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  • La vie d’Élise et d’Irène il y a 90 ans
    Dans ce roman historique, Claude Morin, journaliste à la retraite, a voulu saisir l’esprit et l’ambiance qui existaient dans le Bas-Saint-Laurent durant les années 1935 à 1945. Ces années qui ont précédé la Révolution tranquille furent cruciales. Les femmes s’émancipaient, en obtenant enfin le droit de vote au provincial. Maurice Duplessis était un politicien puissant. La radio et les journaux jouaient un rôle essentiel en information, la télévision n’étant pas encore inventée. Les famill
     

La vie d’Élise et d’Irène il y a 90 ans

18 octobre 2026 à 07:30

Dans ce roman historique, Claude Morin, journaliste à la retraite, a voulu saisir l’esprit et l’ambiance qui existaient dans le Bas-Saint-Laurent durant les années 1935 à 1945.

Ces années qui ont précédé la Révolution tranquille furent cruciales. Les femmes s’émancipaient, en obtenant enfin le droit de vote au provincial. Maurice Duplessis était un politicien puissant.

La radio et les journaux jouaient un rôle essentiel en information, la télévision n’étant pas encore inventée. Les familles mettaient au monde une ribambelle d’enfants. Et la religion faisait sentir sa présence dans tous les aspects de la vie.

En plus, la 2e Guerre mondiale a alors entraîné des répercussions dans la région par la création d’un aéroport militaire à Mont-Joli et par le départ de jeunes soldats qui combattaient en Europe, répondant à l’appel du général de Gaulle.

En tenant compte de tous ces éléments, Claude Morin a donc eu l’ambition, pour son roman, de redonner vie à deux jeunes femmes de 20 ans de cette époque : Élise (sa tante) et Irène (sa propre mère).

Leur histoire se déroule dans la région de Mont-Joli et de Luceville. Elles gagnent toutes les deux leur vie dans le domaine de la mode et de la couture. D’ailleurs, Line Roy a réalisé pour ce livre une quinzaine d’illustrations sur la mode du temps, y compris pour la page couverture.

Ainsi, Élise et Irène Deschênes, les deux personnages principaux, sont bien appréciées et soutenues par leur entourage. Autour d’elles, la famille élargie et le voisinage s’activent dans leurs occupations.

L’agriculture est au cœur de l’économie locale. Les naissances, les mariages et les décès marquent le calendrier tout comme les rassemblements festifs. Les jeunes enfants de ce temps portent joliment des noms comme : Diane, Madeleine et Cécile, Benoît, Yvon et Jean-Luc…

Lecture très vivante

Claude Morin fait preuve d’une grande habileté à insérer dans son récit des éléments de l’histoire réelle qui influencent la vie quotidienne de ses personnages. L’accent est mis sur les dialogues, ce qui rend la lecture très vivante.

Élise et Irène, roman historique, par Claude Morin, Carte blanche, 2025, 310 pages.

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Reçu — 11 octobre 2026 ⏭ Journal Le Soir
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  • La prochaine fois
    Y aura-t-il une « prochaine fois » pour un référendum au Québec ? L’humoriste Martin Mallette s’est amusé, il y a quelques années, à pondre une « comédie romantique d’anticipation » qui se déroule dans un tel contexte politique. Les célèbres paroles de René Lévesque, après le référendum de 1980, font partie de l’histoire : « Si j’ai bien compris, vous êtes en train de me dire : à la prochaine fois. » Thomas, le personnage principal, est célibataire et militant souverainiste. En pleine camp
     

La prochaine fois

11 octobre 2026 à 07:30

Y aura-t-il une « prochaine fois » pour un référendum au Québec ? L’humoriste Martin Mallette s’est amusé, il y a quelques années, à pondre une « comédie romantique d’anticipation » qui se déroule dans un tel contexte politique.

Les célèbres paroles de René Lévesque, après le référendum de 1980, font partie de l’histoire : « Si j’ai bien compris, vous êtes en train de me dire : à la prochaine fois. »

Thomas, le personnage principal, est célibataire et militant souverainiste. En pleine campagne pour le référendum, le hasard fait qu’il s’amourache de l’éblouissante Marie, dont la famille est composée de fervents fédéralistes de l’ouest de Montréal… Frictions en vue!

Par son emploi en marketing, Thomas est invité à trouver un slogan pour l’option du Oui. Il remporte le concours avec sa proposition spontanée : « Aweille donc! ».

Ici, l’humour éclate dans le récit bien davantage que la réflexion politique profonde, bien que le parti-pris de l’auteur pour l’indépendance s’étale sans compromis. Sa belle-famille fédéraliste n’a pas le plus beau rôle…

Comique

Le roman est comique par ses nombreux jeux de mots : « … se mettre la tête dans l’autruche. » « On ne fait pas d’omelette sans prendre le taureau par les cornes. » Thomas fait un séjour en prison, où il a des « démêlés avec l’injustice ». 

Les foyers de personnes âgées, le hockey comme religion et la cuisine mangeable sont d’autres thèmes qui sont abordés.

Bref, l’auteur malicieux incite les Québécois à écrire leur propre histoire, peut-être dans « un livre bourré de fautes, mais le nôtre. »

La prochaine fois, par Martin Mallette, Éditions L’Apothéose, 2020, 180 pages.

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Reçu — 4 octobre 2026 ⏭ Journal Le Soir
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  • Le jour de guerre est arrivé
    Début 1914, alors que les tensions de la guerre menacent l’Europe, Lucien est une jeune et fier aspirant-lieutenant dans l’infanterie française. Ses parents sont décédés. Il a été élevé par sa grand-mère Chloée, dont l’amoureux de jeunesse était un valeureux soldat de la Guerre franco-prussienne de 1870-71, décédé au combat. Et Lucien rêve de suivre les traces de son grand-père. Sauf que sa grand-mère lui a raconté une fausse histoire. Oui, son grand-père faisait bien partie de l’armée, mais
     

Le jour de guerre est arrivé

4 octobre 2026 à 07:30

Début 1914, alors que les tensions de la guerre menacent l’Europe, Lucien est une jeune et fier aspirant-lieutenant dans l’infanterie française. Ses parents sont décédés. Il a été élevé par sa grand-mère Chloée, dont l’amoureux de jeunesse était un valeureux soldat de la Guerre franco-prussienne de 1870-71, décédé au combat.

Et Lucien rêve de suivre les traces de son grand-père. Sauf que sa grand-mère lui a raconté une fausse histoire. Oui, son grand-père faisait bien partie de l’armée, mais celui-ci s’est révolté durant cette guerre et Lucien découvre que l’armée l’avait rejeté de ses rangs et qu’il n’avait rien d’un héros.

La France a connu de nombreux bouleversements sociaux dans son histoire. On pense surtout à la Révo-lution de 1789 et aux deux Grandes Guerres du 20e siècle.

Mais on connaît beaucoup moins la guerre franco-prussienne, qui a opposé la France à une coalition d’États allemands, en 1870 et 1871. Elle a pourtant entraîné des répercussions profondes sur la carte de l’Europe, et elle-même enclenché les opérations de la Guerre 1914-18.

Ce roman se déroule en bonne partie dans les mois fiévreux qui ont préludé à cette Première Guerre mondiale.

« L’annonce de la guerre déposait dans les cœurs sa première trainée de poudre. »

Les références à la Guerre franco-prussienne sont nombreuses, surtout lorsque Lucien découvre les lettres émouvantes que son grand-père faisait alors parvenir à sa dulcinée.

Le roman déballe aussi un récit poignant entre deux amoureux fous, coincés dans les excès belliqueux de l’époque.

Le jour de guerre est arrivé, roman par Laurent Seksik, Éditions Gallimard, 122 pages, 2026.

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  • Promenade dans le Vieux-Québec
    Le Vieux-Québec est un endroit grandiose pour une promenade enchanteresse. Ses passants, ses rues, ses bâtiments, ses décorations ont des histoires à raconter. L’un des écrivains québécois qui a le plus campé ses personnages dans ce quartier patrimonial, c’est Jacques Poulin. Entre 1967 et 2015, il a écrit une douzaine de romans, dont Volkswagen Blues et La traduction est une histoire d’amour. Pour rendre hommage à cet écrivain décédé l’an dernier, Marie-Ève Sévigny, une enseignante en lit
     

Promenade dans le Vieux-Québec

27 septembre 2026 à 07:30

Le Vieux-Québec est un endroit grandiose pour une promenade enchanteresse. Ses passants, ses rues, ses bâtiments, ses décorations ont des histoires à raconter.

L’un des écrivains québécois qui a le plus campé ses personnages dans ce quartier patrimonial, c’est Jacques Poulin. Entre 1967 et 2015, il a écrit une douzaine de romans, dont Volkswagen Blues et La traduction est une histoire d’amour.

Pour rendre hommage à cet écrivain décédé l’an dernier, Marie-Ève Sévigny, une enseignante en littérature, a écrit un essai qui retrace les principaux endroits du Vieux-Québec mentionnés dans l’œuvre littéraire de Poulin.

Bien sûr, elle rend aussi hommage à ce quartier touristique de la ville de Québec!

Pour Poulin, Québec se compare autant à un « Paris miniature » qu’à un San Francisco de l’est de l’Amérique. Ses personnages font partie intégrale de Québec, de l’écrivain Jack Waterman jusqu’au chauffeur de taxi, de la serveuse Marie à la chanteuse Mélodie, sans oublier Marine, la jeune traductrice.

Les lieux sont abordés avec amour et une certaine mélancolie : la terrasse Dufferin, la Place Royale, la rue Saint-Jean, le café Buade, les librairies Garneau et Pantoute, les bibliothèques, le Morrin Center, le bar du Clarendon, les remparts, l’île d’Orléans à l’horizon…

Sévigny présente son guide comme un « essai déambulatoire », c’est-à-dire qu’il peut être lu en parcourant à pied, par étapes, les rues du Vieux-Québec.

Une variété d’extraits de l’œuvre de Jacques Poulin aide à cheminer dans le quartier et à ressentir les interactions entre la littérature et une ville qui s’anime comme un « théâtre de rencontres ». Pour les casaniers, l’ouvrage peut tout aussi bien être consulté à la maison.

À lire par petits bouts…

Le Vieux-Québec est une histoire d’amour, par Marie-Ève Sévigny, Leméac, 2026, 156 pages.

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  • À qui appartiennent les icebergs ?
    À qui appartient un objet aussi naturel qu’un iceberg ? Est-ce qu’une riche compagnie aurait le droit de s’en emparer pour faire des profits ? Sous quels prétextes ? C’est la grande question à l’origine de Prélude à la goutte d’eau, ce savoureux roman d’anticipation, plein de rebondissements surprenants. L’action se déroule dans un avenir proche, entre 2040 et 2060, et elle nous amène dans quatre pays différents : la Guinée, la France, le Maroc et la Suède. En fait, la canicule risque de
     

À qui appartiennent les icebergs ?

20 septembre 2026 à 07:30

À qui appartient un objet aussi naturel qu’un iceberg ? Est-ce qu’une riche compagnie aurait le droit de s’en emparer pour faire des profits ? Sous quels prétextes ?

C’est la grande question à l’origine de Prélude à la goutte d’eau, ce savoureux roman d’anticipation, plein de rebondissements surprenants.

L’action se déroule dans un avenir proche, entre 2040 et 2060, et elle nous amène dans quatre pays différents : la Guinée, la France, le Maroc et la Suède. En fait, la canicule risque de frapper fort dans les prochaines décennies.

Un riche homme d’affaires, Érik Dolomont, décide de draguer avec son navire, de l’océan Arctique jusqu’au Maroc, un immense iceberg qui pourra servir d’eau à boire pour les populations africaines assoiffées.

Le projet semble humanitaire et essentiel, n’est-ce pas ? Mais rapidement, la contestation apparaît. De quel droit peut-on kidnapper un tel colosse de glace ? Quelles seront les répercussions sur l’environnement ? Quels sont les réels motifs de l’entrepreneur ?

Un procès se déroule en France, attirant l’attention autant des politiciens que de la population mondiale. Grâce à sa fortune et à sa notoriété, Dolomont gagne le procès.

Rien dans les lois ne permet de freiner le prélèvement d’un bloc d’eau pure du Grand Nord, aussi gigantesque soit-il.

Les années passent et Dolomont est devenu une vedette supposément bienfaisante… Mais les apparences sont trompeuses : ses promesses d’assouvir la soif des moins nantis sont loin de se réaliser.

Le milliardaire préfère vendre son eau pure à des dictateurs qui paient le gros prix. L’eau est-elle une ressource rare à partager ou une marchandise pour faire de l’argent ?

De plus, dans les entreprises que Dolomont fonde en Guinée, le personnel embauché fait face à des conditions plus près de l’esclavage que d’une œuvre humanitaire. Fort de son pouvoir, l’habile dirigeant n’hésite pas à démolir tout ce qui l’importune…

Une petite équipe, révoltée par les agissements hypocrites de Dolomont, décide de s’attaquer au monstre!

Prélude à la goutte d’eau, par Rémi David, Gallimard, 2026, 322 pages.

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