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L’information régionale sur la glace

Chaque fois que je passe devant la station de TVA à Pointe-au-Père (enfin, ce qu’il en reste…), il y a comme un petit fond de rage qui remonte à la surface.

Opinion de Harold Michaud, journaliste indépendant et chroniqueur- Collaboration spéciale

Depuis que Pierre Karl Péladeau a mis en échec les stations régionales de TVA pour tenter de garder TVA Sports sous son contrôle, j’ai l’impression que nous avons tous perdu quelque chose.

Nous, les gens des régions du Québec, avons perdu un outil important pour raconter qui nous sommes et parler de nos enjeux.

Je sais, certains me diront :

— Harold, tu es un ancien journaliste de Radio-Canada. C’est quoi ton problème? Tu devrais t’en foutre comme d’une défaite en prolongation du Kraken de Seattle contre les Ducks d’Anaheim.

Mais non.

Voyez-vous, je suis un incorrigible régionaliste.

Et je mesure encore davantage ce que nous avons perdu chaque fois que j’écoute un bulletin de nouvelles produit à des kilomètres de chez nous et censé raconter notre réalité.

Ce n’est pas la faute des journalistes d’ici, qui font ce qu’ils peuvent avec une salle de presse réduite au minimum. C’est simplement qu’une région racontée à distance finit inévitablement par perdre un peu de sa voix, de ses nuances et de son identité.

Au lieu de bien raconter ce qui se passe dans notre région, TVA s’acharne à nous présenter, de manière très récurrente, les mêmes messages publicitaires et surtout, la promotion de ses propres émissions.

Et pendant ce temps-là, TVA Sports demeure.

Il faut dire que la couverture du Canadien de Montréal ne me console pas beaucoup. Certains de ses animateurs passent parfois tellement de temps à rire de leurs propres farces — qu’ils semblent d’ailleurs être les seuls à comprendre — qu’on finit presque par oublier qu’il y a un match de hockey en cours.

Et voilà maintenant que CBC ne diffusera plus les matchs du samedi soir dès cet automne. Moi qui pouvais au moins éviter TVA Sports de temps à autre et regarder le hockey dans la langue de Shakespeare…

Bref, à force de vouloir sauver le hockey à TVA, on a carrément sorti les régions de l’alignement. Une véritable mise en échec par derrière : sale, dangereuse et qui mérite bien plus qu’une simple inconduite de partie.

Marque finale : PKP 1 — téléspectateurs des régions 0.

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Les Braves Batitech gagnent : match no 5 à Rimouski mercredi

Dans un autre excellent match de baseball, les Braves Batitech du Témiscouata ont survécu en l’emportant par 4-3 face au Shaker pour ainsi forcer la présentation d’une ultime rencontre, mercredi soir, dans cette série quart de finale 3 de 5. 

C’est un simple bon pour deux points du vétéran Félix Castonguay qui a propulsé les Braves vers le match décisif de vendredi. Caio De Araujo était à une prise de sauvegarder la rencontre, mais le no 44 en a décidé autrement.

Le Shaker avait pris les devants 3-2 en début de 6e manche sur un frappeur atteint suivi d’une feinte irrégulière par Michaël Morin qui a été le lanceur gagnant. De Araujo, venu en relève à Benjamin Roy qui a lancé six très bonnes manches, encaisse la défaite.

Le partant des Braves, Gabriel Cyr, qui lançait avec seulement deux jours de repos, s’est bien battu en éparpillant sept coups sûrs en 5 1/3 manches. Les deux équipes en ont frappé huit coups sûrs.

Le Shaker en rencontre d’après-match. Les joueurs doivent tourner la page rapidement. (Photo : Le Soir)

Qui lancera ?

En début de nuit, les deux gérants n’avaient pas fait connaitre l’identité de leur lanceur partant pour mercredi. Avec une 4e rencontre (et demie si on considère les 11 manches de dimanche) en cinq jours depuis samedi, la gestion des bras prendra toute son importance. 

Hokuto Kanai, lui aussi avec deux jours de repos, pourrait bien être le choix des Braves. Dans le camp du Shaker, sauf pour Benjamin Roy, on peut penser que tout le personnel de lanceurs pourrait être mis à contribution.

Kamouraska en demi-finale

La poignée de main d’après-série entre les deux équipes. (Photo : Jean-Claude Pelletier)

À Trois-Pistoles, le Bérubé GM a vu sa saison prendre fin à la suite de la victoire des Industries Desjardins du Kamouraska par la marque de 4-3. 

C’était l’égalité 2-2 en milieu de 6e manche quand Jacob April a frappé un circuit en solo pour donner les devants aux siens par 3-2. Mais, en début de 7e, des doubles de Thomy Lévesque, Émilien Plouffe et Jérémie Maillé-Bizier ont mené aux deux points qui ont fait la différence. 

Jacob April est accueilli par Ludovic Saucier après son coup de circuit. (Photo : Jean-Claude Pelletier)

Maillé-Bizier a lancé les six premières manches pour la victoire. Le vétéran Martin Bossé a retiré les trois frappeurs du Bérubé GM dans l’ordre en 7e pour le sauvetage. 

Kamouraska atteint le carré d’as. Son adversaire sera Rimouski (si le Shaker gagne mercredi) ou Matane (si Témiscouata l’emporte).

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