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    Quel temps fait-il sur notre monde libre? Le capitalisme fait-il la joie des familles – Béru Où étiez-vous le 26 octobre 1992. Avez-vous voté? Moi, j’étais chez le dentiste. On parle peu du référendum de 1992. Plusieurs l’oublient. Pourtant il est décisif dans l’histoire politique du Québec Ah oui, le monde était bien trouble, ce 26 octobre 1992 : la grande URSS vient à peine de s’effondrer; les USA de Bush s’embourbent dans leur petit Vietnam irakien (Desert Storm); le nationalis
     

Random référendum. Ou la trahison nationaliste

29 août 2026 à 13:22

Quel temps fait-il sur notre monde libre?

Le capitalisme fait-il la joie des familles

– Béru

Où étiez-vous le 26 octobre 1992. Avez-vous voté? Moi, j’étais chez le dentiste.

On parle peu du référendum de 1992. Plusieurs l’oublient. Pourtant il est décisif dans l’histoire politique du Québec

Ah oui, le monde était bien trouble, ce 26 octobre 1992 : la grande URSS vient à peine de s’effondrer; les USA de Bush s’embourbent dans leur petit Vietnam irakien (Desert Storm); le nationaliste serbe Slebodan Milosevic bombarde la Bosnie.

Sur mon magnétophone à cassettes, j’écoute Tout pour le trash, nouvel album des Ludwig von 88 : « Ce soir trop cool j’irai griller mes 20 ans pour un baril de coke pour une ligne de brut. Twist à Koweit City ».

Au Québec, nos élites terminent un autre cycle d’interminables négociations constitutionnelles : celle sur l’Accord du lac Meech qui, faute d’unanimité provinciale, fait patate au fond du lac, et des choses.

Dans notre petite patrie provinciale, pas question alors de parler de justice, d’équité ou encore de bien-être, expression sur laquelle on colle encore tout le mépris de nos petites consciences post protestantes engraissées au capital. Que nenni! Le seul sujet dont se gargarise notre politique nationale est la constitution et la probable sécession de la province en pays.

On n’en a alors rien à faire que le PM fédéral surnomme homophobiquement son homologue provincial « le mangeux de hot dog ». Pas question de le défendre, il est du mauvais côté de la clôture et, comme un voisin chiant, on peut le nommer au gré de nos fantasmes et de nos préjugés dégradants. Il le mérite bien.

Pourtant, devant l’évidence de l’échec d’un renouveau fédéral, même lui, petit libéral fédéraliste parvenu, devenu ministrable par un mariage avec une famille ultra-riche, fait miroiter l’idée que le Québec peut se débrouiller seul.

Essoufflés par l’échec des négociations, on arrive au jour J, celui d’un référendum. Pas un référendum sur la séparation, mais plutôt sur l’union, sur le renouvellement de la si problématique constitution, un point d’arrêt potentiel à cet interminable onanisme qui apporte plus de douleur que de plaisir à un peuple en quête d’épanouissement.

Si le référendum sur la séparation était organisé par les péquistes provinciaux, celui sur l’union était l’œuvre des fédéralistes fédéraux. La question ne tenait pas debout, et nos ministres étaient clairs dans leur obscurantisme : il fallait voter non pour voter oui et voter oui pour voter non. Personne n’y comprenait rien. Les politiciens étaient très contents – c’est leur méthode.

Grâce à ce scrutin on pouvait remettre une bonne bûche dans le brasier du pathos national et rester les rejets de la constitution – position jugée avantageuse par les sbires de la sécession.

Du haut de mes 15 ans, je n’avais pas encore l’âge d’être admis dans les bureaux de vote. Et heureusement. Ayant passé la majeure partie de mon enfance sur un tapis péquiste à humer discrètement le café tiède des militants et, bien que punk aux idées universalistes, j’avais le cerveau bien mou et réceptif à la propagande nationaliste. Que voulez-vous? J’aimais l’art. Et notre gouvernement avait fait du financement de l’art un levier identitaire qui nous donnait l’envie de créer le pays, sorte de planète des singes avec une horde de barbus chantant – en français svp.

Le Parti québécois, alors à l’opposition, avait comme chef Abraracourcix Parizeau, un aristocrate en complet cinq pièces, flanqué d’un majordome, qui parlait d’un pays rêvé pour nous faire oublier que nous n’avions pas tous sa chance et sa fortune et que son parti avait été fondé sur des principes décoloniaux.

Le parti investit alors énergie et argent pour une campagne du Non. On nous disait qu’il fallait rejeter l’entente de Charlottetown, sans modération, afin d’éviter de faire partie d’une nouvelle constitution canadienne modernisée au risque de ne plus pouvoir pleurer dans notre coin. Vive le Québec rejected!

Mais on ne nous disait pas tout. Normal, c’est de la politique. Et en politique, le plus important, c’est souvent ce qu’on ne dit pas.

Pendant que nos bourgeois nationalistes du Québec inc. impriment des NON sur des pancartes, on nous en disait bien peu sur les conséquences probables d’un OUI. Ce n’est que des années plus tard, en 1996 – alors que j’avais l’âge de déserter les cursus du goulag national (gratuit, laïque et obligatoire) et de m’instruire par moi-même – que j’apprenais que si l’Accord de Charlottetown avait été accepté, les Premières Nations auraient enfin pu se débarrasser de l’archaïque Loi sur les Indiens pour devenir des citoyens à part entière et siéger à la Chambre des communes, officine du pouvoir centralisé. 

C’est alors que la honte m’a pogné – pour citer Deschamps – et que je compris la déchéance idéologique du PQ qui était beaucoup moins lisible à cette époque qu’elle ne l’est aujourd’hui dans les propos de PSPP. Au moment de mon épiphanie, le PQ avait fait plusieurs pas vers la droite et avait élu à sa tête un certain Lulu Jambe-de-bois, un sinistre droitiste patroneux du genre qui nous fait penser en silence « y a des métastases qui se perdent ». Il faut dire que le bougre avait été recruté au Conseil des ministres du gouvernement conservateur de Brian Mulroney, de droite et fédéraliste. Dont acte. Après sa carrière politique, il devient lobbyiste pour l’industrie pétrolière. Un vrai larbin.

C’est à cette époque que je me détache du PQ et réalise qu’il n’existe pas de parti de gauche au Québec, province du consensus mou, unilatéralement à droite.

Et quand aujourd’hui PSPP ou Mathieu Bock-Côté délirent sur les dangers de la gauche radicale, je pouffe. 

Il semble que dans cette province qui est la nôtre, le jeu de la politique ait un seul et unique but : conserver les privilèges d’une classe politique d’hommes blancs et riches qui tirent les ficelles du pouvoir.

S’il y avait vraiment une gauche au Québec, on en parlerait. C’est bien ce qu’ils craignent.

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  • Québec 2026 : la crise commerciale s’invite au Bas-Saint-Laurent
    Le professeur en science politique au Cégep de Rimouski, Jean-François Fortin, s’attend à une campagne électorale très intéressante au Bas-Saint-Laurent. La crise commerciale avec les États-Unis risque d’être au cœur des débats politiques entre les différents candidats. « Lors de la dernière, en 2022, il y avait trois circonscriptions au Bas-Saint-Laurent sur quatre détenues par la Coalition avenir Québec (CAQ). Nous ne sommes plus dans la même réalité. Avec un changement de chef, la CAQ a e
     

Québec 2026 : la crise commerciale s’invite au Bas-Saint-Laurent

29 août 2026 à 09:00

Le professeur en science politique au Cégep de Rimouski, Jean-François Fortin, s’attend à une campagne électorale très intéressante au Bas-Saint-Laurent. La crise commerciale avec les États-Unis risque d’être au cœur des débats politiques entre les différents candidats.

« Lors de la dernière, en 2022, il y avait trois circonscriptions au Bas-Saint-Laurent sur quatre détenues par la Coalition avenir Québec (CAQ). Nous ne sommes plus dans la même réalité. Avec un changement de chef, la CAQ a eu à se repositionner. Christine Fréchette a quand même très bien performé en tentant de se détacher d’un gouvernement auquel elle participait », exprime-t-il.

Dans Matane-Matapédia-Mitis, le député sortant Pascal Bérubé du Parti québécois (PQ) sera difficile à déloger, selon monsieur Fortin.

« Il est organisé, il est un député très présent et il a une organisation politique digne d’une machine de guerre. Au Québec, s’il y a un poste assuré, c’est probablement celui de Pascal Bérubé. Cela étant dit, en campagne électorale, il ne faut jamais tenir les choses pour acquises. C’est pour ça que nous aurons des luttes intéressantes », dit-il en soulignant qu’un récent sondage de Léger Marketing rapporte que 51 % des gens ont fait un choix définitif en dehors de Montréal et de Québec.

Pascal Bérubé (Photo courtoisie)

« Peu de gens lisent les programmes électoraux. Plusieurs se font une idée et votent selon les impressions sur des personnalités. Les chefs, pour la majorité, vont avoir un ascendant positif ou négatif sur l’électorat. Comment les candidats locaux vont-ils bien s’articuler dans cette campagne ? Une campagne électorale est une éternité et chaque journée est une guerre de tranchées », ajoute-t-il.

Conséquences économiques

Celui qui est également maire de Sainte-Flavie rappelle que les tarifs commerciaux imposés par les États-Unis auront des répercussions jusqu’au Bas-Saint-Laurent.

« Nous avons une interférence étrangère. Les positions américaines et la tarification vont faire en sorte que les candidats locaux auront à se prononcer sur des enjeux économiques en lien avec tout ce qui peut impacter des secteurs de notre économie régionale, comme l’agriculture, la gestion de l’offre pour le secteur laitier et la transformation des produits forestiers. »

Jean-François Fortin indique que tout ce qui est relié au transport et à la réfection de plusieurs routes devrait être dans les discussions.

Christine Fréchette s’entretient avec sa candidate dans Rimouski, Julia Brillant-Ruest. (Photo Le Soir.ca-Annie Levasseur)

« On parle également de santé dans la région. Tous les virages entrepris par le gouvernement de la CAQ dans les dernières années peuvent s’inviter dans la campagne. Nous l’avons vu dans certaines de nos communautés où les urgences ont été menacées de fermeture ou de changement d’horaire. Ce sera l’occasion pour les acteurs de la communauté de demander des comptes et faire que les candidats vont s’engager. »

Regagner les électeurs

La CAQ devra travailler plus fort pour tenter de regagner les électeurs de la circonscription de Rimouski après le départ de Maïté Blanchette Vézina pour le Parti conservateur du Québec.

« La CAQ a très mauvaise presse particulièrement dans la circonscription de Rimouski. Il y a une part de responsabilité qui ne revient pas à la CAQ. Le comportement erratique de madame Blanchette Vézina a porté ombrage à la CAQ, mais principalement à elle-même par ses changements d’itinéraires politiques assez abrupts. Outre ça, le PQ a toujours eu une très forte organisation politique dans Rimouski. Il part avec un avantage considérable », mentionne monsieur Fortin.

Jean-François Fortin (Photo courtoisie)

Ce dernier ajoute que l’exclusion du candidat du Parti libéral du Québec (PLQ) dans Rimouski, Étienne Pineau Saindon et le retrait de la candidature de Louis-Éric Savoie dans la circonscription de Matane-Matapédia-Métis feront mal au parti de Charles Milliard.

« Ça envoie un bien mauvais message que le Parti libéral, soit n’a pas la capacité à recruter adéquatement des candidats, soit n’a pas fait ses vérifications préalables ou qu’il n’attire pas des candidats qui auraient pu préparer le terrain comme certains partis depuis quelques mois. Les partis qui démontrent peu d’organisation envoient le message que la région n’est pas une priorité », conclut monsieur Fortin.

Aux États-Unis, les géants de la tech se préparent déjà à un possible retour des démocrates à la Chambre

29 août 2026 à 07:30
À Washington, certaines grandes entreprises américaines commencent à se préparer à un scénario qui pourrait changer sensiblement leur environnement politique : une victoire démocrate à la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat de novembre. Selon le Wall Street Journal, plusieurs sociétés qui ont entretenu des liens étroits avec l’administration Trump craignent de devenir […]
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