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  • Il y a 25 ans, Robert Piché réussissait l’impossible
    Il y a 25 ans, le 24 août 2001, le commandant Robert Piché réalisait l’un des exploits les plus marquants de l’histoire de l’aviation civile. Aux commandes d’un Airbus A330 d’Air Transat privé de ses deux moteurs au-dessus de l’Atlantique, le pilote qui a grandi à Mont-Joli réussissait à faire planer l’appareil jusqu’aux Açores et à sauver les 306 personnes à bord. Le vol 236 d’Air Transat avait quitté Toronto à destination de Lisbonne avec 293 passagers et 13 membres d’équipage. Robert Piché
     

Il y a 25 ans, Robert Piché réussissait l’impossible

23 août 2026 à 17:00

Il y a 25 ans, le 24 août 2001, le commandant Robert Piché réalisait l’un des exploits les plus marquants de l’histoire de l’aviation civile. Aux commandes d’un Airbus A330 d’Air Transat privé de ses deux moteurs au-dessus de l’Atlantique, le pilote qui a grandi à Mont-Joli réussissait à faire planer l’appareil jusqu’aux Açores et à sauver les 306 personnes à bord.

Le vol 236 d’Air Transat avait quitté Toronto à destination de Lisbonne avec 293 passagers et 13 membres d’équipage. Robert Piché était aux commandes, accompagné du copilote Dirk de Jager.

En plein océan, une importante fuite de carburant a progressivement vidé les réservoirs de l’appareil. Un premier moteur s’est arrêté, puis le deuxième. L’Airbus se trouvait alors à des dizaines de kilomètres de la base aérienne de Lajes, dans l’archipel portugais des Açores.

Sans moteur, Piché et de Jager ont poursuivi leur route vers la piste en faisant planer l’imposant appareil pendant une vingtaine de minutes.

Le commandant a finalement réussi à poser l’Airbus à Lajes. Malgré l’atterrissage d’urgence et les dommages subis par l’appareil, les 306 personnes qui se trouvaient à bord ont survécu.

L’exploit a rapidement fait le tour du monde et a placé Robert Piché parmi les pilotes les plus connus au Québec.

Mont-Jolien d’adoption

Né à Québec le 5 novembre 1952, Robert Piché est arrivé à Mont-Joli avec sa famille alors qu’il avait huit ans. Il y a passé une partie de son enfance avant de poursuivre ses études en pilotage d’aéronefs à Chicoutimi.

Après des parcours professionnel et de vie mouvementés, il a été embauché par Air Transat en 1995. Six ans plus tard, le vol 236 allait complètement changer sa vie.

Robert Piché (Photo courtoisie)

La Ville de Mont-Joli lui a officiellement rendu hommage en septembre 2001, quelques semaines après son atterrissage d’urgence historique. Elle lui a décerné, pour la première fois de son histoire, le titre de Grand Mont-Jolien et annoncé l’installation d’une plaque commémorative à l’aéroport régional.

Une rue du parc industriel Pierre-De Bané, situé à proximité de l’aéroport régional de Mont-Joli, porte également son nom.

Piché, entre ciel et terre

Son histoire a ensuite été portée au grand écran en 2010 dans le film Piché, entre ciel et terre, dans lequel Michel Côté interprétait le célèbre commandant. Maxime Le Flaguais incarnait pour sa part Robert Piché à une période plus jeune de sa vie.

Michel Côté, le maire de Mont-Joli de l’époque, Jean Bélanger et Robert Piché, en compagnie de Maxime Le Flaguais, entrain de signer le livre d’or de la Ville de Mont-Joli lors de la sortie du film « Piché, entre ciel et terre ». (Photo courtoisie Ville de Mont-Joli)

Un documentaire consacré au vol 236, 19 minutes : L’exploit Piché, a également été présenté en 2021. Robert Piché y retournait pour la première fois en 20 ans à la base de Lajes, où il avait posé son Airbus.

Le pilote a pris sa retraite en octobre 2017, à l’âge de 65 ans, après une grande carrière de 45 ans en aviation.

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  • Heritage Lower St-Lawrence : une communauté en croissance
    Depuis près de 25 ans, Heritage Lower St-Lawrence accompagne la communauté anglophone du Bas-Saint-Laurent. D’abord tourné vers la mise en valeur de son histoire, l’organisme a élargi son rôle au fil des années pour offrir des services en anglais et faciliter l’intégration de nouveaux arrivants dans la région. Fondé en 2002 par Alexander Reford, Heritage Lower St-Lawrence s’adresse principalement aux anglophones qui résident au Bas-Saint-Laurent. L’organisme les accompagne dans leurs déma
     

Heritage Lower St-Lawrence : une communauté en croissance

23 août 2026 à 09:00

Depuis près de 25 ans, Heritage Lower St-Lawrence accompagne la communauté anglophone du Bas-Saint-Laurent. D’abord tourné vers la mise en valeur de son histoire, l’organisme a élargi son rôle au fil des années pour offrir des services en anglais et faciliter l’intégration de nouveaux arrivants dans la région.

Fondé en 2002 par Alexander Reford, Heritage Lower St-Lawrence s’adresse principalement aux anglophones qui résident au Bas-Saint-Laurent.

L’organisme les accompagne dans leurs démarches pour obtenir des services sociaux ou de santé lorsqu’ils maîtrisent moins bien le français.

Son mandat s’est aussi étendu à l’accueil de personnes provenant d’autres provinces ou de l’étranger.

L’objectif consiste à favoriser leur intégration et à leur permettre de développer un réseau dans leur nouveau milieu de vie. Cette mission a pris de l’ampleur au fil des ans.

Heritage Lower St-Lawrence dispose aujourd’hui d’un budget annuel d’environ 1 M$ et compte 15 employés.

L’organisme possède des centres de services à Métis-sur-Mer et à Rimouski, sur l’avenue Belzile, ainsi qu’une anten-ne à Rivière-du-Loup. Des conférences, des ateliers de cuisine et de bricolage ainsi que différentes activités sociales sont proposés.

Au-delà des services offerts, l’organisme souhaite créer des occasions de rencontre pour les anglophones de la région et briser leur isolement.

Créer des ponts

Alexander Reford mise aussi sur les rapprochements avec la majorité francophone.

Environ 1 000 personnes au Bas-Saint-Laurent auraient l’anglais comme langue maternelle, ce qui en fait, selon lui, une très petite communauté à l’échelle du Québec.

Plutôt que de travailler en vase clos, Heritage Lower St-Lawrence collabore avec différents organismes communautaires de la région. Cette approche vise à faciliter l’intégration des anglophones dans leur milieu et à créer des liens avec la population francophone.

Les besoins continuent par ailleurs d’évoluer. Davantage d’anglophones et d’immigrants ayant l’anglais comme langue seconde choisissent de s’établir au Bas-Saint-Laurent.

Le recrutement international effectué par plusieurs entreprises pour combler des besoins en main-d’œuvre spécialisée contribue aussi à cette croissance.

Ces nouveaux résidents occupent des emplois dans plusieurs secteurs. On les retrouve notamment dans les domaines scientifique et médical, mais aussi dans le transport et l’agriculture.

Heritage Lower St-Lawrence a également mis sur pied deux bibliothèques publiques il y a une dizaine d’années. L’une est bilingue et située à Métis-sur-Mer, tandis que l’autre, à Rimouski, offre principalement des ouvrages en anglais.

Après plus de deux décennies d’existence, l’organisme souhaite continuer d’accompagner une communauté anglophone appelé à se diversifier.

Métis-sur-Mer garde vivante son histoire

Depuis près de 25 ans, Heritage Lower St-Lawrence accompagne la communauté anglophone du Bas-Saint-Laurent. D’abord tourné vers la mise en valeur de son histoire, l’organisme a élargi son rôle au fil des années pour offrir des services en anglais et faciliter l’intégration de nouveaux arrivants dans la région.

La présence anglophone remonte à plus de deux siècles dans La Mitis.

À Métis-sur-Mer, Heritage Lower St-Lawrence cherche aujourd’hui à préserver cette histoire tout en la faisant connaître à l’ensemble de la population. Une partie de cette mémoire est présentée à Espace Métis, un petit café du centre de Métis-sur-Mer acquis par Heritage Lower St-Lawrence.

Des objets et des documents racontent l’histoire de la communauté anglophone, autrefois établie à Métis-Beach.

La bibliothèque de Heritage Lower St-Lawrence à Métis-sur-Mer (Photo Le Soir.ca- Bruno St-Pierre)

Cette présence remonte notamment à John McNider, un Écossais qui achète la seigneurie de Mitis en 1807. Marchand de bois et constructeur de navires, il participe à la fondation de villages, dont Grand-Métis et Saint-Octave, en attirant de nouveaux habitants.

Des immigrants, principalement originaires d’Écosse, se voient offrir un emploi ainsi qu’un hébergement gratuit pendant deux ans. McNider fait aussi construire le chemin qui portera son nom et qui favorisera l’établissement de colons francophones dans le secteur.

Cette histoire a joué un rôle important dans la création d’Heritage Lower St-Lawrence en 2002.

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