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Donner une nouvelle vie au site du Stade du Centenaire

L’optométriste Pascal Soucy, qui vient de se porter acquéreur du terrain de l’ancien Stade du Centenaire de Mont-Joli, souhaite mettre à contribution sa solide expertise dans le développement des affaires pour réaliser la construction de l’immeuble résidentiel et commercial de cinq étages, comprenant au moins 48 logements locatifs, annoncé le 16 septembre dernier.

« J’ai une clinique à Mont-Joli depuis plusieurs années. J’ai acheté des parts en 2000 et c’est à ce moment que j’ai commencé à investir. J’ai ensuite acquis une clinique de chirurgie au laser à Rimouski en 2018 dans le but de faire une transition, tant au niveau du personnel et des professionnels, que de l’emplacement », raconte l’homme d’affaires.

Il souhaitait procéder une transition entre le Dr Raymond Simard et des ophtalmologistes qui allaient être repreneurs éventuellement. Gestion Pascal Soucy sert surtout pour la pratique professionnelle de son propriétaire.

« La transition vient de se terminer cet été. J’ai vendu mon dernier bloc d’actions à un 3e ophtalmologiste. Je suis maintenant professionnel au sein de l’équipe, mais je ne suis plus actionnaire au sein de Laser Pro Vue. Je possède quatre autres cliniques dans l’Est-du-Québec qui ont aussi une portion immobilière. J’ai aussi participé à la mise en place de Pôle santé Rimouski dans lequel je ne suis plus associé directement. J’ai fait une transition en même temps que celle de Laser Pro Vue », précise-t-il.

Diversification vers l’immobilier

Pascal Soucy voit l’immobilier comme une diversification de son entreprise.

« Je suis un gars de projet. Ça fait longtemps que je regarde pour un terrain pour déménager ma clinique de Mont-Joli parce que nous manquons d’espace pour avoir plus de salles d’examen, agrandir la salle de montre et accueillir d’autres optométristes. Ça fait au moins 7-8 ans que je regarde pour une option pour déménager. Ce terrain et celui d’en face ont déjà fait partie de discussions avec divers partenaires pour monter un projet parce que faire une clinique de 5 000 pieds carrés sur un terrain de 100 000 pieds carrés, ça ne fait pas de sens. Il fallait joindre le projet à autre chose », affirme-t-il.

C’est une rencontre avec le président de Constructions JCB, Alexandre Boucher, qui a permis de concrétiser le projet dévoilé d’un immeuble de cinq étages comportant un minimum de 48 logements locatifs de type 3 ½ et 4 ½, ainsi que des espaces de stationnement.

Une composante commerciale est également envisagée au rez-de-chaussée.

Le docteur Pascal Soucy (Photo Le Soir.ca- archives)

« Nous avons commencé à sonder des entrepreneurs pour l’espace commercial au rez-de-chaussée. À Mont-Joli, il y a un manque de logements. Mes patients m’en parlent. Certains doivent déménager à Rimouski lorsque vient le temps de vendre leur maison par manque de logement dans La Mitis. Avec l’arrivée de potentielles nouvelles entreprises dans le parc industriel, il y aura probablement de nouvelles familles. On fait une étude de marché et une étude de faisabilité. »

Maintenant que la promesse d’achat est signée avec la Ville de Mont-Joli pour le terrain, quelle est la suite?

« Les forages pour les tests de sol auront lieu bientôt. On prévoit faire 10 forages pour étudier le sol. Avant de mettre un bâtiment de cette ampleur sur un terrain, il faut savoir ce qu’il y a en dessous », indique monsieur Soucy, qui vise une livraison du bâtiment pour 2029.

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Produits canadiens interdits : la Distillerie Mitis touchée indirectement

Même si l’entreprise n’exporte pas aux États-Unis, les dirigeants de la Distillerie Mitis s’attendent d’être touchés de manière indirecte, puisque les prix des boissons alcoolisées pourraient baisser au Canada si certains produits deviennent en offre excédentaire.

Rappelons que depuis minuit le 29 septembre, les boissons alcoolisées canadiennes ne peuvent plus être exportées aux États-Unis. Il s’agit d’une mesure commerciale mise en place par le président Donald Trump pour répondre à la guerre commerciale imposée au Canada.

Cette mesure touche notamment la bière, le vin, le cidre et les spiritueux. Ces produits étaient déjà visés par une taxe de 50% avant d’être carrément interdits cette semaine.

Préférence pour l’Europe

« De notre côté, cela ne nous touche pas beaucoup, car nous n’exportons pas aux États-Unis. Nous avons toujours préféré viser l’Europe depuis le début de la Distillerie Mitis. La seule chose que nous monitorons est le prix qui pourrait baisser au Canada si certains produits deviennent en offre excédentaire », commente le copropriétaire de la Distillerie Mitis, Yan Lévesque.

La Distillerie Mitis, située dans le carrefour giratoire à Mont-Joli. (Photo courtoisie)

D’autres brasseurs et distillateurs québécois ont fait part de leur intention de se tourner vers le marché européen.

La Distillerie Mitis propose des rhums et acerums produits sur place et vieillis en barils à Mont-Joli.

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