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Le sexisme gagne du terrain dans les écoles

Le Centre d’aide et de lutte aux agressions à caractère sexuel de l’Est du Bas-Saint-Laurent (CALACS) s’inquiète de la montée du sexisme et du masculinisme chez les adolescents.

Les discours misogynes et antiféministes, qui visent à soi-disant rétablir le rôle et la place des hommes dans la société, sont de plus en plus populaires dans les écoles.

Même son de cloche de la part des enseignants, qui déplorent l’impact des propos sexistes de l’extrême droite sur les progrès de l’égalité des genres. Une pétition visant à légaliser le viol a circulé récemment dans une école secondaire de Saint-Hyacinthe. Présenté comme une mauvaise blague, le geste d’un groupe d’élèves montre toutefois que le Québec n’échappe pas au masculinisme.

« Une étude publiée l’été dernier montre que 75 % des jeunes de 15 à 25 ans adhèrent à des mythes qui mettent en doute la crédibilité des victimes de violences sexuelles et déresponsabilisent les auteurs des agressions », souligne la coordonnatrice sociopolitique du CALACS, Émilie Pelletier.

L’idéologie diffusée en ligne par des influenceurs d’extrême droite comme Andrew Tate prône le retour aux rôles traditionnels des genres et banalise les violences envers les femmes.

« C’est très inquiétant de voir la montée du masculinisme », estime madame Pelletier. « Ce sont les jeunes, les décideurs de demain. Il faut plus de prévention, beaucoup plus de financement pour les organismes qui travaillent à prévenir ces violences. »

Alimentés par les réseaux sociaux

Ces discours qui banalisent les violences sexuelles, verbales et physiques sont alimentés et amplifiés par les réseaux sociaux.

De nombreuses enquêtes ont montré que la violence de la part des garçons est de plus en plus présente dans les relations amoureuses. Au CALACS, les demandes d’aide ont triplé depuis cinq ans. Globalement, 70 % des personnes accompagnées ont moins de 30 ans.

Dans les classes, les enseignants constatent également les effets du discours masculiniste sur les comportements des adolescents. La présidente du Syndicat de l’enseignement de la région de la Mitis, Sylvie Lefebvre, constate que les jeunes garçons n’ont plus de retenue.

La présidente du Syndicat de l’enseignement de la région de la Mitis, Sylvie Lefebvre (Photo courtoisie)

« Avant c’était plus en catimini, là il y a une banalisation des commentaires dégradants ou qui vont toucher le respect des femmes. C’est un phénomène de gang », explique-t-elle, en soulignant que les jeunes agissent rarement seuls. « Ils ne se cachent plus, il y a moins de gêne devant les adultes. Ce qui nous inquiète aussi. Et les commentaires sont de plus en plus acerbes. »

La montée de ces comportements demande aussi davantage d’interventions des enseignants et des professionnels de l’école, qui ne sont pas toujours en nombre suffisant, rappelle madame Lefebvre.

Ce qui nuit à l’enseignement. Elle croit que la solution au phénomène masculiniste repose sur l’ensemble de la société, pas seulement sur les écoles. « Il doit y avoir une réflexion. De se questionner sur l’égalité homme-femme. »

Le CSS en observation

La direction du Centre de services scolaire des Phares (CSS) refuse pour le moment de se prononcer sur la montée du masculinisme ou des comportements antiféministes dans les écoles.

Par courriel, le CSS précise ne pas avoir de données pour évaluer la banalisation de la violence ou des agressions sexuelles envers les filles. L’organisme affirme être vigilant face aux différentes.

« Nous souhaitons outiller les personnes qui interviennent directement auprès des jeunes afin qu’elles soient en mesure de mieux comprendre ces phénomènes, de reconnaître les situations préoccupantes et d’intervenir adéquatement », explique sa directrice des communications, Zoé Ross-Lévesque.

« Une activité est prévue avec une équipe clinique spécialisée qui ac-compagne les écoles au Québec dans le but de maintenir des milieux sécuritaires et respectueux. »

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Stupéfiants : un homme de 47 ans arrêté à Lac-au-Saumon

Un homme de 47 ans a été arrêté par la Sûreté du Québec à la suite de la perquisition de 70 grammes de cocaïne et de 5 500 $ en argent canadien dans un immeuble situé sur la route 132, à Lac-au-Saumon.

Des policiers ont aussi mis la main sur deux armes longues et plusieurs items reliés au trafic de stupéfiants.

L’individu pourrait faire face à des accusations en lien avec le trafic de stupéfiants.

Toute information concernant des activités criminelles peut être communiquée confidentiellement à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

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Saint-Épiphane : possible cas de cruauté animale

Quatre chats ont été retrouvés morts sur la rue du Couvent, entre le perron de l’église et le cimetière, à Saint-Épiphane, le 6 octobre. Tout porte à croire, selon la mairesse Rachelle Caron, qu’il s’agit d’un geste délibéré. Cette situation a causé l’indignation dans la petite communauté près de Rivière-du-Loup.

Par Lydia Barnabé-Roy, Initiative de journalisme local- Infodimanche

Sur les réseaux sociaux, les Épiphanois ont été nombreux à être choqués de ce comportement cruel. « C’est difficile de croire que c’est une mort naturelle », relate l’élue.

L’hypothèse qu’ils aient été frappés a été écartée puisqu’aucune trace de sang n’était visible. Et s’il s’agit d’un empoisonnement, il est impossible que les quatre animaux soient morts au même endroit, indique madame Caron. Quelqu’un les a spécifiquement placés là, croit-elle.

La mairesse indique que sur le groupe citoyen, elle a déjà vu des commentaires négatifs de gens au sujet de chats qui faisaient leurs besoins chez eux.

« Je vois ça comme un geste de dire : regardez qu’est-ce qui arrive à vos chats que vous gardez pas dans la maison. C’est un peu l’image que ça m’a transmise .»

Elle dénonce les gestes qui ont été commis, se désolant que certains de ses citoyens ne reverront pas leur animal. L’un d’entre eux a d’ailleurs reconnu son chat, témoigne-t-elle.

« C’est quelqu’un qui reste dans ma rue. Son chat, il se sauvait tout le temps. C’est pas lui qui l’envoyait dehors. Je lui ai parlé avant que cet événement-là arrive puis il m’a dit qu’aussitôt qu’il y a une petite craque à la porte, le chat il enfile dehors », raconte-t-elle. Il réussissait à retrouver son chat grâce aux réseaux sociaux. Cette fois, son chat ne rentrera pas à la maison.

Tué délibérément

Un signalement a été effectué à la Sûreté du Québec. Pour l’instant, aucun propriétaire n’a signalé à la SQ la perte d’un chat qui aurait possiblement été tué délibérément.

« Si jamais il y a des gens qui ont été témoins de cruauté envers les animaux, on les invite à communiquer avec nous », a souligné le porte-parole, Frédéric Deshaies.

Un signalement a été effectué à la Sûreté du Québec. (Photo tirée de Facebook)

Une personne qui tue, mutile, blesse ou empoissonne un animal commet une infraction en vertu du Code criminel. L’accusé est passible d’un emprisonnement maximal de cinq ans, s’il est reconnu coupable.

La voirie municipale a disposé des carcasses des animaux. Rachelle Caron a aussi conseillé aux citoyens de garder leurs félins à l’intérieur. « Je veux pas présumer que ça va se reproduire, mais c’est de mettre toutes les chances de leur bord en gardant leurs animaux dans la maison », conclut-elle.

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