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    L’idéologie libertarienne prend racine dans une théorie extrémiste de l’organisation de la société et de l’économie. Après avoir pris d’assaut des formations politiques de droite et de centre droit à l’international, voilà qu’elle chemine au sein de formations politiques conservatrices au Canada et au Québec. Comment réagir à cette radicalisation de nos formations politiques de droite? Le paradis libertarien Le libertarianisme est une théorie économique issue du libéralisme économique mode
     

Les petits souliers cirés des libertariens

7 octobre 2026 à 12:29

L’idéologie libertarienne prend racine dans une théorie extrémiste de l’organisation de la société et de l’économie. Après avoir pris d’assaut des formations politiques de droite et de centre droit à l’international, voilà qu’elle chemine au sein de formations politiques conservatrices au Canada et au Québec. Comment réagir à cette radicalisation de nos formations politiques de droite?

Le paradis libertarien

Le libertarianisme est une théorie économique issue du libéralisme économique moderne qui remet en cause les fondements mêmes de la société et de la sociologie contemporaines. Il remet en question l’existence de la « société », qu’il remplace par le concept central de « marché », où la concurrence libre entre les individus et les entreprises suffirait à assurer la régulation des rapports sociaux et économiques. Selon les libertariens, tous les individus naissent égaux et auraient les mêmes chances de s’émanciper personnellement et économiquement. C’est un peu comme l’American Dream, mais sur les stéroïdes. Pour ces derniers, la quête de l’égalité est non seulement erronée, mais les réglementations qu’elle requiert sont défavorables à l’exercice de la liberté individuelle. L’État, qui joue aujourd’hui un rôle d’intervention économique et sociale, devrait ainsi limiter au minimum ses interventions pour laisser le marché innover et apporter des solutions à tous les maux de la terre.

Au paradis libertarien, le citoyen n’est ainsi plus un citoyen, mais plutôt un consommateur. Son émancipation n’est plus civique et ses fonctions ne sont plus sociales. Il ne coopère plus avec son prochain, ne participe plus à une communauté d’intérêts organisée, que ce soit autour d’une classe sociale ou d’une identité. Il trouve tout ce dont il a besoin sur le marché : statut social, biens de consommation et services privés. Ses objectifs sont exclusivement rationnels et fondés prioritairement sur la quête du rendement et du gain personnel. C’est ainsi que l’on se retrouve avec des parvenus millionnaires qui proposent de moduler le droit de vote en fonction de la propriété et du capital.

Le libertarianisme s’oppose par ailleurs farouchement aux avancées économiques et sociales issues de l’après-guerre, période pendant laquelle nous sommes parvenus collectivement à assurer une meilleure redistribution des richesses, à améliorer la qualité de vie grâce à d’importants programmes sociaux et à bâtir un cadre réglementaire visant à protéger les plus vulnérables et les sans-voix, à commencer par les enfants, ainsi que la faune et la flore.

Des contraintes?

Ce courant idéologique cherche à désarticuler nos institutions, le droit et la réglementation au profit d’un capitalisme sans contraintes qui produirait par essence de meilleurs résultats, malgré le fait que cela soit contraire aux enseignements tirés des expériences historiques du capitalisme depuis deux siècles. Le libertarianisme a donc besoin d’un État de droit pour fonctionner, mais celui-ci devrait être évincé de toute reconnaissance des droits collectifs et se limiter à faciliter le bon fonctionnement du marché. C’est d’ailleurs ainsi que le parti conservateur d’Éric Duhaime a mené une farouche bataille contre la Loi encadrant le travail des enfants, au nom de la liberté de choix des parents en 2023.

Au Québec, de telles idées prennent difficilement racine. L’attachement au modèle québécois et l’héritage de la Révolution tranquille sont encore trop présents pour que ces idées puissent atteindre un statut majoritaire. C’est sans doute pourquoi les conservateurs fédéraux et provinciaux éprouvent autant de difficultés auprès des personnes de 60 ans et plus dans les intentions de vote. Et c’est précisément pour cette raison que nos libertariens sortent leurs petits souliers cirés et adoptent des airs inoffensifs.

Pire encore, ils se placent très régulièrement dans une posture victimaire. Victimes du « gouvernemaman », des monopoles publics, des wokes, des groupes de défense des droits, des syndicats, des écolos radicaux en sandales, des taxes, des communistes, des antifas et j’en passe. Tous des gens qui, selon eux, jouissent d’un trop grand pouvoir et d’une dangereuse influence. Pour la crédibilité, on repassera.

Systématiquement, cependant, ils cherchent à s’attirer la sympathie du monde ordinaire en jouant au caméléon. Ils se greffent ainsi à un enjeu irritant ou important pour la majorité et cherchent à en tirer profit. Dans la nature, nous qualifierions ces comportements de « parasitaire ». En politique, on appelle cela de l’opportunisme, c’est plus poli.

Cela se remarque particulièrement lorsque les libertariens dénoncent les taxes sur l’essence auprès de personnes qui croulent sous le poids de l’augmentation du coût du carburant, lorsqu’ils critiquent l’incidence de l’impôt sur le revenu des ménages en pleine crise du coût de la vie ou lorsqu’ils remettent en question l’impact des réglementations en habitation qui ralentissent certains projets de construction en pleine crise du logement. Les libertariens ne cherchent pourtant à régler aucune de ces trois crises. Ils ne proposent rien pour s’assurer que les solutions profiteront d’abord et avant tout à la majorité. Ils cherchent prioritairement à éliminer des taxes et des réglementations, en cohérence avec leur agenda idéologique.

Les conservateurs provinciaux et fédéraux proposent ainsi de moins en moins timidement d’incarner une solution de rupture avec le système, et non plus seulement une solution de rechange. Ce nouveau conservatisme, investi par ses éléments les plus radicaux, n’a plus grand-chose de véritablement conservateur.

En mettant l’accent sur quelques éléments qu’ils savent populaires, les libertariens projettent l’idée d’une proximité sincère avec les intérêts de la classe ouvrière. Ils ne présentent pourtant qu’un portrait partiel de leur agenda. À la lumière des exemples observés à l’international, voici quelques composantes du projet libertarien : liquidation des sociétés d’État et de programmes sociaux, abolition de milliers d’hectares d’aires protégées et de zones de conservation, déréglementation en matière d’inspection des aliments, d’hygiène, d’environnement et de santé publique, abolition de protections en santé et sécurité du travail, suppression de centaines de milliers d’emplois publics, disparition des sociétés publiques de transport collectif, marginalisation des organisations sociales, syndicales et des groupes de défense des droits par voie législative, privatisation des arts, de la culture, des loisirs et des communications, abolition des subventions aux PME tout en maintenant les avantages fiscaux des grandes entreprises, abolition des programmes scolaires publics, souvent au profit de groupes religieux organisés, abolition des normes environnementales et réduction des contrôles imposés aux entreprises polluantes, et bien plus encore.

Tout cela ne figurera probablement pas dans le programme d’un premier mandat. Cela n’en demeure pas moins l’idéal à atteindre pour les tenants de cette idéologie.

Il faudra redoubler de vigilance pour déceler ce qui se cache derrière les propositions libertariennes et conservatrices. Pour le moment, nos élites politiques et médiatiques échouent lamentablement à remettre en question cette idéologie et à en exposer les limites, les contradictions et les conséquences. Espérons que l’arrivée au pouvoir d’une poignée d’élus libertariens au Québec servira au moins à démontrer les failles et les impasses de ce projet antisocial.

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  • La Cérémonie des Anges revient pour une 18e année à Rimouski
    Le Centre périnatal Entre Deux Vagues revient avec sa traditionnelle Cérémonie des Anges, présentée pour une 18e année à Rimouski, le jeudi 15 octobre à 18 h, au parc Beauséjour, lors de la Journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal. Les parents, accompagnés de leurs proches, pourront participer à une marche symbolique en mémoire de leurs bébés partis trop tôt. Maintenant reconnue à l’Assemblée nationale, il s’agira de la troisième Journée québécoise de sensibilisation au deuil
     

La Cérémonie des Anges revient pour une 18e année à Rimouski

7 octobre 2026 à 10:00

Le Centre périnatal Entre Deux Vagues revient avec sa traditionnelle Cérémonie des Anges, présentée pour une 18e année à Rimouski, le jeudi 15 octobre à 18 h, au parc Beauséjour, lors de la Journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal.

Les parents, accompagnés de leurs proches, pourront participer à une marche symbolique en mémoire de leurs bébés partis trop tôt.

Maintenant reconnue à l’Assemblée nationale, il s’agira de la troisième Journée québécoise de sensibilisation au deuil périnatal.

Le deuil périnatal est vécu lors de la perte d’un enfant pendant la grossesse, à l’accouchement ou au cours de sa première année de vie.

« L’ampleur de la peine ne se mesure pas au nombre de semaines de grossesse ou de vécu du bébé, mais à la grandeur du rêve que les parents portaient en eux et aussi au sentiment qu’ils avaient déjà d’être parents », indique la coordonnatrice aux activités et à la programmation du Centre Entre Deux Vagues, Claudie Castonguay.

Il est nécessaire de s’inscrire à cette activité d’ici le 13 octobre, par téléphone au 418-723-3944 ou sur le site Internet du Centre Entre Deux Vagues.

La Coopérative funéraire du Bas-Saint-Laurent et la Ville de Rimouski soutiennent l’activité.

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  • Rimouski souligne la 37e Nuit des sans-abri
    L’organisme de travail de rue de la MRC de Rimouski-Neigette et responsable du centre d’hébergement d’urgence Le 95, En tout C.A.S., invite la population à participer à la 37e édition de La Nuit des sans-abri, le vendredi 16 octobre prochain, de 18 h 30 à 23 h, au parc de la Gare de Rimouski. Sous le thème « Rendre visible l’invisible », l’événement mettra en lumière la crise de l’itinérance, qui continue de sévir un peu partout au Québec. La Nuit des sans-abri s’amorcera à 19 h avec une m
     

Rimouski souligne la 37e Nuit des sans-abri

7 octobre 2026 à 08:00

L’organisme de travail de rue de la MRC de Rimouski-Neigette et responsable du centre d’hébergement d’urgence Le 95, En tout C.A.S., invite la population à participer à la 37e édition de La Nuit des sans-abri, le vendredi 16 octobre prochain, de 18 h 30 à 23 h, au parc de la Gare de Rimouski.

Sous le thème « Rendre visible l’invisible », l’événement mettra en lumière la crise de l’itinérance, qui continue de sévir un peu partout au Québec.

La Nuit des sans-abri s’amorcera à 19 h avec une marche de solidarité prévue dans le quadrilatère formé par les rues de l’Évêché et Saint-Jean-Baptiste ainsi que les avenues Belzile et de la Cathédrale.

Sur le site, les personnes présentes pourront notamment prendre la parole lors d’un « micro ouvert », circuler dans les différents ateliers de sensibilisation offerts par des organismes communautaires locaux et par les étudiantes du programme de Techniques d’éducation spécialisée du Cégep de Rimouski, se réchauffer près d’un feu ainsi qu’échanger avec des intervenants directement concernés par la problématique de l’itinérance.

Anniversaires à souligner

En 2026, La Nuit des sans-abri se déroule alors qu’En tout C.A.S. célèbre son 20e anniversaire, à peine quelques semaines après la première année d’opérations du centre d’hébergement d’urgence.

Depuis son ouverture, Le 95 a offert près de 2 300 nuitées, ce qui a permis de réduire considérablement l’itinérance dans les rues de Rimouski.

Le directeur d’En tout cas, Luc Jobin (Photo courtoisie)

« Il n’y a pratiquement plus d’itinérants dehors, même s’il y aura toujours des gens qui veulent rester dans des tentes. Il y a des gens qui sont réfractaires à tout ce qu’on peut leur proposer. Les gens ont le droit de vivre comme ils le veulent. C’est très caché, un peu comme il y a 10-15 ans. Ça répond aux besoins d’urgence, mais ce serait encore mieux de ne plus avoir d’itinérance et, pour ce faire, ça va prendre la construction de logements, surtout des logements abordables. On peut colmater des brèches pour les situations d’urgence, mais on ne peut pas toujours être dans l’urgence », indiquait le directeur d’En tout C.A.S., Luc Jobin, dans une précédente entrevue.

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