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L’Est en mouvement : une première édition pour penser l’avenir collectif des régions
Le 28 mai dernier, Matane a accueilli la première édition du forum interrégional L’Est en mouvement, un événement organisé conjointement par les pôles d’économie sociale du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord ainsi que par la Commission de développement économique des Premières Nations du Québec et du Labrador.
Ce rassemblement visait à créer un espace de réflexion et d’action autour des grands enjeux qui traversent les territoires de l’Est-du-Québec. Dans un contexte marqué par la crise du logement, la fragilisation de certains services de proximité et les défis liés à la transition écologique, le forum a permis de mettre en commun des expériences et des pistes de solutions portées par les acteurs de l’économie sociale.
Plus qu’un simple événement, cette première édition se voulait un lieu de rencontre entre les personnes et les organisations qui, au quotidien, développent des réponses concrètes aux besoins de leurs communautés. Habitation, services de proximité, relève entrepreneuriale, participation citoyenne et transition écologique figuraient parmi les thèmes au cœur des échanges.
Les mots d’ouverture ont donné le ton à la journée. Philippe Dufort, président du conseil d’administration d’Économie sociale et solidaire Bas-Saint-Laurent, a rappelé l’importance de multiplier les espaces de dialogue entre les territoires afin de renforcer notre capacité à répondre collectivement aux défis actuels. Cette volonté de bâtir des ponts entre les régions a également été portée par la conférence d’ouverture de Béatrice Alain, directrice générale du Chantier de l’économie sociale, qui a invité les personnes présentes à réfléchir au rôle transformateur de l’économie sociale dans les grandes transitions en cours.
Tout au long de la journée, les participants et les participantes ont pris part à des ateliers et à des panels portant sur des enjeux majeurs pour l’avenir des territoires : financement des projets collectifs, habitation, services de proximité, transition socioécologique, engagement citoyen et relève entrepreneuriale. Au-delà de la diversité des thèmes abordés, les échanges ont fait ressortir une préoccupation commune : renforcer la capacité des communautés à répondre elles-mêmes à leurs besoins et à façonner leur développement.
Les discussions ont notamment mis en lumière le rôle croissant des entreprises collectives dans la réponse à des besoins que ni le marché ni l’État ne parviennent toujours à combler adéquatement. Plusieurs ont également souligné l’importance de réaffirmer la dimension collective et transformatrice de l’économie sociale, à un moment où les inégalités territoriales, la crise du logement et les enjeux environnementaux appellent des réponses qui dépassent la seule logique du marché.
La conférence d’Émilie Dupont, coordonnatrice en économie circulaire à la SADC du Kamouraska (la Société d’aide au développement de la collectivité), est venue enrichir ces réflexions en présentant des modèles économiques qui privilégient l’usage et la mutualisation des ressources plutôt que leur simple consommation. Cette approche rejoint plusieurs préoccupations exprimées au cours de la journée quant à la nécessité de repenser nos façons de produire, de consommer et d’habiter nos territoires.
Plusieurs interventions ont d’ailleurs convergé vers un même constat : les défis auxquels font face les régions dépassent souvent les capacités d’action d’une seule organisation ou d’un seul secteur. Habitation, mobilité, accès aux services ou transition écologique exigent désormais des approches plus concertées, où les populations, les entreprises collectives, les municipalités et les institutions publiques travaillent en complémentarité.
L’un des fils conducteurs du forum aura été la volonté de replacer l’économie au service des collectivités. Derrière la diversité des ateliers se dessinait une même conviction : les réponses aux défis de l’Est passeront par davantage de coopération, d’ancrage territorial et de participation citoyenne. Les initiatives présentées ont montré la capacité des communautés à innover lorsqu’elles disposent des outils et des espaces nécessaires pour agir.
La présence de l’Aile jeunesse du Chantier de l’économie sociale a également donné une voix à la relève. En soirée, une tribune leur a été offerte afin que des membres partagent leur vision du développement régional et expriment leur désir de contribuer activement à l’avenir de leurs communautés.
Au terme de cette journée, un constat s’imposait : malgré la diversité des réalités vécues d’une région à l’autre, les communautés de l’Est partagent des préoccupations communes et une volonté bien réelle d’agir collectivement. Les échanges ont également rappelé que plusieurs des solutions recherchées existent déjà sur le terrain, portées par des entreprises collectives, des organismes et des citoyens engagés.
Plus qu’un simple lieu de rencontre, cette première édition de L’Est en mouvement aura permis de renforcer les liens entre les territoires et d’alimenter une réflexion commune sur l’avenir de nos régions. Une réflexion qui, à en juger par l’enthousiasme des personnes présentes, ne fait que continuer de germer.
Pour le crédit photo : Louis-Philippe Cusson
Le nom des personnes de gauche à droite sur la photo de groupe :
- Stéfany Pelletier (agente de développement, ÉSSBSL)
- Karine Deschênes (agente de développement, Pôle d’économie sociale Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine)
- Noémie Bernier (Directrice, Pôle d’économie sociale Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine)
- Nedjma Achour (devant, veston vert – agente de développement, ÉSSBSL)
- Lyne-Alix Martin (derrière, le veston vert avec les cheveux noirs : chargée de projets SISMIC, Pôle d’économie sociale de la Côte-Nord)
- Valérye Tremblay (Conseillère en économie sociale, Commission de développement économique des Premières Nations du Québec et du Labrador)
- Stéphanie Larocque (Directrice générale du Réseau des pôles d’économie sociale du Québec)
- Jade Turgeon Desroches (Conseillère en économie sociale, Pôle d’économie sociale de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
Québec solidaire augmentera le salaire minimum à 20$ de l’heure

Un gouvernement de Québec solidaire augmentera le salaire minimum à 20$ l’heure dès le 1er mai 2027 et mettra en place un plan pour soutenir les organismes communautaires, les PME et les entreprises agricoles dans cette transition. C’est ce qu’a annoncé la porte-parole de la formation, Ruba Ghazal, ce lundi matin, à Rimouski.
Le salaire minimum actuel ne permet pas à une personne qui travaille à temps plein de payer son loyer, ses courses et ses factures.
Un Québécois sur trois a connu de l’insécurité alimentaire et une personne sur quatre ayant recours à une banque alimentaire travaille à temps plein. C’est un non-sens.
En rehaussant le salaire minimum à 20$ l’heure, Québec solidaire apportera une bouffée d’air frais aux travailleurs qui vivent avec une forte anxiété financière malgré leur travail.
Cet ajustement permettra de rattraper le retard du Québec en la matière, alors que quatre provinces canadiennes ont déjà procédé à l’augmentation du salaire minimum ou l’ont annoncée.
« Les gens au bas de l’échelle salariale au Québec souffrent le plus de l’augmentation du coût de la vie. Certaines personnes travaillent 40 heures par semaine et à la fin du mois, ils se demandent comment ils vont payer le loyer, l’épicerie et toutes les autres factures. Le travail, ça devrait nous permettre de vivre, pas juste de survivre. Un des meilleurs moyens de réduire la pauvreté et les inégalités, c’est d’augmenter le salaire minimum », a déclaré Ruba Ghazal.
« Ce n’est pas normal que des travailleurs et, plus souvent, des travailleuses n’aient pas un salaire qui leur permette de sortir la tête de l’eau. Leur travail est important et leur salaire devrait leur permettre de vivre sans angoisse, de profiter un peu de la vie et d’économiser », a ajouté Virginie Chevalier-Archambault, candidate de Québec solidaire dans Rimouski.
330 M$ pour accompagner les employeurs
Afin d’accompagner les employeurs dans cette transition, un gouvernement solidaire prévoit une enveloppe de soutien de 330 M$ dès l’an 1 d’un premier mandat.
Au taux actuel de 16,60 $ l’heure, une personne qui travaille 35 heures par semaine gagne 30 212 $ brut par année, soit moins que le revenu viable de 41 585 $ après impôt pour une personne seule à Montréal en 2026.

Québec 2026 : Ruba Ghazal poursuit son séjour à Rimouski

La porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, passera la journée de lundi à Rimouski et à Métis-sur-Mer, où elle participera à une série de rencontres.
Elle amorcera sa journée à 9 h 45 à Aventures Archipel, sur la route du Quai, dans le district Le Bic, où elle doit présenter un engagement national de son parti sur les salaires.
Ruba Ghazal se rendra ensuite à la caserne d’ambulances du Groupe CAMBI, à 11 h 15, sur la montée Sainte-Odile. Elle rencontrera des ambulanciers sur place.
Les membres de la Fédération des employés du préhospitalier du Québec (FPHQ) sont sans convention collective depuis le 31 mars 2025.
Plusieurs d’entre eux avaient d’ailleurs manifesté à Rimouski, le 28 août dernier, lors du passage de la première ministre sortante, Christine Fréchette.

Ruba Ghazal visitera ensuite, à 12 h 30, le chantier de l’écoquartier de la Société de développement de l’Est à Métis-sur-Mer, situé sur la route 132.
La porte-parole solidaire a aussi assisté, dimanche soir, à une rencontre avec des citoyens à la Coop Bains Publics, sur la rue Saint-Germain Est.