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    Depuis le 6 août, une forte vague d’appels malveillants de gens disant offrir des services pour améliorer l’efficacité énergétique de propriétés résidentielles frappe la Gaspésie. Par Nelson Sergerie, Initiative de journalisme local- L’Écho de la Baie Les appelants, qui disent notamment appeler au nom de l’entreprise Groupe Habitation Québec – qui est introuvable sur le web – peuvent téléphoner de 10 à 15 fois par jour chez les gens pour « offrir » leurs services. Le hic : dès que le r
     

Vague d’appels harassants en Gaspésie

16 août 2026 à 17:00

Depuis le 6 août, une forte vague d’appels malveillants de gens disant offrir des services pour améliorer l’efficacité énergétique de propriétés résidentielles frappe la Gaspésie.

Par Nelson Sergerie, Initiative de journalisme local- L’Écho de la Baie

Les appelants, qui disent notamment appeler au nom de l’entreprise Groupe Habitation Québec – qui est introuvable sur le web – peuvent téléphoner de 10 à 15 fois par jour chez les gens pour « offrir » leurs services.

Le hic : dès que le répondant commence à poser des questions plus pointues, la ligne se coupe comme par magie.

Une petite enquête non scientifique menée par la station CHNC, le 11 août, a reçu pas moins de 750 témoignages de personnes ayant été victimes de ce genre d’appels.

Certaines personnes ont reçu plus de 50 appels en quelques jours provenant de numéros uniques différents. Difficile donc de bloquer ces appels frôlant le harcèlement, un geste illégal d’ailleurs, selon le Code criminel.

Ces numéros ont des indicatifs régionaux dans le 418, 450, 819 et 514. Une personne a mentionné avoir reçu 22 appels le 10 août seulement. « Vingt-quatre appels juste aujourd’hui ! », écrit une autre citoyenne, Mylene Mainville. La moyenne, selon un calcul maison, se situe entre 10 à 15 appels par jour.

Cathy Breton, qui gère un service de garde, a même une anecdote.

« Le nombre d’appels que je reçois, c’est rendu terrible ! Même les enfants de mon service de garde connaissent la chanson maintenant. À chaque fois que le téléphone sonne : “Cathy… c’est-tu encore la madame qui veut parler à la propriétaire ? ” », écrit-elle.

Aucune plainte à la SQ

Questionnée sur le phénomène, la Sûreté du Québec indique ne pas avoir été informée de l’ampleur de la situation.

« C’est important de dénoncer l’incident auprès de votre service de police et signaler l’incident au Centre antifraude du Canada. Ça vaut la peine de le signaler », note la porte-parole Béatrice d’Orsainville.

« Ça prend des descriptions et un peu d’information pour tenter de procéder à l’arrestation de ces gens », poursuit-elle, admettant que ce genre d’appels téléphoniques est difficilement retraçable vu la multitude de numéros utilisés.

Le Centre antifraude partiellement au courant

Interpellé, le Centre antifraude du Canada a peu d’information sur ce qui se passe en Gaspésie.

« À date, nous n’avons reçu aucun signalement mentionnant spécifiquement ce nom d’entreprise. Cependant, nous recevons régulièrement des signalements d’offres de services à domicile », écrit par courriel le service des communications.

L’organisme indique que, souvent, un fraudeur offre des services tels que le nettoyage de conduits ou de réparation de fournaise ou de chauffe-eau à un coût très bas. 

« Si l’entreprise effectue les travaux, ils sont de piètre qualité, assortis de garanties non valides et les réparations peuvent entraîner des risques », poursuit le Centre antifraude.

« De plus, pour la plupart des appels frauduleux, les fraudeurs utilisent l’usurpation de l’afficheur. Ici, le service téléphonique lui-même n’est pas utilisé, mais les informations affichées à l’écran sont manipulées. Cette tactique permet aux fraudeurs d’augmenter les chances que leur appel soit répondu et/ou donner une fausse confiance dans leur identité usurpée en utilisant un numéro connu. »

L’organisme indique que, lorsque de tels appels sont signalés, les informations sont partagées avec leurs partenaires de programmes de perturbation.

Telus ne peut pas rien faire

Telus admet du bout des lèvres une forme d’impuissance face au phénomène en cours. « Il s’agit d’un enjeu qui touche l’ensemble de l’industrie des télécommunications », écrit l’entreprise par courriel.

« Telus s’engage à protéger ses clients en collaborant avec les autorités et en investissant continuellement dans des technologies permettant de détecter et de bloquer des communications suspectes ».

L’entreprise indique avoir mis en place différents outils, comme le service de contrôle des appelsqui demande aux appelants inconnus de confirmer qu’ils sont de véritables appelants avant que l’appel soit acheminé. 

Des outils en ligne sont aussi offerts pour protéger la vie privée des gens et faire la promotion de l’utilisation sécuritaire des téléphones intelligents et d’Internet.

« Nous recommandons aux clients d’activer le contrôle des appels et de signaler toute communication suspecte. Les appels peuvent être signalés à Telus au 1 866 558-2273 ou en composant le *611 à partir d’un appareil Telus et les textos suspects peuvent être transférés au 7726 en incluant le mot SPAM (pourriel) dans le message. Les clients peuvent également signaler une tentative de fraude au Centre antifraude du Canada, au 1 888 495-8501 », suggère le géant canadien des télécommunications.

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  • L’abandon de Crouton a marqué le Centre de services animaliers
    Habituée à intervenir dans des situations critiques, l’équipe du Centre de services animaliers de Rimouski tente parfois l’impossible pour réparer les conséquences de la bêtise humaine. Les récents cas de cruauté animale recensés à Rimouski rappellent l’histoire de Crouton (orthographe choisie par le centre), ce chien abandonné devant le refuge par un froid de -22 °C, en janvier 2025. Retrouvé devant l’établissement de la rue des Fabricants, Crouton avait été négligé pendant des années, co
     

L’abandon de Crouton a marqué le Centre de services animaliers

16 août 2026 à 09:00

Habituée à intervenir dans des situations critiques, l’équipe du Centre de services animaliers de Rimouski tente parfois l’impossible pour réparer les conséquences de la bêtise humaine.

Les récents cas de cruauté animale recensés à Rimouski rappellent l’histoire de Crouton (orthographe choisie par le centre), ce chien abandonné devant le refuge par un froid de -22 °C, en janvier 2025.

Retrouvé devant l’établissement de la rue des Fabricants, Crouton avait été négligé pendant des années, couvert de plaies infectées.

Malgré des pronostics peu encourageants, l’animal s’était accroché grâce à des traitements vétérinaires intensifs, des antibiotiques pour combattre les infections, des soins dentaires et un bilan sanguin pour évaluer son état de santé. Le Centre avait lancé un appel à la population afin d’amasser 5000 $.

L’objectif avait été atteint en moins de 12 heures. Pendant plusieurs jours, l’état de Crouton semblait s’améliorer. Plusieurs familles avaient même manifesté leur intérêt pour l’adopter.

La suite avait été beaucoup plus triste. Le Centre de services animaliers avait dû faire euthanasier Crouton après la découverte d’une masse au foie im-possible à traiter et qui lui causait trop de souffrance.

Crouton a reçu des soins vétérinaires intensifs. (Photo courtoisie)

Il aura au moins reçu les soins et le réconfort nécessaires dans les derniers jours de sa vie.

Une partie de l’argent recueilli avait ensuite été consacrée aux soins d’autres animaux et à l’acquisition d’un système de caméras de surveillance pour le refuge.

Appel à la population

Plutôt cette semaine, le président du conseil d’administration du Centre de services animaliers, Jocelyn Pelletier, a lancé un appel à la population après deux cas d’animaux atteints par des projectiles à Rimouski.

Sa réaction survenait après la prise en charge d’un chat, retrouvé avec un projectile logé dans le corps sur le chemin du 3e-Rang-du-Bic. Surnommé Brandon, le félin a été amené au Centre de services animaliers, le 10 août dernier. Son équipe a pu retirer le projectile et lui sauver la vie.

Jocelyn Pelletier (Photo Le Soir.ca- Laurie Cardinal)

Un goéland a aussi été atteint par des projectiles de fusil à plomb au parc de la Gare. L’oiseau a été transporté au refuge, mais la gravité de ses blessures a forcé les intervenants à procéder à son euthanasie afin de mettre fin à ses souffrances.

« J’implore la population de faire preuve d’humanité, de compassion et d’empathie envers les animaux. Nous n’avons aucune raison de recourir à des méthodes archaïques, cruelles ou inhumaines pour se débarrasser d’un animal. Chaque animal mérite d’être traité avec dignité et respect. La façon dont nous traitons les animaux témoigne aussi de notre humanité », a écrit monsieur Pelletier sur sa page Facebook.

Toute personne qui détient des informations sur des gens qui pourraient tirer sur des animaux ou qui est témoin d’une situation semblable peut communiquer avec le Centre de services animaliers ou effectuer un signalement auprès de la Sûreté du Québec.

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