois rassurant.

« Il s’agit d’un principe fondamental de consulter les parties prenantes locales pendant le cycle de vie d’un tel projet. De nombreuses rencontres présentielles et virtuelles ont eu lieu auparavant avec le président et des administrateurs de la ZEC-BSL et de la MRC de La Mitis. »

« Défendre notre territoire »

Dont celle du 11 septembre 2025, où selon lui, les emplacements des mâts de mesure du vent ont été présentés. Puis le 6 novembre, EDFse dit avoir demandé en vain l’avis des gestionnaires de la ZEC sur lesdits emplacements proposés.

« La ZEC-BSL n’a jamais parlé des problématiques soulevées dans Le Soir », ajoute M. Kennedy.

Un parc éolien (Photo courtoisie)

« C’est normal. On ne pouvait pas se prononcer tant qu’on n’avait pas analysé tout le dossier. De plus, nous avons eu l’envers de la médaille par Hydro-Québec, qui est toujours maître de l’électricité sur le territoire québécois. Ce qui a ajouté à ma position de défendre encore plus notre ZEC », tranche Guillaume Ouellet, sans plus de détails.

Il réaffirme que ce projet éolien entre le fleuve Saint-Laurent et le Nouveau-Brunswick laisse peu d’espace pour les territoires publics accessibles et rend critiques la préservation de son intégrité écologique et toute industrialisation supplémentaire inacceptable.

Casey Kennedy réitère néanmoins sa volonté́ et celle d’EDFse de collaborer avec la ZEC-BSL en souhaitant un dialogue ouvert et être un partenaire de confiance et d’importance pour la région.

« Nos projets éoliens, comme ceux de Nicolas-Riou, de Rivière-du-Moulin et du lac Alfred, sont des modèles exemplaires de cohabitation avec les usagers, les chasseurs, les pêcheurs, les villégiateurs, les acériculteurs ou autres », soutient l’ingénieur de l’entreprise. À suivre…

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Dindon sauvage : comptez-les et observez-les

Une première dans les annales de la chasse du dindon sauvage, un vaste décompte d’envergure provinciale est en cours depuis le 1er juillet. Elle rejoint la communauté des chasseurs, pêcheurs, bref, tous les observateurs et citoyens de partout au Québec.

Un étudiant au doctorat à l’Université Bishop’s et à l’Université de Sherbrooke, Eric Phendler, lance ce projet afin d’approfondir les connaissances sur les populations et l’écologie du dindon sauvage au Québec, et d’appuyer, par des données inédites, la gestion durable de l’espèce.

Les statistiques de récolte de 2025 révèlent un prélèvement de 10 026 grands oiseaux gibiers. Des estimations approximatives établiraient à plusieurs milliers le nombre de dindons sauvages répartis dans la majorité des zones de chasse.

L’espèce a véritablement pris son envol au Québec au début des années 1980. On avait la preuve que le dindon n’était pas juste de passage, mais qu’il s’installait en permanence. Sa nidification a été formellement confirmée en Estrie en 1984.

Des lâchers de dindons ont eu lieu de 2003 à 2013. Les oiseaux provenaient de l’Outaouais, du côté américain et de l’Ontario. En tout, 700 dindons ont été relocalisés. Puis, les oiseaux ont poussé leur répartition naturelle de l’Outaouais jusqu’au Bas-Saint-Laurent et traversé la Réserve des Laurentides jusqu’au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Des observateurs en voient en Gaspésie et dans la Baie-des-Chaleurs.

« J’adore les dindons »

« Je suis un chasseur qui adore particulièrement le dindon sauvage. J’ai toujours été curieux de sa gestion et de la réglementation. Comme étudiant universitaire au doctorat, j’ai décidé de l’étudier moi-même et de partager les fruits de mes recherches. J’ai la chance d’avoir des partenaires qui croient en mon projet de recensement, comme les Universités Bishop’s et Sherbrooke, le ministère de la Faune, la FédéCP et Héritage Faune. Ainsi que des partenaires privés comme les caméras Spypoint, les vêtements Connec et Mitacs, un organisme national de recherche sans but lucratif », précise Eric Phendler.

Eric Phendler (Photo courtoisie)

Se disant très confiant de la force des 550 000 chasseurs, 715 000 pêcheurs, 7 000 trappeurs, et les autres, le futur docteur en écologie du dindon sauvage demande leur d’ouvrir l’œil; et le bon, pour l’aider au décompte des grands oiseaux. « J’ai totalement confiance en leur collaboration », dit-il.

Eric a recours à un mode de recensement utilisé aux États-Unis depuis 50 ans. « On suit un protocole précis. Les dindons sont plus visibles au printemps à la période de l’accouplement, on voit plus loin dans les champs, il n’y a pas de végétation. À partir de juillet, on a la chance de voir les effets de la reproduction et les jeunes. On a ainsi plus de données à l’été et on peut mesurer s’il y a augmentation dans certaines régions ou de la stabilité des populations, si des femelles ont des jeunes ou non avec elles, et établir le ratio mâle – femelle, et aussi de constater le taux de survie des mâles après les saisons de la chasse. »

Sur le site du sondage, on retrouve les caractéristiques des oiseaux pour aider à identifier le mâle de la femelle. Au-delà de l’obtention de son doctorat, l’objectif d’Eric Phendler est de recueillir toutes les données possibles pour alimenter la gestion actuelle et future de l’espèce par le ministère de la Faune et assurer le suivi annuel de l’évolution de l’espèce.

« Ouvrez le sondage et enregistrez votre observation. Une participation prend environ 30 secondes. Afin de noter rapidement chacune de vos observations, ajoutez le sondage à votre écran d’accueil. Participez à ce décompte annuel du dindon sauvage en ligne à : https://arcg.is/1CyXa12.

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Louis Hudon vend Tire-Buck

Un des premiers fabricants novateurs dans la production de produits attractifs olfactifs des grands gibiers; orignal et cerf, Louis Hudon, tire sa révérence comme fondateur et propriétaire unique de la réputée compagnie Tire-Buck.

C’est avec une certaine nostalgie que le maréchal-ferrant de métier se retire de l’industrie de la chasse après avoir élaboré, au fil des ans, en plus de l’urine de jument en chaleur qui se rapproche le plus de celle de la femelle orignal et qui a été à l’origine de l’entreprise, quelque 12 produits attirants pour la chasse de la grande faune.

Comme des destructeurs d’odeur, des essences diverses pour le cerf; reconnus pour leur efficacité, la vedette, le « Buck-Extrême », vendu à des milliers d’exemplaires, en plus de produits pour la préparation de salines, notamment. Depuis trois ans, Louis Hudon fabrique de l’urine synthétique pour la chasse du cerf, conçue, encore là, avec vétérinaire et chimiste.

La qualité Tire-Buck a fait sa place et sa renommée à travers 125 points de vente, dont 25 Canadian Tire, de grandes chaînes spécialisées PRONATURE, Écotone, et de boutiques indépendantes du Québec, du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario.

Depuis 40 ans

« J’ai commencé en 1986. À l’époque on ne comptait que trois entreprises dans le genre. Aujourd’hui, elles sont près d’une quarantaine », relate le pionnier dans le domaine qui a toujours fait cavalier seul, avec le support émérite de sa conjointe Constance Langlais, qui, dit-il, lui a toujours été d’une aide énorme, indispensable.

Dès le départ, et tout au long de ces quatre décennies, Louis Hudon s’est assuré des compétences de chimistes d’instituts spécialisés, notamment dans l’élaboration de substances originales ou complexes pour concevoir des agents de conservation des phéromones présentes dans l’urine des juments en chaleur.

Comme maréchal-ferrant depuis 1974, doublé d’une grande passion pour la chasse de l’orignal, l’homme, au contact des chevaux, a eu l’idée de recueillir l’urine des juments en période de chaleur tous les 21 jours, laquelle se rapproche le plus de celle de la femelle orignal.

Afin d’assurer la pérennité de son entreprise Tire-Buck, Louis Hudon la confie à un maréchal-ferrant de 26 ans de métier, aussi épris de chasse et de chevaux, Luc Trudel. (Photo Courtoisie Luc Trudel)

Avec la collaboration d’un ami vétérinaire, une façon de faire a été mise au point et un réceptacle permettait la récolte du précieux nectar. « J’ai toujours été très sérieux et très rigoureux dans la récolte de l’urine de jument », insiste-t-il.

« Connaître et aimer les chevaux, s’en occuper sept jours sur sept, les côtoyer deux à trois fois par jour et être prêt au bon moment à collecter l’urine d’une jument en chaleur, ce sont des prérequis à la nature même de l’entreprise dont l’avenir est maintenant assuré. »

L’aventure se poursuit

Âgé de 75 ans, dont 40 ans consacrés à Tire-Buck, le temps était venu pour Louis Hudon de se retirer, encore en très grande forme, et surtout heureux d’assurer la pérennité de son entreprise en la confiant à un maréchal-ferrant de 26 ans de métier, aussi épris de chasse, Luc Trudel, et sa conjointe Marlène Parson’s, de Mirabel, dans les Laurentides, à 60 km au nord-ouest de Montréal.

Luc Trudel et Marlène Parson’s, de Mirabel, dans la région des Laurentides, sont les nouveaux propriétaires de Tire-Buck. (Photo Courtoisie Luc Trudel)

C’est par l’intermédiaire d’un guide de chasse réputé, Stéphane Belley, que le contact a été établi entre les deux hommes.

« Je suis dans les domaines de la chasse et de la pêche, et comme je suis dans le monde des chevaux et forgeron, j’étais prêt à prendre la relève de Tire-Buck. C’est naturel pour moi d’acquérir cette entreprise, d’assurer sa continuité et de la développer. Stéphane Belley agira comme ambassadeur de la marque », précise Luc Trudel.

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La ZEC-BSL s’oppose à un vaste projet éolien sur son territoire

La ZEC Bas-Saint-Laurent s’oppose sans condition et de « façon catégorique et irrévocable », à l’implantation d’un réseau d’éoliennes et d’une ligne de transport d’énergie de 735 kV sur son territoire de chasse, de pêche et de plein air créé en 1978, et qui compte plus de 2 000 membres.

L’étincelle qui vient de mettre le feu à ce dossier déjà connu des administrateurs de la zec, est une demande récente de l’entreprise EDF Renouvelables, une société de production d’énergies renouvelables, qui a son siège social à Montréal, pour installer des tours ou des mâts de mesures à vent dans la zone 2, secteur 30 milles, considéré comme le joyau du territoire avec ses réputés lacs poissonneux des Chasseurs, des Eaux-Mortes et du Mistigougèche, notamment. 

Ces tours à vent seraient en prévision de l’implantation d’une trentaine d’éoliennes de 200 mètres de hauteur, avec des conséquences sur le terrain telles le dynamitage et la construction de routes d’accès, la perte des habitats fauniques et des zones de conservation restantes. Ce même secteur compte le tiers des baux de villégiature de toute la zec, pour une centaine de chalets privés concernés et possiblement impactés par une probable dévaluation marchande. « Leurs propriétaires vont virer fous », estime le président de la ZEC-BSL, Guillaume Ouellet.

Le président de la Zec Bas-Saint-Laurent et du Réseau Zec, Guillaume Ouellet. (Photo Myriam Quenneville / Audet Photo)

« Rouler dans la farine »

La demande d’installation des tours à vent aurait été faite au ministère des Ressources naturelles, à l’insu des autorités gestionnaires de la ZEC-BSL. « On veut nous rouler dans la farine et nous jouer dans le dos », tonne le président Guillaume Ouellet. Pour ce dernier, la réalisation de ce projet d’industrialisation éolien serait dramatique à de nombreux égards. 

La résolution d’opposition de la ZEC-BSL met en lumière que son territoire est : «… situé dans une zone géographiquement comprimée entre le fleuve Saint-Laurent et le Nouveau-Brunswick, laissant peu d’espace disponible pour les territoires publics accessibles et écosystémiquement viables. Dans ce contexte de rareté, la ZEC représente une portion disproportionnée et irremplaçable des habitats naturels préservés et des corridors écologiques de la région, ce qui rend d’autant plus critique la préservation de son intégrité écologique et d’autant plus inacceptable toute industrialisation supplémentaire ».

Déjà grugé à 25%

« Même si on nous offrait des millions $ par année, on n’a plus de raison d’exister. Tout le système écosystémique va disparaître; environnement fragile, la perturbation majeure de la faune migratrice, une mortalité accrue chez les oiseaux et les chiroptères, une perte irréversible de biodiversité et une modification définitive des paysages naturels. Des impacts incompatibles avec la vocation faunique du territoire. Je ne veux aucune compensation financière. Que les localités attirées par les redevances des projets éoliens modifient plutôt leur économie et diversifient leurs actions pour attirer du monde sans se fier au vent », tonne le président de la ZEC-BSL, ajoutant que déjà 25% de son territoire de 1 017 km2 est déjà grugé par l’industrialisation, dont l’acériculture et la foresterie. 

Guillaume Ouellet presse le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, de préserver l’intégrité du territoire de la ZEC Bas-Saint-Laurent et de respecter sa vocation première de mise en valeur durable des ressources fauniques et des activités traditionnelles de chasse, de pêche et de plein air.

Les quelque 2 000 membres de la ZEC-BSL ont reçu copie de la résolution ce 1er juillet et conséquemment de la position de leurs administrateurs concernant cette éventuelle occupation de leur territoire pour le développement énergétique. Par le passé, la ZEC-BSL avait déjà rejeté deux autres projets éoliens. Ce troisième projet risque de faire du bruit, et pour longtemps!

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Chasser l’ours : un gibier interactif au printemps

Outre le dindon sauvage, l’ours noir représente une chasse interactive printanière très captivante, qui pour certains amateurs, vient combler un creux en période de morte-saison, surtout pour un guide de chasse professionnel sur Anticosti.

Samuel Saint-Laurent revient d’une chasse de l’ursidé au « Maple Bear Outfitter », dans la région de Stanley, au Nouveau-Brunswick, une pourvoirie dirigée par un autre guide de chasse sur l’île, Antoine Gunning.

« Je suis habitué de voir du gibier. Mais un ours, demeure un ours. C’est une bête impressionnante en partant et tout autant à chasser. Surtout dans un territoire où la densité d’ours est très forte. J’en observais de cinq à 10 par jour. Mes partenaires et moi cherchions des bêtes trophées, et non juste pour la venaison. Nous avons laissé passer de belles opportunités de récolte, surtout parce que nous étions à l’arc. Le mauvais temps n’a pas aidé non plus », relate Samuel.

Il a attendu jusqu’la dernière journée pour finalement prélever deux ursidés, à l’arme eu, dont un mâle mature d’au moins de 10 ans, d’un poids de 300 livres éviscéré, et une femelle de 140 livres.

Au Nouveau-Brunswick, le chasseur doit acheter son permis de non-résident par le biais du pourvoyeur. Le forfait donne la possibilité de prélever un ours, et de débourser un montant additionnel pour un deuxième.

Boni d’un magnifique séjour

Selon Samuel, à la chasse, la récolte d’un gibier, peu importe l’espèce, représente le boni d’un magnifique séjour d’une semaine entre de bons amis. La venaison d’ours est de grande qualité et bien apprêtée, bien cuite, son goût est exceptionnel.

Son groupe a réservé son séjour pour le printemps 2027.

Samuel Saint-Laurent a récolté ce mâle de 300 livres, ce printemps, au Nouveau-Brunswick. (Photo courtoisie)

La chasse printanière de l’ursidé au Québec, à l’arme à feu, à l’arbalète et à l’arc, s’est terminée le 30 juin.

Celle de l’automne se tiendra du 29 août au 15 octobre uniquement à l’arbalète et à l’arc dans plusieurs zones au Québec, sauf la 2 Bas-Saint-Laurent. Dans la 1 Gaspésie, elle aura lieu du du 26 septembre au 4 octobre.

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Découvrir et se familiariser avec le tir à l’arc, partout !

Passionné comme pas un pour la chasse, le guide professionnel de SÉPAQ-Anticosti, Samuel Saint-Laurent, de Saint-Donat-de-Rimouski, vient de concevoir une unité de tir à l’arc mobile, afin de partager sa passion par la sensibilisation et l’éducation du public.

Concrètement, à l’intérieur d’une remorque de 16 pieds, une vidéo est projetée sur un grand écran, et diffuse diverses situations de tirs, comme à la chasse et de différentes espèces de gibier.

Chasseur et débutant pourront constater l’impact du tir et l’endroit ciblé, comme le cœur, les poumons, le foie et autre. Les plus jeunes auront accès à des cibles qui leur sont appropriées.

L’objectif de Samuel est de faire découvrir à la fois le sport du tir à l’arc et la chasse, à travers différents scénarios de tirs.

Les amateurs effectuent leurs tirs de l’extérieur vers l’intérieur de l’unité mobile, muni de filets de sécurité, au moyen d’arcs traditionnels de base et de flèches.

Des combats d’archers de type « paintball » avec flèche munie d’une pinte de mousse, permettront aussi à des équipes de cinq archers contre cinq, de se cibler l’un et l’autre jusqu’au dernier participant qui gagne le combat.

Disponible pour les amateurs

La première sortie officielle de l’unité de tir à l’arc mobile « Lad crew », équipage terrestre, aura lieu les 17, 18 et 19 juillet dans le cadre des Terrasses urbaines de Rimouski. Suivra en août, à Gaspé, un événement de tir à l’arc en montagne.

Samuel Saint-Laurent a guidé René Plante vers la récolte de ce cerf de huit pointes, en 2025, dans le secteur Chaloupe de SÉPAQ-Anticosti. (Photo courtoisie)

« Partout où je serai invité, les gens pourront se familiariser avec l’archerie et expérimenter le tir à l’arc sur un parcours virtuel à travers certaines situations de tirs », précise Samuel Saint-Laurent, qui est aussi en mesure de participer à des événements ou des rassemblements privés.

Il a investi quelque 25 000$ dans la réalisation de son unité de tir à l’arc mobile « Lad crew », une aventure après l’autre.

Pour rejoindre Samuel, voir la page LAD Crew sur Facebook. Il a élaboré son projet avec un ami chasseur, Vincent Desrosiers, sans qui, il n’aurait pu le concrétiser. « Vincent est une encyclopédie dans le monde de l’archerie. Il est sur la coche ».

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Les Québécois privés de l’accès à leurs plans d’eau

Les pêcheurs, pagayeurs, plaisanciers, amateurs de plein air, chasseurs et piégeurs sont alertés par la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP) pour qu’ils participent activement à la mobilisation nationale pour l’accès de plus en plus réduit aux lacs, rivières et au fleuve Saint-Laurent.

Là où il y a des rampes de mises à l’eau, quand il y en a, celles-ci sont limitées, les coûts exigés surtout par les municipalités sont exagérés, jusqu‘à 300$ pour une journée.

L’accès est restreint il n’y a pas stationnement pour y garer son véhicule et ni pour la remorque de son embarcation. Et même se baigner ou simplement profiter de l’espace devient interdit.

En fait, la problématique, qui prend du terrain, rejoint tous les Québécois qui sont privés de leurs plans d’eau et doivent profiter de leur territoire.

Selon la FédéCP, la province compte quelque 500 000 lacs et 4 500 rivières de moins en moins accessibles aux Québécois. Le président Pierre Caron estime que leur accès disparaît peu à peu et pendant ce temps, on ferme les yeux.

Comme en Estrie où l’accès aux plans d’eau est quasi impossible. Environ 90 % des rives sont privatisées au Québec.

Barrières, fermetures de rampes, tarifs inabordables pour les non-résidents, sont des obstacles infranchissables que la FédéCP veut éliminer une fois pour toutes et l’action commence maintenant.

Cette situation existe depuis beaucoup trop longtemps.

Appel à la collaboration citoyenne

S’ajoutent aussi des préoccupations environnementales, en lien avec la protection des berges et à la propagation des espèces aquatiques envahissantes. Les amateurs de kayak, de canot et de planche à pagaie sont concernés par l’ensemble de la problématique.

Pour y arriver, la FédéCP appelle à la collaboration citoyenne pour documenter et étoffer ses actions auprès du gouvernement et à remplir un questionnaire en ligne accessible sur la page d’accueil à l’adresse fedecp.com.

En entrevue à « Rendez-Vous Nature, la directrice des opérations à la FédéCP, Stéphane Vandais, fait le point sur cette mobilisation nationale, décrit la situation empirique d’une problématique en croissance et comment apporter son appui pour trouver des solutions et donner afin de défendre et de donner l’accès public aux lacs et rivières du Québec.

On entend cette entrevue en cliquant sur le lien ci-dessus.

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Un douanier sourit à Alexis Nantel

Chroniqueur plein air à « Rendez-Vous Nature », Alexis Nantel ne nous fait pas revivre uniquement ses aventures sur mer et sur terre, mais à l’occasion, il s’intéresse au climat politique entre les États-Unis et le Canada, comme il le témoigne lors d’une récente rencontre avec un douanier américain.

Alexis le randonneur était en doute vers le Mont Washington, de l’autre côté de la frontière, au New Hampshire, une destination qui, dit-il, occupe une place bien spéciale dans son parcours de randonneur.

« Mais cette fois-ci, je ne voulais pas seulement gravir la montagne. Je voulais aussi prendre le pouls de nos voisins Américains, un an après l’entrée en vigueur des tarifs douaniers du président Donald Trump, et après la baisse importante du tourisme québécois dans les montagnes de l’Est américain. Et honnêtement, dès mon arrivée à la frontière, j’ai vécu quelque chose qui m’a surpris », raconte l’aventurier

Pour la première fois depuis très longtemps, raconte-t-il en entrevue à « Rendez-Vous Nature », il a été accueilli avec un grand sourire. Le douanier a même prononcé quelques mots en français.

« Je suis resté complètement assommé. Quelques heures plus tard, au comptoir du Mont Washington, même scénario. Une préposée m’a accueilli avec un français approximatif, mais sincère. Et j’ai apprécié l’effort. Derrière ces quelques mots maladroits, on sentait une volonté de renouer avec une clientèle québécoise qui manque visiblement », estime Alexie la randonneur.

Indépendant pour ne rien dépenser

Mais pour son reportage, Alexis Nantel avait décidé de ne pratiquement rien dépenser sur le territoire américain.

« J’avais apporté toute ma nourriture lyophilisée, mes collations et mon équipement. En dehors de mon droit d’accès à la montagne pour ma nuit dans les abris du Lac Hermit, je n’ai pas sorti mon portefeuille »

L’effet Trump envers le Canada et son obsession d’en faire le 51e État, fait mal.

Le mont Washington dans le New Hampshire (Photo courtoisie Bretton Woods)

« Ça se répercute chez les gens avec qui j’ai discuté́. Au Mont Washington, les revenus auraient diminué́ d’environ 50 % et plusieurs employés travaillent moins qu’avant. Les commerçants ressentent aussi des contrecoups. À Gorham, le petit village voisin qui vit largement du tourisme de montagne, des commerçants ont fermé leurs portes. Même chose du côté de Burlington, où j’ai des amis. Cette ville universitaire roule beaucoup avec les touristes québécois qui viennent magasiner et manger dans son centre-ville ».

Saison parmi les moins fréquentées

Selon notre chroniqueur plein air, la dernière saison de ski de randonnée au Mont Washington aurait été l’une des moins fréquentées des 30 dernières années.

Beaucoup de Québécois ont choisi de rester au Québec. Mais en même temps, il faut reconnaître que certaines expériences demeurent uniques.

« Oui, nous avons de magnifiques montagnes au Québec. Mais pour retrouver un environnement alpin comparable à celui du Mont Washington, plusieurs randonneurs du Sud du Québec doivent parcourir des centaines de kilomètres jusqu’à Charlevoix ou jusqu’en Gaspésie. Le mont Washington demeure donc une destination exceptionnelle à seulement quelques heures de Montréal ».

Si on comprend sa perception devant l’attitude « racoleuse » de nos voisins du Sud, Alexis le randonneur relate son récent séjour au Maroc, où il a participé à un « trek » dans le Haut-Atlas au profit de la Fondation Cancer du sein du Québec.

Une aventure qui aura permis d’amasser 70 000 $ pour la cause. Puis il s’est dirigé de Marrakech vers Oukaimeden avant de rejoindre Imlil, le point de départ traditionnel de l’ascension du Toubkal , qui est le plus haut sommet d’Afrique du Nord avec ses 4 167 mètres » précise le randonneur.

On peut entendre et réentendre la chronique d’Alexis le randonneur, qui diffusera les aventures de sa 7e saison sur les ondes de la chaîne spécialisée RDS, dès le 5 juillet, en cliquant sur le lien ci-dessus.

On le suit aussi sur son site : alexislerandonneur.com.

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Bar rayé : Québec est prêt mais Ottawa niaise

Le ministère responsable de la Faune est prêt et il pourrait instaurer la pêche sportive du bar rayé, sur les deux rives du fleuve Saint-Laurent, à l’ouest de la ligne imaginaire entre Rimouski et Forestville, alors que celle-ci n’est permise qu’à l’est.

C’est ce que soutient le biologiste de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP), Michel Baril, lors d’une récente entrevue radiophonique à l’émission hebdomadaire « Rendez-Vous Na-ture ».

« C’est ce que tout le monde espère. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) n’est pas décisionnel et il a une foule d’espèces à analyser en raison notamment des changements climatiques. C’est le gouvernement fédéral qui s’occupe de la gestion des pêches et qui tarde ou retarde la décision. Ottawa est immobile dans ce dossier et de mauvaise foi », croit Michel Baril.

L’abondance du bar rayé se constate partout dans le fleuve, et même jusqu’au Saguenay.

« Si le gouvernement fédéral nous permettait d’ouvrir la pêche, dans un court délai, on pourrait instaurer la pêche de cette espèce, avec le ministère et la FédéCP, et se donner des mesures de protection et une réglementation pour protéger les populations de bars. Tout est en place et selon des indicateurs annuels, on pourrait ajuster des modalités de pêche. Mais pour y arrive, il faut absolument qu’Ottawa « dédouane » le bar rayé et qu’il le sorte des espèces en péril. Et comme au Québec on a une délégation de gestion, on se ferait confier celle du bar », affirme le scientifique de la FédéCP.

Les faits

Rappelons que c’est en juin 2001, à la suite du désir de la FédéCP de redonner le bar rayé au fleuve Saint-Laurent d’origine, afin que les amateurs puissent profiter d’une nouvelle pêche de loisir.

L’espèce fut jadis abondante, mais elle a dis-paru en raison d’une surexploitation commerciale de 50 tonnes et la pollution du fleuve.

« Déjà dans les années 1950 on malmenait notre fleuve. On faisait des infrastructures le long des berges », prelate Michel Baril. Puis avec le dragage de la voie maritime du Saint-Laurent, les populations de bars rayés devaient se concentrer entre le lac Saint-Pierre et Kamouraska. Coincés dans ce secteur, les bars devenaient facilement accessibles. La surexploitation devait l’éliminer complètement dans les années 1960.

Pas de retour en arrière

Mais vers la fin des années 1990, l’état du fleuve s’étant nettement amélioré, il n’y avait plus lieu de croire à un retour en arrière, et les raisons de son élimination étaient improbables.

Tous les espoirs étaient permis. De là est né le projet ambitieux de réintroduire le bar rayé. Donc, en juin 2001, un comité a de scientifiques a déposé un plan d’action, pour ensemencer 34 millions de larves de géniteurs provenant de la rivière Miramichi, où on y a déjà dénombré 900 000 bars.

Le biologiste de la FédéCP, Michel Baril (Photo courtoisie)

Puis un an plus tard, le 22 juillet 2002, quelque 2 200 juvéniles ont été cap-turés dans la même rivière et ensemencés dans des secteurs précis du fleuve, comme à Saint-Jean-Port-Joli et l’Isle-Verte.

Les ensemencements ont rapidement donné des résultats positifs. Et la pêche légale fut permise, mais avec prudence et pas partout, de la Baie-des-Chaleurs à Cap-Gaspé.

Expansion rapide

L’expansion s’est poursuivie en mode accélérée. Depuis 2017, des bars rayés sont observés du côté Nord de la Gaspésie, au Bas-Saint-Laurent et sur la Côte-Nord. Tous originaires de la rivière Miramichi.

La pêche sportive pouvait y être pratiquée, mais limitée jusqu’à une ligne imaginaire traversant le fleuve entre Forestville et Rimouski vers l’ouest jusqu’à Rivière-Hâtée.

À l’ouest de cette ligne, la pêche est toujours interdite. Parce qu’à partir de là, ce sont des bars Québécois. On ne connaît pas son abondance.

Le COSEPAC estime toujours que la population de bars du Saint-Laurent est encore en péril, même si les captures abondent et les nombreuses remises à l’eau sont obligatoires.

Pour l’organisme, les bars de la nouvelle génération font encore partie de la population qui fut surexploitée dans les années 1960… L’année 2026 devrait être une année de la grande décision.

Comme la pêche sportive est en cours depuis le 15 mai, la décision du fédéral serait donc remise en 2027.

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