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    L’enseignant en sciences politiques au Cégep de Rimouski, Jean-François Fortin, est convaincu que l’Est-du-Québec comptera au moins deux députés dans le prochain conseil des ministres du nouveau gouvernement péquiste. Pascal Bérubé et Méganne Perry Mélançon devraient avoir des rôles importants. Élu pour un septième mandant consécutif, le député de Matane-Matapédia-Mitis, Pascal Bérubé, sera un incontournable pour le premier ministre Paul St-Pierre Plamondon, selon monsieur Fortin. « Avec
     

Québec 2026 : l’Est-du-Québec devrait avoir deux ministres

6 octobre 2026 à 18:00

L’enseignant en sciences politiques au Cégep de Rimouski, Jean-François Fortin, est convaincu que l’Est-du-Québec comptera au moins deux députés dans le prochain conseil des ministres du nouveau gouvernement péquiste. Pascal Bérubé et Méganne Perry Mélançon devraient avoir des rôles importants.

Élu pour un septième mandant consécutif, le député de Matane-Matapédia-Mitis, Pascal Bérubé, sera un incontournable pour le premier ministre Paul St-Pierre Plamondon, selon monsieur Fortin.

« Avec 19 ans d’expérience parlementaire, un passage au conseil des ministres et sa connaissance très fine de l’appareil politique, je ne serais pas surpris qu’il se retrouve avec un ministère important. Lors de la vague de 2022, qui a laissé seulement trois députés au Parti québécois (PQ), Pascal Bérubé a gardé le cap. Sa fidélité, son engagement, sa ténacité et sa résilience font qu’il aura à occuper une fonction d’importance. »

L’enseignant en sciences politiques ajoute que la région devrait tirer profit de la proximité qu’entretient le député avec monsieur St-Pierre Plamondon.

« Il a l’oreille attentive du premier ministre et c’est vraiment très bon pour la région. Pascal Bérubé a toujours eu une approche régionaliste et collaborative dans ses engagements. Méganne Perry Mélançon a été la co-porte-parole du parti pendant toute la période de traversée du désert. C’est également une très proche de Paul St-Pierre Plamondon. »

Une équipe régionale forte

Pour Jean-François Fortin, la vague péquiste qui a atteint le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie n’est pas une surprise. Il soutient que l’équipe de députés sera liée et compétente.

Jean-François Fortin (Photo courtoisie)

« On peut être fier de la qualité des candidats qui ont été choisis par le peuple. Yohann St-Pierre, dans Rimouski, est un homme compétent, affairé et qui veut défendre les intérêts de la région. Il s’inscrit dans une équipe régionale forte. Il va pouvoir bénéficier de cette expertise et contribuer à la prise de décisions gouvernementales. »

Les priorités

Le fait d’avoir des députés au pouvoir sera assurément avantageux pour la région, estime celui qui est également maire de Sainte-Flavie. Les engagements pris par les nouveaux députés pendant la dernière campagne électorale en santé, en transports et en infrastructures devront maintenant être respectés.

« Les candidats du Parti québécois ont défendu des positions, dont le prolongement de l’autoroute 20 jusqu’à Rimouski. Ça a été un engagement formel, donc le nouveau ministre des Transports aura à réinscrire des priorités au sein de sa planification. Ça ne se fait pas en claquant des doigts, mais l’équipe va commencer à énoncer ses priorités. »

Jean-François Fortin explique que le prochain mois servira de transition démocratique entre les équipes de la Coalition avenir Québec (CAQ) et du Parti québécois jusqu’à l’assermentation des nouveaux députés.

Le nouveau premier ministre devra aussi prendre des décisions sur la composition de son conseil des ministres et les députés auront des formations par l’Assemblée nationale ainsi que les différents partis politiques. Une session parlementaire devrait commencer en novembre.

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  • Québec 2026 : même le Paul-Hubert et le Mistral ont voté PQ
    Invités à se prononcer comme les adultes sur leur choix politique, les élèves des écoles Paul-Hubert de Rimouski et du Mistral de Mont-Joli ont voté massivement pour le Parti québécois en vue de l’élection du 5 octobre. Des simulations de vote ont été organisées au cours des dernières semaines dans le cadre du programme « Électeurs en herbe ». Au Paul-Hubert, le candidat péquiste dans Rimouski, Yohann St-Pierre, a obtenu 543 votes, soit environ 41 % des 1 320 voix enregistrées. Virginie
     

Québec 2026 : même le Paul-Hubert et le Mistral ont voté PQ

6 octobre 2026 à 16:00

Invités à se prononcer comme les adultes sur leur choix politique, les élèves des écoles Paul-Hubert de Rimouski et du Mistral de Mont-Joli ont voté massivement pour le Parti québécois en vue de l’élection du 5 octobre.

Des simulations de vote ont été organisées au cours des dernières semaines dans le cadre du programme « Électeurs en herbe ».

Au Paul-Hubert, le candidat péquiste dans Rimouski, Yohann St-Pierre, a obtenu 543 votes, soit environ 41 % des 1 320 voix enregistrées.

Virginie Chevalier-Archambault et Québec solidaire arrivent deuxièmes avec 279 votes (21 %), suivis du Parti conservateur du Québec, représenté par Cédric Gauthier, avec 211 voix (16 %).

Le Parti libéral du Québec et Michel Bienvenue ainsi que la Coalition avenir Québec et Julia Brillant Ruest suivent dans l’ordre. Le Parti nul et Climat Québec ont aussi reçu des votes des élèves.

Domination à Mont-Joli

À l’image du résultat enregistré chez les électeurs majeurs, Pascal Bérubé a dominé le vote à l’école du Mistral en récoltant 279 voix sur les 454 enregistrées, soit 61 % des suffrages.

Le Parti conservateur du Québec et Patrice Caron ont terminé deuxièmes avec 59 votes (13 %), alors que Gabriel Plante et Québec solidaire ont récolté 51 voix (11 %).

André Côté et le Parti libéral du Québec ainsi qu’Henry Maclaren et la CAQ complètent le tableau des grands partis. Le Parti nul et Démocratie Québec ont également obtenu des appuis.

Le programme « Électeurs en herbe » permet l’organisation de simulations électorales où les jeunes peuvent voter pour les candidats qui se présentent dans leur circonscription ou dans leur municipalité.

Il comprend aussi des activités d’apprentissage pour sensibiliser les jeunes à l’exercice du droit de vote et à l’engagement citoyen.

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  • Édito: Les médias écrits communautaires : une voix essentielle au bord du précipice
    Dans un Québec où l’information circule à grande vitesse, où les réseaux sociaux imposent leur rythme et où les grands groupes médiatiques rationalisent leurs activités, les médias écrits communautaires jouent un rôle plus important que jamais. Pourtant, ces journaux et magazines locaux vivent une crise financière profonde. Leur situation est paradoxale : ils sont indispensables à la vitalité démocratique et culturelle des communautés, mais ils disposent de moins en moins des moyens nécessaires
     

Édito: Les médias écrits communautaires : une voix essentielle au bord du précipice

6 octobre 2026 à 07:24

Dans un Québec où l’information circule à grande vitesse, où les réseaux sociaux imposent leur rythme et où les grands groupes médiatiques rationalisent leurs activités, les médias écrits communautaires jouent un rôle plus important que jamais. Pourtant, ces journaux et magazines locaux vivent une crise financière profonde. Leur situation est paradoxale : ils sont indispensables à la vitalité démocratique et culturelle des communautés, mais ils disposent de moins en moins des moyens nécessaires pour remplir leur mission.

Les médias écrits communautaires ne sont pas de simples entreprises qui produisent du contenu. Ils sont des lieux de proximité, de mémoire et de participation citoyenne. Dans les quartiers, les municipalités rurales, les communautés culturelles, les régions éloignées et les milieux linguistiques minoritaires, ils racontent des réalités souvent absentes des grands médias. Ils donnent la parole aux organismes locaux, couvrent les conseils municipaux, annoncent les activités communautaires et rendent visibles les enjeux qui touchent directement les citoyens.

Or, cette présence a un prix. Depuis plusieurs années, les revenus publicitaires traditionnels diminuent. Les commerces locaux, eux-mêmes soumis à des contraintes économiques, disposent de budgets limités. Une part importante des dépenses publicitaires se dirige désormais vers les grandes plateformes numériques, qui captent l’attention et les revenus sans produire nécessairement de contenu journalistique local. Les médias communautaires doivent donc rivaliser avec des entreprises internationales qui disposent de moyens considérables et d’outils technologiques sophistiqués.

Cette concurrence est profondément inégale. Un journal local peut consacrer des heures à une enquête sur un enjeu municipal ou à un reportage sur une école de quartier. En face, les plateformes numériques offrent une visibilité immédiate, des statistiques détaillées et des tarifs publicitaires parfois très faibles. Elles profitent pourtant du contenu et de l’attention générés par l’écosystème médiatique sans assumer les mêmes responsabilités envers les communautés.

À cette baisse des revenus s’ajoutent la hausse des coûts d’impression, du papier, du transport, des loyers et des salaires. Pour plusieurs médias, chaque numéro devient un exercice d’équilibre. Réduire la pagination permet de diminuer les dépenses, mais affaiblit aussi la diversité du contenu. Publier moins souvent réduit les coûts, mais diminue la présence dans la communauté. Réduire les effectifs peut sembler inévitable, mais augmente la pression sur les journalistes restants et limite la capacité de couvrir les dossiers en profondeur.

Le danger ne concerne pas seulement les propriétaires ou les employés de ces publications. Il touche l’ensemble de la société québécoise. Lorsqu’un média communautaire disparaît, ce n’est pas uniquement un titre qui s’éteint : c’est une partie de la mémoire collective qui disparaît avec lui. Ce sont des archives, des visages, des débats et des récits locaux qui risquent de ne jamais être documentés. Dans plusieurs collectivités, personne ne possède la même connaissance du terrain ni la même relation de confiance avec les citoyens.

La disparition de ces médias fragilise également la démocratie. Une communauté mal informée participe moins aux décisions qui la concernent. Sans journal local pour suivre les élus, expliquer les projets d’aménagement ou questionner la gestion municipale, le pouvoir devient plus difficile à surveiller. La démocratie ne peut pas reposer uniquement sur les grands médias nationaux ou sur les publications des institutions elles-mêmes. Elle a besoin d’une information indépendante, régulière et enracinée dans les milieux de vie.

Il serait toutefois insuffisant de présenter les médias communautaires comme des organisations condamnées à attendre une aide extérieure. Ils doivent continuer à se transformer. La présence numérique, les infolettres, les balados, les médias sociaux et les abonnements en ligne offrent des avenues intéressantes.

C’est pourquoi les gouvernements, les municipalités, les entreprises et les citoyens doivent reconnaître la valeur collective de ces médias. Le soutien public ne doit pas servir à contrôler leur ligne éditoriale, mais à protéger leur capacité d’exister. Des programmes de financement prévisibles, des mesures fiscales adaptées, un meilleur accès aux revenus publicitaires institutionnels et des partenariats avec les organismes locaux pourraient contribuer à stabiliser leur situation.

Les citoyens ont aussi un rôle à jouer. S’abonner, acheter une publication, partager ses articles et soutenir ses annonceurs sont des gestes simples, mais essentiels.

Laisser ces médias disparaître serait une économie à courte vue. Leur disparition coûterait beaucoup plus cher que leur soutien : elle appauvrirait le débat public, isolerait les communautés et affaiblirait la capacité des citoyens à comprendre le monde qui les entoure. Au Québec, défendre les médias communautaires, c’est donc défendre le droit de chaque collectivité à raconter sa propre histoire.

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