Le conseil municipal de Mont-Joli a adopté une résolution, lundi soir, pour relancer la demande de la Ville faite en avril 2025, au ministère des Transports et de la Mobilité durable, afin de diminuer de 70 à 50 km/h la vitesse maximale autorisée sur le boulevard Gaboury.
« Nous n’avons pas eu de réponse à notre demande. Nous avons donc décidé de revenir à la charge », affirme le maire de Mont-Joli, Martin Soucy.
Les élus croient que la vitesse devrait être réduite pour une question de sécurité.
« Il y a de nombreux commerces dans ce secteur. Il y a eu plusieurs accidents avec des blessés graves et même un décès lors des dernières années. Notre-Dame-des-Neiges a obtenu une diminution de la vitesse sur la 132 pour un seul commerce. Ici, il y en a plusieurs. Notre demande est justifiée », estime monsieur Soucy.
« Il y a plusieurs collisions sur le boulevard Gaboury. Il y a des piétons qui ont été renversés au cours des dernières années. On considère que la vitesse est une des causes principales de ces collisions et de ces accidents malheureux », poursuit monsieur Soucy.
Le maire rappelle qu’Amqui est parvenue à faire diminuer la vitesse sur la 132. Il ne voit donc pas pourquoi Mont-Joli ne pourrait pas le faire.
Le maire de Mont-Joli, Martin Soucy (Photo Le Soir.ca- archives)
« En période estivale, les statistiques journalières démontent qu’entre 10 000 et 12 800 véhicules circulent dans ce secteur. L’artère est de plus en plus commerciale. Sur le boulevard Gaboury, il y a plusieurs commerces et feux de circulation. Il y a l’école secondaire du Mistral où les jeunes se rendent en empruntant le trottoir », indiquait Martin Soucy, lors d’une précédente entrevue.
98 collisions en deux ans
La Ville de Mont-Joli a comptabilisé 48 collisions sur le boulevard Gaboury en 2023 et 50 en 2024.
En juin 2022, Rimouski a réduit la limite de vitesse de 70 à 50 km/h sur les boulevards Saint-Germain, René-Lepage Est et Jessop.
La municipalité voisine de Mont-Joli, Saint-Joseph-de-Lepage, déplore aussi une problématique de vitesse sur la route 132 dans son secteur.
Des dizaines de milliers de résidents du Bas-Saint-Laurent vivent sans le savoir près de terrains fortement pollués par des composés chimiques, des métaux lourds et des produits pétroliers qui présentent un risque pour la santé.
Dans de nombreux cas, le sol et l’eau souterraine sont contaminés par des hydrocarbures aromatiques polycycliques, les HAP, reconnus comme cancérigènes.
La direction régionale de la santé publique se fait toutefois rassurante face à cette situation qui dure depuis des années.
Le ministère de l’Environnement maintient un répertoire des terrains contaminés au Québec. Dans le Bas-Saint-Laurent, 383 emplacements sont inscrits dans la liste, dont 70 n’ont pas encore été réhabilités.
Il s’agit pour la plupart d’anciennes stations-service, d’anciens dépôts de produits pétroliers ou d’ateliers de mécanique dont les sols sont toujours pollués. Mais aussi d’une dizaine de propriétés privées. Plusieurs de ces terrains sont identifiés depuis plus de 25 ans.
Une quinzaine de ces sites sont à Rimouski. Certains sont connus, comme le terrain de l’ancienne station-service sur la 2e Rue Ouest à Rimouski, où le sol et l’eau souterraine sont contaminés par des HAP et des hydrocarbures.
Mais il y a aussi dans la liste l’Hôtel-Motel Normandie de Rimouski-Est, pollué par des produits pétroliers.
L’ancien garage municipal de Rimouski-Est où des HAP sont présents dans le sol et l’eau souterraine. Même situation pour l’ex-restaurant chinois Wing Hing, où est aujourd’hui situé Carrossier Carrxpert Jacques Lévesque, sur l’avenue Léonidas Sud.
L’Hôtel Normandie de Rimouski (Photo Le Soir.ca- Olivier Therriault)
Des terrains, le plus souvent dans des milieux densément peuplés, sont inscrits au répertoire. La station-service Ultramar de Saint-Pacôme, sol et eau contaminés aux HAP, la station-service Irving d’Amqui, contamination du sol aux HAP, chez Pétro-Canada à Causapscal, HAP dans le sol et l’eau.
Même chose pour la coopérative des consommateurs à Trinité-des-Monts. À Saint-Épiphane, le sol d’un ancien garage contient de l’arsenic.
À Rivière-du-Loup, le sol et la nappe phréatique des anciens dépôts pétroliers Esso et Irving sont contaminés par des HAP et du benzène.
Même situation à Pohénégamook et Témiscouta-sur-le-Lac. L’ancien hôpital Saint-Joseph de Rivière-du-Loup, le site de l’ex-scierie Félix Huard à Luceville ou même celui de la Coopérative funéraire de Mont-Joli (Salon Onésime Frigon), n’y échappent pas.
Des risques pour la santé
Les polluants sont principalement reliés aux produits pétroliers.
Des hydrocarbures comme tels, mais aussi des produits dérivés toxiques comme les hydrocarbures aromatiques monocycliques et polycycliques, ou encore le benzène.
Dans certains cas, des métaux lourds dangereux comme le plomb, le cadmium ou l’arsenic sont aussi présents.
Carrossier Carrxpert Jacques Lévesque de Rimouski (Photo Le Soir.ca- Olivier Therriault)
Ces produits présentent des risques connus pour la santé, notamment les HAP qui sont cancérigènes. Des questions restent sans réponse.
Quels sont les plans du ministère de l’Environnement pour décontaminer les terrains ? Nos demandes à ce sujet sont demeurées sans réponse, outre un accusé de réception de Robert Maranda, chef d’équipe à la Direction des communications.
La santé publique rassure les résidents
La Direction régionale de la santé publique se fait toutefois rassurante et renvoie la balle au ministère de l’Environnement.
« Ce sont eux qui légalement sont en charge d’assurer le suivi des terrains contaminés et de la réhabilitation, explique la médecin spécialiste en santé publique, Joanne Aubé-Maurice. C’est vraiment eux qui administrent les règlements pour s’assurer que la population n’est pas exposée à des contaminants. »
Les filets de sécurité comprennent, par exemple, des barrières pour interdire l’accès ou d’autres mesures de protection.
Selon la Dre Aubé-Maurice, les voisins de ces terrains contaminés n’ont rien à craindre. « Les mesures sont en place pour éviter que les gens s’y exposent. Même voisin, normalement, on n’a pas d’exposition possible. »
Joanne Aubé-Maurice rappelle aussi que les risques pour la santé sont à long terme.
« On rassure les gens étant donné les règlements en vigueur. Ce sont des expositions à long terme et de façon relativement intense à des contaminants qui peuvent engendrer des risques à la santé. Les mesures actuellement ne permettent pas ce type d’exposition-là. » La Santé publique indique n’avoir aucun dossier actif dans le dossier des terrains contaminés.
Des propriétaires mal informés
Les propriétaires d’une résidence à proximité, ou pire, construite sur un site contaminé ou un ancien dépotoir, peuvent voir la valeur de leur maison diminuer considérablement.
Le problème est que l’information est répartie dans différents répertoires fédéraux que provinciaux et, dans certains cas, municipaux.
Une courtière immobilière, Marie-Claude Génie, est la présidente et fondatrice d’immoproof.ca, une en-treprise indépendante qui compile l’ensemble des données disponibles sur la contamination des terrains au Québec. Elle a réuni les informations provenant de sept registres en un seul.
En plus de celui sur les terrains contaminés, les données proviennent notamment du registre sur les dépôts de résidus industriels, de celui sur les dépotoirs ou encore du répertoire des sites d’équipements pétroliers de la Régie du bâtiment du Québec.
Marie-Claude Génie (Photo courtoisie)
Selon madame Génie, les propriétaires doivent être conscients du problème de contamination.
« C’est sûr que ça affecte la valeur de la maison, mais encore faut-il avoir l’information. Le problème au Québec, c’est que l’information ne circule pas. Les gens ne connaissent pas ça. »
Elle souligne que cette information est disponible, mais éparpillée dans une dizaine de banques de données. « Les gens ne savent pas qui consulter, quoi faire, quoi mettre dans la déclaration du vendeur. »
Acheteurs et vendeurs touchés
Marie-Claude Génie soutient que le flou actuel a des impacts autant pour les vendeurs que pour les acheteurs de propriétés résidentielles.
« Ça n’encourage pas les gens à avoir l’information, parce que le vendeur ne veut pas que sa valeur diminue. L’acheteur, s’il n’est pas représenté par un courtier, il ne connaît pas vraiment ça. Puis le courtier immobilier, encore faut-il qu’il ait reçu une formation sur la question. Il y a de très grandes lacunes. »
Elle déplore du même coup l’ignorance des courtiers immobiliers sur cet enjeu. « Même si ça fait partie de leur devoir de vérification. »
La courtière immobilière réclame davantage de transparence pour assurer la sécurité du public. Selon les contaminants présents dans le sol ou dans l’eau souterraine, il peut y avoir des problèmes de santé à moyen ou à long terme pour les occupants.
« Quand on veut acheter une propriété, il faut faire des recherches ou demander à notre courtier d’en faire. Il ne faut pas prendre ça à la légère. »
Surtout, dit-elle, que le prix des maisons a explosé ces dernières années, ce qui rend encore plus important le besoin de se renseigner avant d’investir.
Une citoyenne de Saint-Fabien, Annick Pouliot, a lancé une campagne de sociofinancement sur la plateforme GoFundMe pour l’aider à financer les soins dentaires dont elle a besoin pour améliorer sa qualité de vie.
La femme de 43 ans est née avec une malocclusion squelettique qui fait en sorte que ses dents du haut pointent vers l’avant et que ses dents du bas accotent dans son palais.
« Dès que j’ai commencé à perdre mes dents de bébé, j’ai toujours eu une dentition particulière. Mes parents n’avaient pas les moyens financiers pour me payer un traitement orthodontique à ce moment-là. Ça a été une source d’intimidation à l’école primaire et au secondaire. Ça m’a aussi suivie lorsque j’étais jeune adulte sur ma confiance et mon estime de moi », indique madame Pouliot.
Originaire de la région de Montréal, l’éducatrice spécialisée s’est installée au Bas-Saint-Laurent en mars dernier. Bien qu’elle se soit habituée à sa condition, les impacts sur sa santé physique et psychologique sont importants.
Annick Pouliot lorsqu’elle était enfant. (Photo courtoisie)
« J’ai fait du travail sur moi et je me suis habituée à mes dents. J’avais aussi une crainte du dentiste à la suite d’un événement qui s’est passé à l’adolescence. Dans ma trentaine, j’ai développé une gingivite qui a créé un déchaussement de mes dents, principalement pour mes deux palettes en avant. Il restait juste 20 % d’os. »
Après des années de traitements, des rencontres avec de nombreux spécialistes et des dépenses de 14 000 $, Annick Pouliot doit maintenant subir une intervention chirurgicale qui lui coûtera environ 60 000 $.
« J’allais chez le dentiste aux trois mois, chez le parodontiste, j’ai eu des greffes de gencives. Tout ça n’a pas stabilisé et j’ai aussi eu du déchaussement en bas. Le plan actuel est une extraction complète à la mâchoire inférieure, une extraction de quatre dents à la mâchoire supérieure et une reconstruction dentaire globale. »
Pas d’aide de la RAMQ
La femme de Saint-Fabien sera traitée à Québec par un chirurgien maxillo-facial et une prosthodontiste. Elle déplore que la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) ne couvre aucun frais et que ses assurances couvrent seulement un montant d’environ 5 000 $.
La femme de Saint-Fabien subiera une chirurgie en novembre. (Photo courtoisie)
« J’ai une condition de base qui est ma malocclusion squelettique. Sans ça, je n’aurais pas à voir autant de spécialistes et un chirurgien maxillo-facial. Ça complexifie mon problème et c’est pour ça que ça me coûte aussi cher. Plusieurs personnes me disent de mettre un dentier, mais c’est plus compliqué que ça. En haut je vais avoir une prothèse, mais en bas je dois avoir une prothèse sur implants pour que ça dure. »
Période d’adaptation
Annick Pouliot prévoit une période d’adaptation à la suite de sa chirurgie prévue au début du mois de novembre.
« Je vais devoir me réhabituer à parler et à mastiquer. Tout sera différent. Ça affecte ma respiration et ma digestion. Ça va donc grandement aider ma santé. J’ai vraiment hâte de passer à autre chose. Depuis que j’ai sorti mon histoire publiquement, je sens un grand soutien de la communauté », dit-elle.
La campagne GoFungMe d’Annick Pouliot atteint maintenant près de 9 000 $ sur un objectif de 15 000 $. Il est possible de la soutenir en se rendant sous le lien suivant.
Chaque don, petit ou grand, m’approche directement de cette chirurgie indispensable. Me laisser un mot de soutien me donne la force de continuer à frapper à toutes les portes. Merci de faire équipe avec moi pour me permettre de retrouver la santé, la dignité et le sourire.»
Le vent souffle fort en ce lendemain d’élection dans l’Est-du-Québec. Environnement Canada prévoit des rafales jusqu’à 90 km/h sur le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, en ce mardi 6 octobre, accompagnés d’averses de pluie en matinée qui devraient diminuer en cet après-midi.
Un bulletin météorologique spécial a d’ailleurs été émis pour les deux régions.
Le mercure demeure frisquet avec neuf degrés Celsius. Il descendra près ou sous zéro avec du gel, à partir de mardi soir jusqu’à mercredi matin, à l’intérieur des terres.
Selon les prévisions, Environnement Canada prévoit du temps ensoleillé et des mercures confortables, de vendredi à lundi, pour la fin de semaine de l’Action de Grâce.
Après avoir obtenu 3 M$ du gouvernement du Québec, en juin dernier, la cathédrale Saint-Germain de Rimouski aura droit à une deuxième phase de travaux considérés comme urgents à partir de la mi-novembre.
Un appel d’offres vient d’être lancé pour la réfection des couvertures métalliques du toit de l’édifice. Les travaux reprendront là où ils s’étaient terminés lors de l’achèvement de la première phase, en juin 2025.
Les soumissions peuvent être déposées jusqu’au 2 novembre et le début des travaux est prévu au plus tard le 16 novembre. Ils s’étaleront sur près de 18 mois.
« Le plan est d’aller jusqu’au clocher en avant, des deux côtés. La base du clocher sera aussi recouverte », indique le président de la Fabrique de la paroisse Saint-Germain-de-Rimouski, Jean-Paul Heppell.
Le montant octroyé par Québec devrait permettre de couvrir les frais de cette deuxième phase. Deux autres appels d’offres suivront pour la restauration de toutes les portes ainsi que des cadres et des portes extérieurs.
Entre 2022 et 2024, le gouvernement avait accordé 1 640 000 $ pour contribuer à financer une partie de la réalisation de travaux de correction de déficiences.
Appui du nouveau député
Puisqu’une autre phase de travaux sera nécessaire afin de refaire la maçonnerie et le plâtrage des voûtes, monsieur Heppell espère compter sur l’appui du prochain député de Rimouski à l’Assemblée nationale afin d’obtenir de nouveau l’appui de Québec.
Le président de la Fabrique Saint-Germain, Jean-Paul Heppell (Photo Le Soir.ca- Alexandre D’Astous)
« C’est essentiel pour assurer la suite. Le revêtement du clocher devra être changé. Le plafond devra être plâtré puis repeint. La brique extérieure aura aussi besoin de soins. La Fabrique a déjà réinvesti l’argent obtenu pour la vente du presbytère dans les travaux de réfection de la cathédrale. L’Archidiocèse de Rimouski a aussi versé le tiers du montant de la vente du Grand Séminaire », précise-t-il.
Érigée à partir de 1854 et classée patrimoniale en 2023, la cathédrale de Saint-Germain présente un intérêt pour ses valeurs historique, sociale, architecturale, artistique et paysagère.
Fermée en 2014, elle est réouverte au public depuis 2024 et accueille des concerts, événements et activités communautaires au centre-ville de Rimouski.