« Ah non, le Québec a la bombe [nucléaire]… » Dans un épisode des Simpson, un faux Bill Clinton s’inquiétait de son voisin. C’était drôle parce que c’était absurde, et pas seulement à cause de la bombe. À Washington, personne ne fait d’insomnie à cause du Québec.
À la veille du déclenchement attendu de la campagne électorale, on peut déjà faire un bilan. Cette année, la récolte de candidats est hâtive, et elle est plutôt bonne.
Des militants péquistes froncent les sourcils en voyant l’arrivée tardive de l’ex-solidaire Vincent Marissal. Mais s’ils surmontent leur surprise, ils se réconcilieront avec le choix du chef. Car ce choix est plus logique qu’il n’y paraît.
La précampagne électorale québécoise n’est plus la même. L’agression commerciale de Donald Trump force tout le monde à adopter sa stratégie. Et Christine Fréchette en est, sans l’avoir cherché, la principale bénéficiaire.
La droite économique revient au cœur des priorités du Parti conservateur du Québec (PCQ). Elle se ressent aussi un peu chez son principal rival dans la Capitale-Nationale, le Parti québécois (PQ), et ce n’est pas une coïncidence.