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Campagne électorale: l’essentiel des mesures annoncées lors des premiers jours 

30 août 2026 à 21:51

Dimanche 30 août

La Caq a dévoilé son cadre financier. 

Le Parti conservateur du Québec propose d’abolir la TVQ sur tous les biens usagés. 

Le Parti libéral du Québec s’engage à plafonner les loyers des résidences privées pour aînés. 

Le Parti québécois a présenté plusieurs mesures pour freiner le déclin du Français.

  • Un gouvernement péquiste étendrait la loi 101 aux cégeps. 

Québec solidaire a présenté son plan pour régler la crise du logement.

  • Le parti promet notamment de plafonner les hausses annuelles de loyer à l’inflation sans jamais excéder 3%. 

Samedi 29 août

La Caq investirait 1 milliard $ supplémentaire sur 4 ans pour bonifier les services de soutien à domicile destinés aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap.

Cet investissement vise notamment à: 

  • réduire les délais d’attente; 
  • offrir davantage de services. 

Le Parti conservateur du Québec s’engage à:

  • abolir le marché du carbone; 
  • suspendre pendant 5 mois la taxe sur l’essence, qui finance l’entretien des routes. 

Le Parti libéral du Québec propose plusieurs mesures pour alléger les obligations réglementaires des PME, dont un moratoire immédiat sur toute nouvelle réglementation.

Le Parti québécois s’engage à faire baisser de façon importante le nombre d’immigrants, notamment en réduisant de moitié le nombre d’immigrants temporaires. 

Québec solidaire investirait 23 milliards $ sur 10 ans pour réparer et développer le transport collectif. 

Cet investissement viserait notamment à: 

  • rénover le métro de Montréal et le rendre accessible à tous; 
  • entretenir et moderniser le réseau de trains, d’autobus et les voies réservées.

Vendredi 28 août

La Caq propose de bonifier le Régime québécois d’assurance parentale. 

Les changements proposés viseraient notamment à: 

  • allonger le congé de paternité de 5 à 7 semaines;
  • accorder des prestations en cas de deuil périnatal aux deux parents pendant 4 semaines.

Le Parti conservateur du Québec a dévoilé les mesures qu’il compte mettre en place pour faire économiser à certains travailleurs jusqu’à 11 000 $ d’impôts sur cinq ans. 

Un gouvernement conservateur ferait presque doubler la première tranche de revenus sur laquelle on ne paie pas d’impôts. 

  • Le montant non imposable passerait de 18 950 $ à 35 240 $.

Le Parti libéral du Québec veut créer de nouvelles alliances commerciales en vue de réduire d’au moins 15% la part des exportations québécoises vers les États-Unis.

Le PLQ souhaite notamment attirer des entreprises et des acheteurs étrangers au Québec pour créer de nouveaux «maillages économiques» qui permettraient aux entrepreneurs de diversifier leurs marchés. 

Le Parti québécois s’engage à baisser de 20% les impôts des entreprises.

Un gouvernement péquiste ferait progressivement passer l’impôt des sociétés de 11,5% à 9,5%. 

Pour financer cette baisse, le PQ compte abolir le Fonds de développement économique. 

Québec solidaire propose de plafonner à 2% les marges des grandes chaines d’épicerie et d’interdire certaines pratiques jugées déloyales, comme la tarification dynamique.

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  • Cadres financiers des partis: la Caq 
    Christine Fréchette a présenté hier le cadre financier de ses promesses électorales.  Nouvelles dépenses (sur 5 ans): 9,7 milliards $ Promesse la plus couteuse annoncée à ce jour: soutien à domicile (1 milliard $)  Principale source de financement: puiser dans la réserve pour éventualités, un «coussin» budgétaire mis de côté par le gouvernement pour les imprévus Fonds des générations: les versements seraient maintenus Retour à l’équilibre budgétaire: toujours prévu pour 2029-
     

Cadres financiers des partis: la Caq 

30 août 2026 à 21:41

Christine Fréchette a présenté hier le cadre financier de ses promesses électorales. 

Nouvelles dépenses (sur 5 ans): 9,7 milliards $

Promesse la plus couteuse annoncée à ce jour: soutien à domicile (1 milliard $) 

Principale source de financement: puiser dans la réserve pour éventualités, un «coussin» budgétaire mis de côté par le gouvernement pour les imprévus

Fonds des générations: les versements seraient maintenus

Retour à l’équilibre budgétaire: toujours prévu pour 2029-2030

La Caq est le premier parti à avoir dévoilé son cadre financier.  

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  • Google Maps rebaptise le lac Ontario pour ses utilisateurs américains
    Google Maps affiche désormais « Lake America » à la place de « Lake Ontario » aux États-Unis. Ce changement fait suite à un décret signé le 27 août par le président Donald Trump, qui impose cette nouvelle appellation aux ministères, organismes et documents officiels du gouvernement fédéral américain. Google explique avoir modifié sa carte […]
     

Google Maps rebaptise le lac Ontario pour ses utilisateurs américains

30 août 2026 à 14:40
Google Maps affiche désormais « Lake America » à la place de « Lake Ontario » aux États-Unis. Ce changement fait suite à un décret signé le 27 août par le président Donald Trump, qui impose cette nouvelle appellation aux ministères, organismes et documents officiels du gouvernement fédéral américain. Google explique avoir modifié sa carte […]
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  • Quelle unité pour les indépendantistes?
    Il y a quelques semaines déjà, la sortie d’un rapport de l’organisation OUI Québec, qui critiquait sans la nommer la politique d’immigration du Parti québécois, faisait controverse dans les milieux indépendantistes. Avec elle était de retour la ritournelle de la « division1 » et de « l’unité » du mouvement. « Diviser le mouvement » est un reproche que l’on a surtout fait à la gauche indépendantiste dans les dernières décennies, ses ambitions progressistes ou écologistes étant accusées d’être
     

Quelle unité pour les indépendantistes?

30 août 2026 à 13:32

Il y a quelques semaines déjà, la sortie d’un rapport de l’organisation OUI Québec, qui critiquait sans la nommer la politique d’immigration du Parti québécois, faisait controverse dans les milieux indépendantistes. Avec elle était de retour la ritournelle de la « division1 » et de « l’unité » du mouvement.

« Diviser le mouvement » est un reproche que l’on a surtout fait à la gauche indépendantiste dans les dernières décennies, ses ambitions progressistes ou écologistes étant accusées d’être des « conditions », qui limiteraient l’attrait d’une souveraineté qui devait plutôt « aller de soi », et qui ne changerait pas grand-chose sauf en termes de drapeaux et de transferts fédéraux.

Pendant des décennies, la question de « l’unité » servait le maintien au pouvoir de l’élite centriste et libérale des hauts échelons du PQ, mais aujourd’hui, avec le virage à droite de ce dernier, avec l’indépendantisme plus assumé de Québec solidaire et la montée d’acteurs critiques des politiques péquistes comme les Oui Québec, le socle idéologique sur lequel repose le mouvement indépendantiste, ce autour de quoi il « fait unité », est remis en question.

La question de l’unité

L’unité est l’ingrédient de base de tout mouvement social, il s’agit toujours d’un rassemblement d’acteurs différents autour d’un but commun. Or, sa construction n’est jamais politiquement neutre et ce autour de quoi un mouvement se construit a toujours l’effet d’exclure certaines personnes qui, même si elles se réclament du mouvement, peuvent s’opposer à la teneur de cette unité. Certes, un pays, mais comment, par la révolution ou le référendum? De quelle idéologie, socialiste, capitaliste, corporatiste?

Quand on regarde l’histoire du mouvement indépendantiste, on voit bien que c’est cette question de contenu du projet de pays qui l’a toujours fait se mouvoir. L’indépendance a toujours été attachée à des « conditions », et c’est le débat autour de ces conditions qui l’a construite. Du fascisme catholique de l’Alliance laurentienne, au socialisme de décolonisation du RIN, puis du FLQ, en passant par la souveraineté-association libérale de Lévesque, une lutte pour définir la spécificité de l’unité indépendantiste a toujours existé.

Ceux qui ont fini par prendre le contrôle de cette unité ont pendant longtemps voulu faire croire que l’indépendance et son projet étaient une idée d’une pureté qui dépassait les idéologies, que l’on devrait faire le pays avant d’en décider la nature et que la liberté d’un peuple est une cause au-dessus des courants de pensée. Ça peut presque se justifier dans des situations de crises, comme avec l’échec des négociations constitutionnelles qui a mené à 1995. Ça peut même se justifier par la force d’une effervescence politique, comme celle des années 1960 et 1970 qui ont mené au référendum de 80. Mais cela ne peut durer qu’un temps, et la question de l’objet de l’unité, du type de pays pour lequel s’accomplirait l’indépendance, revient comme le printemps.

Le temps des monstres ou la suite du monde

Le mouvement indépendantiste est aujourd’hui à un moment charnière : il n’y a plus de grande unité entre ses différentes factions comme c’était le cas en 1980 et 1995. Il est forcé, plus qu’à aucun autre moment de son histoire, de définir le genre de pays auquel il aspire. 

Entre le discours populiste et droitisant du PQ, son projet anti-migratoire de social-démocratie forteresse, puis le discours et le projet des OUI Québec ou de Québec solidaire, qui disent vouloir être « inclusifs », « diversifiés » et même « plurinationaux » en ce qui concerne la question autochtone, les indépendantistes doivent faire leur choix.

On peut se demander quelle orientation est la plus « unitaire » et la plus réaliste. Les suspects habituels de la division apparaissent de plus en plus comme les acteurs les plus sensés. La gauche indépendantiste n’a peut-être pas l’unité de son mouvement, mais elle peut certainement l’imposer en ayant le projet le plus unitaire, en ayant le projet le mieux capable de faire vivre le Québec dans l’avenir qui nous attend.

L’indépendance doit redistribuer les richesses parce que chaque jour, plus de Québécois et de Québécoises sont jetés hors de la classe moyenne en raison du prix de l’épicerie, des loyers et de la vie en général. C’est ça la réalité.

L’indépendance doit non seulement convaincre, mais construire son projet avec les néo-Québécois et les peuples autochtones, car le 50 % + 1 d’un éventuel référendum est aujourd’hui pratiquement impossible sans l’appui des premiers, et que les revendications légitimes des deuxièmes sur le territoire sont là pour rester. C’est ça la réalité.

L’indépendance doit enclencher la transition socioécologique parce que l’avenir qui nous attend (et qui est déjà ici) est celui de la crise climatique, et l’adaptation aux changements qu’il causera ne peut se faire sans un questionnement profond de la croissance économique. C’est ça la réalité.

Le vieux monde se meurt, on peine à imaginer le nouveau, « dans ce clair-obscur surgissent les monstres », disait Gramsci.

Le choix est à faire entre une indépendance du camp des monstres ou une indépendance pour la suite du monde.

Cette suite du monde, où l’on cherchera peut-être à préserver le béluga plutôt qu’à chasser le marsouin, témoignera, d’un peuple qui n’aspire pas seulement à survivre, recroquevillé dans son coin d’Amérique, mais à faire pleinement partie de l’humanité pour la rendre meilleure.

1. « Sol Zanetti accuse Paul St-Pierre Plamondon de diviser les indépendantistes », Radio-Canada, octobre 2025.

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