Une pétition pour légaliser le viol peut-elle être une simple plaisanterie ? « Une mauvaise blague de mauvais goût », pour reprendre la conclusion du centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe où cette affaire consternante a été signalée1 ?
Sept hommes, sept heures, sept ans après le scandale Weinstein… Dans le scandale du viol collectif allégué à l’Université Cornell, chaque jour qui passe amène un nouveau motif d’indignation collective. Il faudrait plus qu’une chronique pour dresser la liste de ces motifs qui s’accumulent et provoquent un mouvement de mobilisation rappelant la puissance de #metoo.
Immigrants, immigrés, personnes issues de l’immigration ou de la diversité, communautés culturelles… En lisant les réflexions sur les « immigrants de deuxième génération » et les mots utilisés pour catégoriser la figure de l’étranger dans le débat public, je me suis dit qu’un ménage d’automne dans le lexique de l’immigration serait de mise.
On ne s’attend pas à ce qu’une banale invitation à une épluchette de blé d’Inde à l’école provoque une réaction de colère. On ne s’attend pas non plus à ce qu’elle porte à réfléchir à la société que l’on contribue à créer à travers nos choix politiques. C’est pourtant ce qui est arrivé lorsque Joanne Codère a pris connaissance d’un courriel l’invitant à la fête de la rentrée scolaire de son enfant.