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    On entend souvent dire que le coût de la vie est moins élevé dans le Bas-Saint-Laurent qu’à Québec ou à Montréal. Avec la hausse généralisée des prix au cours des dernières années, plusieurs se demandent toutefois si c’est encore vrai. La réponse est moins simple qu’il n’y paraît. Pour comparer le coût de la vie entre différentes régions, il ne suffit pas de regarder le prix des maisons ou le niveau des salaires. Il faut considérer l’ensemble de l’équation : les revenus, le logement, le trans
     

Le vrai coût de la vie dans le Bas-Saint-Laurent

4 septembre 2026 à 11:00

On entend souvent dire que le coût de la vie est moins élevé dans le Bas-Saint-Laurent qu’à Québec ou à Montréal. Avec la hausse généralisée des prix au cours des dernières années, plusieurs se demandent toutefois si c’est encore vrai. La réponse est moins simple qu’il n’y paraît.

Pour comparer le coût de la vie entre différentes régions, il ne suffit pas de regarder le prix des maisons ou le niveau des salaires. Il faut considérer l’ensemble de l’équation : les revenus, le logement, le transport, les impôts, et, plus largement, le pouvoir d’achat réel des ménages.

Selon les données les plus récentes de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), le revenu disponible par habitant dans le Bas-Saint-Laurent s’établissait à 32 917 $ en 2023 (36 531 $ pour l’ensemble du Québec), soit la dernière année pour laquelle cet indicateur est disponible.

Le revenu disponible correspond à l’argent qu’il reste après les impôts et les transferts gouvernementaux et permet donc de mieux mesurer le pouvoir d’achat réel des ménages.

Le revenu disponible par habitant dans la région est demeuré inférieur à la moyenne québécoise de 2019 à 2023, affichant un écart d’environ 10 % en 2023. Cette statistique ne révèle toutefois qu’une partie de l’histoire, puisqu’un revenu plus faible ne signifie pas nécessairement un niveau de vie inférieur.

Le principal avantage économique de la région demeure le logement. Pour la majorité des ménages, il s’agit de la dépense la plus importante du budget familial. Or, malgré les hausses observées depuis quelques années, l’accès à la propriété demeure généralement plus abordable ici que dans plusieurs grands centres urbains.

Selon l’ISQ, la valeur moyenne des résidences unifamiliales atteignait 240 377 $ dans le Bas-Saint-Laurent en 2025, comparativement à 474 001 $ pour l’ensemble du Québec. Cet écart a des conséquences concrètes pour le budget de nombreux ménages.

Lorsque le logement accapare une plus faible proportion du revenu, il reste davantage d’argent pour épargner, investir, rembourser des dettes ou simplement faire face aux imprévus du quotidien.

Il faut également tenir compte du marché du travail dans la région. Contrairement à certaines perceptions du passé, le Bas-Saint-Laurent affiche aujourd’hui une situation enviable.

Les données récentes montrent que le taux d’activité, le taux d’emploi et le taux de chômage se comparent avantageusement à ceux observés ailleurs au Québec. Cette réalité contribue à soutenir le revenu des ménages et à maintenir le dynamisme économique de la région.

Bien sûr, certains emplois offrent des salaires plus élevés dans les grands centres. Cependant, ces revenus supérieurs s’accompagnent souvent de dépenses plus importantes, particulièrement pour l’habitation. C’est pourquoi plusieurs experts considèrent qu’il faut s’intéresser davantage au pouvoir d’achat qu’au salaire brut.

Le transport constitue un autre élément important de la comparaison. Pour plusieurs familles du Bas-Saint-Laurent, l’automobile demeure essentielle. Les coûts liés à l’essence, à l’entretien, aux assurances et au remplacement du véhicule représentent une part importante du budget.

Cette réalité explique pourquoi Statistique Canada recommande désormais d’analyser conjointement les coûts du logement et du transport lorsqu’on cherche à mesurer l’abordabilité d’un territoire. Une habitation moins coûteuse peut parfois être accompagnée de frais de déplacement plus élevés.

D’ailleurs, la distance n’est pas nécessairement synonyme de perte de temps. Bien qu’il soit parfois nécessaire de parcourir davantage de kilomètres pour accéder à certains services spécialisés, la circulation demeure généralement fluide et prévisible dans notre région.

À l’inverse, bon nombre de travailleurs et travailleuses des grands centres passent chaque semaine plusieurs heures dans les embouteillages.

Il faut aussi reconnaître que le Bas-Saint-Laurent n’est pas à l’abri des défis liés au coût de la vie.

Selon un portrait publié par la Direction de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, plusieurs citoyens et citoyennes considèrent qu’il serait aujourd’hui difficile de se reloger en raison du faible taux d’inoccupation observé dans plusieurs municipalités de la région.

Cette réalité nous rappelle que l’abordabilité des logements est un enjeu qui touche maintenant l’ensemble du Québec, y compris les régions.

Mais lorsqu’on évalue le coût de la vie, il serait réducteur de s’arrêter uniquement aux chiffres. La qualité de vie a elle aussi une valeur.

Le temps consacré aux déplacements, la proximité de la nature, le sentiment de sécurité, l’accès aux grands espaces et la vitalité de nos communautés contribuent au bien-être des citoyens et citoyennes, même s’ils apparaissent rarement dans les statistiques.

Le Bas-Saint-Laurent offre un équilibre que plusieurs recherchent. Nous avons la chance de vivre dans une région reconnue pour sa qualité de vie, son dynamisme entrepreneurial et son fort sentiment d’appartenance.

Ces éléments ne se mesurent pas facilement dans une feuille de calcul, mais ils font partie intégrante de la richesse collective de notre territoire.

Alors, la vie est-elle vraiment moins chère dans le Bas-Saint-Laurent?

Dans bien des cas, oui. Le coût relativement plus abordable du logement procure encore un avantage important à de nombreux ménages. Certaines dépenses, notamment liées au transport ou à l’accès à certains services, viennent parfois réduire cet écart, mais ne l’effacent pas complètement.

Les données disponibles nous rappellent surtout que le véritable coût de la vie ne dépend pas d’un seul facteur. Il résulte d’un équilibre entre le revenu, le logement, le transport et la qualité de vie.

Lorsqu’on fait le bilan complet, le Bas-Saint-Laurent continue d’offrir un avantage que plusieurs recherchent : la possibilité de concilier accessibilité, qualité de vie et proximité. Au-delà de l’aspect financier, c’est souvent cet équilibre qui importe le plus.

Pier-Luc Perreault, CFA, M. Sc., conseiller associé en gestion de patrimoine, Groupe Benoit Arsenault, Valeurs mobilières Desjardins

Mise en garde

Chacun des conseillers de Valeurs mobilières Desjardins dont le nom est publié en page frontispice du présent document ou au début de toute rubrique de ce même document atteste par la présente que les recommandations et les opinions exprimées aux présentes reflètent avec exactitude les points de vue personnels des conseillers à l’égard de la société et des titres faisant l’objet du présent document ainsi que de toute autre société ou de tout autre titre mentionné au sein du présent document et dont le conseiller suit l’évolution.

Il est possible que Valeurs mobilières Desjardins ait déjà publié des opinions différentes ou même contraires à ce qui est exprimé ici. Ces opinions sont le reflet des différents points de vue et des différentes hypothèses et méthodes d’analyse des conseillers qui les ont rédigées.

Monsieur Benoit Arsenault est inscrit à titre de gestionnaire de portefeuille auprès des organismes d’autoréglementation. Il est autorisé conformément aux dispositions des règles de l’OCRI à prendre des décisions de placement et à donner des conseils relativement à des titres pour des comptes gérés de façon discrétionnaire. Benoit Arsenault fait partie de l’équipe de gestionnaires de portefeuille Groupe Benoit Arsenault.

À l’exception de Benoit Arsenault, aucune autre personne de cette équipe ne peut exercer de pouvoirs discrétionnaires sur le compte d’un client ou prendre des décisions de placement dans un compte géré de façon discrétionnaire. À titre exceptionnel et sans préavis, Valeurs mobilières Desjardins se réserve le droit de transférer le compte à une autre équipe du Programme Conseiller Gestionnaire de portefeuille. Dans cette situation, le client est avisé par lettre, et la gestion discrétionnaire est assurée conformément à cette politique par le gestionnaire de portefeuille inscrit attitré.

Le présent document est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue ni une offre ni une sollicitation d’achat ou de vente des titres dont il est fait mention aux présentes dans les territoires où une telle offre ou sollicitation n’est pas permise.

Avant de prendre une décision de placement fondée sur les recommandations fournies au présent document, il est conseillé au destinataire de ce document d’évaluer dans quelle mesure celles-ci lui conviennent, au regard de sa situation financière personnelle ainsi que de ses objectifs et de ses besoins en matière de placement.

Le présent document peut renfermer des statistiques provenant de tiers que nous estimons fiables. Valeurs mobilières Desjardins ne se prononce pas à savoir si l’information statistique obtenue est exacte et complète, et l’utilisateur ne saurait s’y fier en ce sens. Les estimations, les opinions et les recommandations exprimées aux présentes le sont en date de la présente publication, et peuvent changer sans préavis.

Desjardins Gestion de patrimoine Valeurs mobilières est un nom commercial utilisé par Valeurs mobilières Desjardins inc. Valeurs mobilières Desjardins inc. est membre de l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) et du Fonds canadien de protection des investisseurs (FCPI).

Reçu — 7 août 2026 Flux importants
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  • Les mythes qui coûtent cher aux investisseurs
    Vous avez probablement déjà entendu l’une de ces phrases : « J’attends une baisse avant d’investir », « Les actions sont trop risquées » ou encore « Il faut être riche pour investir ». Ces affirmations semblent logiques à première vue. Pourtant, plusieurs des croyances les plus répandues sur l’investissement peuvent nuire davantage à la croissance d’un patrimoine qu’une mauvaise année boursière. Voici quelques mythes qui méritent d’être remis en question. Premier mythe : il faut atten
     

Les mythes qui coûtent cher aux investisseurs

7 août 2026 à 10:00

Vous avez probablement déjà entendu l’une de ces phrases : « J’attends une baisse avant d’investir », « Les actions sont trop risquées » ou encore « Il faut être riche pour investir ».

Ces affirmations semblent logiques à première vue.

Pourtant, plusieurs des croyances les plus répandues sur l’investissement peuvent nuire davantage à la croissance d’un patrimoine qu’une mauvaise année boursière. Voici quelques mythes qui méritent d’être remis en question.

Premier mythe : il faut attendre le bon moment pour investir

De nombreux investisseurs reportent leur décision d’investir parce qu’ils craignent une correction boursière ou jugent que le contexte économique n’est pas favorable.

Le problème est que personne ne réussit à prévoir de façon constante les hauts et les bas des marchés. Les meilleures journées surviennent souvent au milieu des périodes d’incertitude, lorsque plusieurs investisseurs préfèrent ne pas agir.

Les données historiques démontrent qu’un investisseur ayant investi pleinement dans la bourse américaine (S&P 500) au cours des 26 dernières années aurait obtenu un rendement annualisé d’environ 8,5 %.

En ratant seulement les dix meilleures journées de marché, ce rendement aurait presque été réduit de moitié pour s’établir à 5,2 %. En manquant les 40 meilleures journées, il serait même devenu légèrement négatif.

Cette réalité explique pourquoi tenter d’anticiper le moment idéal pour investir constitue souvent une stratégie perdante.

De la même façon, conserver trop d’argent en liquidités peut paraître prudent, mais l’inflation érode progressivement le pouvoir d’achat de l’épargne. À long terme, le risque n’est pas seulement de perdre de l’argent, mais aussi de ne pas le faire croître suffisamment.

Deuxième mythe : les actions sont trop risquées

Les marchés boursiers montent et descendent. Voilà ce qu’on appelle la « volatilité ». Plusieurs investisseurs associent automatiquement cette volatilité à un risque excessif.

Pourtant, le risque ne se résume pas aux fluctuations à court terme. Pour un investisseur dont l’horizon est de plusieurs décennies, la véritable menace peut être de ne pas obtenir suffisamment de croissance pour atteindre ses objectifs financiers.

Il existe également une idée répandue selon laquelle les investisseurs qui réussissent prennent nécessairement de gros risques. En réalité, les résultats durables proviennent souvent davantage de la diversification, de la régularité et de la discipline que de paris audacieux sur quelques titres ou secteurs.

Il est aussi important de comprendre que les pertes et les gains ne sont pas équivalents. Une baisse de 50 % exige un gain subséquent de 100 % pour revenir au point de départ. Cette asymétrie rappelle l’importance de gérer les risques et d’éviter les pertes majeures lorsque cela est possible.

Contrairement aux jeux de hasard, investir repose sur la croissance des entreprises, l’innovation et la création de richesse au fil du temps.

Historiquement, les actions ont offert des rendements supérieurs aux obligations et aux liquidités précisément parce que les investisseurs acceptent une certaine volatilité en échange d’un potentiel de croissance plus élevé.

Troisième mythe : investir est réservé aux riches

Plusieurs personnes croient qu’il faut disposer de sommes importantes avant de commencer à investir.

Pourtant, le facteur le plus puissant en investissement n’est pas le montant initial, mais le temps. Même de petites contributions peuvent profiter de l’effet de la capitalisation, grâce auquel les rendements génèrent à leur tour de nouveaux rendements.

Selon les données présentées dans le graphique ci-dessous, un investisseur ayant versé seulement 50 $ par mois pendant 26 ans aurait investi un total de 15 600 $.

Grâce à la croissance des marchés, cette somme aurait pu atteindre près de 56 000 $ dans un portefeuille équilibré et plus de 94 000 $ dans un portefeuille investi dans des actions américaines.

L’investissement n’est donc pas une question de richesse initiale, mais plutôt une question de constance et d’habitudes financières.

Quatrième mythe : plus un portefeuille contient de placements, plus il est diversifié

À première vue, posséder plusieurs fonds ou des centaines de titres semble être la meilleure façon de diversifier un portefeuille.

Or, plusieurs placements détiennent souvent les mêmes grandes entreprises. Un investisseur peut donc accumuler des fonds sans réellement réduire son exposition aux mêmes secteurs ou aux mêmes risques.

La véritable diversification consiste plutôt à répartir les risques entre une variété de catégories d’actifs, de régions géographiques et de secteurs économiques. L’objectif est de

combiner des placements qui ne réagiront pas tous de la même façon aux événements économiques.

Ce n’est pas le nombre de placements qui compte, mais leur complémentarité.

D’autres mythes tenaces

L’or est souvent présenté comme une valeur refuge universelle. Bien qu’il puisse jouer un rôle de diversification dans certains portefeuilles, son historique récent montre qu’il n’offre pas toujours le meilleur compromis entre rendement et risque.

De leur côté, les actions affichant un rendement en dividendes élevé ne sont pas automatiquement plus sûres. Comme le rendement du dividende est calculé en fonction du cours de l’action, une forte baisse du titre peut faire grimper artificiellement ce rendement en dividende.

Dans certains cas, ce qui semble être une occasion attrayante s’avère plutôt un signal révélant que le marché s’inquiète de la santé financière ou des perspectives de l’entreprise.

Les obligations ne sont pas sans risque non plus. Elles peuvent ressentir les effets de l’inflation, des variations de taux d’intérêt ou encore du risque de défaut d’un émetteur.

Enfin, une action qui a fortement chuté ne remontera pas nécessairement à son sommet précédent. L’histoire boursière regorge d’entreprises qui n’ont jamais retrouvé leur valeur d’antan.

En conclusion

Les plus grandes erreurs en investissement ne proviennent pas toujours d’un mauvais choix de placement. Elles découlent souvent de croyances qui semblent logiques de prime abord.

Les données historiques rappellent une leçon simple : le temps passé sur les marchés compte généralement davantage que le choix du moment d’y entrer. Commencer tôt, investir régulièrement et maintenir une diversification réfléchie demeurent des stratégies figurant parmi les plus efficaces pour bâtir un patrimoine à long terme.

Alec Gauthier, M. Sc. – Conseiller adjoint en gestion de patrimoine, Valeurs mobilières Desjardins

Mise en garde

Chacun des conseillers de Valeurs mobilières Desjardins dont le nom est publié en page frontispice du présent document ou au début de toute rubrique de ce même document atteste par la présente que les recommandations et les opinions exprimées aux présentes reflètent avec exactitude les points de vue personnels des conseillers à l’égard de la société et des titres faisant l’objet du présent document ainsi que de toute autre société ou de tout autre titre mentionné au sein du présent document et dont le conseiller suit l’évolution. Il est possible que Valeurs mobilières Desjardins ait déjà publié des opinions différentes ou même contraires à ce qui est exprimé ici. Ces opinions sont le reflet des différents points de vue et des différentes hypothèses et méthodes d’analyse des conseillers qui les ont rédigées.

Monsieur Benoit Arsenault est inscrit à titre de gestionnaire de portefeuille auprès des organismes d’autoréglementation. Il est autorisé conformément aux dispositions des règles de l’OCRI à prendre des décisions de placement et à donner des conseils relativement à des titres pour des comptes gérés de façon discrétionnaire. Benoit Arsenault fait partie de l’équipe de gestionnaires de portefeuille Groupe Benoit Arsenault. À l’exception de Benoit Arsenault, aucune autre personne de cette équipe ne peut exercer de pouvoirs discrétionnaires sur le compte d’un client ou prendre des décisions de placement dans un compte géré de façon discrétionnaire. À titre exceptionnel et sans préavis, Valeurs mobilières Desjardins se réserve le droit de transférer le compte à une autre équipe du Programme Conseiller Gestionnaire de portefeuille. Dans cette situation, le client est avisé par lettre, et la gestion discrétionnaire est assurée conformément à cette politique par le gestionnaire de portefeuille inscrit attitré.

Le présent document est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue ni une offre ni une sollicitation d’achat ou de vente des titres dont il est fait mention aux présentes dans les territoires où une telle offre ou sollicitation n’est pas permise. Avant de prendre une décision de placement fondée sur les recommandations fournies au présent document, il est conseillé au destinataire de ce document d’évaluer dans quelle mesure celles-ci lui conviennent, au regard de sa situation financière personnelle ainsi que de ses objectifs et de ses besoins en matière de placement.

Le présent document peut renfermer des statistiques provenant de tiers que nous estimons fiables. Valeurs mobilières Desjardins ne se prononce pas à savoir si l’information statistique obtenue est exacte et complète, et l’utilisateur ne saurait s’y fier en ce sens. Les estimations, les opinions et les recommandations exprimées aux présentes le sont en date de la présente publication, et peuvent changer sans préavis.

Desjardins Gestion de patrimoine Valeurs mobilières est un nom commercial utilisé par Valeurs mobilières Desjardins inc. Valeurs mobilières Desjardins inc. est membre de l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) et du Fonds canadien de protection des investisseurs (FCPI).

  • ✇Journal Le Soir
  • Les mythes qui coûtent cher aux investisseurs
    Vous avez probablement déjà entendu l’une de ces phrases : « J’attends une baisse avant d’investir », « Les actions sont trop risquées » ou encore « Il faut être riche pour investir ». Ces affirmations semblent logiques à première vue. Pourtant, plusieurs des croyances les plus répandues sur l’investissement peuvent nuire davantage à la croissance d’un patrimoine qu’une mauvaise année boursière. Voici quelques mythes qui méritent d’être remis en question. Premier mythe : il faut attendre
     

Les mythes qui coûtent cher aux investisseurs

7 août 2026 à 10:00

Vous avez probablement déjà entendu l’une de ces phrases : « J’attends une baisse avant d’investir », « Les actions sont trop risquées » ou encore « Il faut être riche pour investir ».

Ces affirmations semblent logiques à première vue. Pourtant, plusieurs des croyances les plus répandues sur l’investissement peuvent nuire davantage à la croissance d’un patrimoine qu’une mauvaise année boursière. Voici quelques mythes qui méritent d’être remis en question.

Premier mythe : il faut attendre le bon moment pour investir

De nombreux investisseurs reportent leur décision d’investir parce qu’ils craignent une correction boursière ou jugent que le contexte économique n’est pas favorable.

Le problème est que personne ne réussit à prévoir de façon constante les hauts et les bas des marchés. Les meilleures journées surviennent souvent au milieu des périodes d’incertitude, lorsque plusieurs investisseurs préfèrent ne pas agir.

Les données historiques démontrent qu’un investisseur ayant investi pleinement dans la bourse américaine (S&P 500) au cours des 26 dernières années aurait obtenu un rendement annualisé d’environ 8,5 %.

En ratant seulement les dix meilleures journées de marché, ce rendement aurait presque été réduit de moitié pour s’établir à 5,2 %. En manquant les 40 meilleures journées, il serait même devenu légèrement négatif.

Cette réalité explique pourquoi tenter d’anticiper le moment idéal pour investir constitue souvent une stratégie perdante.

De la même façon, conserver trop d’argent en liquidités peut paraître prudent, mais l’inflation érode progressivement le pouvoir d’achat de l’épargne. À long terme, le risque n’est pas seulement de perdre de l’argent, mais aussi de ne pas le faire croître suffisamment.

Deuxième mythe : les actions sont trop risquées

Les marchés boursiers montent et descendent. Voilà ce qu’on appelle la « volatilité ». Plusieurs investisseurs associent automatiquement cette volatilité à un risque excessif.

Pourtant, le risque ne se résume pas aux fluctuations à court terme. Pour un investisseur dont l’horizon est de plusieurs décennies, la véritable menace peut être de ne pas obtenir suffisamment de croissance pour atteindre ses objectifs financiers.

Il existe également une idée répandue selon laquelle les investisseurs qui réussissent prennent nécessairement de gros risques. En réalité, les résultats durables proviennent souvent davantage de la diversification, de la régularité et de la discipline que de paris audacieux sur quelques titres ou secteurs.

Il est aussi important de comprendre que les pertes et les gains ne sont pas équivalents. Une baisse de 50 % exige un gain subséquent de 100 % pour revenir au point de départ. Cette asymétrie rappelle l’importance de gérer les risques et d’éviter les pertes majeures lorsque cela est possible.

Contrairement aux jeux de hasard, investir repose sur la croissance des entreprises, l’innovation et la création de richesse au fil du temps.

Historiquement, les actions ont offert des rendements supérieurs aux obligations et aux liquidités précisément parce que les investisseurs acceptent une certaine volatilité en échange d’un potentiel de croissance plus élevé.

Troisième mythe : investir est réservé aux riches

Plusieurs personnes croient qu’il faut disposer de sommes importantes avant de commencer à investir.

Pourtant, le facteur le plus puissant en investissement n’est pas le montant initial, mais le temps. Même de petites contributions peuvent profiter de l’effet de la capitalisation, grâce auquel les rendements génèrent à leur tour de nouveaux rendements.

Selon les données présentées dans le graphique ci-dessous, un investisseur ayant versé seulement 50 $ par mois pendant 26 ans aurait investi un total de 15 600 $.

Grâce à la croissance des marchés, cette somme aurait pu atteindre près de 56 000 $ dans un portefeuille équilibré et plus de 94 000 $ dans un portefeuille investi dans des actions américaines.

L’investissement n’est donc pas une question de richesse initiale, mais plutôt une question de constance et d’habitudes financières.

Quatrième mythe : plus un portefeuille contient de placements, plus il est diversifié

À première vue, posséder plusieurs fonds ou des centaines de titres semble être la meilleure façon de diversifier un portefeuille.

Or, plusieurs placements détiennent souvent les mêmes grandes entreprises. Un investisseur peut donc accumuler des fonds sans réellement réduire son exposition aux mêmes secteurs ou aux mêmes risques.

La véritable diversification consiste plutôt à répartir les risques entre une variété de catégories d’actifs, de régions géographiques et de secteurs économiques. L’objectif est de

combiner des placements qui ne réagiront pas tous de la même façon aux événements économiques.

Ce n’est pas le nombre de placements qui compte, mais leur complémentarité.

D’autres mythes tenaces

L’or est souvent présenté comme une valeur refuge universelle. Bien qu’il puisse jouer un rôle de diversification dans certains portefeuilles, son historique récent montre qu’il n’offre pas toujours le meilleur compromis entre rendement et risque.

De leur côté, les actions affichant un rendement en dividendes élevé ne sont pas automatiquement plus sûres. Comme le rendement du dividende est calculé en fonction du cours de l’action, une forte baisse du titre peut faire grimper artificiellement ce rendement en dividende.

Dans certains cas, ce qui semble être une occasion attrayante s’avère plutôt un signal révélant que le marché s’inquiète de la santé financière ou des perspectives de l’entreprise.

Les obligations ne sont pas sans risque non plus. Elles peuvent ressentir les effets de l’inflation, des variations de taux d’intérêt ou encore du risque de défaut d’un émetteur.

Enfin, une action qui a fortement chuté ne remontera pas nécessairement à son sommet précédent. L’histoire boursière regorge d’entreprises qui n’ont jamais retrouvé leur valeur d’antan.

En conclusion

Les plus grandes erreurs en investissement ne proviennent pas toujours d’un mauvais choix de placement. Elles découlent souvent de croyances qui semblent logiques de prime abord.

Les données historiques rappellent une leçon simple : le temps passé sur les marchés compte généralement davantage que le choix du moment d’y entrer. Commencer tôt, investir régulièrement et maintenir une diversification réfléchie demeurent des stratégies figurant parmi les plus efficaces pour bâtir un patrimoine à long terme.

Alec Gauthier, M. Sc. – Conseiller adjoint en gestion de patrimoine, Valeurs mobilières Desjardins

Mise en garde

Chacun des conseillers de Valeurs mobilières Desjardins dont le nom est publié en page frontispice du présent document ou au début de toute rubrique de ce même document atteste par la présente que les recommandations et les opinions exprimées aux présentes reflètent avec exactitude les points de vue personnels des conseillers à l’égard de la société et des titres faisant l’objet du présent document ainsi que de toute autre société ou de tout autre titre mentionné au sein du présent document et dont le conseiller suit l’évolution. Il est possible que Valeurs mobilières Desjardins ait déjà publié des opinions différentes ou même contraires à ce qui est exprimé ici. Ces opinions sont le reflet des différents points de vue et des différentes hypothèses et méthodes d’analyse des conseillers qui les ont rédigées.

Monsieur Benoit Arsenault est inscrit à titre de gestionnaire de portefeuille auprès des organismes d’autoréglementation. Il est autorisé conformément aux dispositions des règles de l’OCRI à prendre des décisions de placement et à donner des conseils relativement à des titres pour des comptes gérés de façon discrétionnaire. Benoit Arsenault fait partie de l’équipe de gestionnaires de portefeuille Groupe Benoit Arsenault. À l’exception de Benoit Arsenault, aucune autre personne de cette équipe ne peut exercer de pouvoirs discrétionnaires sur le compte d’un client ou prendre des décisions de placement dans un compte géré de façon discrétionnaire. À titre exceptionnel et sans préavis, Valeurs mobilières Desjardins se réserve le droit de transférer le compte à une autre équipe du Programme Conseiller Gestionnaire de portefeuille. Dans cette situation, le client est avisé par lettre, et la gestion discrétionnaire est assurée conformément à cette politique par le gestionnaire de portefeuille inscrit attitré.

Le présent document est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue ni une offre ni une sollicitation d’achat ou de vente des titres dont il est fait mention aux présentes dans les territoires où une telle offre ou sollicitation n’est pas permise. Avant de prendre une décision de placement fondée sur les recommandations fournies au présent document, il est conseillé au destinataire de ce document d’évaluer dans quelle mesure celles-ci lui conviennent, au regard de sa situation financière personnelle ainsi que de ses objectifs et de ses besoins en matière de placement.

Le présent document peut renfermer des statistiques provenant de tiers que nous estimons fiables. Valeurs mobilières Desjardins ne se prononce pas à savoir si l’information statistique obtenue est exacte et complète, et l’utilisateur ne saurait s’y fier en ce sens. Les estimations, les opinions et les recommandations exprimées aux présentes le sont en date de la présente publication, et peuvent changer sans préavis.

Desjardins Gestion de patrimoine Valeurs mobilières est un nom commercial utilisé par Valeurs mobilières Desjardins inc. Valeurs mobilières Desjardins inc. est membre de l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) et du Fonds canadien de protection des investisseurs (FCPI).

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