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Transport collectif : les aînés craignent de perdre leur autonomie

Les représentants de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées de l’Est-du-Québec (AQDR), de la FADOQ – Région Bas-Saint-Laurent et du Carrefour 50+ ont profité d’une rencontre les 7 et 8 octobre à Témiscouata-sur-le-Lac, pour exprimer leurs vives préoccupations concernant les réductions et les interruptions de services de transport collectif et adapté dans le Bas-Saint-Laurent.

Les trois organismes souhaitent attirer l’attention sur les conséquences bien réelles de cette situation pour les personnes aînées, particulièrement celles vivant en milieu rural, où les solutions de déplacement sont souvent limitées, voire inexistantes.

Le transport collectif et adapté joue un rôle fondamental dans la qualité de vie, l’autonomie et le maintien à domicile des personnes aînées.

Il permet notamment de se rendre à des rendez-vous médicaux, de faire son épicerie, d’accéder aux services de proximité, de participer à des activités sociales et de maintenir des liens avec sa communauté.

Pour plusieurs personnes qui ne conduisent plus, ces services représentent bien davantage qu’un simple moyen de déplacement. Ils constituent un élément essentiel pour continuer à vivre dans leur milieu, préserver leur indépendance et éviter l’isolement.

Situation préoccupante dans plusieurs territoires

Les difficultés observées dans différents secteurs du Bas-Saint-Laurent démontrent la fragilité des services de transport collectif et adapté.

À Rivière-du-Loup, les réductions de services annoncées par Transport Vas-y, notamment en soirée et les fins de semaine à compter de janvier 2027, soulèvent des inquiétudes quant à l’accessibilité des déplacements pour les personnes aînées.

Dans la MRC de Rimouski-Neigette, la suspension annoncée du transport collectif rural à compter de janvier 2027 constitue également une source importante de préoccupations.

Ces situations illustrent les défis auxquels sont confrontés les organismes de transport pour maintenir leurs services dans un contexte de financement difficile et de besoins grandissants.

Les trois organismes rappellent que les réalités des territoires ruraux doivent être prises en considération. Les longues distances, la dispersion de la population et l’absence d’autres moyens de transport rendent ces services indispensables.

Des besoins déjà insuffisamment comblés

Au-delà des réductions annoncées, les représentants soulignent que l’offre actuelle ne répond pas toujours adéquatement aux besoins des personnes aînées.

Les horaires restreints, les déplacements limités à certaines journées, les réservations parfois complexes et l’absence de services en soirée ou les fins de semaine constituent autant d’obstacles à leur utilisation.

Pour les trois organismes, il ne suffit donc pas de préserver les services existants : il faut également travailler à les améliorer afin qu’ils répondent réellement aux besoins de la population vieillissante.

Le manque d’accès au transport peut entraîner des conséquences importantes : des rendez-vous reportés, une diminution des activités sociales, une dépendance accrue envers les proches et, dans certains cas, l’obligation de quitter sa communauté pour se rapprocher des services.

« Le transport constitue un élément majeur de la possibilité, pour les personnes aînées, de bien vivre et de vieillir dans leur communauté. Il est essentiel de leur permettre de conserver leur autonomie et leur participation à la vie collective », rappellent les représentants des trois organismes.

Financement adapté aux réalités régionales

Les difficultés financières rencontrées par les organismes de transport soulèvent des préoccupations quant à la stabilité du financement gouvernemental et à sa capacité de répondre aux besoins des territoires.

Les trois organismes souhaitent notamment qu’une attention particulière soit accordée au Programme d’aide au transport collectif régional (PATCR), afin de permettre aux organisations responsables du transport de disposer des ressources nécessaires pour maintenir et développer leurs services.

Ils reconnaissent les efforts déployés par les municipalités, les MRC et les organismes de transport, qui travaillent quotidiennement à offrir des solutions de déplacement malgré des ressources financières limitées.

Toutefois, les défis liés à la ruralité et au vieillissement de la population nécessitent un soutien gouvernemental stable, prévisible et adapté aux réalités régionales.

Trois organismes unis pour une même cause

Pierre-Paul Malenfant, président de l’AQDR Est du Québec, Mireille Dubé, directrice générale de la FADOQ – Bas-Saint-Laurent, et Harold LeBel, représentant du Carrefour 50+ Bas-Saint-Laurent–Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, unissent leurs voix pour rappeler l’importance de garantir un accès équitable aux services de transport, peu importe le lieu de résidence.

Les trois représentants souhaitent que les acteurs concernés puissent rapidement trouver des solutions durables permettant de rétablir les services touchés et de soutenir les organismes qui assurent le transport collectif et adapté dans la région.

Ils rappellent également que le vieillissement de la population doit être au cœur des décisions concernant l’avenir de ces services.

« Notre région ne doit pas être traitée comme une région de seconde zone. Les personnes aînées qui choisissent de vivre dans nos communautés rurales doivent pouvoir bénéficier de services qui répondent à leurs besoins, au même titre que celles qui habitent les grands centres. Nous souhaitons que des solutions soient rapidement mises en place afin de préserver leur autonomie et leur qualité de vie », concluent les trois porte-paroles.

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Agression à Saint-Gabriel : deux autres individus restent en prison

Deux des cinq individus arrêtés dans la nuit du 4 au 5 octobre à la suite d’une introduction par effraction survenue dans une résidence de la rue Principale à Saint-Gabriel-de-Rimouski, étaient de retour en cour ce vendredi (9 octobre) au palais de justice de Rimouski pour leur enquête sur remise en liberté.

Elle a été reportée dans les deux cas au 14 octobre devant le juge de garde, puisqu’il n’y a pas de terme régulier la semaine prochaine à Rimouski.

Marc Arthur Kelian Bineli Mvogo, 18 ans, qui n’avait pas d’avocat à ses deux premières comparutions, est représenté par Me Maude Barrière, qui a comparu par vidéoconférence et mentionné qu’elle devait discuter avec la procureure de la Couronne, Me Annie-Claude Breton.

Le dossier de Mathias Charafeddine, 18 ans, avait été reporté de lundi à ce vendredi pour enquête sur la mise en liberté et orientation/déclaration. Il n’avait pas d’avocat lors de sa première comparution et il est demeuré détenu.

Deux autres accusés

Deux autres hommes sont accusés dans cette affaire. Ils sont aussi détenus et ils reviendront en cour dans les prochaines semaines.

Steven Loumbou, 18 ans, est représenté par Me Juliette Levasseur qui a demandé de reporter l’enquête caution au 23 octobre pour prendre connaissance du dossier.

Me Damir Musaefendic, du bureau de l’aide juridique, représente Xavier Pellerin, 20 ans, dont l’enquête sur remise en liberté est reportée au 19 octobre.

Les quatre accusés ont renoncé à la tenue de leur enquête caution dans le délai de trois jours ouvrables prévu au code criminel.

Introduction par effraction

Les quatre hommes ont comparu une première fois lundi en fin de journée sous un chef d’accusation d’introduction par effraction dans une maison d’habitation et d’y avoir commis un acte criminel, soit des voies de fait armées.

La procureure de la Couronne, Me Annie-Claude Breron, maintient son objection à leur remise en liberté formulée lundi.

Ils restent donc détenus en attendant leur retour à la cour pour leur enquête sur remise en liberté, mais aussi pour l’orientation et déclaration, c’est-à-dire pour l’enregistrement d’un plaidoyer et le choix du type de procès désiré.

Un 5e accusé est d’âge mineur (16 ans). Il a comparu lundi dernier devant le tribunal de la jeunesse. Son statut de mineur protège son identité.

Les cinq accusés ne proviennent pas de la région.

Introduction par effraction

Rappelons que vers 3 h 30 dans la nuit du 5 octobre, les policiers de la Sûreté du Québec sont intervenus sur la rue Principale à Saint-Gabriel-de-Rimouski à la suite d’une introduction par effraction dans une résidence.

Selon les premiers éléments de l’enquête, des suspects se seraient introduits dans l’habitation avant d’agresser les deux occupants.

Les victimes, un homme et une femme dans la quarantaine, ont subi des blessures importantes et ont été transportés à l’Hôpital régional de Rimouski.

L’enquête policière a permis d’établir que cet événement ne serait pas attribuable au hasard. « Les informations recueillies jusqu’à maintenant indiquent plutôt que les victimes auraient été visées de façon spécifique », mentionne le corps policier.

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Île Saint-Barnabé : hébergement et excursion en mer à développer

Le conseil municipal de Rimouski autorise la Ville à signer une convention de subvention avec l’Association touristique du Bas-Saint-Laurent (ATRBSL) pour développer l’offre d’hébergement prêt-à-camper sur l’Île Saint-Barnabé et les excursions en mer dans la baie de Rimouski.

Une résolution en ce sens a été adoptée, mardi soir.

« La Ville a déposé une demande de subventions au programme de l’Entente de partenariat régional et de transformation numérique en tourisme (EPRTNT) 2025-2027 pour des projets de prêt-à-camper sur l’Île-Saint-Barnabé et d’excursions en mer dans la baie de Rimouski. L’ATR, qui chapeaute ce projet, a autorisé une aide financière pour la réalisation de ces projets et la Ville s’engage à investir presque les mêmes sommes », explique la mairesse suppléante, Julie Carré.

La Ville obtient une aide financière de 154 000$ pour le projet d’excursions en mer dans la baie de Rimouski et une aide financière maximale de 43 885$ pour développer le prêt-à-camper sur l’Île Saint-Barnabé.

Engagements financiers de la Ville

De son côté, la Ville s’engage à investir 154 000$ pour les excursions en mer et 59 245$ pour l’offre d’hébergement sur l’Île Saint-Barnabé.

Le camping sur l’Île Saint-Barnabé (Photo courtoisie Tourisme Bas-Saint-Laurent)

« Ces investissements vont permettre de développer l’offre touristique à Rimouski dans le secteur de la Marina. Le fleuve fait partie de nos vies, mais on ne va pas beaucoup dessus. On souhaite que les gens puissent y accéder plus facilement. Pour le prêt-à-camper, la demande est importante pour de l’hébergement sur l’Île Saint-Barnabé qui est en développement et de plus en plus appréciée par les visiteurs », précise madame Carré.

La résolution adoptée souligne que l’Île Saint-Barnabé est une destination touristique majeure dont le potentiel de développement est important.

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