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    [en] C’est moche pour l’accessibilité, je sais. Transcription IA non vérifiée (22.07.2026): 1er juillet 2026, 21h15 Ça fait longtemps que je n’écris plus à la main. Encore plus longtemps que je n’écris plus à la main avec soin. Depuis mes TMS en 2002 ou 2003, ce n’est pas confortable. Ça crampe, ça tétanise. Je regarde un peu de haut ces exercices qui disent de faire à la main. Je tape à l’aveugle plus vite que mon ombre. Bref : se passe-t-il vraiment autre chose d
     

Des mots sur un carnet à Paris [en]

1 juillet 2026 à 16:10
[en]

C’est moche pour l’accessibilité, je sais.

Transcription IA non vérifiée (22.07.2026):

1er juillet 2026, 21h15

Ça fait longtemps que je n’écris plus à la main. Encore plus longtemps que je n’écris plus à la main avec soin. Depuis mes TMS en 2002 ou 2003, ce n’est pas confortable. Ça crampe, ça tétanise. Je regarde un peu de haut ces exercices qui disent de faire à la main. Je tape à l’aveugle plus vite que mon ombre. Bref : se passe-t-il vraiment autre chose dans mon cerveau quand j’écris à la main ? Avec mes “petits problèmes linguistiques” depuis mon accident, je me pose la question, à nouveau, de l’utilité de ce genre d’exercice. Pourquoi pas. Écrire à la main, c’est me reconnecter à un rapport plus primitif de mon rapport à l’expression écrite : le seul que j’avais jusqu’au milieu de mon adolescence, quand j’ai appris à taper ; et le principal, jusqu’à la fin de mes études, justement autour de 2002-2003. C’est moins rapide et moins confortable, mais en ces temps post-commotion, je me réconcilie — tant bien que mal — avec le temps lent.

Je suis à Paris. Une semaine pour deux journées de formation à l’IGB. La dernière était aujourd’hui. Mon cerveau est cuit [?], et c’était fascinant et ultra riche, comme toujours à l’IGB. C’est le genre de formation où je prends des notes à la main, relativement illisibles, parce que les schémas de boucles interactionnelles entre les différents protagonistes des situations abordées, c’est quand même assez galère à faire à l’ordi. Avec ma logo la semaine dernière, j’ai évoqué ce que je ressens un peu comme une récalcitrance à l’effort cognitif, parfois. Il y a des articles un peu pointus que je veux lire, mais je rechigne à la perspective de cet effort. Un peu peur d’en faire trop, aussi, bien sûr. On s’est dit que ce serait peut-être un exercice utile de m’y mettre, de façon contrôlée : limité dans le temps, lentement, et — sa suggestion — en surlignant les points clés ou prenant des notes. Ça m’a parlé — et travaillé.

J’ai passé une décennie de ma vie à lire en prenant des notes — quand j’étais aux études. Je prenais aussi des notes de livres que je lisais “en plus”, par intérêt. Prendre des notes m’aide à comprendre. Quand j’écoute aussi, d’ailleurs. C’est ce qui m’a amenée à live-bloguer, en fait. Je peinais à rester concentrée sur des conférences (le TDAH était très loin d’être sur mon radar !) et j’ai fait l’expérience, un peu par hasard, qu’en prenant des notes ça allait beaucoup mieux. Pas très étonnant en fait, après avoir fait ça quasi quotidiennement sur les bancs de l’uni.

Alors oui, si on se dit que je dois peut-être “ré-entraîner” mon cerveau à certaines choses, lire en prenant des notes pourrait être une pratique intéressante à revisiter.

Ce qui est marrant, c’est que je n’ai pas arrêté de lire des choses “difficiles”, après mes études. Mais j’ai lâché la discipline de la prise de notes, en partie je pense car elle n’était plus forcément nécessaire en vue des raisons par lesquelles je lisais, aussi un peu en partie parce que c’est un effort en plus, et parce qu’avec les supports numériques dans lesquels on peut “rechercher”, les notes semblent un peu moins utiles — en tant que résumé permettant d’accéder au contenu.

Mais le travail cognitif de tri de l’information, de synthèse, d’organisation des idées, il se produit. Et au fil de toutes ces dernières années, j’ai parfois senti, en toile de fond, que je pourrais perdre un peu en rigueur, que les choses que j’avais lues et comprises finissaient par manquer de précision, qu’avec le temps il me manquait quelques bouts — rien de très grave — et qu’évidemment je n’allais que rarement replonger dans la source (si tant est que j’étais capable de la retrouver, malgré les miracles de la loupe et des images…)

Alors oui, écrire comme exercice, prendre des notes, pourquoi pas. Je me dis que je pourrais mettre au propre mes notes IGB par exemple. Il y a quelques articles écrits par un psychologue français sur la question de “l’énergie” dans le TDAH qui m’intéressent et qui méritent une lecture attentive, d’autant plus que je suis aux prises avec ces questions de “gestion de l’énergie” de façon criante depuis mon accident — je suis d’ailleurs au milieu d’un programme en ergothérapie sur la gestion.

“Journaler”, c’est aussi une pratique que je souhaite reprendre. Ma mémoire épisodique est souvent un peu confuse, et c’est pire depuis mon accident. Prendre quelques notes en fin de journée m’aide à ne pas me sentir en dérive temporelle. Il y a dix-huit mois, quand j’ai pris deux semaines de vacances pour réaménager mon chez-moi, j’ai eu envie de me mettre au scrapbooking. Peut-être qu’il y a une idée à creuser là. Écrire à la main, c’est peut-être aussi quelque chose qui pourrait être pour moi une forme de “repos”. Le rythme plus lent, la linéarité, je sens en effet que c’est différent de taper ou dicter sur l’ordi ou le tél. Chaque mot écrit est écrit.

On verra.

J’étais partie pour faire une page. J’en ai fait cinq. J’arrête là pour aujourd’hui.

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  • « Laissez-nous filtrer ces inepties générées par l’IA, bande de lâches ! »
    Pour The Verge, Jess Weatherbed s’énerve. Si nombre de plateformes se mettent à étiqueter les contenus IA, cela ne suffit pas. L’étiquetage ne change rien à la submersion en cours, alors qu’un filtre résoudrait facilement ce problème. Il suffirait d’une case à cocher « IA » afin que chacun puisse s’en débarrasser s’il le souhaite. Les rares plateformes qui proposent un filtre pour masquer l’IA, comme DeviantArt ou Pinterest, le rendent difficile d’accès. Mais même activés, les filtres n’ont pas
     

« Laissez-nous filtrer ces inepties générées par l’IA, bande de lâches ! »

1 juillet 2026 à 01:00

Pour The Verge, Jess Weatherbed s’énerve. Si nombre de plateformes se mettent à étiqueter les contenus IA, cela ne suffit pas. L’étiquetage ne change rien à la submersion en cours, alors qu’un filtre résoudrait facilement ce problème. Il suffirait d’une case à cocher « IA » afin que chacun puisse s’en débarrasser s’il le souhaite. Les rares plateformes qui proposent un filtre pour masquer l’IA, comme DeviantArt ou Pinterest, le rendent difficile d’accès. Mais même activés, les filtres n’ont pas grande efficacité. Il est probable que si d’autres plateformes finissent par proposer ce genre de fonctionnalités, elles ne fonctionneront pas correctement. Au mieux, « cela révélerait l’inefficacité des « solutions » dont se parent nos « empereurs de l’IA ». Elles existent, sur le papier, pour apaiser les régulateurs et les critiques, mais elles ne contribuent guère à résoudre le véritable problème : distinguer les trucages de l’IA des photographies et des œuvres créatives authentiques.» 

Sundar Pichai, PDG de Google, convenait pourtant lui-même dans une interview à Decoder de l’emmerdification que l’IA génère : « il y a beaucoup de contenu de piètre qualité généré par l’IA »… mais les internautes doivent « s’y adapter »

« Les entreprises, y compris des fournisseurs d’IA comme OpenAI, présentent ces solutions d’étiquetage comme une solution pour empêcher les utilisateurs d’être dupés par les deepfakes et autres contenus trompeurs. Si les autorités de régulation prenaient conscience de leur inefficacité, les plateformes en ligne et les fournisseurs d’IA seraient contraints de trouver une solution réellement efficace, au lieu de ce qui ressemble actuellement à un écran de fumée. » « Une alternative à l’étiquetage des contenus générés par l’IA serait d’étiqueter plutôt les créateurs humains vérifiés. Cela n’identifierait pas forcément les contenus synthétiques publiés par ces créateurs, mais cela pourrait nous aider à réduire la présence de contenus provenant de comptes non vérifiés qui produisent en masse des productions de piètre qualité. »

Or, rappelle la journaliste, « Meta, Spotify et Google ne se contentent pas d’héberger des images, des publicités et de la musique générées par l’IA ; ils sont également responsables de la création des outils qui permettent leur génération. C’est pourquoi ils insistent sur le fait que tout le contenu généré par l’IA n’est pas de la camelote et que c’est surtout une question de qualité : si le contenu devient suffisamment convaincant, ils espèrent que vous ne vous en apercevrez pas et que vous continuerez à le consommer sans scrupules. Permettre aux utilisateurs de le filtrer, quoi qu’il arrive, irait à l’encontre de tous les efforts déployés par ces plateformes pour tirer profit de l’IA : elles veulent que vous vous laissiez séduire par cette production de piètre qualité. » Sans compter que ces productions leur assurent des revenus automatisés pour demain, tant pour les produire que pour les diffuser.

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